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Jaiveer Singh aide les robots et les développeurs à progresser plus rapidement
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Jaiveer Singh aide les robots et les développeurs à progresser plus rapidement

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Jaiveer Singh, ingénieur logiciel chez NVIDIA, dirige l'équipe responsable d'Isaac ROS (Robot Operating System), une pile logicielle open source construite sur le framework ROS 2 et accélérée par les bibliothèques CUDA de NVIDIA. Isaac ROS fournit aux développeurs un ensemble de modules pour la perception, la détection d'objets, la cartographie (SLAM), la détection de collision et la planification de mouvements. La plateforme est compatible avec les robots mobiles autonomes (AMR), les systèmes de manipulation et les humanoïdes, et peut s'exécuter sur des postes de travail, sur le DGX Spark (le supercalculateur IA personnel de NVIDIA) ainsi que sur les systèmes embarqués Jetson. Le projet a débuté comme un projet de stage de Singh, alors étudiant en génie électrique, informatique et gestion à l'Université de Californie Berkeley, avec une question simple : publier des bibliothèques GPU open source pour la robotique aurait-il de la valeur ? La réponse s'est avérée positive, et Isaac ROS est depuis devenu un composant central de l'écosystème robotique NVIDIA.

L'importance d'Isaac ROS pour l'industrie tient à sa modularité et à son positionnement comme couche d'intégration entre l'IA générative et le déploiement physique. Contrairement à l'ancien Isaac SDK, la version ROS se présente, selon Singh lui-même, comme "un ensemble de briques LEGO" : les développeurs assemblent les modules selon leurs besoins et les combinent avec du code ROS communautaire existant. Pour un intégrateur ou un OEM qui cherche à passer de la démonstration au déploiement série, cette approche réduit la friction d'adoption. Elle répond aussi à une préoccupation structurelle du secteur : la pérennité de la pile logicielle. Un startup qui construit sur un système fermé doit faire confiance au fait que ce système correspondra toujours à ses besoins dans deux ou trois ans, une promesse difficile à tenir dans un marché qui se recompose chaque trimestre. L'open source apporte ici une garantie d'auditabilité et de continuité que les systèmes propriétaires peinent à offrir.

NVIDIA s'est positionné sur la robotique bien avant que le secteur devienne un sujet grand public, et Isaac ROS s'inscrit dans cette continuité stratégique. La plateforme évolue aujourd'hui pour répondre aux exigences des humanoïdes, qui requièrent une stack logicielle de bout en bout capable de gérer des agents IA, de la simulation (Isaac Sim) au déploiement edge sur Jetson. Les concurrents directs sur la couche middleware incluent ROS 2 non-accéléré utilisé seul, mais aussi les environnements propriétaires de Boston Dynamics, Agility Robotics ou Figure AI, qui développent leurs propres stacks internes. NVIDIA joue ici un rôle transversal d'infrastructure partagée, moins visible qu'un robot humanoïde en vidéo, mais potentiellement plus déterminant pour la cadence industrielle du secteur. Les prochaines étapes annoncées portent sur le renforcement du support aux agents IA et aux systèmes humanoïdes, deux segments en forte croissance depuis 2024.

Impact France/UE

Les intégrateurs et startups robotiques français et européens peuvent bénéficier d'Isaac ROS comme couche middleware open source pour accélérer leurs déploiements, mais l'impact reste indirect et dépendant de l'adoption de l'écosystème NVIDIA.

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NVIDIA publie de nouveaux outils et des mises à jour pour les développeurs d'IA physique
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NVIDIA publie de nouveaux outils et des mises à jour pour les développeurs d'IA physique

Lors du GTC Taipei et du Computex, NVIDIA a dévoilé un ensemble de nouveaux outils open-source rassemblés sous le nom NVIDIA Agent Toolkit, destinés aux développeurs de systèmes d'IA physique : robotique, véhicules autonomes, vision industrielle et jumeaux numériques. L'objectif affiché est de réduire le coût et la complexité des pipelines de développement en rendant l'ensemble de la pile logicielle de NVIDIA directement orchestrable par des agents IA. Les outils concernés incluent Cosmos 3, le modèle de fondation pour la compréhension du monde physique (vidéo, texte, prédiction d'états futurs), les bibliothèques Omniverse pour la simulation et les jumeaux numériques, Isaac pour la robotique, Metropolis pour la vision IA, Alpamayo pour la conduite autonome, et la plateforme Jetson pour le déploiement embarqué. Le déploiement sécurisé de ces agents est encadré par le blueprint NemoClaw et le runtime OpenShell, qui appliquent des politiques de sécurité et de confidentialité en local comme dans le cloud. L'approche "agent-ready" de NVIDIA marque un changement de paradigme dans le développement de l'IA physique : plutôt que des bibliothèques que les ingénieurs assemblent manuellement, les outils deviennent des briques directement appelables par des agents de codage, capables d'enchaîner automatiquement génération de données, simulation, entraînement et évaluation. Pour les développeurs de véhicules autonomes, cela signifie qu'un agent peut reconstruire des scènes à partir de données de flotte, générer des scénarios de conduite photoréalistes et lancer des boucles de renforcement sans intervention manuelle à chaque étape. Pour les intégrateurs robotiques, des tâches comme l'automatisation de l'entraînement à la navigation ou le tuning de systèmes Jetson deviennent théoriquement scriptables. Rev Lebaredian, vice-président pour la simulation d'IA physique chez NVIDIA, a qualifié Cosmos 3 de "modèle de fondation frontier pour l'IA physique", capable de comprendre vidéo et texte, de prédire les états futurs et de générer des actions, positionnant ce world model comme un candidat généraliste opérationnel, même si aucune métrique de benchmark indépendante n'a été communiquée à ce stade. NVIDIA consolide avec cette annonce sa position d'infrastructure de référence pour l'IA physique, un rôle qu'elle occupe via ses GPU d'entraînement et ses plateformes Isaac Sim et Jetson. La compétition dans ce segment s'intensifie : Google DeepMind pousse MuJoCo et ses dérivés, Boston Dynamics, Figure, Agility Robotics et Physical Intelligence développent leurs propres stacks de simulation et d'apprentissage, tandis que des acteurs industriels comme Siemens ou ANSYS occupent le terrain des jumeaux numériques. En Europe, des entreprises comme Wandercraft ou Enchanted Tools pourraient bénéficier de ces outils si la promesse de réduction de complexité se confirme en pratique. NVIDIA joue ici la carte de la plateforme unifiée plutôt que du modèle de fondation isolé, un positionnement cohérent avec son modèle d'affaires mais qui reste à valider au-delà des démonstrations internes. Les suites annoncées incluent des applications en santé, dont le détail n'a pas été entièrement communiqué lors de l'événement.

UELes entreprises françaises comme Wandercraft et Enchanted Tools pourraient bénéficier de la réduction de complexité annoncée, mais aucun déploiement européen concret n'est confirmé à ce stade.

InfrastructureOpinion
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Pourquoi les systèmes temps réel déterministes sont plus essentiels que jamais en robotique
2Robotics Business Review 

Pourquoi les systèmes temps réel déterministes sont plus essentiels que jamais en robotique

Dans l'épisode 245 du Robot Report Podcast, Winston Leung, directeur des alliances stratégiques chez BlackBerry QNX, développe un argument central : à mesure que les robots autonomes intègrent les environnements humains, les systèmes d'exploitation temps réel déterministes deviennent un prérequis de sécurité fonctionnelle, pas un simple choix d'infrastructure. QNX, filiale de BlackBerry, mise sur une architecture microkernel propriétaire qui isole les processus critiques et garantit des temps de réponse bornés, quelle que soit la charge CPU. L'entreprise a présenté à l'occasion du Robotics Summit & Expo 2025 son "Inside the Robot: Architecture Benchmark Report", une étude comparative des architectures logicielles embarquées dans les robots actuels. En parallèle, deux actualités ont retenu l'attention cette semaine : Slamcore a levé 14 millions de dollars pour sécuriser l'automatisation d'entrepôts, et Amazon a étendu les capacités de son robot Proteus en Europe, lui ajoutant une interface en langage naturel. La montée en puissance des robots humanoïdes et des AMR (autonomous mobile robots) en milieu industriel pose une exigence que ROS 2, conçu pour la recherche, ne couvre pas nativement : la prévisibilité absolue des temps de cycle et la résistance aux attaques cybernétiques sur des systèmes embarqués exposés en réseau. Un microkernel comme celui de QNX permet d'isoler les défaillances logicielles dans des espaces mémoire séparés, réduisant la surface d'attaque et empêchant qu'un crash applicatif compromette le contrôle moteur ou les fonctions de sécurité. Les partenariats annoncés avec NVIDIA et Intel visent à optimiser cet OS pour les SoC haute performance (Jetson, Core Ultra) qui équipent la prochaine génération de robots, combinant inférence d'IA embarquée et contraintes temps réel strictes. Pour un intégrateur ou un COO industriel, le message est direct : déployer un robot dans un espace partagé avec des humains sans couche RTOS certifiable représente un risque de conformité croissant, notamment en Europe avec la révision de la directive machines. QNX est présent depuis les années 1980 dans les systèmes embarqués critiques, d'abord dans l'industrie médicale et l'aérospatiale, puis massivement dans l'automobile avec des déploiements chez BMW, Ford ou Honda. Son rachat par BlackBerry en 2010 lui a apporté une orientation cybersécurité que ses concurrents directs, Wind River VxWorks et LynuxWorks, n'ont pas développée au même niveau. Face à l'essor de ROS 2 dans la robotique commerciale, QNX se positionne non pas comme un remplacement mais comme une couche de sécurité complémentaire, un argument que son benchmark report cherche visiblement à étayer avec des données comparatives. Les prochaines étapes pour l'entreprise passent par l'élargissement de ces partenariats matériels et par la certification de son stack pour les normes robotiques émergentes, notamment ISO 10218 et ISO/TS 15066 pour la collaboration humain-robot.

UELa révision de la directive machines européenne impose un risque de conformité croissant pour les intégrateurs EU déployant des robots en espaces partagés sans RTOS certifiable ; l'extension d'Amazon Proteus en Europe renforce l'urgence de ces exigences pour les opérateurs logistiques.

InfrastructureOpinion
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Entretien avec Eleanor Tang-Smith (OLO Robotics) : rendre la programmation des robots accessible à tous
3Robotics & Automation News 

Entretien avec Eleanor Tang-Smith (OLO Robotics) : rendre la programmation des robots accessible à tous

Eleanor Tang-Smith, directrice des opérations d'OLO Robotics, a accordé une interview détaillant l'approche de la société pour démocratiser la programmation robotique. Alors que le marché connaît une accélération notable côté matériel -- robots mobiles autonomes (AMR), robots quadrupèdes, bras articulés et humanoïdes -- la plupart des organisations se heurtent à un frein persistant du côté logiciel. Programmer un robot industriel exige aujourd'hui une maîtrise pointue de plateformes comme ROS 2 (Robot Operating System 2), un écosystème puissant mais dont la courbe d'apprentissage reste dissuasive pour des équipes sans ingénieurs roboticiens dédiés. Ce goulet d'étranglement logiciel est désormais reconnu comme le principal obstacle à l'adoption à grande échelle de la robotique en entreprise, davantage que le coût du matériel lui-même. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, cela se traduit par des délais de déploiement longs, une dépendance aux profils rares, et un risque opérationnel élevé. OLO Robotics positionne son offre comme une couche d'abstraction qui permettrait à des techniciens non spécialisés de configurer et d'adapter des cellules robotiques sans toucher à ROS 2 directement. Si cette promesse se confirme à l'échelle, elle pourrait redistribuer les cartes dans la compétition entre intégrateurs spécialisés et solutions clé-en-main. OLO Robotics s'inscrit dans une tendance plus large de "no-code/low-code" robotics qui voit émerger plusieurs acteurs cherchant à réduire la friction logicielle : Wandercraft côté exosquelettes en France, ou encore des initiatives autour de VLA (Vision-Language-Action models) pour simplifier la programmation par démonstration. Le marché des AMR et de la cobotique reste dominé par des solutions nécessitant un paramétrage expert, ce qui laisse un espace significatif à qui saurait proposer une expérience développeur réellement simplifiée. Les prochaines étapes pour OLO Robotics -- pilotes industriels, partenariats intégrateurs, levées de fonds éventuelles -- seront déterminantes pour valider si l'accessibilité annoncée résiste au contact de contraintes de production réelles.

UELa tendance no-code/low-code en programmation robotique pourrait réduire la dépendance aux profils ROS 2 rares en Europe, mais OLO Robotics n'est pas un acteur européen et aucun déploiement EU n'est mentionné.

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QNX présentera des démonstrations pratiques et de nouvelles recherches au Robotics Summit
4The Robot Report 

QNX présentera des démonstrations pratiques et de nouvelles recherches au Robotics Summit

QNX, la division logicielle temps-réel de BlackBerry Ltd., sera présente au Robotics Summit & Expo les 27 et 28 mai 2025 à Boston, avec trois démonstrations interactives et le lancement d'une étude de marché inédite. Sur le stand, la société présentera un bras robotique d'entrée de gamme capable de détecter et imiter les gestes humains pour saisir des objets, en s'appuyant sur son programme QNX Everywhere qui offre un accès gratuit au logiciel pour le prototypage. Un second démonstrateur simule un environnement de "Digital Factory Automation" : un bras industriel piloté par QNX OS fusionne données lidar et vision pour détecter et éviter les obstacles en temps réel, avec réponse déterministe immédiate dès qu'un objet ou une personne entre dans son périmètre. Le troisième poste, tournant sur hardware Intel et NVIDIA, exploite la détection de pose par IA pour répliquer les mouvements d'un visiteur sur un avatar à l'écran, ciblant explicitement les plateformes utilisées dans les robots humanoïdes. En parallèle, QNX dévoilera son "Inside the Robot: Architecture Benchmark Report", une étude basée sur 1 000 développeurs en robotique à l'échelle mondiale, qui cartographie les freins à l'adoption, les écarts entre ambitions système et capacités réelles, et les tendances du secteur. John Wall, président de QNX, participera au keynote d'ouverture "Building the Next Era of Robot Autonomy" aux côtés de représentants d'Amazon Robotics, Locus Robotics et Universal Robots. La participation de QNX à ce salon illustre une tension structurelle du marché : les équipes d'IA embarquée savent entraîner des modèles, mais peinent à garantir le comportement déterministe requis dès lors que ces modèles pilotent des actionneurs physiques en environnement humain. QNX positionne son RTOS (Real-Time Operating System) comme la couche d'exécution qui traduit les décisions d'un VLA (Vision-Language-Action model) ou d'un module de pose detection en commandes moteur à latence bornée et prévisible. Le benchmark report est potentiellement plus significatif que les démos : avec 1 000 répondants développeurs, il devrait objectiver les vrais goulots d'étranglement du cycle sim-to-real, là où la majorité des communications sectorielles restent des annonces produit sans données comparatives. Pour un COO industriel ou un intégrateur, la question clé n'est pas "est-ce que le bras évite les obstacles en démo" mais "quel est le taux de défaillance certifiable en production", ce que l'étude prétend adresser. QNX existe depuis 1980 et son RTOS est historiquement déployé dans l'automobile (ADAS, infotainment), le médical et l'aérospatiale, des secteurs où la certification fonctionnelle (ISO 26262, IEC 61508) est non-négociable. L'entrée en robotique collaborative et humanoïde représente une extension logique à mesure que ces systèmes quittent les cages industrielles pour les entrepôts et espaces partagés. Sur ce terrain, QNX affronte Wind River (VxWorks), ROS 2 avec son middleware DDS pour le temps-réel souple, et des stacks propriétaires comme ceux qu'embarquent Boston Dynamics ou Figure AI. Le programme QNX Everywhere, qui ouvre l'accès gratuit pour le prototypage, est une réponse directe à l'adoption massive de ROS dans les labs universitaires et startups. Les suites concrètes à surveiller : la publication du benchmark report lors du salon, et d'éventuelles annonces de partenariats OEM avec des fabricants de bras collaboratifs ou de plateformes humanoïdes dans les mois suivants.

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