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Combinaison robotique simule l'apesanteur sur Terre pour améliorer les capacités motrices des astronautes
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Combinaison robotique simule l'apesanteur sur Terre pour améliorer les capacités motrices des astronautes

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Combinaison robotique simule l'apesanteur sur Terre pour améliorer les capacités motrices des astronautes
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Des chercheurs du Centre de recherche allemand pour l'intelligence artificielle (DFKI) et de l'Université de Duisbourg-Essen (UDE) ont participé à la 46e campagne de vols paraboliques du DLR à Bordeaux, du 11 au 22 mai 2026, dans le cadre du projet MikroBeM. L'objectif : déterminer si un entraînement sur Terre avec un exosquelette robotique adapté par IA peut préparer les astronautes aux déficiences motrices fines induites par la microgravité. À bord d'un Airbus A310 "Zero G", les participants ont effectué 180 paraboles au total, chacune offrant exactement 22 secondes d'apesanteur réelle lors du piqué contrôlé de l'appareil. Durant ces fenêtres, les sujets devaient pointer du doigt index le centre d'une cible sur écran, sans pouvoir voir leur main, couverte par un cape opaque. Des capteurs enregistraient simultanément l'activité cérébrale (EEG), les contractions musculaires (EMG) et la fréquence cardiaque. L'ensemble des données a été collecté sans aucune défaillance matérielle.

La véritable contribution technique de MikroBeM réside dans la phase d'entraînement pré-vol. La moitié des participants avait passé un mois en laboratoire à s'entraîner dans l'exosquelette développé conjointement par le DFKI et l'UDE. Le système utilise l'IA pour mesurer précisément le poids du bras de l'utilisateur, puis applique des contre-forces motorisées pour neutraliser complètement l'effet de la gravité sur le membre. Le cerveau perçoit alors le bras comme en apesanteur. Comparer ce groupe entraîné à un groupe contrôle non entraîné pendant les vols permet d'évaluer si ce conditionnement au sol "tient" dans la vraie microgravité. Les premiers résultats sont qualifiés de "très prometteurs" par les chercheurs, sans que des chiffres de performance précis n'aient encore été publiés. L'enjeu pour les opérateurs de missions est réel : en microgravité, les gestes de maintenance précis sur station spatiale, tels que serrer un connecteur ou manipuler de l'électronique, deviennent instables et dangereux faute de repères gravitationnels.

Le projet MikroBeM s'inscrit dans un contexte plus large de préparation aux missions longue durée vers la Lune et Mars, où les astronautes ne pourront pas bénéficier de simulations en orbite basse comme sur l'ISS. Le DFKI est un acteur reconnu en exosquelettes et robotique de service; côté concurrents, les programmes d'entraînement moteur en microgravité simulée restent un segment de niche, avec quelques initiatives universitaires américaines et japonaises mais aucun dispositif commercial comparable clairement annoncé à ce stade. Les chercheurs indiquent également une retombée médicale directe : les mécanismes d'adaptation cérébrale à un environnement physique altéré sont pertinents pour la neurotechnologie et la rééducation post-AVC, ouvrant potentiellement l'usage de cet exosquelette spatial à des patients neurologiques en réapprentissage moteur. Les prochaines étapes du projet impliquent l'analyse complète des données de vol et la publication des résultats comparatifs.

Impact France/UE

Le projet MikroBeM, mené par des institutions européennes (DFKI, UDE, DLR) avec une campagne réalisée à Bordeaux, positionne l'Europe sur le segment émergent de l'entraînement moteur en microgravité simulée, avec des retombées potentielles en neurorééducation post-AVC.

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L'Europe développe un bras robotique capable de voir, toucher et manipuler des échantillons pour les missions lunaires
1Interesting Engineering 

L'Europe développe un bras robotique capable de voir, toucher et manipuler des échantillons pour les missions lunaires

L'Agence spatiale européenne (ESA) et l'entreprise aérospatiale italienne Leonardo finalisent l'intégration du Sample Transfer Arm (STA), un bras robotique de 2,4 mètres d'extension doté de sept degrés de liberté, actuellement assemblé dans les installations de Leonardo à Nerviano, près de Milan. Conçu à l'origine pour le programme Mars Sample Return conjoint NASA-ESA, le STA devait transférer les échantillons martiens collectés par le rover Perseverance en vue de leur retour sur Terre. L'avenir incertain de cette mission a conduit l'ESA à repositionner la technologie vers des applications lunaires et d'exploration plus larges. Le bras embarque des caméras, des capteurs de force et de couple en trois dimensions, des codeurs de position dans chaque articulation, et une unité électronique autonome faisant office de centre de contrôle. Sa pince en bout de bras offre une précision au millimètre. Les équipes entrent maintenant dans la phase de tests en environnement spatial simulé, prévue dans les prochaines semaines. Ce bras illustre concrètement la montée en maturité des systèmes robotiques à perception multimodale pour l'espace : la combinaison vision embarquée, retour haptique (capteur force-couple 6 axes) et contrôle de position en boucle fermée permet une manipulation semi-autonome sans intervention humaine en temps réel, ce qui est critique pour des missions où la latence de communication rend le télé-opérage direct impraticable. Pour les décideurs du secteur spatial institutionnel, le STA représente un démonstrateur crédible d'un bras polyvalent qui pourrait supporter aussi bien la collecte d'échantillons géologiques que l'assistance aux astronautes lors de séjours prolongés sur la Lune. La question du passage du laboratoire à un déploiement opérationnel reste ouverte : aucune mission concrète avec timeline précise n'est annoncée à ce stade, et les tests en cours à Nerviano devront valider les performances avant toute intégration sur un engin spatial réel. Le STA s'inscrit dans une dynamique européenne de consolidation des compétences robotiques spatiales face à une concurrence américaine (NASA, JPL) et émergente (Chine, CNSA). Le consortium industriel qui porte le projet reflète la géographie habituelle de l'industrie spatiale européenne : Leonardo en chef de file, GMV et AVS (Espagne) pour les logiciels et systèmes, Maxon (Suisse) pour les actionneurs de précision, 3DPlus (France) pour l'électronique résistante aux radiations, et COMOTI (Roumanie), avec des fournisseurs danois, grecs et allemands. La présence de 3DPlus, spécialiste français des composants électroniques durcis pour l'espace, mérite d'être notée dans ce contexte de souveraineté technologique. La prochaine étape critique sera la validation en conditions simulées de lancement et d'atterrissage, les mécanismes structurels du bras devant absorber les charges dynamiques sans dégrader la précision de positionnement acquise au sol.

UELa participation de 3DPlus (France) pour l'électronique durcie et le leadership ESA/Leonardo sur le STA renforcent la souveraineté technologique européenne en robotique spatiale à perception multimodale, segment stratégique face aux programmes NASA et CNSA.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Comment l'intégration de cobots compacts améliore les applications de robots mobiles autonomes (AMR)
2Robotics Business Review 

Comment l'intégration de cobots compacts améliore les applications de robots mobiles autonomes (AMR)

L'usage des cobots dans les entrepôts et les ateliers de production a été multiplié par dix entre 2018 et 2025, selon les données du secteur, porté par les pénuries de main-d'oeuvre et la pression sur la productivité. Kassow Robots, fabricant danois de bras collaboratifs, met en avant l'intégration de ses modèles à 7 axes sur des AMR (robots mobiles autonomes) pour créer des manipulateurs mobiles capables de pick-and-place, palettisation, machine-tending, vissage, étiquetage et soudage à l'échelle d'une installation entière. L'innovation technique centrale revendiquée par l'entreprise : le contrôleur du cobot, jusqu'ici imposé en armoire externe à proximité du poste fixe, est désormais intégré dans la base compacte du bras lui-même. Ces manipulateurs mobiles fonctionnent en outre sur la batterie embarquée de l'AMR, supprimant toute dépendance à une infrastructure d'alimentation fixe. L'article ne communique pas de métriques précises (temps de cycle, payload, volumes de déploiement, tarifs) au-delà des affirmations générales d'efficacité. L'intégration du contrôleur dans le bras est le verrou technique qui bloquait depuis des années la mobilisation des cobots : une solution sur AMR nécessitait auparavant de tracter l'armoire de commande ou de gérer un câblage complexe, rendant l'ensemble peu praticable. Pour les intégrateurs industriels, supprimer ce cabinet simplifie l'installation et réduit l'empreinte au sol. Les bras à 7 axes offrent par ailleurs un avantage fonctionnel sur les 6 axes classiques : ils accèdent à des zones difficiles autour de leur propre base, angle mort structurel des architectures à 6 degrés de liberté, et multiplient les orientations de travail possibles. Côté sécurité, les cobots à limitation de force et de puissance (power- and force-limited) autorisent une collaboration directe avec les opérateurs sans les procédures lourdes imposées par les robots industriels haute vitesse, ce qui réduit les frictions opérationnelles au sol. Ces gains restent à relativiser : l'article s'appuie essentiellement sur les argumentaires de Kassow, sans données comparatives tierces ni retours de déploiements à grande échelle. Kassow Robots est un acteur européen positionné sur le segment niche des cobots 7 axes, face à Universal Robots (UR, groupe Teradyne) qui domine le marché des cobots standards. Dans les solutions de manipulateurs mobiles, les configurations concurrentes les plus répandues couplent des bras UR avec des AMR de MiR (également Teradyne), ou des plateformes d'Omron et de Fetch Robotics (Zebra Technologies). En Europe, des acteurs comme Exotec opèrent sur des architectures différentes -- AMR de stockage sans cobot monté -- ciblant des segments adjacents. Les AMR actuels s'appuient sur le lidar embarqué pour naviguer sans guidage physique, en rupture avec les AGV de première génération qui requéraient bandes magnétiques et capteurs additionnels. Le marché des manipulateurs mobiles reste en phase d'émergence commerciale : les premières installations pilotes se multiplient, mais les déploiements à grande échelle dans la logistique et l'industrie n'en sont qu'à leurs débuts.

UEKassow Robots (fabricant danois) représente un acteur européen positionné sur le segment des cobots 7 axes pour manipulateurs mobiles, offrant une alternative européenne aux configurations américaines dominantes (UR/MiR/Teradyne) pour les intégrateurs industriels de l'UE.

FR/EU ecosystemeActu
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Robot.com s'associe à Sodexo pour déployer davantage de robots de livraison sur trottoir
3Robotics Business Review 

Robot.com s'associe à Sodexo pour déployer davantage de robots de livraison sur trottoir

Robot.com, entreprise basée à San Francisco fondée en 2017 sous le nom Kiwibot, a annoncé un accord commercial de sept ans avec le groupe français de restauration collective Sodexo, qui prolonge un partenariat entamé en 2021 sur plusieurs campus universitaires nord-américains gérés par Sodexo. Selon Felipe Chavez Cortes, cofondateur et PDG de Robot.com, cité par The Robot Report, Sodexo emploie environ 400 000 personnes dans le monde dont 120 000 à temps plein aux États-Unis, et fait face à des pénuries de main-d'œuvre sur certains postes. Ce contrat de sept ans constitue, selon Cortes, le plus grand déploiement d'entreprise unique jamais signé par Robot.com. La flotte de robots de livraison R-Kiwi de la société a réalisé 2,4 millions de tâches sur des campus et des trottoirs urbains, avec plus de 500 unités actuellement en service à travers le pays, chiffres communiqués par l'entreprise elle-même et non vérifiés de façon indépendante. Robot.com prévoit d'ajouter à sa gamme le R-Dog, un robot quadrupède à roues et pattes capable, selon Cortes, de déposer directement les colis, de monter des escaliers, et de s'installer dans un véhicule autonome sans modification de celui-ci. Pour la fiabilité opérationnelle de ses flottes, l'entreprise s'appuie sur sa plateforme logicielle interne baptisée Remi et sur des partenariats avec Field AI et Physical Intelligence. Ce contrat intervient alors que plusieurs acteurs du secteur reculent sur la livraison en campus universitaire: Starship Technologies, l'un des pionniers du secteur, a récemment annoncé l'arrêt progressif de ses opérations sur les campus pour se recentrer sur la livraison de courses alimentaires. Robot.com fait donc un pari inverse, misant sur le campus comme environnement de test intermédiaire entre l'intérieur contrôlé et la rue urbaine dense. L'argument économique avancé par Cortes, une plateforme logicielle mêlant robotique classique et briques d'IA tierces, en partie financée par de la publicité embarquée sur les robots, illustre une recherche plus large de modèles de revenus hybrides pour rentabiliser des flottes dont le coût d'exploitation reste élevé. L'arrivée annoncée du R-Dog, capable de livrer sans intervention manuelle du destinataire, répond à une limite structurelle des robots à roues actuels, qui nécessitent que le client ouvre lui-même le compartiment. Mais à ce stade, le R-Dog demeure une annonce de produit à venir et non un système effectivement déployé, contrairement au R-Kiwi. Robot.com a été fondée en 2017 à San Francisco sous le nom Kiwibot avant de se rebaptiser. La relation avec Sodexo remonte à 2021, lorsque le groupe est devenu, selon Cortes, la première entreprise à déployer des robots de livraison alimentaire sur des campus universitaires américains, avant d'étendre ce type de déploiement plus largement dans le secteur de la restauration collective. Le marché de la livraison autonome sur trottoir reste dominé par un petit nombre d'acteurs, dont Starship Technologies, dont le repositionnement récent vers les courses alimentaires souligne les difficultés de rentabilité du modèle campus. Robot.com mise désormais sur la diversification de sa flotte, avec le R-Dog en complément du R-Kiwi, ainsi que sur ses partenariats technologiques avec Field AI et Physical Intelligence pour sécuriser le déploiement de nouvelles formes de robots. Aucune date précise n'a été communiquée pour le lancement opérationnel du R-Dog. L'entreprise doit par ailleurs être présente à l'événement RoboBusiness 2026, où ces développements devraient être détaillés.

UESodexo, groupe français, est partie prenante centrale de cet accord mais le déploiement des robots reste limite aux campus nord-américains, sans impact direct sur le marche français ou européen de la robotique.

FR/EU ecosystemeActu
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Comau et Aptiv s'associent pour développer des systèmes d'automatisation industrielle autonomes et de robotique basée sur l'IA
4Robotics & Automation News 

Comau et Aptiv s'associent pour développer des systèmes d'automatisation industrielle autonomes et de robotique basée sur l'IA

Comau, spécialiste italien de l'automatisation industrielle rattaché au groupe Stellantis, et Aptiv, entreprise technologique américaine issue de la scission de Delphi en 2017, ont signé un accord-cadre pour co-développer des systèmes d'automatisation industrielle intelligents. Les trois axes retenus sont la robotique avancée, les systèmes autonomes et l'intégration de l'IA dans les processus de production. Il s'agit à ce stade d'un protocole d'intention : aucun produit, aucun délai ni montant d'investissement n'a été communiqué. La complémentarité des deux acteurs justifie le rapprochement. Comau apporte son expertise en intégration robotique et en ingénierie de lignes de production, Aptiv ses capacités en architecture électronique embarquée et en logiciels pour systèmes autonomes, développées dans l'univers du véhicule connecté. Pour les intégrateurs industriels, cette convergence hardware-software reflète une tendance structurelle : les plateformes d'automatisation évoluent vers une adaptation autonome en environnement non structuré, réduisant la dépendance à la reprogrammation manuelle. Les deux entreprises s'inscrivent dans un secteur sous pression concurrentielle forte. FANUC, ABB Robotics et KUKA, filiale du groupe chinois Midea depuis 2017, investissent eux aussi dans l'IA appliquée à la robotique industrielle. Comau cherche à diversifier ses débouchés au-delà de l'assemblage automobile, tandis qu'Aptiv accélère sa transition des composants électroniques vers les couches logicielles. L'accord reste prudemment formulé, sans pilote client identifié ni roadmap précise, signe d'une collaboration encore en phase exploratoire.

UEComau (filiale Stellantis, groupe franco-italien) renforce sa position compétitive face à ABB et KUKA sur le marché européen de l'automatisation, mais l'accord reste un protocole d'intention sans pilote ni livrable identifié.

FR/EU ecosystemeActu
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