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Robust.AI choisit le capteur Aptiv PULSE pour son robot mobile Carter Gen 3
IndustrielRobotics Business Review 

Robust.AI choisit le capteur Aptiv PULSE pour son robot mobile Carter Gen 3

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Robust.AI a annoncé cette semaine, lors du salon Automate à Chicago, l'intégration du capteur PULSE d'Aptiv PLC dans son robot mobile collaboratif de troisième génération, le Carter Gen 3. Le PULSE est un système de perception fusionnant une caméra grand-angle et un radar ultra-courte portée pour une couverture à 360 degrés, avec fusion précoce des données brutes par apprentissage automatique. Cette architecture permet la création de cartes de profondeur et de grilles d'occupation en temps réel, deux éléments clés pour la navigation et la sécurité fonctionnelle en milieu industriel. Concrètement, le Carter est un AMR (autonomous mobile robot) logiciel-défini, conçu pour automatiser le picking de préparation de commandes, le transport point-à-point et le tri mobile, sans investissement en infrastructure fixe. Robust.AI, basée à San Carlos (Californie), commercialise son robot sur un modèle RaaS (Robotics-as-a-Service) à déploiement rapide et scalabilité flexible. En parallèle, les deux entreprises visent une certification Performance Level d (PL(d)), le niveau de sécurité fonctionnelle le plus exigeant pour les applications industrielles critiques, qu'Aptiv s'engage à obtenir pour les cas d'usage concernés.

L'intérêt de ce partenariat dépasse le seul choix de composant : il illustre un virage sectoriel vers des systèmes de perception redondants et certifiables pour les AMR déployés en environnements partagés. Les entrepôts, ateliers de fabrication et zones de stockage froid posent des défis spécifiques que les capteurs monovoie gèrent mal : poussière, reflets, variations d'humidité, obstacles mobiles. La fusion radar-caméra à bas niveau (early fusion sur données brutes) est plus robuste que la fusion tardive sur sorties traitées, et c'est précisément ce que PULSE apporte au vSLAM (Visual Simultaneous Localization and Mapping) déjà embarqué sur Carter. Pour les décideurs industriels, la cible PL(d) est un signal fort : elle conditionne l'accès à des déploiements autonomes sans superviseur humain permanent, et ouvre la voie à des certifications CE Machinery Regulation en Europe. C'est un prérequis que beaucoup d'AMR actuels ne peuvent pas encore revendiquer.

Robust.AI a été fondée par Gary Bradski et Anthony Jules, tous deux issus de l'écosystème robotique de Stanford et SRI International. La société positionne Carter comme un robot collaboratif capable de cohabiter avec les opérateurs humains, contrairement aux systèmes AGV traditionnels à zones d'exclusion. Aptiv, groupe irlandais historiquement centré sur l'électronique automobile (ex-Delphi), pousse depuis 2023 ses technologies de perception vers les marchés industriels et robotiques. Côté concurrence, Carter affronte des acteurs comme Locus Robotics, 6 River Systems (Shopify), Boston Dynamics Spot dans certains cas, et en Europe, Exotec avec son système Skypod. La différenciation de Robust.AI repose sur la flexibilité logicielle et le modèle RaaS, mais la certification PL(d) annoncée sera le véritable test de maturité industrielle. Aucune date de disponibilité commerciale du Gen 3 ni volume de déploiement n'ont été communiqués.

Impact France/UE

La cible de certification PL(d) annoncée ouvre la voie à des homologations CE Machinery Regulation pour les AMR en Europe, ce qui pourrait accélérer l'adoption de robots mobiles autonomes sans superviseur permanent dans les entrepôts et usines européens.

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Robust.AI choisit le système de perception IA d'Aptiv pour son robot d'entrepôt Carter nouvelle génération
1Robotics & Automation News 

Robust.AI choisit le système de perception IA d'Aptiv pour son robot d'entrepôt Carter nouvelle génération

Aptiv, groupe technologique industriel connu pour ses systèmes de capteurs automobiles, a annoncé que Robust.AI, spécialiste des robots mobiles autonomes pour l'entrepôt, a choisi sa solution de perception intelligente pour équiper la troisième génération de son robot collaboratif Carter. Le système repose sur une fusion de capteurs pilotée par intelligence artificielle et apprentissage automatique, autour du capteur Aptiv Pulse. Cette annonce prolonge une collaboration déjà engagée entre les deux entreprises, qui associent l'expertise d'Aptiv en perception embarquée, historiquement développée pour l'automobile, aux robots mobiles collaboratifs de Robust.AI destinés aux entrepôts et centres de distribution. Pour l'industrie de l'automatisation logistique, ce partenariat illustre une tendance de fond: les fournisseurs de capteurs automobiles, confrontés à un marché des véhicules autonomes plus lent que prévu, redéploient leur technologie de perception vers la robotique industrielle et les AMR (robots mobiles autonomes). Pour les intégrateurs et décideurs B2B en logistique, l'enjeu est la fiabilité de la navigation et de la détection d'obstacles en environnement partagé avec des opérateurs humains, un point critique pour la certification sécurité des robots collaboratifs. L'annonce reste toutefois formulée en termes généraux, sans données chiffrées sur les gains de performance, la portée des capteurs ou le calendrier de déploiement, ce qui invite à la prudence sur l'ampleur réelle du changement technique. Robust.AI, fondée par Aaron Edsinger et soutenue notamment par des investisseurs de la robotique, développe sa gamme Carter depuis plusieurs années comme alternative aux AMR déjà déployés par des acteurs comme Locus Robotics ou 6 River Systems (Ocado). Aptiv, de son côté, cherche à valoriser son portefeuille de capteurs et de logiciels de perception au delà de l'automobile. La suite dépendra des premiers déploiements concrets du Carter Gen 3 chez des clients entrepôts, qui permettront de vérifier si ces gains de perception se traduisent par une adoption élargie.

IndustrielActu
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Pudu Robotics lance le MP2000, son nouveau chariot élévateur autonome
2Robotics Business Review 

Pudu Robotics lance le MP2000, son nouveau chariot élévateur autonome

Pudu Robotics a dévoilé le 18 août 2026 le MP2000, un chariot élévateur autonome piloté par IA conçu pour la manutention de palettes en environnement industriel et logistique. Le robot revendique des cycles de prise de palette aussi courts que 20 secondes, avec un système de perception combinant lidar 3D et caméras de profondeur permettant d'identifier l'emplacement des palettes et d'ajuster la trajectoire d'approche en temps réel. Les capteurs valident également la taille et la configuration des palettes, corrigeant les désalignements et adaptant la navigation aux dimensions de charge, y compris dans des espaces restreints. Le MP2000 gère les formats de palettes courants (à trois longerons, à base périmétrique) ainsi que des supports de charge non standard. Il s'intègre à la flotte d'AMR existante de Pudu, dont la série T300, via une architecture d'intelligence distribuée combinant décision locale et coordination au niveau flotte, avec maintien de la coordination multi-robots même en cas de coupure réseau. Le véhicule communique avec des équipements périphériques comme les portes et ascenseurs pour accéder aux zones contrôlées, et propose un mode manuel permettant de le piloter comme un chariot élévateur électrique classique. Ce lancement illustre la stratégie de Pudu Robotics d'élargir son portefeuille d'AMR au-delà de la livraison légère (série T) vers la manutention lourde et le transport de sol à sol, un segment historiquement dominé par des acteurs comme Geek+, Hai Robotics ou les fabricants traditionnels de chariots élévateurs automatisés. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le MP2000 représente une tentative de standardiser l'automatisation palettisée sur des workflows variés (quais de chargement, entrepôts, stockage en bord de ligne, ateliers de production) sans nécessiter d'infrastructure dédiée par type de palette. Le chiffre de 20 secondes par cycle de prise, mis en avant par le communiqué, doit toutefois être interprété avec prudence : aucune donnée n'est fournie sur les conditions de test (distance parcourue, poids de charge, environnement contrôlé ou réel), ce qui limite sa comparabilité directe avec les performances d'autres AMR de manutention lourde du marché. Le MP2000 s'inscrit dans la trajectoire de Pudu Robotics, fabricant chinois d'AMR connu initialement pour ses robots de service en restauration et hôtellerie, qui a progressivement étendu son offre vers la logistique industrielle avec sa gamme de robots de livraison et de transport. L'entreprise positionne désormais ce nouveau produit en complément direct de sa série T (dont le T300), pour couvrir le segment des charges palettisées plus lourdes que ne pouvait traiter cette gamme existante. L'annonce reste à ce stade un lancement produit sans détail public sur les sites de déploiement, les clients pilotes ou les volumes commandés, et aucun prix n'a été communiqué. Le calendrier de disponibilité commerciale et les premiers déploiements concrets restent à confirmer dans les prochains mois.

IndustrielOpinion
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Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile
3Robotics Business Review 

Le robot Proxie Gen 2 de Cobot intègre l'automatisation des tâches et la manipulation mobile

Collaborative Robotics (Cobot), basée à Santa Clara en Californie, a dévoilé la deuxième génération de son robot mobile Proxie lors de l'Automate 2026. Ce Proxie Gen 2 embarque une capacité de traction de carts jusqu'à 680 kg, un système de levage vertical pouvant soulever 100 kg, des batteries auto-interchangeables, et une option de manipulation bimanuell, deux bras articulés montés sur la colonne vertébrale du robot. La plateforme compte 40 % de pièces en moins que la génération précédente, avec un gabarit réduit pour naviguer dans des couloirs étroits et des ascenseurs. Cobot annonce également une fonctionnalité d'"autotasking" : le robot identifie et génère ses propres tâches sans intégration avec un WMS ni intervention humaine. Chez le client Maersk, 95 % des déplacements de carts auraient été initiés de façon autonome sur la période mesurée, le robot lisant des inscriptions sur des tableaux blancs fixés aux chariots grâce à un modèle multimodal embarqué. Ces chiffres sont présentés par Cobot sans audit tiers, ce qui mérite d'être noté. L'enjeu principal est la réduction de la barrière à l'intégration, longtemps le goulot d'étranglement des déploiements de robots mobiles manipulateurs (MMR) en environnements non structurés. Si l'autotasking tient ses promesses à l'échelle, il invaliderait le modèle dominant, des mois de développement logiciel pour connecter le robot aux systèmes ERP, WMS et MES existants. Pour un COO industriel ou un responsable logistique hospitalier, cela signifie potentiellement un déploiement en semaines plutôt qu'en trimestres. La capacité de Proxie à lire des informations non structurées (tableaux blancs, étiquettes ad hoc) représente une forme de robustesse opérationnelle réelle, à condition que les taux de reconnaissance soient validés dans des conditions dégradées, ce que la démo ne précise pas. La manipulation bimanuell ouvre par ailleurs l'accès à des tâches jusqu'ici réservées aux manipulateurs fixes, comme le déchargement de cartons ou l'alimentation de lignes. Cobot a été fondée par Brad Porter, ancien VP Engineering robotics chez Amazon Robotics, et a levé des fonds auprès d'investisseurs industriels. La société a délibérément maintenu un profil bas depuis 2022, accumulant 13 000 heures d'exploitation sur 28 robots dans des environnements réels, hôpitaux dont la Mayo Clinic, logistique et industrie, avant de communiquer publiquement. Ses concurrents directs incluent Boston Dynamics avec Spot et Stretch, Vecna Robotics, et des acteurs comme Apptronik ou 1X qui misent sur l'humanoïde. En Europe, des entreprises comme Enchanted Tools (Miroki) ou Pollen Robotics (Reachy) ciblent des segments adjacents mais restent en phase pré-déploiement à grande échelle. Cobot ne publie pas de tarif public ; les prochaines étapes annoncées portent sur l'extension des déploiements en santé et en logistique, avec la certification de sécurité comme prochaine étape technique critique pour le Gen 2.

UESi Cobot étend ses déploiements en Europe, cela accentue la pression concurrentielle sur Enchanted Tools et Pollen Robotics, encore en phase pré-commerciale, tout en offrant aux industriels et hôpitaux européens une option de manipulation mobile sans intégration WMS.

IndustrielActu
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Hyundai déploie des chiens robots pour sécuriser les sites de la Coupe du Monde 2026
4Interesting Engineering 

Hyundai déploie des chiens robots pour sécuriser les sites de la Coupe du Monde 2026

Hyundai Motor Company a déployé quatre robots quadrupèdes Spot de Boston Dynamics pour patrouiller deux sites stratégiques de la Coupe du Monde FIFA 2026, qui se tient simultanément aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Les robots opèrent à l'International Broadcast Center de Dallas ainsi qu'aux stades de New York et du New Jersey, où ils assurent des rondes de surveillance autonomes, des inspections en temps réel et le monitoring de zones à forte affluence. C'est la première fois que des Spot sont engagés sur un tournoi FIFA, dans le cadre du partenariat officiel "FIFA Official Robotics Partner" signé entre les deux organisations. En parallèle, Hyundai gère une flotte logistique de 1 500 véhicules, 994 voitures particulières et 506 autocars, dont une partie en versions hybrides, pour les transferts d'équipes, officiels et médias entre les 16 villes hôtes. Ce déploiement représente un test grandeur nature pour la robotique mobile hors environnement industriel contrôlé. Les stades et centres de diffusion du Mondial accueillent des dizaines de milliers de visiteurs, de personnels et de journalistes dans des configurations spatiales qui changent d'heure en heure, un contexte radicalement différent des chaînes de montage où Spot a fait ses preuves. Engager quatre unités dans un environnement aussi dense et imprévisible permet à Hyundai et Boston Dynamics de valider des capacités de navigation en foule, de détection d'anomalies et de reporting autonome que les simulations d'usine ne peuvent pas reproduire. Pour les intégrateurs et décideurs sécurité, le signal est clair : la robotique de patrouille commence à franchir le seuil de l'événementiel grand public, avec des contraintes de fiabilité et de sécurité bien plus exigeantes qu'en milieu industriel fermé. Boston Dynamics commercialise Spot depuis 2020 pour des applications d'inspection industrielle, pétrolière et de construction, mais les déploiements en sécurité événementielle restent rares et généralement limités à des pilotes discrets. Hyundai Motor Group a acquis Boston Dynamics en 2021 pour environ 1,1 milliard de dollars, faisant de la robotique mobile l'un de ses axes stratégiques aux côtés de l'électrification. Sur ce segment, Spot est en concurrence directe avec les quadrupèdes de Unitree (Chine) et ANYbotics (Suisse), ce dernier davantage positionné sur l'industrie lourde et les infrastructures critiques. La Coupe du Monde 2026, 48 équipes, 104 matches, trois pays, constitue la plus grande édition de l'histoire du tournoi, et Hyundai l'utilise manifestement comme vitrine commerciale. Les performances opérationnelles des quatre Spot sur les six semaines de compétition seront scrutées par les organisateurs d'événements sportifs et les gestionnaires de sites qui évaluent actuellement la robotique de surveillance comme alternative ou complément aux agents de sécurité humains.

UEImpact indirect : le déploiement valide le segment sécurité événementielle et renforce la pression concurrentielle sur ANYbotics (Suisse), principal acteur européen du quadrupède industriel, sans implication directe d'entreprises ou réglementations françaises ou européennes.

IndustrielOpinion
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