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Amap met en open source Lambda-0, un modèle humanoïde corps entier entraîné uniquement sur des données humaines à la première personne
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Amap met en open source Lambda-0, un modèle humanoïde corps entier entraîné uniquement sur des données humaines à la première personne

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Amap, la filiale de cartographie et de localisation d'Alibaba Group, a publié en open source Lambda-0, un modèle de fondation « whole-body » pour robots humanoïdes entraîné uniquement sur des données humaines en vue subjective. Le travail a été mené avec le groupe d'activités ATH d'Alibaba. Le code est disponible sur GitHub sous licence Apache 2.0, accompagné d'un papier sur arXiv. L'équipe a collecté 500 heures de données humaines en environnement ouvert, réunies dans le jeu HumanVerse-500, qui aligne vision, mouvements du corps et actions des mains. Les opérateurs portent des appareils grand public et enregistrent leurs déplacements dans des lieux quotidiens, sans robot. Pour une tâche représentative, une démonstration prend environ 29 secondes à collecter, contre environ 100 secondes avec un robot physique, soit un gain d'efficacité d'environ 3,4 fois. L'entraînement se fait en trois étapes (interaction manuelle, coordination du corps entier, puis adaptation à l'embodiment humanoïde). Il s'appuie sur une mise en correspondance des points de vue et sur un alignement d'actions « du grossier au fin », destinés à compenser les écarts morphologiques entre humain et robot. Selon le papier, Lambda-0 obtient environ 90 % sur le benchmark de simulation SIMPLE. Sur sept tâches de manipulation mobile à corps entier et à long horizon, il est transféré en zero-shot sur un Unitree G1 avec des données humaines seules, pour un taux de réussite réel de 62,5 %, soit 22,5 points de plus que la meilleure référence.

L'enjeu est le coût de la donnée, aujourd'hui principal goulot d'étranglement des modèles vision-langage-action (VLA) pour humanoïdes. La téléopération de robots réels est chère et lente à passer à l'échelle. Si des humains équipés de capteurs légers peuvent produire des démonstrations 3,4 fois plus vite, et que ces données se transfèrent à une machine sans démonstration robotique, l'économie de l'apprentissage change nettement. Le point le plus intéressant est que, à démonstrations robot constantes, ajouter des données humaines corps entier continue d'améliorer les performances réelles. C'est un signal en faveur d'une loi d'échelle côté données humaines, y compris pour la locomotion et la posture, alors que la plupart des VLA en vue subjective se concentrent sur les mains et les bras. Il faut toutefois rester prudent. Les chiffres viennent du papier de l'équipe et n'ont pas été reproduits de façon indépendante. Un taux de 62,5 % sur sept tâches reste loin d'une fiabilité industrielle. Le gain de 3,4 fois porte sur une seule tâche choisie comme représentative. L'écart entre benchmark de simulation et déploiement réel demeure donc entier. Pour les intégrateurs, il s'agit pour l'instant d'une brique de recherche réutilisable, pas d'un produit livrable.

Ce lancement prolonge les travaux récents d'Amap sur les modèles du monde appliqués aux villes en 3D, auxquels il ajoute un volet incarné, après la sortie d'ABot-Earth 0.7. Il s'inscrit dans une tendance plus large. Plusieurs laboratoires chinois et américains cherchent à remplacer la téléopération par de la donnée humaine, à l'image de projets comme HIL-UMI, de l'Université de Pékin et PrimeBot. Face à eux, des acteurs comme Figure (Helix), Physical Intelligence (Pi-0) ou NVIDIA (GR00T) misent surtout sur des corpus robotiques propriétaires et de la simulation. La publication sous Apache 2.0 permet à d'autres équipes de tester l'approche sur d'autres plateformes que le G1 d'Unitree. Aucun pilote commercial ni calendrier de déploiement n'est annoncé, et la suite dépendra de la reproduction des résultats et de leur validation sur des tâches plus longues et plus variées.

Impact France/UE

Pas d\'impact direct sur la France/UE

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Light Origins publie en open source Light-O1-Preview, son modèle corps entier de 6 milliards de paramètres
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Light Origins publie en open source Light-O1-Preview, son modèle corps entier de 6 milliards de paramètres

Light Origins a mis en open source Light-O1-Preview, un modèle d'action « corps entier » d'environ 6 milliards de paramètres, publié sous licence Apache 2.0 sur Hugging Face et GitHub selon le blog technique de l'entreprise daté du 21 septembre. Ce checkpoint public constitue la partie visible de Light-O1, la ligne de fondation incarnée de Light Origins, distincte de son précédent cerveau de navigation LightNav-0. Le pipeline segmente des humains filmés en vidéo, reconstruit leur mouvement en trois dimensions, puis tokenise trajectoire, pose et état des mains en jetons discrets entrelacés avec le langage et la vision pour un pré-entraînement Transformer autorégressif. Des expériences de mise à l'échelle allant de 3,75 à 120 milliards de tokens multimodaux, soit jusqu'à environ 100 000 heures d'action humaine récupérée dans le plus grand budget testé, montreraient une baisse en loi de puissance de l'erreur de prédiction après adaptation à des données égocentriques, à des jeux de téléopération du Unitree G1 et aux corpus maison LightBot. Les démonstrations montrent ce modèle transféré sur LightBot et un Unitree G1 pour s'agenouiller, tenir l'équilibre, essuyer une surface ou saisir des objets. Bâti sur l'arbre Qwen3.5-4B-Base, le checkpoint accepte une instruction textuelle, produit une courte trace de raisonnement puis des séquences à 20 images par seconde, avec 138 valeurs par image couvrant mouvement racine, hauteur du bassin, lacet, 22 articulations et ouverture des mains. Déployer ces trajectoires exige encore un modèle de comportement séparé : l'exemple Unitree G1 documenté tourne aujourd'hui en simulation avec un checkpoint de politique additionnel. Light Origins revendique 79,3% de succès sur 24 tâches en simulation de cuisine RoboCasa GR-1, un chiffre produit en interne, sans classement public indépendant. Pour les intégrateurs et équipes robotique, Light-O1-Preview n'est pas un système clé en main mais une couche de « prior » de mouvement téléchargeable sous licence permissive, qui permet de tester publiquement l'hypothèse d'un pré-entraînement sur vidéo humaine généralisable à plusieurs embodiments, une piste aussi suivie par Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de NVIDIA ou Helix de Figure. La qualité de la manipulation locomotrice inter-embodiments dépend cependant toujours de données d'adaptation et de contrôleurs bas niveau restés partiellement propriétaires, ce que cette publication ne résout pas. Le taux de 79,3% cité provient d'un benchmark maison, non d'un classement tiers vérifiable, et les démonstrations mêlent simulation et robot réel sans distinction toujours explicite : la sortie relève donc pour l'instant davantage de l'ouverture de recherche que d'un produit déployé en usine ou en entrepôt. Light-O1-Preview prolonge la stratégie de Light Origins consistant à bâtir des modèles fondation incarnés à partir de vidéos humaines plutôt que de téléopération coûteuse à grande échelle, après son précédent LightNav-0 dédié à la navigation. L'entreprise positionne ainsi Light-O1 face aux laboratoires occidentaux de modèles vision-langage-action déjà cités, dans une course où des poids ouverts sous Apache 2.0 restent rares comparés aux offres fermées de Physical Intelligence ou NVIDIA. Le recours au Unitree G1 comme plateforme de référence confirme le rôle de ce humanoïde chinois comme banc d'essai standard pour plusieurs équipes de recherche. Aucune date de pilote industriel n'est annoncée en dehors des environnements de simulation et de démonstration ; l'étape suivante reste l'ajout d'un modèle de comportement ou d'un contrôleur bas niveau capable de transformer ces séquences en commandes robot fiables en conditions réelles.

UEAucun acteur ni déploiement français ou européen n'est implique, mais les équipes robotique européennes peuvent télécharger ce modèle Apache 2.0 pour évaluer l'hypothèse d'un pré-entrainement vidéo humaine généralisable.

IA physiqueOpinion
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ACE-Ego-0 : unification des données égocentrées humaines et robotiques pour le préentraînement VLA
2arXiv cs.RO 

ACE-Ego-0 : unification des données égocentrées humaines et robotiques pour le préentraînement VLA

Pré-publiée sur arXiv en juin 2026 (identifiant 2606.17200), ACE-EGO-0 est un cadre de pretraining pour modèles Vision-Langage-Action (VLA) qui exploite conjointement 4 530 heures de données robotiques et de simulation, et 1 480 heures de vidéos égocentrées humaines converties en pseudo-trajectoires robot. Le pipeline automatise la transformation de vidéos à la première personne en séquences d'actions au format démonstration téléopérée, en représentant les mouvements dans l'espace caméra plutôt que dans un référentiel corporel. Pour atténuer le bruit inhérent à ces pseudo-labels, un objectif d'entraînement reliability-aware concentre la supervision sur les segments les plus fiables via une perte auxiliaire dédiée. Évalué sur RoboCasa GR1 TableTop (robot humanoïde GR1 de Fourier Intelligence) et RoboTwin 2.0, ACE-EGO-0 atteint les meilleures performances publiées sur les deux benchmarks et démontre, selon les auteurs, un transfert vers la manipulation bimanuelle en conditions réelles. L'apport central est la résolution d'un problème structurel : les divergences d'espaces d'action, de morphologie et de dynamiques temporelles entre humains et robots rendaient jusqu'ici l'entraînement conjoint instable ou contre-productif. En unifiant la représentation via des actions caméra-space et un time-aligned action chunking avec morphology conditioning, les auteurs montrent que des jeux de données égocentrés existants comme Ego4D ou EPIC-Kitchens peuvent fournir un signal complémentaire valide à grande échelle. Pour les équipes R&D en robotique, l'implication pratique est directe : réduire significativement le coût de collecte de trajectoires robot, l'un des principaux goulots d'étranglement du déploiement VLA à l'échelle industrielle. La course aux politiques robotiques généralisables s'est accélérée depuis Pi-0 de Physical Intelligence (novembre 2024), OpenVLA et RT-2 de Google DeepMind. Des travaux antérieurs comme Dobb-E ou Human2Robot avaient déjà exploré les données humaines égocentrées comme supervision complémentaire, mais sans framework unifié à cette échelle ni évaluation systématique. ACE-EGO-0 propose une recette reproductible évaluée sur deux benchmarks de référence, dont RoboTwin 2.0, particulièrement pertinent car la manipulation bimanuelle reste un défi ouvert pour les humanoïdes commerciaux tels que Figure 03, Optimus Gen 3 ou Unitree H1. La prépublication ne mentionne ni partenaire industriel ni déploiement annoncé : ACE-EGO-0 est pour l'instant une contribution de recherche, pas un produit livrable.

IA physiqueOpinion
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Le monde entre vos mains : un écosystème open source à grande échelle pour l'apprentissage de la manipulation centrée sur l'humain en conditions réelles
3arXiv cs.RO 

Le monde entre vos mains : un écosystème open source à grande échelle pour l'apprentissage de la manipulation centrée sur l'humain en conditions réelles

Un article déposé sur arXiv (version 4) présente World In Your Hands (WIYH), un écosystème open source comprenant plus de 1 000 heures de données de manipulation humaine collectées en conditions réelles, avec une précision de mouvement à l'échelle millimétrique. Il s'articule autour de trois éléments : l'Oracle Suite, un kit de capture portable doté d'un pipeline d'auto-étiquetage pour un suivi de mouvement précis hors laboratoire ; le WIYH Dataset, qui couvre des centaines de compétences de manipulation dans des scénarios réels variés et de multiples modalités ; et un ensemble d'annotations et de benchmarks allant de la perception à l'action. Les auteurs précisent que toutes les données et les plans matériels seront publiés en open source. Le résultat central des expériences menées avec WIYH montre que l'intégration de ces données humaines dans l'entraînement de politiques robotiques fait passer le taux de réussite de manipulation en environnement encombré de 8% à 60%. Cet écart souligne que le goulot d'étranglement des politiques vision-langage-action reste la quantité et la qualité des démonstrations, plus que l'architecture des modèles. Pour les équipes travaillant sur l'apprentissage cross-embodiment, transférable d'une morphologie de robot à une autre voire de la main humaine vers un bras robotique, WIYH offre une alternative aux campagnes de téléopération propriétaires coûteuses. Publier données et matériel en open source tranche avec la logique de plusieurs acteurs commerciaux qui gardent leurs jeux de données fermés. Ce travail s'inscrit dans une série d'efforts visant à exploiter vidéo et geste humains comme alternative aux données de téléopération, face au coût et à la lenteur de la collecte robot par robot. La difficulté historique tenait à la précision du tracking et à l'hétérogénéité des conditions de capture, ce que l'Oracle Suite cherche à résoudre avec son pipeline d'auto-étiquetage millimétrique déployable hors studio. À ce stade, WIYH reste une publication de recherche accompagnée d'un jeu de données et de benchmarks, pas un produit commercialisé ni un déploiement industriel ; son impact dépendra de la mise en ligne effective des données et des plans matériels, ainsi que de la reproductibilité du gain de 8% à 60% sur d'autres tâches que celles testées par les auteurs.

IA physiqueActu
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Opt2VLA : modèle vision-langage-action sensible à la force pour la manipulation humanoïde à corps entier avec contacts
4arXiv cs.RO 

Opt2VLA : modèle vision-langage-action sensible à la force pour la manipulation humanoïde à corps entier avec contacts

Un preprint arXiv publié le 22 septembre 2026 (2609.23968v1) présente Opt2VLA, un framework vision-language-action (VLA) pour la manipulation corps-entier de robots humanoïdes dans des tâches à contact riche. Le système introduit des commandes de force explicites à l'interface entre la politique VLA et les contrôleurs bas niveau : une seule politique multi-tâches prédit à la fois des objectifs de mouvement géométriques et des références de force de contact continues, suivies par des contrôleurs entraînés par apprentissage par renforcement. Les données d'entraînement sont générées par optimisation de trajectoire avec références de force explicites, garantissant des trajectoires dynamiquement réalisables. Le système a été testé sur trois tâches humanoïdes à contact riche, en simulation et sur matériel robotique réel. L'enjeu dépasse la démonstration académique. La plupart des modèles VLA actuels pour humanoïdes, à l'image de Pi-0, GR00T N2 ou Helix, représentent les actions uniquement par des objectifs de mouvement géométriques, sans raisonnement explicite sur les forces d'interaction, une limite critique dans les tâches où des mouvements similaires exigent des régimes de force différents, ou où la vision devient peu fiable après contact. Les auteurs montrent que le conditionnement explicite par la force améliore la précision et la stabilité de la régulation, et que la supervision physique issue de l'optimisation de trajectoire renforce encore ce suivi. Pour les intégrateurs industriels, cela suggère qu'une politique VLA unique peut arbitrer entre précision géométrique et contrôle de force sans multiplier les contrôleurs ad hoc, un prérequis pour des tâches fines comme le vissage ou l'insertion de connecteurs. Opt2VLA s'inscrit dans la vague de modèles VLA pour humanoïdes portée par des acteurs comme Physical Intelligence, NVIDIA ou Figure AI, jusqu'ici centrés sur la sémantique visuelle et le suivi de mouvement plutôt que sur la dynamique de contact. L'abstract ne précise ni l'affiliation des auteurs ni le modèle de robot utilisé pour les essais matériels, et les résultats restent ceux d'un preprint non encore relu par les pairs, validé sur trois tâches expérimentales. Les prochaines étapes attendues portent sur l'extension à davantage de tâches à contact riche et la validation de la génération de données par optimisation de trajectoire sur d'autres plateformes matérielles.

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