
Les robots souples s'équipent d'une micro-pompe souple pour se mouvoir
Des chercheurs de l'Université de Bristol ont développé une micro-pompe souple capable d'alimenter hydrauliquement des robots mous sans recourir à des compresseurs volumineux ni à des pompes mécaniques rigides. L'appareil pèse l'équivalent d'une seule graine de courge séchée, soit quelques grammes tout au plus, et intègre du métal liquide pour générer une pression hydraulique suffisante à animer des systèmes de robotique souple. L'annonce ne précise pas les valeurs exactes de pression ni de débit, ce qui limite l'évaluation indépendante des performances revendiquées.
Le problème central de la robotique souple est une incompatibilité structurelle que les chercheurs qualifient de "cardiovasculaire" : les corps peuvent se déformer et se plier, mais les actionneurs restaient rigides et encombrants, limitant l'autonomie, la miniaturisation et le déploiement dans des environnements confinés (chirurgie mini-invasive, manipulation d'objets fragiles, exosquelettes légers). Une pompe de la même compliance mécanique que le reste du système ouvre la voie à des robots entièrement souples, sans compromis structurel sur l'enveloppe ou la portabilité.
Bristol est un acteur établi en robotique souple, dans un champ concurrentiel qui inclut le Wyss Institute de Harvard (robots octopoïdes, pneumatique souple), le MIT CSAIL et, en Europe, l'ETH Zurich. L'utilisation du métal liquide, vraisemblablement un alliage gallium-indium de type EGaIn, est une approche émergente qui combine fluidité, conductivité électrique et biocompatibilité potentielle. Aucun partenariat industriel ni calendrier de transfert technologique n'est mentionné dans cette publication.
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