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Robot humanoïde chinois épate en dansant le ballet aux côtés de danseurs humains

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Robot humanoïde chinois épate en dansant le ballet aux côtés de danseurs humains
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UBTECH, entreprise chinoise de robotique fondée à Shenzhen, a présenté son nouveau robot humanoïde Walker C1 lors d'une performance live de ballet et de valse tirée du Lac des Cygnes, aux côtés de danseurs humains. La démonstration, organisée dans le cadre de la China International Supply Chain Expo (Chain Expo) 2026, dont UBTECH vient d'être désigné partenaire humanoïde officiel exclusif, visait à illustrer les capacités de contrôle de mouvement, d'équilibre dynamique et de coordination du robot. Le Walker C1 est un humanoïde électrique pleine taille conçu pour les environnements de service public, accueil d'hôtels, aéroports, centres d'exposition et centres commerciaux. Il intègre un module de navigation autonome U-SLAM, un contrôle de mouvement corps entier, et une vitesse de marche de 6 km/h. Il supporte l'interaction multilingue et est alimenté par un grand modèle d'interaction incarnée développé en interne. UBTECH n'a pas publié de fiche technique complète du C1 au moment de l'annonce. Une unité est déjà déployée à l'Expo 2025 d'Osaka, où elle opère comme guide intelligent dans le pavillon chinois.

La démonstration chorégraphique est avant tout un exercice de communication, pas une validation de performance industrielle. Aucune métrique précise sur les degrés de liberté, le couple articulaire ou la précision de répétabilité du C1 n'a été communiquée, ce qui limite l'interprétation technique. En revanche, les données commerciales d'UBTECH méritent davantage d'attention : l'entreprise a enregistré environ 800 millions de yuans (113 millions de dollars) de commandes en 2025, dont un contrat de 250 millions de yuans (35 M$) signé en septembre avec une grande entreprise chinoise non nommée, ainsi que des engagements de 159 millions de yuans en Sichuan et 126 millions de yuans au Guangxi. Ces chiffres signalent un passage concret du stade prototype à la production commerciale à grande échelle. Le secteur automobile se révèle le principal moteur de la demande, avec BYD, Geely, FAW-Volkswagen, Dongfeng Liuzhou Motor et Foxconn comme clients actifs pour des applications de manufacturing et de logistique.

UBTECH a franchi en 2025 le cap des 1 000 unités Walker S2 produites dans son usine de Liuzhou, avec plus de 500 robots déjà déployés en opération réelle. L'entreprise cible une capacité de production de 10 000 unités par an d'ici fin 2026. Dans ce contexte, la Chine consolide une course humanoïde qui implique aussi LimX Dynamics, dont le robot Oli avait réalisé une performance de ballet similaire l'an dernier, ainsi que Unitree et Fourier Intelligence. À l'international, les concurrents directs incluent Figure AI, Agility Robotics (Amazon) et Boston Dynamics sur le segment industriel, et Apptronik sur le service. La stratégie d'UBTECH combine une vitrine médiatique grand public via la danse, et un ancrage commercial fort sur les sites industriels et d'exposition, une dualité qui reflète l'ambition de transformer le robot humanoïde en produit de série avant ses rivaux occidentaux.

Impact France/UE

La montée en puissance commerciale d'UBTECH en Chine (10 000 unités/an visées fin 2026, 800 M¥ de commandes en 2025) intensifie la pression concurrentielle sur les acteurs européens positionnés sur les humanoïdes de service et industriels.

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La Chine teste des robots humanoïdes dans des plantations de thé avant les Jeux mondiaux de robotique 2026
1Interesting Engineering 

La Chine teste des robots humanoïdes dans des plantations de thé avant les Jeux mondiaux de robotique 2026

Le 10 mai 2026, les premières équipes engagées dans les World Humanoid Robot Games 2026 ont déployé leurs robots humanoïdes non pas dans une salle de compétition, mais dans les plantations de thé blanc de Fuding, province du Fujian, l'une des régions productrices les plus importantes de Chine. Ce premier tronçon du relais dit "Energy Transfer" constitue une épreuve de terrain réelle : les robots devaient identifier et cueillir des feuilles de thé, transporter des charges sur des pentes irrégulières, étaler les feuilles pour séchage au soleil, puis participer aux étapes de torréfaction et de pressage en galettes. Selon CGTN, l'exercice est explicitement conçu comme un banc de collecte de données pour les systèmes d'IA généraliste et d'IA incarnée (embodied AI), dans des conditions impossibles à reproduire fidèlement en laboratoire. L'intérêt technique de ce choix d'environnement est réel, et va au-delà de l'opération de communication. Les plantations de thé cumulent précisément les variables qui mettent en défaut les robots humanoïdes actuels : terrain pentu et non structuré, variation naturelle des objets à manipuler (taille, maturité et position des feuilles changent en continu), lumière fluctuante, et nécessité de combiner locomotion en terrain difficile et manipulation fine. Ce profil de tâche est fondamentalement différent des environnements entrepôt ou atelier où opèrent la plupart des démos publiques d'acteurs comme Figure, Agility Robotics ou Tesla Optimus. Le déploiement en champ de thé signale une volonté de tester le "sim-to-real gap" sur des tâches non structurées, là où les architectures VLA (Vision-Language-Action) actuelles montrent encore des limites documentées à l'échelle industrielle. Les World Humanoid Robot Games ont tenu leur première édition en 2025, rassemblant 280 équipes et plus de 500 robots humanoïdes issus de 16 pays. L'édition 2026 monte en ambition : 32 épreuves réparties en deux catégories, compétitive (26 épreuves sur 9 disciplines : athlétisme, football, gymnastique, haltérophilie, arts martiaux, danse, tir à la corde, et pitch-pot, jeu de précision traditionnel chinois) et scénarisée (6 environnements opérationnels réels : domicile, hôtel, usine, urgence médicale, hôpital, commerce de détail). L'organisation annonce un glissement délibéré des épreuves vers des sites opérationnels réels plutôt que des arènes simulées. Dans le contexte de la course mondiale à la commercialisation des humanoïdes, où Unitree, Zhiyuan et d'autres acteurs chinois accélèrent leurs cycles de déploiement face aux plateformes américaines et européennes, ce type d'exercice collectif à grande échelle représente un vecteur d'entraînement et d'itération difficile à répliquer en dehors d'un programme national coordonné.

UEL'accumulation de données d'entraînement à grande échelle sur des tâches non structurées en conditions réelles renforce l'avantage compétitif chinois face aux acteurs européens du marché des humanoïdes, sans mécanisme de rattrapage immédiat identifié côté UE.

Chine/AsieOpinion
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Le robot humanoïde d'AGIBOT s'illustre par la danse et la calligraphie lors d'un événement culturel
2Interesting Engineering 

Le robot humanoïde d'AGIBOT s'illustre par la danse et la calligraphie lors d'un événement culturel

Le 21 mai 2026, la société chinoise AGIBOT a présenté son humanoïde pleine taille A2 lors d'un événement culturel à Jakarta, organisé en partenariat avec ASIX, accélérateur d'IA indonésien. Devant un public mixte, le robot a participé à une session de calligraphie en binôme avec des artistes humains, traçant la phrase "Tea for Harmony", avant d'enchaîner des performances de danse et des fonctions d'hôte interactif. Abel Deng, directeur régional Moyen-Orient et Asie-Pacifique d'AGIBOT, a qualifié 2026 de "jalon critique" pour atteindre un état de déploiement opérationnel, et a listé les applications industrielles et commerciales ciblées pour l'Indonésie : chargement et déchargement sur lignes de production, tri logistique, guidage en espace public, assistance retail, patrouilles de sécurité, inspections et nettoyage commercial. Aucun volume de déploiement, aucun tarif ni spécification technique détaillée du robot A2 n'ont été communiqués lors de l'événement. Il convient de distinguer nettement ce qui a été montré à Jakarta, une démonstration à visée culturelle et commerciale, de ce qui constitue un déploiement réel. Sur ce dernier point, AGIBOT avait franchi un cap concret plus tôt cette année en intégrant ses robots G2 sur une ligne de fabrication de tablettes active chez Longcheer Technology, l'un des premiers usages documentés d'un humanoïde en production d'électronique grand public. Le showcase jakartan relève davantage du positionnement géographique que de la mise en production. L'implication d'ASIX comme partenaire local signale une approche d'adaptation culturelle que plusieurs intégrateurs régionaux jugent indispensable pour réduire les frictions d'adoption dans des marchés à forte sensibilité sociale, notamment en Asie du Sud-Est où l'automatisation progresse rapidement dans les secteurs industriel et de services. AGIBOT est l'un des constructeurs chinois d'humanoïdes les mieux capitalisés, aux côtés d'Unitree Robotics, de Fourier Intelligence et d'UBTECH. Le segment reste extrêmement concurrentiel à l'échelle mondiale : Figure Robotics (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon), Physical Intelligence (pi-0), NVIDIA (GR00T N2) et Boston Dynamics (Atlas électrique) définissent chacun leur propre lecture du marché entre dextérité, autonomie cognitive et industrialisation à grande échelle. La présence de l'A2 au Met Gala de New York quelques semaines avant Jakarta illustre la double logique de la stratégie AGIBOT : image de marque globale d'un côté, pénétration B2B régionale de l'autre. Les suites annoncées incluent des pilotes dans les secteurs industriels et de services en Indonésie, sans calendrier précis ni volumes confirmés à ce stade.

UELa percée d'AGIBOT en Asie du Sud-Est illustre la stratégie d'internationalisation des constructeurs chinois d'humanoïdes, renforçant indirectement la pression concurrentielle sur les acteurs industriels et robotiques européens.

Chine/AsieOpinion
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Des robots humanoïdes chinois déployés dans les aéroports japonais face à la pénurie de main-d'œuvre
3SCMP Tech 

Des robots humanoïdes chinois déployés dans les aéroports japonais face à la pénurie de main-d'œuvre

Japan Airlines (JAL) a annoncé le lancement d'un essai pilote de deux ans utilisant des robots humanoïdes pour les opérations de manutention au sol à l'aéroport de Haneda, à Tokyo. Le programme est mené en partenariat avec GMO AI & Robotics et implique des modèles produits par deux fabricants chinois : Unitree et UBTech. Les tâches visées concernent la gestion des bagages et du fret en piste, des opérations aujourd'hui très dépendantes d'une main-d'oeuvre que le Japon peine structurellement à recruter. Ce déploiement illustre un tournant dans l'adoption de la robotique humanoïde : ce n'est plus un laboratoire ou un salon professionnel, mais un environnement opérationnel contraint, avec des cycles courts, des charges physiques réelles et une pression de fiabilité élevée. Le choix de fournisseurs chinois par une compagnie aérienne japonaise est également notable sur le plan industriel et géopolitique, signalant que la compétitivité prix et la maturité technique des acteurs comme Unitree ou UBTech commencent à peser face aux alternatives japonaises ou occidentales. Pour les intégrateurs, c'est un signal que les humanoïdes entrent dans la chaîne logistique aéroportuaire, un secteur jusqu'ici dominé par les AMR à roues. Le Japon fait face à l'un des taux de vieillissement de la population active les plus sévères au monde, ce qui en fait un terrain d'adoption naturel pour la robotique avancée. Unitree, fondée en 2016 à Hangzhou, est connue pour ses quadrupèdes accessibles (Go1, Go2) et a élargi sa gamme aux humanoïdes (H1, G1). UBTech, basée à Shenzhen, développe des humanoïdes industriels depuis plusieurs années avec son modèle Walker. Ce pilote JAL constitue l'un des premiers déploiements documentés de robots humanoïdes chinois dans une infrastructure aéroportuaire hors de Chine, et ses résultats sur deux ans pourraient accélérer ou freiner des initiatives similaires en Europe et en Asie du Sud-Est.

UELes résultats de ce pilote sur deux ans pourraient accélérer des décisions similaires dans les aéroports européens, en exposant les gestionnaires d'infrastructure à la compétitivité prix et technique des fournisseurs chinois comme Unitree et UBTech.

Chine/AsieActu
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Un robot humanoïde chinois grandeur nature avec 18 000 capteurs maîtrise 115 degrés de liberté
4Interesting Engineering 

Un robot humanoïde chinois grandeur nature avec 18 000 capteurs maîtrise 115 degrés de liberté

Kinetix AI, une entreprise de recherche en IA basée à Shenzhen, a dévoilé KAI, un robot humanoïde de taille réelle mesurant 173 cm pour 70 kg. Le robot affiche 115 degrés de liberté (DoF) au total, dont 72 concentrés dans les mains, soit 36 DoF par main combinant 22 articulations actives à commande précise et 14 articulations passives jouant le rôle d'amortisseurs mécaniques. KAI peut se déplacer à 5 km/h, soulever jusqu'à 20 kg, et fonctionne 4 heures par charge grâce à une batterie semi-solide de 1,7 kWh. Sa peau tactile synthétique embarque 18 000 points de capteurs capables de détecter des forces à partir de 0,1 newton, permettant une manipulation haptic-aware en temps réel. Le prix annoncé est inférieur à 40 000 dollars, avec une production en série prévue pour fin 2026. Il s'agit pour l'instant d'une annonce avec démonstration vidéo, sans déploiement commercial confirmé. Le nombre de degrés de liberté des mains est la donnée qui retient l'attention des intégrateurs : la majorité des humanoïdes actuels en compétition (Figure 03, Tesla Optimus Gen 3, Agility Digit) plafonnent à 20-30 DoF manuels, rendant la préhension d'objets complexes ou fragiles difficile à fiabiliser. Les 36 DoF par main de KAI, couplés aux 18 000 capteurs tactiles, visent directement ce goulot d'étranglement. Si les performances annoncées se confirment hors conditions de labo, cela représente un argument sérieux pour les cas d'usage de tri, d'assemblage fin et d'interaction service. Le choix de la batterie semi-solide mérite également d'être noté : en réduisant le risque d'emballement thermique par rapport aux cellules Li-ion classiques, Kinetix adresse un frein réel au déploiement en environnement humain. La cible déclarée reste le service (retail, conciergerie, assistance domicile) et non l'industrie lourde, ce qui situe KAI dans la même catégorie commerciale que Sanctuary AI ou Apptronik. Kinetix AI est une structure relativement peu connue hors de Chine, opérant dans un écosystème humanoïde domestique qui comprend des acteurs déjà bien financés comme Unitree (G1, H1), DEEP Robotics et Fourier Intelligence. Pour entraîner KAI, la société a développé un dispositif portable baptisé KAI Halo, permettant à des opérateurs humains de générer des données d'entraînement lors de tâches quotidiennes via capture vidéo première personne, mouvements corporels et données spatiales. L'architecture d'intelligence repose sur un "World Model" à trois couches (base, action, évaluation) intégrant une simulation prédictive avant exécution de mouvement, approche cohérente avec les tendances actuelles en Physical AI (pi0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de NVIDIA). La prochaine étape structurante sera la confirmation de pilotes industriels ou de partenariats distributeurs pour valider la transition du prototype vers le produit livrable.

Chine/AsieOpinion
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