Navigation SLAM pour une voiture propulsée par Arduino
Le bricoleur Luca Fagioli a présenté un petit robot explorateur qui navigue de façon autonome grâce au SLAM (Simultaneous Localization and Mapping, cartographie et localisation simultanées). La base est un châssis plastique à deux roues motrices, chacune entraînée par un moteur à réducteur. Le contrôle repose sur une carte Arduino Uno R4 Wi-Fi, associée à un Sensor Shield 5.0 et à un pilote de moteurs L298N. Un capteur ultrasonique HC-SR04 est monté sur un micro-servo SG-90 qui le fait pivoter pour balayer l'environnement. Il mesure la distance aux murs environnants, et le robot construit sa carte tout en se repérant dedans. Des capteurs infrarouges placés sous le châssis détectent des bandes de ruban adhésif au sol, qui servent de points de contrôle. Il s'agit d'un projet personnel de démonstration, sans déploiement ni chiffres de performance publiés (précision de la carte, vitesse, taille de l'espace exploré).
L'intérêt tient à la démonstration d'une chaîne de navigation complète avec un matériel qui coûte quelques dizaines d'euros. Le SLAM est habituellement associé aux télémètres laser (lidar) ou aux capteurs à temps de vol, plus chers et plus riches en données. Ici, un seul capteur ultrasonique orienté par servo fournit des mesures bien plus rares et bruitées, et un microcontrôleur 8 bits à 32 bits d'entrée de gamme doit gérer la fusion de données. Ce type de montage reste surtout pédagogique. Il aide à comprendre les mécanismes de base (odométrie, grille d'occupation, recalage sur des repères) avant de passer à des piles logicielles comme ROS. Il ne préfigure pas des performances industrielles : un capteur ultrasonique a un angle d'ouverture large et une portée limitée, ce qui limite la résolution et la fiabilité dans un entrepôt réel.
Le projet s'inscrit dans une longue tradition de robots d'apprentissage sur Arduino, qui se contentaient jusqu'ici d'éviter les obstacles ou de suivre une ligne. Les repères au sol en ruban rappellent d'ailleurs les systèmes de guidage des premiers AGV (véhicules à guidage automatique), alors que les AMR (robots mobiles autonomes) actuels s'appuient sur du lidar et de la vision. Le sujet a aussi été exploré à l'autre bout de l'échelle, par exemple avec du SLAM distribué entre drones coordonnés. Aucune suite n'est annoncée par l'auteur à ce stade.




