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Chine/AsieTechNode 

La filiale de WeRide spécialisée dans les données d'IA physique lève des dizaines de millions de dollars

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Jingshuo, filiale de WeRide spécialisée dans l'infrastructure de données pour l'IA physique, a levé plusieurs dizaines de millions de dollars lors d'un tour de pré-série A. Le tour réunit Vision Knight Capital, Hong Kong Science and Technology Parks Corporation et Sirius Capital. Les fonds serviront à étoffer l'équipe de R&D, à développer la plateforme de données, des world models (modèles internes simulant l'évolution d'un environnement) et des systèmes de construction de compétences robotiques réutilisables. Jingshuo prévoit aussi de produire davantage de jeux de données de qualité couvrant des tâches et des environnements d'exploitation variés. Son CEO, Huo Da, fut le premier employé de WeRide et a contribué à monter ses équipes d'ingénierie en Chine, aux États-Unis et à Singapour. Jingshuo reste une filiale majoritairement détenue par WeRide, opère de façon indépendante, et ses résultats continuent d'être consolidés dans les comptes de la maison mère. Le montant exact du tour n'est pas communiqué, et aucune valorisation ni aucun client n'a été cité.

Le signal dépasse la levée elle-même. Dans la robotique généraliste, la donnée est devenue le principal goulot d'étranglement, bien avant le matériel ou l'architecture des modèles VLA (vision-langage-action). Les modèles de fondation pour robots ont besoin de trajectoires de manipulation et de navigation diversifiées, bien plus rares que le texte ou l'image. Un acteur issu de la conduite autonome, qui a déjà bâti des chaînes de collecte, d'annotation et de simulation à grande échelle, tente de transposer ce savoir-faire vers d'autres formes d'incarnation. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, cela suggère qu'une couche « données et compétences » pourrait se détacher des fabricants de robots et se vendre séparément. Reste une inconnue de taille : rien ne prouve encore que les méthodes de données de la conduite autonome se transfèrent efficacement à la manipulation, où la variabilité des contacts et des objets est très différente.

WeRide, coté et actif dans les robotaxis, les robobus et les véhicules utilitaires autonomes, cherche ici à diversifier son exposition vers l'IA physique tout en isolant ce pari dans une entité distincte, ouverte à des investisseurs externes. La démarche rappelle celle d'autres groupes chinois de conduite autonome et de plateformes de données, ainsi que d'acteurs occidentaux comme Scale AI, ou de sociétés de modèles robotiques comme Physical Intelligence (Pi-0) et NVIDIA (GR00T), qui structurent aussi leurs offres autour de la donnée. La présence de HKSTP, organisme public de Hong Kong, indique par ailleurs un soutien institutionnel à cette filière. Les prochaines étapes à surveiller sont la publication de jeux de données ou de benchmarks, l'annonce de partenaires robotiques et un éventuel tour de série A.

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La startup chinoise PHYMI, spécialisée dans l'IA incarnée, a levé près de 100 millions de dollars en seed. Le tour est mené par IDG Capital, avec la participation de Yunqi Capital, du groupe de VTC DiDi, de Fosun RZ Capital, de Glory Ventures et du fabricant de LiDAR Hesai Technology. Fondée en 2026 par Liu Nianqiu, ancien cadre de la société de conduite autonome DeepRoute.ai, PHYMI développe des « Physical Agents » censés comprendre des objectifs, se déplacer et manipuler des objets pour accomplir des tâches dans des environnements ouverts et changeants. Selon un communiqué relayé par Yunqi Partners, lui-même investisseur au capital, les fonds financeront la recherche sur les technologies de base, des infrastructures de données réelles, l'ingénierie produit et le recrutement, sans qu'aucune démonstration ni fiche technique n'ait été rendue publique. Un tel montant à un stade seed illustre la course aux valorisations qui touche désormais la robotique généraliste chinoise, comme aux Etats-Unis autour de Figure AI ou Physical Intelligence. Le mélange d'investisseurs financiers et industriels, DiDi pour la mobilité, Hesai pour la perception 3D, suggère une convergence entre conduite autonome et robotique physique plutôt qu'un simple pari spéculatif. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, PHYMI reste pour l'instant une équipe et une thèse d'investissement : ni degré de liberté, ni charge utile, ni temps de cycle, ni site de déploiement n'ont été communiqués, signe que l'argent circule ici plus vite que les preuves de fonctionnement réel. Liu Nianqiu apporte l'expérience de DeepRoute.ai, société chinoise de conduite autonome. PHYMI arrive sur un marché déjà dense, entre acteurs chinois de l'humanoïde comme Unitree, AgiBot ou UBTech, et modèles vision-langage-action occidentaux tels que Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de Nvidia. Aucun pilote client, partenaire de déploiement ni calendrier produit n'a été annoncé à ce stade, l'entreprise se concentrant pour l'instant sur la constitution de ses équipes et de ses infrastructures de données réelles.

Chine/AsieOpinion
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La startup PsiBot, spécialisée en IA incarnée, lève plus de 100 millions de dollars avec des investisseurs industriels
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La startup PsiBot, spécialisée en IA incarnée, lève plus de 100 millions de dollars avec des investisseurs industriels

PsiBot, startup chinoise spécialisée en manipulation dextre pilotée par IA incarnée, a boucle un tour de financement de plus de 100 millions de dollars, rapporte TechNode. Les nouveaux investisseurs incluent Ningbo Tuopu Group, un fonds adosse a Chery Holdings, Lens Technology, 37 Interactive Entertainment, Wuhu Investment Holding Group et Fosun Fortune Capital, aux cotes de l'actionnaire historique Zhuhai Technology Industry Group. Les fonds financeront la recherche sur les modèles du monde incarnes, la collecte de données de téléopération humaine et des déploiements en logistique et fabrication avancée. Ce tour de table confirme surtout l'appétit persistant du capital chinois pour l'IA incarnée, loin des projecteurs occidentaux. L'entrée d'investisseurs industriels comme Tuopu (équipementier automobile) et le fonds lie a Chery est le signal le plus concret : des acteurs de la chaine manufacturière parient sur un usage a court terme en usine. Son architecture duale, qui sépare politique d'action (Psi-R2) et modélisation du monde (Psi-W0), rejoint une approche déjà suivie par Nvidia avec GR00T N2 ou par Figure avec Helix, mais l'annonce ne fournit aucun volume ni client nomme : un financement n'est pas une preuve d'usage a l'échelle. PsiBot rejoint une liste déjà longue de startups chinoises d'IA incarnée ayant levé des tours a neuf chiffres, aux cotes d'AgiBot, Unitree, Galbot ou UBTech, dans une course ou le capital chinois mise sur le volume. Le profil des investisseurs, issus de l'automobile et du divertissement, illustre une diversification vers des groupes industriels en quête d'accès technologique ; aucun calendrier de pilotes ni de site de déploiement précis n'a été communique.

Chine/AsieActu
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Le fabricant de capteurs tactiles Matrix Innovation lève plusieurs dizaines de millions de RMB
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Le fabricant de capteurs tactiles Matrix Innovation lève plusieurs dizaines de millions de RMB

Matrix Innovation, un fabricant de capteurs tactiles basé à Dongguan, a levé plusieurs dizaines de millions de RMB, selon le STAR Market Daily du 10 octobre. Le tour réunit X Square Robot, un fonds d'investissement de Songshan Lake et le fonds XBOT PARK, déjà actionnaire, ainsi qu'une autre entreprise d'IA embarquée non nommée. Fondée en 2021 par Kuang Zheng, ancien ingénieur capteurs chez DJI, la société développe des capteurs de pression souples et des gants qui enregistrent le toucher et la position de la main pour entraîner des robots. Elle propose six modèles de gants de collecte de données, dont des versions à plus de 360 et plus de 800 points de détection. Elle affirme avoir livré 350 000 jeux de capteurs en 2025 et fournir des constructeurs de robots ainsi que des sociétés de collecte de données. Les fonds serviront à développer une nouvelle génération de gants, à renforcer la chaîne d'approvisionnement et à augmenter la capacité de production. L'entreprise vise plusieurs milliers de gants livrés en 2026. Le montant reste modeste, mais le signal est celui d'un déplacement de la valeur vers les données de manipulation. Les modèles vision-langage-action (VLA) s'entraînent surtout sur la vision et la proprioception, alors que le contact, la force et le glissement manquent dans la plupart des jeux de données de téléopération. Des gants à plusieurs centaines de points de mesure visent à combler ce manque et à capturer la dextérité humaine à moindre coût que la téléopération de robots. La présence d'un fabricant de robots comme X Square Robot au capital suggère un besoin réel d'approvisionnement, et pas seulement un pari financier. Il faut toutefois relativiser les chiffres. Les 350 000 jeux de capteurs sont déclarés par l'entreprise, sans précision sur la taille des jeux ni sur la part vendue aux robots plutôt qu'à d'autres usages. L'écart entre ce volume et les « plusieurs milliers » de gants prévus en 2026 montre que le gant de collecte reste un produit à petite échelle. Rien n'indique non plus que le transfert de ces données tactiles humaines vers des mains robotisées ait été démontré à grande échelle. Ce financement s'inscrit dans la course chinoise à l'IA embarquée, où les données d'entraînement sont devenues un goulot d'étranglement. Plusieurs acteurs misent sur des centres de collecte de téléopération, sur des exosquelettes de capture et sur des gants, tandis que des laboratoires occidentaux comme ceux de Physical Intelligence (Pi-0) ou Nvidia (GR00T) privilégient la téléopération et les données vidéo. Dans le tactile, Matrix Innovation côtoie des spécialistes de la peau électronique et des capteurs de force pour mains dextres, sans qu'aucun standard ne se dégage encore. La prochaine étape sera de vérifier si la nouvelle génération de gants atteint les volumes annoncés et si des constructeurs de robots publient des résultats mesurables sur l'apport de ces données tactiles.

UEPas d\'impact direct sur la France/UE

Chine/AsieActu
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Dogotix, filiale humanoïde de XPeng Motors, lève 900 millions de dollars
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Dogotix, filiale humanoïde de XPeng Motors, lève 900 millions de dollars

XPeng Motors, le constructeur chinois de véhicules électriques basé à Guangzhou, a annoncé que sa filiale robotique Dogotix a levé plus de 900 millions de dollars lors d'un premier tour de financement, portant sa valorisation pré-money à 5 milliards de dollars et sa valorisation post-transaction à plus de 6,3 milliards de dollars. Dogotix, fondée en 2016 à Shenzhen, reste une filiale de XPeng et He Xiaopeng conserve la direction des deux entités. La société développe le robot humanoïde IRON, destiné aux magasins de détail et aux campus industriels, ainsi que des robots quadrupèdes et à chenilles pour la maison intelligente, la logistique, l'inspection électrique et la sécurité. XPeng vise une production de 1 000 unités IRON par mois d'ici fin 2026, avec un début des livraisons commerciales prévu en 2027. L'entreprise, fondée en 2014, a par ailleurs lancé en mai son premier robotaxi basé sur sa plateforme GX et cherche toujours à atteindre la rentabilité, selon le Wall Street Journal. Dogotix, comme jeune pousse, a enregistré des pertes en 2024 et en 2025. Ce tour de table constitue, selon XPeng, le plus important financement privé jamais réalisé dans le secteur chinois de l'IA incarnée. Il confirme surtout une tendance de fond : les constructeurs automobiles s'imposent comme acteurs centraux de la robotique humanoïde, aux côtés des spécialistes purs. Hyundai teste déjà l'Atlas de Boston Dynamics, Tesla prépare la production à grande échelle de son Optimus, et BMW Group a déployé le Figure 03 de Figure AI après une phase de tests. Ces groupes parient sur un marché potentiel massif pour des machines complexes produites en série, mais l'écart entre les annonces de financement et la valeur commerciale réellement livrée reste net : Unitree Robotics, dont l'introduction en Bourse a levé environ 906 millions de dollars, a vu son action bondir de près de 460 % avant de reculer de 44 % depuis son sommet, rappel que la spéculation financière précède largement les preuves de déploiement à l'échelle. Le tour de Dogotix a été mené par IDG Capital, avec la participation d'investisseurs stratégiques historiques de XPeng, Alibaba et Tencent, ainsi que de Gaorong Ventures, déjà investisseur dans le spécialiste chinois de la conduite autonome Momenta et dans la startup humanoïde AgiBot. Il s'inscrit dans une vague d'investissement mondiale : NEURA Robotics a bouclé une série C pouvant atteindre 1,4 milliard de dollars, Apptronik une série A totalisant 935 millions de dollars, Agility Robotics un accord SPAC de 620 millions de dollars et Humanoid une série A de 152 millions de dollars. Selon Dealroom.co, les investisseurs ont injecté plus de 8,7 milliards de dollars de capital-risque dans la robotique humanoïde depuis le début de l'année, dont les deux tiers vers des entreprises chinoises. Reste à savoir si et quand ces sociétés, XPeng comme les autres, parviendront à transformer ces valorisations en revenus commerciaux réels, alors que la production de masse et les premières livraisons d'IRON ne sont attendues qu'en 2027.

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