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Seacon Logistics choisit Dexory pour renforcer la continuité opérationnelle dans 90 000 m² d'entrepôts
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Seacon Logistics choisit Dexory pour renforcer la continuité opérationnelle dans 90 000 m² d'entrepôts

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Seacon Logistics, opérateur logistique néerlandais, a retenu la solution DexoryView de la startup britannique Dexory pour couvrir deux entrepôts situés à Maasbree, aux Pays-Bas (Zonneveld 1 et Zonneveld 3). Le déploiement porte sur environ 90 000 m² de rayonnages dédiés à la manutention de marchandises générales et de produits de grande consommation (FMCG) en conditions ambiantes. Aucune date de mise en service ni tarification n'ont été communiquées dans l'annonce.

DexoryView repose sur des robots AMR (autonomous mobile robots) qui parcourent les allées de manière autonome et scannent en continu les stocks en rayonnage, alimentant une couche analytique en quasi temps réel. Pour un opérateur gérant des volumes FMCG à rotation rapide, l'enjeu est concret : réduire les écarts d'inventaire, les erreurs de localisation et les comptages manuels coûteux, tout en maintenant la cadence opérationnelle. Le déploiement sur deux sites simultanément suggère une phase de standardisation plutôt qu'un pilote exploratoire, ce qui est notable.

Fondée en 2021 à Londres, Dexory a levé environ 34 millions de dollars en série A en 2023 et cible prioritairement les grands entrepôts logistiques européens. Sur le créneau du scanning d'inventaire automatisé, elle concurrence Gather AI (drones), Corvus (drones aussi) et des approches RFID fixes. Seacon Logistics, qui opère plusieurs millions de m² de surface logistique en Europe du Nord, représente une référence sectorielle significative pour Dexory dans le segment FMCG, un marché où la précision d'inventaire conditionne directement les niveaux de service contractuels.

Impact France/UE

Le déploiement de DexoryView sur 90 000 m² d'entrepôts néerlandais de Seacon Logistics ancre Dexory comme référence sectorielle sur le marché logistique FMCG européen, accélérant potentiellement l'adoption des AMR d'inventaire dans les grands opérateurs logistiques de l'UE.

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SAP et Cyberwave déploient des robots autonomes à base d'IA dans un entrepôt logistique SAP
1Robotics & Automation News 

SAP et Cyberwave déploient des robots autonomes à base d'IA dans un entrepôt logistique SAP

SAP, premier éditeur mondial de logiciels ERP avec plus de 300 000 clients dans 180 pays, et Cyberwave, startup spécialisée en logiciels IA pour la robotique, ont annoncé le déploiement de robots autonomes alimentés par intelligence artificielle dans un entrepôt logistique SAP en activité. Le communiqué ne précise pas les caractéristiques techniques des robots (payload, degrés de liberté, temps de cycle), ni les volumes traités, ni la localisation géographique du site. Cette initiative s'inscrit dans la stratégie "Physical AI" que SAP a formellement annoncée en 2025. Ce déploiement est notable parce qu'il marque un glissement de rôle pour SAP : l'éditeur ne se contente plus de fournir les logiciels WMS (Warehouse Management System) qui orchestrent la logistique, il opère désormais directement des robots autonomes dans ses propres installations. Pour les intégrateurs et les DSI industriels, cela pose une question concrète : SAP cherche-t-il à absorber la couche middleware robotique dans sa suite, réduisant la marge de manoeuvre des spécialistes tiers ? La distinction entre annonce de déploiement et mise en production pérenne reste à confirmer, le communiqué ne donnant pas de métriques opérationnelles vérifiables. Cyberwave, fondée pour développer des couches logicielles d'autonomie pour robots industriels, s'appuie ici sur l'intégration native avec l'écosystème SAP comme argument commercial différenciant. Dans l'espace AMR pour entrepôts, la concurrence est dense : Exotec (France, déjà déployé chez Decathlon et Fnac-Darty), Locus Robotics, Körber et Boston Dynamics se disputent les grands comptes. L'absence de chiffres concrets dans cette annonce invite à attendre une communication plus étoffée avant d'évaluer l'impact réel du partenariat.

UESAP, éditeur ERP allemand au cœur des systèmes logistiques européens, amorce une intégration verticale vers la couche robotique physique qui pourrait réduire la marge de manœuvre des intégrateurs tiers et forcer les DSI industriels européens à reconsidérer leur architecture middleware.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Comau s'associe à Omron pour accélérer l'automatisation industrielle avancée dans les secteurs manufacturiers en forte croissance
2Robotics & Automation News 

Comau s'associe à Omron pour accélérer l'automatisation industrielle avancée dans les secteurs manufacturiers en forte croissance

Comau, filiale robotique de Stellantis basée en Italie, et Omron Robotics, division automation du groupe japonais Omron Corporation, ont signé un accord de collaboration stratégique destiné à accélérer le déploiement de solutions d'automatisation industrielle avancée. Le partenariat cible quatre segments à forte croissance : l'électronique, les semi-conducteurs, la fabrication médicale et l'intralogistique industrielle légère. L'accord porte sur la commercialisation conjointe de solutions flexibles et rapidement déployables, sans que les termes financiers ni les premières installations clients n'aient été communiqués à ce stade. L'intérêt industriel de ce rapprochement tient à la complémentarité des portefeuilles : Comau apporte ses bras robotiques industriels et cobots (dont la gamme AURA) ainsi que son expertise en intégration de lignes complexes, tandis qu'Omron couvre la mobilité autonome (AMR série LD/HD) et les robots collaboratifs TM. Pour un intégrateur ou un COO industriel, cette alliance réduit le nombre d'interlocuteurs pour construire une cellule complète alliant manipulation fixe et transport autonome, un besoin réel dans les ateliers de semi-conducteurs ou de dispositifs médicaux où les flux sont fragmentés et les changements de série fréquents. Il convient toutefois de noter que l'annonce reste au stade de l'accord-cadre, sans déploiement terrain confirmé. Comau opère depuis les années 1970 et a renforcé son positionnement cobot et exosquelette (MATE) après son spin-off partiel de Stellantis. Omron Robotics, de son côté, concurrence directement MiR (Rockwell), Fetch Robotics (Zebra) et Locus Robotics sur le segment AMR. Ce type d'alliance entre robotique fixe et mobile suit une tendance observée chez ABB/Asti et FANUC/iLink, signalant que la course aux solutions d'automatisation bout-en-bout s'intensifie à l'échelle mondiale.

UEComau (Italie/Stellantis), acteur européen clé de la robotique industrielle, renforce son offre bout-en-bout avec les AMR Omron, ce qui pourrait bénéficier aux industriels européens des secteurs semi-conducteurs et médical cherchant à réduire leurs interlocuteurs d'intégration.

FR/EU ecosystemeActu
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L'Allemagne prévoit des bras robotiques pour récupérer 126 000 fûts de déchets nucléaires dans une mine de sel
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L'Allemagne prévoit des bras robotiques pour récupérer 126 000 fûts de déchets nucléaires dans une mine de sel

La société d'ingénierie allemande Bilfinger et l'institut de recherche Fraunhofer IOSB développent conjointement un système téléopéré pour extraire environ 126 000 fûts de déchets radioactifs de la mine de Asse II, dans le nord de l'Allemagne. Commandé par la BGE (Bundesgesellschaft für Endlagerung, l'entreprise fédérale chargée de la gestion des déchets radioactifs), le projet affronte des conditions extrêmes : chambres situées à plusieurs centaines de mètres de profondeur, conteneurs corrodés par des décennies d'exposition au sel et à l'humidité, fûts empilés, éparpillés ou partiellement ensevelis. Bilfinger conçoit un excavateur d'essai multifonction équipé de pinces, couteaux et godets, capable de manipuler des fûts potentiellement fuyards sans provoquer de contamination supplémentaire, dans un environnement salin à visibilité réduite. Fraunhofer IOSB, fort de son programme ROBDEKON dédié à la robotique en milieu dangereux, pilote la couche autonome : fusion de capteurs, perception 3D temps réel et cinématique inverse permettent à l'opérateur de désigner une cible pendant que le système calcule automatiquement le trajet optimal. Les tâches répétitives, comme le transfert des fûts dans des conteneurs de transport, seront également automatisées pour réduire la charge opérateur. L'intérêt du projet dépasse la seule mine d'Asse. La combinaison de téléopération robuste, de jumeau numérique et d'un environnement de test répliquant les conditions souterraines constitue une approche méthodologique directement transposable à d'autres chantiers de remédiation nucléaire. Le digital twin permet de simuler mouvements, charges et contraintes environnementales avant tout déploiement physique, limitant les risques de défaillance en conditions réelles. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, la valeur réside dans l'architecture : une salle de contrôle distante couplée à des systèmes d'assistance avancés compense l'impossibilité d'intervention humaine directe dans les zones les plus irradiées. Il convient toutefois de préciser que le projet reste en phase de développement et de test, sans date de déploiement opérationnel communiquée. La mine d'Asse II est un cas d'école du risque nucléaire à long terme : ancienne mine de sel reconvertie en site expérimental de stockage entre 1967 et 1978, elle a révélé ses fragilités structurelles lorsque des infiltrations d'eau ont commencé à menacer l'intégrité des conteneurs. La BGE, chargée de la remédiation depuis, a fait de leur extraction une priorité nationale. Le binôme Bilfinger-Fraunhofer IOSB opère sur un marché de niche où peu d'acteurs disposent de la double compétence en ingénierie lourde et robotique avancée, aucun concurrent direct n'étant identifié sur ce segment spécifique. Les technologies développées, notamment pour la téléopération en espace confiné et la validation par simulation, présentent un intérêt direct pour des sites comparables : Hanford aux États-Unis ou d'autres installations héritées de la Guerre froide posent des défis structurellement similaires en matière de remédiation nucléaire.

UEProjet porté par deux acteurs allemands majeurs (Bilfinger, Fraunhofer IOSB) mandatés par le gouvernement fédéral allemand pour résoudre un défi de remédiation nucléaire national, avec une méthodologie (téléopération en espace confiné, jumeau numérique) directement transposable à d'autres sites nucléaires européens hérités.

FR/EU ecosystemeOpinion
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Exotec s'associe à Musinsa pour automatiser l'entrepôt de cette marque de K-fashion en pleine croissance
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Exotec s'associe à Musinsa pour automatiser l'entrepôt de cette marque de K-fashion en pleine croissance

Exotec, entreprise française de robotique logistique fondée en 2015 à Lille, annonce son premier déploiement commercial en Corée du Sud en partenariat avec Musinsa, principale plateforme de mode coréenne (K-fashion). Le projet consiste à équiper un nouvel entrepôt automatisé de Musinsa avec le système Skypod d'Exotec, des robots AMR capables de grimper sur des structures de rayonnage à grande hauteur pour préparer les commandes. Les détails opérationnels précis (nombre de robots, capacité de stockage, débit horaire) ne sont pas divulgués dans l'annonce, ce qui limite l'évaluation indépendante des performances annoncées. Ce contrat représente une étape stratégique dans la pénétration du marché asiatique par Exotec, après une implantation au Japon ces dernières années. Pour Musinsa, dont la croissance internationale s'accélère portée par l'engouement mondial pour la mode coréenne, l'automatisation de la logistique est un levier direct de scalabilité : réduire le coût de traitement par commande et absorber les pics saisonniers sans recrutement proportionnel. Ce type de déploiement confirme que les solutions de goods-to-person à robots grimpants trouvent preneurs dans la mode en ligne, un secteur à forte variabilité SKU et cadences irrégulières. Exotec a levé 335 millions de dollars en Serie D en 2022, atteignant le statut de licorne, et compte parmi ses clients Decathlon, 3PL Geodis ou encore Carrefour en Europe. La compétition sur le segment goods-to-person est intense, avec AutoStore (norvégien, très présent en logistique mode), Hai Robotics (chinois, fortement implanté en Asie), et Symbotic côté américain. L'entrée en Corée du Sud positionne Exotec dans un marché e-commerce dynamique avant une éventuelle introduction en bourse évoquée par la direction.

UECe déploiement en Corée du Sud conforte la stratégie d'expansion asiatique d'Exotec (licorne française fondée à Lille) et renforce la crédibilité de l'écosystème robotique français à l'international, avec une introduction en bourse potentielle en ligne de mire.

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