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La startup de robots volants Differential Robotics franchit 500 millions de yuans levés en moins de deux ans
Chine/AsiePandaily 

La startup de robots volants Differential Robotics franchit 500 millions de yuans levés en moins de deux ans

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La startup chinoise Differential Robotics, basée à Hangzhou, a finalisé un tour de table Series A1 de "plusieurs centaines de millions de RMB", portant son financement total à plus de 500 millions de RMB répartis sur six levées en moins de deux ans d'existence. La société développe ce qu'elle appelle des robots volants à "intelligence incarnée" (flying embodied intelligence), une catégorie distincte des drones classiques téléopérés ou à trajectoire préprogrammée. Ses deux produits commerciaux, le P300 et le P300 Pro, sont conçus pour opérer de manière entièrement autonome dans des environnements sans réseau ni GPS, grâce à un système embarqué qualifié de "double cerveau". Le P300 peut enchaîner des missions d'exploration, de cartographie et d'inspection sans intervention humaine ni information préalable sur l'environnement.

Ce positionnement est stratégiquement pertinent dans les segments industriels difficiles d'accès pour les robots terrestres ou les drones conventionnels: espaces confinés, installations souterraines, environnements ATEX ou zones dégradées. L'autonomie sans infrastructure réseau est un différenciateur réel, non un argument marketing, car elle supprime la dépendance aux liens radio qui limitent les drones professionnels actuels. Pour les intégrateurs et les opérateurs industriels, cela réduit le besoin en opérateurs qualifiés et ouvre des cas d'usage en inspection d'actifs (tunnels, cuves, toitures industrielles) que ni les AMR ni les drones FPV ne couvrent efficacement. Reste à qualifier la robustesse de ce "double cerveau" en conditions réelles, les démonstrations publiques disponibles ne donnant pas de métriques précises sur les taux d'échec ou les temps de mission.

Differential Robotics s'inscrit dans un marché de la robotique incarnée en Chine estimé à 400 milliards de RMB d'ici 2030 et au-delà de 1 000 milliards de RMB en 2035 selon le Centre de recherche pour le développement du Conseil d'État. Gao Fei, fondateur de l'entreprise, positionne explicitement le robot volant autonome comme l'équivalent aérien des humanoïdes terrestres (Boston Dynamics Spot, Unitree H1, etc.), sur un vecteur différent mais complémentaire. Sur ce segment spécifique, peu d'acteurs occidentaux ont atteint un niveau de maturité produit comparable, bien que Skydio (États-Unis) et Percepto restent des références en inspection autonome. Les prochaines étapes pour Differential Robotics devraient inclure des pilotes industriels à grande échelle et une certification pour les environnements réglementés, conditions sine qua non pour une commercialisation B2B crédible.

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Près de 500 millions de yuans levés en tour d'amorçage "angel++", sixième tour de financement en seulement six mois d'existence pour la jeune pousse chinoise Delta Intelligence (德塔智能), fondée en janvier 2026 à Pékin. L'entreprise développe des modèles de fondation pour robots humanoïdes (Humanoid Foundation Models, HFMs), visant une manipulation locomotrice généraliste corps entier plutôt qu'une simple démonstration de marche. Le tour réunit des groupes industriels cotés en bourse, des fonds financiers de premier plan (Hillhouse Ventures/GL Ventures, Yuanhe Holdings, Fosun RZ Capital, Huaying Capital, Lenovo Capital) et, fait notable, plusieurs constructeurs de robots humanoïdes eux-mêmes: Zhiyuan Robotics (AgiBot), Leju Robotics, Galbot et Unitree. Les trois cofondateurs, dont le CEO Ma Xiaojian, sont tous docteurs de l'UCLA, formés à Tsinghua et Peking University, et sont passés par Google Robotics, NVIDIA Research, DeepMind, Meta ainsi que l'Institut de recherche en intelligence artificielle générale de Pékin, avec une expérience sur des projets DARPA, ONR et NSF. Techniquement, Delta Intelligence mise sur un moteur de monde 3D natif traitant nuages de points et gaussian splatting plutôt que des représentations visuelles 2D, couplé à un dispositif de capture propriétaire purement visuel qui enregistre en une seule prise les mouvements corps entier (mains, pieds, bassin, épaules) et reconstruit la scène 3D en temps réel, en mode téléopération ou sans robot physique. Le contrôle repose sur une architecture à trois couches: un "cerveau" pour la perception et la planification longue durée, un "cervelet" entraîné par renforcement en simulation massive pour le pilotage moteur fin à des fréquences de dizaines à centaines de hertz, et une couche hybride force-position pour la fluidité du geste. L'argument central de Delta Intelligence répond à une limite documentée du secteur: la plupart des modèles d'IA incarnée raisonnent encore sur des représentations 2D, insuffisantes pour juger la profondeur ou la géométrie nécessaires pour ouvrir une porte ou grimper un escalier, ce qui accumule des erreurs sur les tâches longues en conditions réelles. En entraînant le "cerveau" uniquement sur données réelles (la simulation ne modélisant pas fidèlement les contacts multiples de préhension et d'appui) et le "cervelet" surtout en simulation, l'entreprise illustre une fragmentation croissante du secteur entre fournisseurs de modèles de fondation et constructeurs de robots. Son partenariat direct avec Zhiyuan, Leju, Galbot et Unitree, via un pipeline standardisé de retargeting inter-plateformes, en fait un fournisseur de socle logiciel transférable d'un robot à l'autre sans réentraînement complet, un enjeu central pour l'industrialisation du secteur. Ce rythme de levées reflète l'appétit du capital chinois pour les modèles de fondation robotique, où les constructeurs de robots préfèrent désormais investir chez leurs futurs fournisseurs logiciels plutôt que tout développer en interne. Delta Intelligence se positionne face à des acteurs comme Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2), en misant sur un moteur 3D natif et un dispositif de capture censé lever le goulot d'étranglement des données corps entier, souvent limitées aux mains chez les concurrents. Les fonds serviront à industrialiser ce dispositif de capture, construire la boucle de données associée et étoffer l'équipe de recherche, sans calendrier précis de déploiement client communiqué à ce stade.

Chine/AsieActu
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D-Robotics lève 400 millions de dollars en série C
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La société chinoise D-Robotics a bouclé un tour de série C de 400 millions de dollars, sans divulguer l'identité de ses investisseurs. Les fonds financeront l'extension de son portefeuille de puces Sunrise et une plateforme logicielle complète, couvrant collecte de données, entraînement de modèles, simulation, inférence et déploiement pour la robotique. L'entreprise indique que son chiffre d'affaires a été multiplié plusieurs fois sur un an au premier semestre 2026, sans préciser de montant, et que ses livraisons cumulées de puces Sunrise dépassent désormais 8 millions d'unités. Elle affirme aussi que son activité d'IA incarnée est entrée en production de masse, sa puce Sunrise S600, lancée il y a six mois, ayant déjà été adoptée par plus de 20 clients. Ce tour de table conforte l'idée d'une filière chinoise verticale, des semi-conducteurs jusqu'au logiciel embarqué, pour équiper robots industriels, AMR et humanoïdes. La promesse d'une chaîne logicielle unifiée, du recueil de données jusqu'au déploiement en production, répond à une difficulté courante des intégrateurs, souvent contraints d'assembler des briques disparates entre entraînement et exécution embarquée. Le volume de 8 millions de puces livrées suggère un déploiement déjà conséquent, mais la croissance de revenus « plusieurs fois » supérieure et l'adoption par « plus de 20 clients » restent des chiffres sans base de comparaison précise, ce qui invite à la prudence avant d'en conclure à une maturité de marché confirmée. D-Robotics s'inscrit dans une vague de fournisseurs chinois de puces pour la vision embarquée et l'autonomie, aux côtés d'acteurs comme Horizon Robotics, alors que Nvidia et Qualcomm occupent une position comparable en Occident. Sa bascule revendiquée vers l'IA incarnée en production de masse s'ajoute à la course des fournisseurs de calcul embarqué pour capter la demande de fabricants de robots humanoïdes et de bras manipulateurs en quête de piles matérielles et logicielles prêtes à l'emploi. L'entreprise n'a communiqué ni calendrier de déploiement pour sa nouvelle plateforme logicielle ni nouveaux partenariats industriels liés à ce financement.

Chine/AsieActu
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La startup chinoise Zenbot, spécialisée dans l'infrastructure d'IA embodied, a bouclé un tour de financement d'amorçage de près de 100 millions de yuans (environ 14 millions de dollars). Le tour est co-piloté par trois industriels cotés de la fabrication de précision : ChangYing Precision (300115.SZ), Kedali (002850.SZ) et Zhaoming Technology (301000.SZ), auxquels s'ajoutent le fonds entrepreneurial L2F Light Source et Sirius Capital. L'utilisation des fonds cible quatre axes : le développement d'un world model à vocation généraliste pour l'IA embodied, la production en série de modules articulaires exploitant des drivers GaN de troisième génération, le déploiement d'une architecture de communication temps réel dite "cerveau-colonne vertébrale" (brain-spine), et le renforcement des capacités de conception full-stack pour la production de masse de produits complets. Ce financement signale une tendance structurelle dans l'écosystème robotique chinois : les équipementiers de précision entrent directement au capital des startups d'IA embodied, cherchant à sécuriser un accès précoce aux briques technologiques critiques. L'intégration de drivers GaN dans les modules articulaires est un pari technique notable, ces composants semi-conducteurs de troisième génération promettent une densité de puissance supérieure et des pertes réduites par rapport au silicium classique, ce qui est déterminant pour l'autonomie et la compacité des robots humanoïdes. L'architecture brain-spine en temps réel répond à un verrou bien identifié du secteur : la latence de communication entre le contrôleur central et les actionneurs périphériques, souvent citée comme obstacle au déploiement industriel fiable. Zenbot s'inscrit dans une vague dense de startups chinoises d'IA embodied qui cherchent à concurrencer Figure, Boston Dynamics ou 1X Technologies sur le terrain des briques d'infrastructure plutôt que sur celui des robots finis. Le co-fondateur Dr. Jia Zhenzhong, diplômé du département d'instruments de précision de Tsinghua et docteur de l'Université du Michigan, positionne l'entreprise à l'intersection de la robotique, de la vision par ordinateur et des grands modèles d'IA. Aucun prototype public, ni timeline de production en série, ni client annoncé à ce stade : ce tour reste une annonce d'intention, avec des jalons technologiques ambitieux encore à démontrer.

Chine/AsieOpinion
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Deep Robotics : le robot humanoïde franchit des marches en béton et un terrain accidenté (vidéo)
4Interesting Engineering 

Deep Robotics : le robot humanoïde franchit des marches en béton et un terrain accidenté (vidéo)

Deep Robotics, entreprise basée à Hangzhou, a diffusé une nouvelle vidéo montrant son robot humanoïde DR02 gravir des escaliers en béton en extérieur, après des démonstrations antérieures le montrant courir sur de l'herbe accidentée, sauter des obstacles et évoluer sur terrain difficile. Le DR02 mesure 175 cm pour 65 kg avec batterie, dispose de 31 degrés de liberté (six par jambe, sept par bras, trois à la taille), d'une vitesse de marche normale de 1,5 m/s et d'une vitesse maximale testée en laboratoire de 4 m/s. Il peut grimper en continu des marches jusqu'à 25 cm de haut et gérer des pentes jusqu'à 20 degrés, avec une charge utile de 10 kg répartie sur ses deux bras. Sa caractéristique distinctive est une certification IP66 sur l'ensemble du corps, garantissant une résistance à la poussière et à l'eau, pour un fonctionnement de -20°C à 55°C. Sa perception combine un LiDAR, trois caméras de profondeur et une caméra grand angle, épaulés par un processeur industriel 64 bits octa-core (16 Go de RAM, 128 Go de stockage) et un processeur IA délivrant jusqu'à 275 TOPS, le tout alimenté par une batterie amovible de 1 440 Wh. Récemment, le robot a aussi été vu transportant un extincteur et opérant à proximité d'infrastructures électriques haute tension. Cette démonstration intervient à un moment charnière pour Deep Robotics, qui a déposé une demande d'introduction en bourse sur le STAR Market de Shanghai visant à lever environ 367,4 millions de dollars, demande récemment acceptée. L'entreprise s'appuie sur un premier bénéfice net enregistré en 2025, d'environ 4,2 millions de dollars. Dans un contexte où les entreprises chinoises de robotique humanoïde se livrent une course à la commercialisation, les investisseurs cherchent des preuves que ces machines peuvent se déplacer de façon fiable en conditions réelles, au-delà des démonstrations scénarisées en studio. Montrer un humanoïde gravir des marches en béton extérieur plutôt qu'un sol plat de laboratoire répond directement à ce doute récurrent sur l'écart entre démo et réalité opérationnelle, un enjeu central pour tout intégrateur industriel évaluant ces plateformes pour l'inspection d'équipements, la réponse d'urgence ou la maintenance d'infrastructures. Deep Robotics, initialement connue pour ses robots quadrupèdes, dont un modèle récemment utilisé pour suivre des antilopes tibétaines à 4 700 mètres d'altitude, étend désormais son savoir-faire en robotique tout-terrain vers la forme humanoïde avec le DR02. Le robot cible explicitement les environnements industriels et dangereux, les usines, l'inspection d'équipements et les zones électriques à haute tension, plutôt que les usages domestiques ou de service privilégiés par certains concurrents. L'entreprise propose également du matériel modulaire à démontage rapide, permettant de remplacer avant-bras, bras complets ou jambes. Aucun calendrier de déploiement commercial ni pilote client n'a été précisé dans cette annonce, qui reste avant tout une démonstration de capacités techniques accompagnant le processus d'introduction en bourse.

Chine/AsieActu
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