
Les robots humanoïdes chinois cherchent du travail en Corée du Sud, où Séoul mise sur l'IA physique
Des fabricants chinois de robots humanoïdes cherchent à s'implanter en Corée du Sud. Ils passent des démonstrations de danse et des présentations en showroom à des essais en usine et à des déploiements commerciaux. Parmi eux figurent UBTech Robotics, cotée à Hong Kong, la start-up Anyverse Dynamics et d'autres acteurs basés à Shanghai. Ce mouvement coïncide avec la hausse des investissements de Séoul dans l'intelligence artificielle physique. L'information, publiée par The Korea Times en partenariat avec le South China Morning Post, ne donne dans son extrait ni payload, ni nombre de degrés de liberté, ni volumes de déploiement, ni prix. Il est donc difficile de distinguer de simples pilotes de commandes fermes.
Pour les intégrateurs et les industriels coréens, l'enjeu est concret. Les humanoïdes chinois arrivent sur un marché où l'État subventionne la robotique, et ils comptent sur des coûts de fabrication agressifs pour s'imposer face à des offres locales. Le passage de la démonstration scénographique à l'atelier reste le vrai test du secteur. Tant que les temps de cycle, les taux de disponibilité et les tâches réalisées en production ne sont pas publiés, un « essai en usine » ne prouve pas encore que le robot est rentable.
Ce déplacement s'inscrit dans la concurrence entre la Chine, qui a massivement soutenu ses fabricants d'humanoïdes, et une Corée du Sud qui veut bâtir sa propre filière autour de ses conglomérats industriels. Les constructeurs chinois y voient un marché industriel avancé, qui sert de vitrine avant d'autres exportations. Reste à savoir si les clients coréens, souvent liés à des chaînes d'approvisionnement nationales, accepteront d'intégrer des machines chinoises dans leurs lignes. Les prochains mois devraient montrer si ces essais débouchent sur des contrats durables.
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