De 12 à 200 démonstrations : comment ACT, Diffusion Policy, SmolVLA et $\pi_{0.5}$ passent à l'échelle sur un bras low-cost
Des chercheurs ont comparé quatre politiques d'apprentissage par imitation très répandues (ACT, Diffusion Policy, SmolVLA et π0.5) sur une tâche unique de pick-and-place avec objets distracteurs, réalisée avec un bras SO-101 à bas coût. Chaque politique a été entraînée avec une recette fixe sur des sous-ensembles imbriqués de 12, 25, 50, 100 et 200 démonstrations téléopérées, puis testée sur un jeu fixe de placements d'objets, soit 1 340 épisodes notés répartis en 126 blocs. ACT, entraîné from scratch, passe de 1 succès sur 40 épisodes avec 12 démonstrations à 37 sur 40 avec 100. π0.5, avec fine-tuning de l'action expert, domine quand les données sont rares (16 sur 40 à 12 démonstrations, 28 sur 40 à 25) puis plafonne autour de 70 %. À partir de 100 démonstrations, ACT prend l'avantage, d'une marge que l'étude ne parvient pas à trancher. SmolVLA et Diffusion Policy culminent près de 50 %.
Le résultat le plus parlant pour un intégrateur tient aux échecs de démarrage et aux choix de recette. Le bras de SmolVLA ne bouge jamais dans 47 % des épisodes, et Diffusion Policy ne démarre presque jamais tant qu'une phase d'inactivité initiale n'est pas retirée des démonstrations. Pour π0.5, la recette compte plus que le volume de données : l'adaptation low-rank (LoRA) réussit 4 épisodes sur 110, contre 130 sur 200 pour le fine-tuning de l'action expert. Les auteurs décomposent chaque épisode en quatre étapes (démarrage, atteinte de la balle, transport, dépose). Avec ACT, plus de données déplace d'abord les échecs de l'atteinte vers la saisie, puis les fait disparaître, alors que ceux de π0.5 restent concentrés sur la saisie. Le message pratique est qu'un grand modèle pré-entraîné ne garantit pas de meilleurs résultats qu'un petit modèle bien alimenté, et qu'une bonne partie de la performance dépend de détails de préparation des données.
Cette étude arrive alors que les politiques VLA (vision-langage-action) se multiplient et que les comparaisons sur matériel réel restent rares. Beaucoup de résultats publiés reposent sur peu d'épisodes. Les auteurs mesurent ce problème : un bloc de dix épisodes est une mesure faible, puisque le même checkpoint testé deux fois diffère en moyenne de 2 succès sur 10. Ils séparent cette variance de celle liée aux seeds et ont audité le scoring humain à partir des enregistrements articulaires et vidéo. Une limite importante demeure : la durée d'entraînement étant fixée pour chaque recette, la quantité de données et le nombre de passages sur ces données varient ensemble. Les auteurs précisent quelles conclusions résistent à ce biais et lesquelles non. Il s'agit d'un seul bras, d'une seule tâche et d'un seul opérateur, ce qui limite la portée des conclusions pour des déploiements industriels.
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