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Chine/AsieInteresting Engineering 

Un fabricant livre son 10 000e bras à commande de force et met cinq humanoïdes au travail

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Un fabricant livre son 10 000e bras à commande de force et met cinq humanoïdes au travail
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ROKAE, fabricant chinois de robotique, a annoncé le 26 octobre avoir livré son 10 000e bras robotique à contrôle de force destiné aux humanoïdes, sorti de sa ligne de production du Shandong en septembre. Le chiffre ne concerne que cette gamme de bras et non le nombre de robots humanoïdes complets produits ou livrés. Le même communiqué indique que cinq robots humanoïdes à roues Helios, équipés de bras de la série AR, travaillent dans l'usine de Schaeffler à Taicang (Chine), sur une ligne d'assemblage de composants pour robots humanoïdes. Ils y assurent manutention de pièces, assemblage et inspection. Le contrôle de force est assuré au niveau de chaque articulation. Le contrôleur compact MAC (213 × 145,5 × 45 mm) pilote selon la configuration les 7 articulations d'un bras, les 14 d'un système à deux bras, ou plus de 20 articulations sur un humanoïde complet. ROKAE affirme que plus de 80 partenaires industriels ont intégré ces bras en production, et son catalogue comprend aussi les articulations intégrées HSA, le système de contrôle d'IA embarquée iNex et les humanoïdes Helios.

Pour les intégrateurs et les directions industrielles, le signal porte moins sur les humanoïdes que sur la brique qui les rend utiles en usine : le bras à contrôle de force, capable de réguler la pression lors d'un contact, condition de l'assemblage et de l'insertion de pièces. Dix mille unités livrées montrent une production en série réelle de ce composant, ce qui est plus tangible que bien des démonstrations d'humanoïdes. Le déploiement chez Schaeffler reste toutefois à relativiser : cinq robots sur une ligne ne constituent pas un déploiement à l'échelle, et aucune donnée d'exploitation n'a été publiée (cadences, taux d'intervention humaine, gains de productivité quantifiés). Sans ces chiffres, impossible de juger si le système tient dans la durée ou s'il relève encore du pilote. Notons aussi une incohérence non expliquée : Schaeffler avait précédemment évoqué six humanoïdes répartis sur cinq postes à Taicang, alors que ROKAE en annonce cinq.

Le cas illustre une dynamique plus large : Schaeffler, équipementier allemand dont le site de Taicang produit notamment des actionneurs linéaires et rotatifs, se place à la fois comme utilisateur de robots humanoïdes dans ses propres usines et comme fournisseur de composants pour cette industrie. Ce positionnement double donne aux fournisseurs de bras et d'articulations, comme ROKAE, un rôle d'interface entre chaîne d'approvisionnement et usage industriel. Dans la course aux humanoïdes, les acteurs chinois s'appuient sur une intégration verticale et des volumes de composants que leurs concurrents occidentaux cherchent encore à atteindre. La suite dépendra de la publication de métriques de production sur le site de Taicang et de l'extension éventuelle du parc au-delà de cinq unités.

Impact France/UE

Schaeffler, équipementier allemand, déploie des humanoïdes dans son usine chinoise de Taicang, ce qui illustre la concurrence des fournisseurs chinois de composants pour les industriels européens.

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Tianji Intelligence livre plus de 10 000 bras humanoïdes à contrôle de force au T1 et dévoile quatre nouveaux produits
1Pandaily 

Tianji Intelligence livre plus de 10 000 bras humanoïdes à contrôle de force au T1 et dévoile quatre nouveaux produits

Au premier trimestre 2026, Guangdong Tianji Intelligence System Co., Ltd. (Tianji Intelligence) annonce avoir livré plus de 10 000 bras humanoïdes à contrôle de force, bien que le même communiqué évoque par ailleurs le chiffre de 2 000 unités sans expliquer l'écart. L'entreprise chinoise dévoile simultanément quatre nouveaux produits dans sa gamme de bras humanoïdes à contrôle de force, couvrant quatre segments applicatifs distincts : recherche scientifique, éducation, services commerciaux et industrie de précision. Parmi les caractéristiques revendiquées figurent un nouveau record sectoriel sur le ratio charge utile/poids propre et une envergure de bras inédite, sans que des chiffres précis ne soient communiqués dans ce premier communiqué. Ce positionnement illustre une fracture stratégique qui s'accentue dans le secteur des robots humanoïdes en 2026 : là où certains acteurs concentrent leurs investissements sur le contrôle dynamique haute performance ou sur l'alimentation en données des grands modèles de fondation, Tianji Intelligence mise sur le déploiement opérationnel et la fiabilité terrain, revendiquant un taux de succès supérieur à 99,5 % sur les lignes de production. L'abandon d'un format unique de robot humanoïde au profit d'une gamme segmentée par cas d'usage est un signal fort : l'industrie reconnaît que la polyvalence généraliste se heurte aux contraintes réelles de l'intégration industrielle, et que la spécialisation par verticale devient une condition de commercialisation crédible. Tianji Intelligence opère dans un marché humanoïde chinois en phase d'accélération rapide, sous l'effet combiné d'investissements publics et privés massifs depuis 2025. La société se positionne sur le segment des bras à contrôle de force, une niche moins médiatisée que les humanoïdes full-body (Unitree, Fourier Intelligence côté chinois, Figure AI et Tesla Optimus côté américain), mais potentiellement plus proche de la rentabilité industrielle à court terme. Les quatre nouvelles références seront déployées progressivement sur les segments ciblés, mais aucune date ni volume de production n'ont été précisés. L'absence de fiches techniques détaillées dans ce premier communiqué invite à la prudence avant tout arbitrage d'intégrateur.

Chine/AsieActu
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UBTECH lance une usine de 10 000 robots humanoïdes, un fabriqué toutes les 10 minutes
2Interesting Engineering 

UBTECH lance une usine de 10 000 robots humanoïdes, un fabriqué toutes les 10 minutes

Le fabricant chinois de robots humanoïdes UBTECH a mis en service le 12 septembre son usine industrielle de Liuzhou, dans la région du Guangxi, avec une capacité annoncée de plus de 10 000 unités par an. Le site, présenté comme une "super smart factory", s'étend sur 14 000 mètres carrés pour une hauteur de 13,8 mètres et produira principalement les séries Walker S et Cruzr, les gammes de robots humanoïdes industriels d'UBTECH. La chaîne de production est conçue pour assembler un robot toutes les dix minutes, grâce à une ligne mixte flexible permettant de fabriquer plusieurs modèles sur le même système sans changement majeur d'outillage. Chaque robot nécessite plus de 2 000 vis de spécifications différentes, serrées par des bras robotisés collaboratifs montés sur des postes rotatifs à 360 degrés, tandis que des robots humanoïdes assurent eux-mêmes des tâches de dépalettisation, palettisation et chargement de matériaux. Des véhicules à guidage automatique et des chariots élévateurs sans conducteur acheminent les composants jusqu'à un entrepôt tridimensionnel automatisé, et chaque unité reçoit un code SN unique permettant de tracer ses composants, ses paramètres d'assemblage et ses contrôles qualité. L'usine a été développée avec Siemens Digital Industries Software, qui fournit un jumeau numérique 1:1 du site via sa plateforme Plant Simulation, ainsi qu'un système de gestion des opérations baptisé Yanshee MOM, bâti sur la plateforme d'agents Intelligence Center X. L'action UBTECH a progressé de plus de 3% le 14 septembre après l'annonce. Cette mise en production marque un basculement du prototypage vers une fabrication industrielle continue, un cap que peu d'acteurs de la robotique humanoïde ont franchi jusqu'ici. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, la capacité annoncée constitue moins une preuve de demande qu'une base de production disponible: la traçabilité par lot et la simulation numérique visent surtout à réduire les coûts de mise en service et à raccourcir les cycles de mise à jour des modèles, un point faible classique des lignes d'assemblage humanoïdes. Reste que le passage de la capacité théorique aux livraisons effectives, à la demande des clients industriels et à l'équilibre économique de la production n'est pas garanti par la seule ouverture de l'usine, et le chiffre de cadence communiqué (un robot toutes les dix minutes) reste à confirmer sur la durée plutôt que sur une démonstration ponctuelle. UBTECH s'inscrit ainsi dans une course industrielle où la Chine cherche à transformer son avance sur le déploiement humanoïde en avantage manufacturier, face à Tesla qui poursuit son programme Optimus et à Figure AI qui développe ses propres capacités de production aux Etats-Unis. La collaboration avec Siemens, engagée sur la planification d'usine, la gestion du cycle de vie produit et le contrôle qualité, doit permettre à UBTECH d'ajuster rapidement ses lignes à mesure que ses modèles évoluent, sans dépendre d'une refonte lourde de l'outil de production. Aucune date de livraison client ni volume de commandes fermes n'a été communiqué à ce stade, ce qui laisse la performance réelle du site, en shipments et en revenus, à démontrer dans les prochains trimestres.

UELe fournisseur allemand Siemens équipe cette usine chinoise de son jumeau numérique et de son logiciel MOM, illustrant le rôle des technologies industrielles européennes dans la chaine de production robotique chinoise, sans déploiement ni impact direct sur le marche français ou européen.

Chine/AsieOpinion
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Robots humanoïdes qui travaillent : le centre NAVIAI du Zhejiang passe de Ningbo au monde avec une commande de 2 000 unités pour Jack Sewing
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Robots humanoïdes qui travaillent : le centre NAVIAI du Zhejiang passe de Ningbo au monde avec une commande de 2 000 unités pour Jack Sewing

Le Zhejiang Humanoid Robot Innovation Center, fondé en décembre 2023 à Ningbo à l'initiative de la municipalité et de l'équipe du professeur Xiong Rong de l'université du Zhejiang, a signé en avril 2026 une commande de 2 000 unités avec Jack Technology, fabricant chinois de machines à coudre, pour équiper des lignes de confection textile. Il s'agit du premier déploiement de masse de robots humanoïdes dans l'habillement à l'échelle mondiale. Les robots de la gamme NAVIAI, composés à 90% de pièces domestiques, opèrent déjà chez SUPCON, GREE et FOTILE, et revendiquent, selon le constructeur, 98% de réussite en séparation de tissus, des opérations en 3 secondes, une précision d'alignement de plus ou moins 2 millimètres, pour environ 80% de l'efficacité d'un ouvrier humain. Le catalogue NAVIAI se décline en trois familles: des robots fixes pour postes de couture sans déplacement, des robots à bras monté sur base roulante comme le NAVIAI-WA2, doté d'un bras à 8 degrés de liberté avec une précision de repositionnement de plus ou moins 0,02 millimètre, une autonomie de 6 heures et une capacité de franchissement de pentes à 20 degrés pour la manutention et la logistique, et des robots bipèdes capables de monter des escaliers, destinés à la sécurité, à l'accueil en salon professionnel et au divertissement. L'architecture embarquée associe un système cognitif de haut niveau pour la perception et la planification à un contrôle temps réel de type cérébelleux. En mai 2026, le centre a présenté RAM, un modèle spatial 3D développé avec l'université chinoise de Hong Kong et Zhejiang University, censé relier le raisonnement sémantique des grands modèles à une manipulation physique précise via une base de connaissances 3D interrogeable. Ces chiffres, communiqués par le fabricant sans protocole de test indépendant, restent à prendre avec prudence, notamment le taux de séparation de tissus et le temps de cycle de 3 secondes, mais l'ampleur de la commande Jack Technology change la donne: on quitte le registre de la démonstration pour entrer dans celui du déploiement industriel chiffré, ce qui est rare dans la course aux humanoïdes où la plupart des annonces restent des pilotes limités à quelques unités. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce contrat valide l'hypothèse que des tâches répétitives à forte variabilité, comme la manipulation de tissus souples, peuvent être confiées à un humanoïde à un niveau de productivité économiquement défendable, même en deçà de la performance humaine. Cela renforce aussi le récit d'une robotique humanoïde chinoise qui bascule du hardware pur vers la validation de modèles économiques concrets, avec des cas d'usage volontairement cantonnés à des postes pénibles ou dangereux plutôt qu'à des emplois disputés par la main-d'œuvre, une distinction stratégique revendiquée explicitement par le directeur technique Xu Xuecheng. Le centre de Ningbo a accéléré son expansion internationale tout au long de 2026: premier déploiement à l'étranger chez BEKO, fabricant turc d'électroménager, pour de l'inspection qualité, avec un accompagnement technique sur site de l'équipe chinoise; démonstration au salon LogiMAT de mars 2026 en Allemagne, où le NAVIAI-WA2 a fonctionné trois jours consécutifs sans incident aux côtés de KION Group, géant de la manutention industrielle; puis présence en juillet à AUTOMATE 2026, le plus grand salon robotique nord-américain, en partenariat avec IPLUSMOBOT, où le bipède NAVIAI-I2 a fait des démonstrations de tri de précision, de marche autonome et d'interaction vocale en anglais avec une latence de réponse inférieure à 3 secondes. La stratégie affichée par Xu Xuecheng consiste à roder les produits sur les implantations chinoises de groupes étrangers avant de dupliquer le modèle en Europe puis en Amérique du Nord. Le centre développe aussi des cabines commerciales NaviStore capables de guider les clients, servir des boissons ou préparer des glaces, avec 98% de reconnaissance et 99,9% de réussite de préhension revendiqués. Xu Xuecheng anticipe une arrivée des humanoïdes dans les foyers d'ici une dizaine d'années, un horizon qui illustre le pari, encore largement spéculatif, sur lequel se positionne l'ensemble du secteur chinois face à des concurrents comme Figure, Agility Robotics ou Unitree.

UELa démonstration du NAVIAI-WA2 aux côtés de KION Group (leader allemand de la manutention) au salon LogiMAT et le déploiement chez BEKO en Turquie montrent une pression concurrentielle croissante sur les acteurs européens de la logistique et de l'automatisation industrielle, sans qu'aucune entreprise française ne soit impliquée.

Chine/AsieOpinion
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Unitree Robotics fixe son introduction en bourse au 1er juin, visant à devenir le premier fabricant de robots humanoïdes coté en Chine
4Pandaily 

Unitree Robotics fixe son introduction en bourse au 1er juin, visant à devenir le premier fabricant de robots humanoïdes coté en Chine

Unitree Robotics, fabricant chinois de robots humanoïdes et quadrupèdes, est convoqué le 1er juin 2026 devant le comité d'examen de la STAR Market de la Bourse de Shanghai pour son audition pré-introduction en bourse. La date a été confirmée dans un document officiel publié le 25 mai : il s'agit de la 31e séance d'examen de l'année. Le dossier d'admission avait été accepté il y a un peu plus de deux mois, soit fin mars 2026, un délai d'instruction court qui signale une priorité réglementaire affirmée. Si le comité valide le dossier, Unitree deviendrait la première entreprise de robots humanoïdes cotée en Chine. Le périmètre d'activité déclaré couvre les robots humanoïdes polyvalents, les robots quadrupèdes, les composants robotiques et la R&D en modèles d'IA incarnée. L'entreprise s'est imposée à l'international avec le Unitree Go2, robot quadrupède vendu à un tarif nettement inférieur aux offres concurrentes, ce qui lui a permis d'atteindre une large base de développeurs et de chercheurs. Plus récemment, elle a accéléré son programme humanoïde pour concurrencer directement Tesla Optimus, Fourier Intelligence et Figure AI. L'enjeu de cette cotation dépasse le seul cas Unitree : le marché attend une valorisation de référence pour un secteur où les coûts de R&D, de fabrication et de test en conditions réelles restent très élevés. Accéder aux marchés de capitaux via la STAR Market ouvrirait un canal de financement structurant pour les entreprises chinoises de robotique humanoïde, dans un contexte où la course à la production à grande échelle exige des investissements massifs. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B qui suivent le secteur, une première cotation réussie signalerait que le marché valorise la robotique humanoïde comme une infrastructure industrielle à part entière et non plus comme un horizon de recherche. Cela pourrait accélérer les décisions d'achat et les partenariats, les clients institutionnels étant souvent plus enclins à travailler avec des fournisseurs dotés d'une transparence financière publique. Fondée à Hangzhou, Unitree a construit sa réputation sur la démocratisation du prix des robots à pattes, là où Boston Dynamics positionnait ses produits exclusivement sur le segment premium. La STAR Market, créée en 2019 sur le modèle du Nasdaq américain pour accueillir des entreprises technologiques à forte intensité capitalistique, est le terrain d'introduction naturel pour ce type de dossier. Sur le plan concurrentiel, Unitree fait face en Chine à Fourier Intelligence et à Agility Robotics dans une moindre mesure, ainsi qu'aux ambitions croissantes de UBTECH Robotics, déjà cotée à Hong Kong depuis 2023. À l'international, Tesla et Figure AI fixent le rythme médiatique, mais sans cotation comparable. L'audition du 1er juin ne garantit pas l'approbation finale ; une décision favorable ouvrirait la voie à une introduction effective dans les semaines suivantes, dont le calendrier précis n'a pas été communiqué.

UEUne introduction en bourse réussie d'Unitree renforcerait massivement sa capacité d'investissement en R&D et fabrication, intensifiant la pression concurrentielle sur les fabricants et intégrateurs robotiques européens.

Chine/AsieOpinion
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