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Chine/AsieInteresting Engineering 

110 robots humanoïdes dansent en parfaite synchronisation et établissent un record du monde Guinness en Chine

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110 robots humanoïdes dansent en parfaite synchronisation et établissent un record du monde Guinness en Chine
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Le 24 octobre 2026, 110 robots humanoïdes AGIBOT ont dansé simultanément au Yellow River International Convention and Exhibition Center de Jinan, dans la province du Shandong. Cette performance a valu au constructeur chinois un titre Guinness World Records, celui du plus grand nombre de robots humanoïdes dansant en même temps. Un adjudicateur du Guinness était présent pour compter les machines et remettre le certificat. Les robots sont des A3 grandeur nature (désignés Expedition A3). Ils ont sauté, enchaîné des chorégraphies, changé de position à répétition, formé des vagues puis des figures dont le nombre « 2026 ». AGIBOT affirme que les 110 unités sont des modèles de série, sans modification spécifique pour l'occasion. Le pilotage repose sur LinkBots, sa plateforme de planification en essaim et de contrôle de grappe. Elle combine réseaux 5G et Wi-Fi, logiciel de contrôle et positionnement ultra-wideband (UWB), qui donne la position relative de chaque robot au centimètre près pour tenir les espacements et limiter les risques de collision. Le système coordonne l'ensemble à partir de l'état de chaque machine, sans opérateur par robot.

Il faut lire cette démonstration pour ce qu'elle est : un test d'orchestration de flotte, pas une preuve de capacité industrielle. Faire danser 110 humanoïdes valide la fiabilité de la couche réseau, de la localisation et de l'ordonnancement centralisé, ainsi que la reproductibilité d'un produit de série. C'est un indicateur utile pour un intégrateur qui envisagera un jour de gérer des dizaines d'unités sur un même site. En revanche, une chorégraphie pré-programmée, dans un espace connu et équipé en balises UWB, ne dit rien de la manipulation, de la tolérance aux imprévus ou du temps moyen entre pannes en atelier. Les capacités annoncées de LinkBots, comme l'ajustement des formations ou la planification autour d'obstacles, ne sont pas documentées publiquement, et on ignore à quel point elles ont été testées hors démonstration. Aucun chiffre de taux de réussite, de durée de répétition ou de nombre de chutes n'est communiqué. L'écart entre démo et déploiement réel reste donc entier.

AGIBOT arrive à cette annonce avec une dynamique de vitrine. En août, l'entreprise avait remporté 46 médailles, dont 18 en or, à la deuxième édition des World Humanoid Robot Games, dans des épreuves d'athlétisme, de manipulation, de service hôtelier et d'intervention d'urgence. Ces épreuves sont plus parlantes que la danse, même si elles restent des compétitions encadrées. Le mouvement s'inscrit dans la stratégie chinoise de soutien à la robotique humanoïde et à son déploiement commercial dans plusieurs secteurs, où AGIBOT rivalise avec des acteurs locaux comme Unitree et UBTech, et avec les américains Figure et Tesla (Optimus). En Europe, des acteurs comme Wandercraft ou Enchanted Tools avancent sur des créneaux plus ciblés (exosquelettes, robots de service) et sans effets d'annonce de cette ampleur. La suite à surveiller n'est pas un autre record, mais des pilotes clients chiffrés : nombre d'unités louées ou vendues, tâches facturées et disponibilité en production.

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AgiBot synchronise 110 humanoïdes Expedition A3 pour un record Guinness grâce au contrôle d'essaim LinkBots
1Pandaily 

AgiBot synchronise 110 humanoïdes Expedition A3 pour un record Guinness grâce au contrôle d'essaim LinkBots

AgiBot a battu un record Guinness du plus grand nombre de robots humanoïdes dansant simultanément: 110 Expedition A3 grandeur nature ont exécuté une chorégraphie synchronisée au centre de congrès et d'exposition international du fleuve Jaune, à Jinan, le 24 octobre. Un adjudicateur du Guinness a validé le décompte sur place, selon IT Home et Science and Technology Daily. La séquence a duré 5 minutes 43 secondes, enchaînant des mouvements complexes, des phases synchronisées et des changements de formation. Le critère central n'était pas la qualité de la danse mais la capacité d'une flotte de plus de 100 unités à aller au bout sans la moindre erreur. AgiBot affirme qu'il s'agissait d'unités de série standard, sorties de leurs caisses, qui se sont calibrées seules sans pilotage individuel par télécommande. La coordination repose sur LinkBots, le système maison d'ordonnancement multi-robots. Selon Wang Chuang, partenaire et vice-président senior, il combine des trajectoires de formation calculées à partir de l'état réel de chaque robot plutôt que rejouées depuis des mouvements enregistrés, un positionnement en ultra-large bande (UWB) précis à moins de 10 centimètres, et l'envoi d'instructions distinctes à des sous-groupes avec une orchestration évitant les interférences. IT Home ajoute que le système peut compenser localement la défaillance d'une unité. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, l'intérêt tient moins à la chorégraphie qu'à la couche de gestion de flotte. Faire fonctionner plus de 100 humanoïdes sans incident dans un même espace, avec perception de position en temps réel, décision distribuée et évitement dynamique d'obstacles, adresse un verrou réel du déploiement à l'échelle: l'orchestration multi-robots, bien moins médiatisée que les modèles VLA ou la dextérité. Il faut toutefois rester prudent. Il s'agit d'un environnement contrôlé et d'une démonstration scénarisée, avec un positionnement UWB probablement installé en amont dans la salle. Aucune donnée n'est fournie sur les taux de chute, les répétitions nécessaires ou la tolérance aux pannes en conditions ouvertes. Wang Chuang présente ces capacités comme la frontière entre humanoïde de démonstration et outil productif, ce qui reste une affirmation de l'entreprise plutôt qu'une preuve. La performance atteste surtout d'une capacité de production et de mise en service en série. AgiBot affirme que ses robots entrent déjà en service réel: des unités sont testées dans des stations de métro de Jinan, dont Olympic Sports Center et Zhuanshan West Road, pour l'orientation des voyageurs, l'aide à la gestion des flux, les patrouilles de sécurité et l'accueil culturel. Ces essais restent des pilotes, pas un déploiement commercial massif. Les 110 robots du record doivent ensuite servir dans les spectacles touristiques, les services publics, les salles d'exposition et l'éducation, des usages de présence et de représentation plus que de travail industriel. Le constructeur shanghaïen, qui a récemment annoncé la livraison de son 20 000e robot, joue la carte du volume face à Unitree, UBTech, Tesla avec Optimus ou Figure. Le record sert aussi de vitrine pour LinkBots, qui pourrait devenir un argument de vente auprès de clients exploitant des flottes. Les prochains jalons à surveiller sont la publication de chiffres de disponibilité dans le métro et le passage d'usages d'accueil à des tâches productives.

Chine/AsieActu
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SF Express, Sequoia China et IDG investissent dans une licorne en robots humanoïdes issue de Tsinghua
2Pandaily 

SF Express, Sequoia China et IDG investissent dans une licorne en robots humanoïdes issue de Tsinghua

Wujie Power (无界动力), spin-off de l'université Tsinghua spécialisé dans les robots humanoïdes à usage général, a bouclé un tour de financement impliquant des investisseurs chinois et internationaux de premier rang. Ce tour est co-dirigé par Envision Group et le Fonds d'investissement en intelligence artificielle de Pékin, avec la participation récurrente de Sequoia China, Linear Capital, Hillhouse Ventures, Baidu Ventures et Yunshan Capital. La société est par ailleurs sur le point de clôturer une tranche additionnelle dite "angel+++" auprès de capitaux américains et en renminbi, portant le financement total au stade angel à plus de 200 millions de dollars. Ce tour intervient dans la continuité d'un tour stratégique d'un milliard de yuans finalisé en mars 2026. Simultanément, StarTrace (星动纪元), autre constructeur d'humanoïdes issu du même écosystème d'investisseurs, a clôturé un tour dépassant également 200 millions de dollars. Le géant de la logistique SF Express figure parmi les nouveaux entrants, rejoignant le capital à l'intersection de la robotique et de l'automatisation de la chaîne d'approvisionnement. L'annonce ne précise ni la valorisation exacte ni les spécifications techniques du robot : pas de charge utile, de degrés de liberté ou de cadence opérationnelle communiqués. Ces levées consécutives confirment l'appétit persistant du capital-risque chinois pour l'IA incarnée (embodied AI), mais signalent surtout un mouvement stratégique côté industrie. La présence de SF Express au capital est un indicateur concret : un opérateur logistique de cette envergure n'engage pas plusieurs dizaines de millions sans anticiper un horizon d'intégration dans ses entrepôts ou centres de tri. Pour les décideurs B2B, cela suggère que la logistique reste le premier terrain de déploiement visé par les humanoïdes chinois en 2026-2027, avant le manufacturing. Les deux tours simultanés (Wujie Power + StarTrace) indiquent également une stratégie de portefeuille coordonnée, plutôt qu'une conviction isolée sur un seul acteur. Wujie Power s'inscrit dans la vague de spin-offs académiques issus de Tsinghua ces deux dernières années, aux côtés d'acteurs comme Unitree Robotics, Agibot et UBTECH, qui ont tous intensifié leurs levées et annonces produit en 2025-2026. Face à eux, les constructeurs occidentaux Figure AI, Agility Robotics (désormais dans l'orbite d'Amazon) et 1X Technologies avancent sur leurs propres déploiements, tandis qu'en Europe Enchanted Tools et Wandercraft restent à plus petite échelle de capitalisation. La course sino-américaine sur l'humanoïde s'accélère avec des capitaux publics et privés engagés des deux côtés. Les prochaines étapes probables pour Wujie Power sont la clôture de la tranche angel+++ et l'annonce de premiers pilotes industriels, possiblement en logistique avec SF Express en client-investisseur.

UELa concentration de plus de 400 M$ sur deux tours simultanés chez des constructeurs d'humanoïdes chinois accentue l'écart de financement avec Enchanted Tools et Wandercraft, fragilisant le positionnement concurrentiel européen à moyen terme.

Chine/AsieOpinion
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Robot humanoïde grille des kebabs et cuisine des plats chinois dans une démonstration IA impressionnante en direct
3Interesting Engineering 

Robot humanoïde grille des kebabs et cuisine des plats chinois dans une démonstration IA impressionnante en direct

Selon UniX AI, un robot humanoïde a réalisé le 15 juillet une démonstration culinaire en direct à Liuxing Street, dans la ville de Yining, région autonome ouïghoure du Xinjiang, un quartier touristique connu pour son plan urbain hexagonal. Des visiteurs se sont rassemblés dans un restaurant local pour observer la machine préparer des spécialités traditionnelles du Xinjiang. Elle a d'abord grillé des brochettes de viande, une tâche exigeant une coordination fine entre doigts, poignets et bras ainsi qu'un contrôle précis de la force appliquée sur des morceaux de viande souples et irréguliers. Selon les développeurs, le robot a acquis ces gestes de base après moins d'une semaine d'entraînement spécifique, sans que son niveau atteigne celui d'un cuisinier expérimenté. L'exercice le plus délicat portait sur les nouilles étirées à la main (la-mian), spécialité du Xinjiang qui demande des ajustements subtils de pression pour éviter de déchirer ou de faire tomber la pâte, difficulté que rencontrent même des cuisiniers humains débutants. Pour y parvenir, la machine est équipée de capteurs tactiles intégrés à ses mains, mesurant en continu pression, mouvement et forces de contact à chaque tentative, données ensuite utilisées pour affiner ses mouvements par apprentissage. Le modèle exact du robot n'a pas été précisé. Au-delà de l'effet vitrine, l'exercice teste des briques encore fragiles de l'IA incarnée: perception, planification de mouvement et contrôle de force en temps réel face à des conditions changeantes, très éloignées des essais contrôlés en laboratoire. La cuisine reste un cas d'usage particulièrement exigeant en manipulation fine, et le résultat, encore en retrait par rapport à un chef humain, confirme qu'un écart persiste entre les démonstrations scénarisées et une autonomie réellement déployable. Ce type d'essai en conditions réelles est présenté par les ingénieurs comme un moyen d'accélérer le transfert des humanoïdes vers l'hôtellerie, le commerce, la santé et l'assistance domestique, au-delà de leur terrain historique en usine. Cette démonstration sert aussi de vitrine avant les deuxièmes World Humanoid Robot Games, prévus à Pékin du 22 au 26 août, qui doivent évaluer les robots humanoïdes sur des tâches concrètes plutôt que sur des chorégraphies. Elle intervient alors qu'UniX AI a récemment dévoilé Panther, un robot domestique humanoïde à roues doté de 8 à 16 heures d'autonomie, capable de cuisiner, nettoyer et ranger. Le secteur multiplie ainsi les démonstrations culinaires et domestiques pour prouver la maturité de la manipulation dextre, un terrain où la Chine pousse fort sa compétition avec les acteurs américains comme Figure ou Physical Intelligence.

Chine/AsieActu
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China vise 1 000 robots humanoïdes Iron par mois avant un déploiement mondial en 2027
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China vise 1 000 robots humanoïdes Iron par mois avant un déploiement mondial en 2027

Xpeng, le constructeur chinois de véhicules électriques, accélère la production de son robot humanoïde Iron avec l'objectif de dépasser 1 000 unités par mois d'ici fin 2026, en vue d'un déploiement mondial prévu pour 2027. Les premiers exemplaires seront installés comme assistants de vente dans les showrooms chinois de la marque au premier trimestre 2027, avant une extension aux magasins à l'étranger dans la seconde moitié de l'année, selon des sources citées par le Wall Street Journal et relayées par CNEV Post. Dévoilé lors de l'AI Day de Xpeng en novembre 2025, Iron mesure 178 cm pour 70 kg, des proportions proches de celles d'un adulte moyen. Sa structure mécanique s'inspire de la colonne vertébrale et du système musculo-squelettique humains, avec des actionneurs imitant des muscles synthétiques répartis sur 62 articulations actives, et des mains offrant 22 degrés de liberté capables de manipuler aussi bien des objets fragiles que des outils plus lourds. Le robot embarque trois puces Turing développées en interne, pour une puissance de calcul cumulée de 2 250 TOPS, une batterie tout solide, et le modèle Vision-Language-Action maison de Xpeng, entraîné sur des milliers d'heures de données de mouvement humain, qui lui permettrait de marcher jusqu'à 2 mètres par seconde. Cette montée en cadence de production intéresse directement l'écosystème de la robotique humanoïde, où l'écart entre démonstrations scéniques et déploiements industriels réels reste la question centrale. Iron avait déjà fait parler de lui pour de mauvaises raisons : sa démarche jugée si fluide sur scène a poussé certains observateurs à soupçonner qu'un humain se trouvait à l'intérieur, obligeant le PDG He Xiaopeng à exposer publiquement la structure mécanique interne du robot pour couper court aux doutes. Un objectif de 1 000 unités mensuelles, si tenu, placerait Xpeng parmi les rares acteurs à afficher des volumes de fabrication significatifs sur ce segment, aux côtés de Tesla (Optimus) et Figure AI (Figure 03). Mais l'usage annoncé, assistant de vente en showroom, reste pour l'instant un déploiement à faible risque opérationnel comparé à des tâches industrielles ou logistiques, ce qui invite à relativiser la portée de l'annonce tant qu'aucun pilote en usage réel n'est documenté. Ce virage s'inscrit dans une stratégie plus large de Xpeng, qui cherche à transformer son savoir-faire en conduite autonome et en intelligence artificielle embarquée, développé pour ses véhicules électriques, en une offre d'IA physique plus large. L'entreprise a récemment présenté ce qu'elle présente comme le premier robotaxi chinois entièrement développé en interne et prêt pour la production, bâti sur sa plateforme GX et conçu pour répondre aux standards de conduite autonome de niveau 4. Sur le marché des humanoïdes, Xpeng affronte une concurrence dense, entre les groupes chinois rivaux comme Unitree ou UBTech, et les acteurs américains Tesla et Figure AI, ainsi que des laboratoires spécialisés dans les modèles VLA comme Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T N2). La feuille de route reste pour l'instant celle d'un teaser industriel : la production de masse et le calendrier de déploiement en Chine puis à l'international pour 2027 restent à confirmer par des livraisons effectives, aucun contrat commercial concret n'ayant été détaillé à ce stade.

Chine/AsieActu
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