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FusionCore : filtre de Kalman UKF à 23 états pour la fusion IMU, encodeur de roue, GPS et SLAM visuel sous ROS 2
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FusionCore : filtre de Kalman UKF à 23 états pour la fusion IMU, encodeur de roue, GPS et SLAM visuel sous ROS 2

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FusionCore est un package ROS 2 open-source de fusion de capteurs, présenté dans un preprint arXiv (arXiv:2605.25239) par Manan Kharwar. Le système fusionne quatre sources de mesure -- centrale inertielle (IMU), odométrie par encodeurs de roues, GPS et pose Visual SLAM -- en un flux d'odométrie unique à 100 Hz, via un filtre de Kalman non-parfumé (UKF) à 23 états. Le 23e état constitue la particularité technique principale : il modélise en temps réel le biais systématique de vitesse angulaire (yaw rate bias) des encodeurs de roues, estimé par cross-covariance avec le cap GPS, puis soustrait lors des coupures GPS pour limiter la dérive angulaire en mode "coast". Le package gère nativement les coordonnées GPS en ECEF (Earth-Centered, Earth-Fixed), intègre un filtrage des mesures aberrantes par distance de Mahalanobis (chi-squared gating calibré aux degrés de liberté de chaque capteur), et adapte automatiquement les covariances de bruit à partir de la séquence d'innovation. Évalué sur le dataset public NCLT (12 séquences de 55 à 92 minutes chacune), FusionCore obtient un Absolute Trajectory Error (ATE) inférieur à celui de robotlocalization sur 10 des 12 séquences, avec des gains allant de 1,2x à 22,2x. robotlocalization diverge numériquement sur la totalité des 12 séquences. Le code est disponible sous licence Apache 2.0.

robot_localization est depuis des années le filtre de référence dans l'écosystème ROS/ROS 2 : la divergence numérique constatée sur l'ensemble du benchmark NCLT est un résultat sévère pour la bibliothèque dominante. Pour les intégrateurs de robots mobiles autonomes (AMR) et les équipes de navigation, FusionCore adresse deux problèmes concrets : la dérive angulaire en l'absence de GPS (fréquente en entrepôt, tunnel ou parking couvert) et la fusion transparente avec n'importe quel système VSLAM existant, y compris après réinitialisation de carte. L'estimation en ligne du biais des encodeurs est particulièrement utile sur les plateformes différentielles ou skid-steer, où ce biais varie avec l'usure des roues et la charge embarquée. Ces résultats restent à ce stade un preprint non soumis à peer review, mais reposent sur un dataset public standardisé, ce qui en renforce la reproductibilité.

La fusion de capteurs pour robots mobiles est un champ dominé côté ROS par robot_localization (Moore et Stouch, 2014), largement intégré dans les stacks Nav2. Les alternatives graph-based comme GTSAM ou iSAM2 offrent une précision supérieure mais impliquent une intégration plus lourde. FusionCore vise le créneau "plug-and-play" ROS 2 sans dépendances lourdes. L'auteur ne mentionne ni affiliation industrielle ni déploiement en production : il s'agit d'une contribution académique open-source. Les suites naturelles seraient une soumission à ICRA ou IROS, des évaluations sur KITTI ou Oxford RobotCar, et des intégrations dans des stacks Nav2 réels. Aucun acteur européen ou français n'est impliqué dans ces travaux.

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Filtre de Kalman neuronal à mécanisme d'attention pour l'estimation d'état des robots à pattes
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Filtre de Kalman neuronal à mécanisme d'attention pour l'estimation d'état des robots à pattes

Une équipe de chercheurs a publié sur arXiv (2601.18569v2) un filtre hybride baptisé AttenNKF (Attention-Based Neural-Augmented Kalman Filter), conçu pour améliorer l'estimation d'état sur les robots à pattes. Le glissement de pied constitue la principale source d'erreur dans ces systèmes : lorsqu'un pied glisse sur une surface, la mesure cinématique viole l'hypothèse de non-glissement et injecte un biais dans l'étape de mise à jour du filtre, dégradant l'estimation de position, vitesse et orientation. La solution augmente un InEKF (Invariant Extended Kalman Filter) avec un compensateur neuronal à mécanisme d'attention, qui infère l'erreur induite par le glissement en fonction de sa sévérité et l'applique en correction post-mise-à-jour sur l'état du filtre. Ce compensateur est entraîné dans un espace latent pour réduire la sensibilité aux échelles brutes des entrées et encourager des corrections structurées, tout en préservant la récursion mathématique de l'InEKF. L'enjeu est concret pour les équipes de locomotion et les intégrateurs industriels : l'estimation d'état est la brique fondamentale du contrôle d'un robot à pattes, et une erreur non corrigée se propage dans la boucle de contrôle jusqu'à provoquer des chutes ou des trajectoires aberrantes, notamment sur sols glissants, rampes ou surfaces variables en environnement d'usine. L'approche hybride filtres classiques plus réseau de neurones léger préserve les garanties mathématiques de l'InEKF tout en ajoutant une adaptabilité aux conditions non modélisées, sans reformuler entièrement le pipeline d'estimation. Les expériences montrent des performances supérieures aux estimateurs existants sous conditions de glissement, bien que les plateformes hardware testées ne soient pas précisées dans la version publiée, ce qui limite l'évaluation comparative. L'InEKF s'est imposé comme référence pour les robots à pattes grâce à des travaux de l'Université du Michigan vers 2019-2020 sur le bipède Cassie d'Agility Robotics, exploitant son invariance aux symétries de groupe de Lie. L'augmentation par réseaux neuronaux pour corriger les non-linéarités résiduelles est une direction active chez plusieurs groupes de recherche, dont ETH Zurich sur ANYmal, MIT et Carnegie Mellon. Les déploiements réels de Spot (Boston Dynamics), Digit (Agility Robotics) et Figure 02 font tous face au problème d'estimation sous glissement en conditions industrielles, ce qui donne à cette approche une pertinence directe pour le transfert sim-to-real vers des systèmes commerciaux. La prochaine étape naturelle sera une validation embarquée sous contraintes temps-réel sur des plateformes standardisées avec benchmarks publics.

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K-VARK : filtre de Kalman résiduel à variance et noyaux pour l'estimation sans capteur des forces dans les cobots
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K-VARK : filtre de Kalman résiduel à variance et noyaux pour l'estimation sans capteur des forces dans les cobots

Des chercheurs ont publié sur arXiv (référence 2512.13009v2) K-VARK, un filtre de Kalman adaptatif qui permet d'estimer les forces de contact dans les robots collaboratifs sans capteur de force dédié. L'algorithme combine des Primitives de Mouvement Noyau (Kernelized Movement Primitives, KMP) entraînées sur des trajectoires d'excitation optimisées avec un filtre de Kalman à bruit de mesure adaptatif. Validé sur un manipulateur collaboratif à 6 degrés de liberté (DoF), K-VARK atteint une réduction de plus de 20 % de l'erreur quadratique moyenne (RMSE) par rapport aux meilleures méthodes sensorless actuelles. Les tâches de validation incluent le polissage et l'assemblage, deux opérations industrielles qui exigent un contrôle précis des efforts appliqués sur la pièce. La difficulté centrale de l'estimation sensorless réside dans la modélisation des couples résiduels aux articulations : erreurs de frottement, dynamiques non linéaires, et variabilité selon la position en espace de travail. K-VARK répond à ce problème en capturant à la fois la moyenne prédictive et la variance hétéroscédastique dépendante de l'entrée, ce qui permet au filtre d'augmenter automatiquement le bruit de mesure dans les zones sous-représentées dans les données d'entraînement. Cette conscience de l'incertitude est un atout concret pour les intégrateurs : le robot sait quand il ne sait pas, et adapte sa confiance en conséquence. Le bruit de processus, lui, est réajusté en ligne par optimisation bayésienne variationnelle pour absorber les perturbations dynamiques. Combinés, ces deux mécanismes offrent une robustesse aux transitions brutales sans compromettre la précision en régime établi. L'estimation de force sans capteur est un enjeu majeur dans la conception des cobots (robots collaboratifs), car les capteurs force/couple six axes coûtent plusieurs milliers d'euros par bras et compliquent l'intégration mécanique. Les approches existantes s'appuient généralement sur des observateurs de type momentum ou des modèles dynamiques rigides, qui peinent à compenser la friction articulaire variable. K-VARK s'inscrit dans un courant de recherche qui cherche à substituer le hardware par de l'estimation probabiliste apprise, une tendance également visible chez Universal Robots (PolyScope X), Franka Robotics ou FANUC avec leur couche d'estimation d'effort. La méthode étant publiée en accès ouvert sans code associé annoncé, son adoption dépendra de la disponibilité d'implémentations de référence et de benchmarks sur des bras commerciaux standardisés.

UELes intégrateurs européens de cobots, dont Franka Robotics (Allemagne), pourraient réduire leurs coûts matériels en adoptant cette estimation probabiliste à la place des capteurs force/couple six axes, mais aucune implémentation de référence ni adoption industrielle n'est annoncée.

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Filtrage de Kalman invariant pour l'estimation de pose étendue dans les systèmes articulés à corps rigides multi-IMU
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Filtrage de Kalman invariant pour l'estimation de pose étendue dans les systèmes articulés à corps rigides multi-IMU

Une équipe de chercheurs a publié en juin 2026 sur arXiv (réf. 2606.25083) une nouvelle méthode d'estimation de pose étendue pour les systèmes articulés multi-IMU. Leur contribution centrale est l'"IterIEKF" (iterated Invariant Extended Kalman Filter), construit autour d'une nouvelle représentation mathématique baptisée "relative L-extended pose", définie sur un groupe de Lie adapté aux arbres cinématiques. Chaque corps rigide est équipé d'une IMU indépendante, et les contraintes articulaires sont intégrées comme pseudo-mesures sans bruit dans le filtre. Validé sur un bras robotique UR5e (Universal Robots) et un modèle de jambe humaine instrumentée, l'IterIEKF réduit l'erreur quadratique moyenne (RMSE) d'au moins 50 % par rapport au second meilleur filtre testé, toutes configurations confondues, avec une convergence plus rapide et une variabilité run-to-run sensiblement moindre. L'importance de ce résultat tient à un verrou longtemps ouvert : l'IEKF standard, développé pour garantir convergence et cohérence sous inobservabilité, était limité à un seul corps rigide. Le couplage de pose entre segments articulés rendait son extension non triviale, et exprimer des contraintes cinématiques dans le cadre invariant restait un problème sans solution propre. En levant ce verrou, les auteurs ouvrent la voie à des estimateurs embarqués fiables pour les bras industriels, les jambes d'humanoïdes, et les exosquelettes médicaux, sans recourir à des caméras extérieures ni à un référentiel absolu. Pour les intégrateurs B2B, cela signifie potentiellement une localisation proprioceptive robuste sur des robots déployés en environnement non structuré. L'IEKF invariant a été formalisé au milieu des années 2010 par Axel Barrau et Silvère Bonnabel (MINES ParisTech / INRIA), et constitue depuis un axe actif de la communauté française de robotique et de traitement du signal. Cette extension aux systèmes articulés s'inscrit directement dans cet héritage. Du côté applicatif, des acteurs comme Wandercraft (exosquelettes de marche, Paris) ou les équipes du LAAS-CNRS travaillant sur la locomotion humanoïde sont des utilisateurs naturels de tels estimateurs. La prochaine étape logique est une implémentation temps réel embarquée sur processeur contraint, ainsi qu'une validation sur des humanoïdes complets, où le nombre de corps et la dynamique de contact posent des défis supplémentaires non couverts par ce travail.

UECette extension de l'IEKF, cadre mathématique formalisé à MINES ParisTech/INRIA, ouvre une voie directe vers des estimateurs proprioceptifs embarqués pour des acteurs français comme Wandercraft (exosquelettes) et les équipes locomotion du LAAS-CNRS.

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Filtre de Kalman étendu itératif invariant pour l'odométrie des robots quadrupèdes
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Filtre de Kalman étendu itératif invariant pour l'odométrie des robots quadrupèdes

Une équipe de chercheurs a publié sur arXiv (référence 2604.15449, avril 2026) un algorithme open-source d'estimation d'état pour robots à pattes, fondé sur le filtre de Kalman étendu invariant itéré, ou IterIEKF. L'algorithme s'applique aux robots quadrupèdes et repose exclusivement sur des mesures proprioceptives : il exploite les contraintes cinématiques sur la vitesse des pieds en phase de contact et la vitesse exprimée dans le référentiel du châssis, sans capteurs extéroceptifs (caméras, lidar). Les évaluations ont été conduites via simulations numériques approfondies et sur des jeux de données réels. Les résultats montrent que l'IterIEKF surpasse l'IEKF classique, le filtre de Kalman basé SO(3) et sa variante itérée, aussi bien en précision qu'en cohérence statistique. L'intérêt de cette contribution réside dans la rigueur mathématique apportée à l'odométrie des robots à pattes, un problème notoirement difficile à cause des contacts intermittents, des glissements et des dynamiques non linéaires. Les filtres de Kalman étendus standard souffrent de deux hypothèses rarement vérifiées en pratique : linéarité des dynamiques et linéarité du modèle de mesure, toutes deux avec bruit gaussien. L'IEKF avait partiellement résolu le premier problème en opérant sur des groupes de Lie à dynamiques group-affines. Le travail présenté ici généralise cette approche à l'étape de mise à jour, en montrant que l'itération de cette étape préserve des propriétés de compatibilité analogues à celles du filtre linéaire classique. Pour un intégrateur ou un ingénieur robotique, cela se traduit par une localisation plus robuste aux conditions terrain, sans dépendance à la perception visuelle ni à l'infrastructure externe. Le filtre de Kalman étendu invariant (IEKF) a été formalisé théoriquement dans les années 2010, notamment par Barrau et Bonnabel, et appliqué depuis à des plateformes variées allant des drones aux robots humanoïdes. Sa variante itérée (IterIEKF) avait été proposée récemment dans [1], mais son application à la locomotion quadrupède et la mise à disposition en open-source constituent des étapes concrètes vers l'adoption industrielle. Les concurrents directs sur ce segment incluent des approches basées sur des facteurs graphiques (GTSAM, iSAM2) et des estimateurs hybrides vision-inertie comme VILENS ou Pronto. La disponibilité open-source de ce filtre ouvre la voie à une intégration directe dans des stacks de navigation pour plateformes comme ANYmal, Spot ou Go2.

UELes chercheurs français Barrau et Bonnabel, à l'origine de la théorie IEKF, sont cités comme fondateurs de cette approche ; la disponibilité open-source de l'IterIEKF renforce la boîte à outils accessible aux équipes de recherche et startups européennes travaillant sur la locomotion de robots à pattes.

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