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Un robot en hélice enroulée saute et franchit les obstacles
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Un robot en hélice enroulée saute et franchit les obstacles

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Des chercheurs de l'UCLA et de l'Université du Michigan développent un robot dont la locomotion repose sur une hélice enroulée, autrement dit un élément élastique tordu sur lui-même qui stocke de l'énergie puis la relâche d'un coup. Le principe rappelle le jeu d'écolier des « crayons dansants », où deux crayons passés dans un élastique torsadé sautent dans tous les sens lorsque l'élastique se détend. Appliqué à la robotique, ce mécanisme permet à la machine de bondir et de franchir des obstacles. Le texte de présentation ne fournit ni dimensions, ni masse, ni hauteur de saut, ni vitesse, ni mesure d'autonomie énergétique, et aucune date de commercialisation n'est avancée : il s'agit de recherche académique, pas d'un produit.

L'intérêt tient à l'approche. Plutôt que d'empiler moteurs et articulations, comme sur les humanoïdes bipèdes ou les quadrupèdes, la locomotion par stockage et libération d'énergie élastique promet des machines plus simples, plus légères et potentiellement plus robustes. Pour les intégrateurs, c'est surtout une piste pour des petits robots d'exploration ou d'inspection en terrain encombré, où franchir des obstacles compte davantage que la précision de manipulation. Sans chiffres publiés, la capacité réelle à sauter de façon répétable et contrôlée reste à démontrer au-delà de la démonstration en laboratoire.

Ce travail s'inscrit dans le courant des robots mous et des mécanismes à énergie élastique, qui cherchent à contourner les limites de puissance des actionneurs classiques, à la manière des systèmes de saut inspirés des insectes ou des grenouilles. La suite dépendra de la publication des données de performance, du contrôle de la direction des sauts et de la durabilité du matériau.

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DWMP : exploiter deux modèles du monde pour le franchissement d'obstacles par un robot humanoïde
1arXiv cs.RO 

DWMP : exploiter deux modèles du monde pour le franchissement d'obstacles par un robot humanoïde

Un preprint publié sur arXiv (2609.12347v1) présente DWMP (Dual World Model Policy), un système permettant à un robot humanoïde de franchir des champs d'obstacles grâce à deux modèles du monde distincts plutôt qu'une fusion unique des capteurs. Un module fondé sur la théorie de Koopman transforme les signaux proprioceptifs (articulations, capteurs internes) en un espace où leur évolution devient quasi linéaire malgré la dynamique non linéaire du robot. Un second module, de type RSSM, compresse les images de profondeur de la caméra embarquée en états compacts qui conservent la géométrie des obstacles. Une politique fusionne les deux pour générer les commandes. L'approche a été testée en simulation puis sur un Unitree G1 réel, avec obstacles disposés aléatoirement, sans qu'aucun chiffre de performance (taux de réussite, temps de cycle) ne soit donné dans le résumé. Cette séparation vise une limite connue des politiques de locomotion actuelles, qui traitent souvent de façon indifférenciée des flux aux propriétés opposées: la proprioception, bas-dimensionnelle mais très non linéaire, et la vision, haut-dimensionnelle, bruitée et redondante. Pour les chercheurs et intégrateurs en humanoïdes, l'intérêt tient surtout à la démonstration d'un fonctionnement sur matériel physique réel et non en simulation seule, un point sensible tant l'écart simulation-réel freine encore la commercialisation. Il s'agit néanmoins d'un résultat académique limité à une plateforme unique, le Unitree G1, sans partenaire industriel annoncé, et sans acteur français ou européen impliqué. Le travail s'inscrit dans la lignée des "world models" de l'apprentissage par renforcement: l'opérateur de Koopman sert depuis plusieurs années à linéariser la dynamique de robots complexes, tandis que l'architecture RSSM, popularisée par la famille Dreamer, a d'abord servi à l'apprentissage à partir d'images en environnement virtuel avant d'être adaptée ici à une caméra de profondeur embarquée. Le choix du Unitree G1 confirme son rôle de plateforme de référence pour la recherche en locomotion humanoïde, face à des acteurs commerciaux comme Figure, Boston Dynamics ou Agility Robotics qui explorent des approches d'apprentissage comparables. Classé comme nouvelle soumission, l'article ne mentionne ni conférence de publication, ni code ouvert, ni essai hors laboratoire: une contribution méthodologique, pas encore une étape de déploiement industriel.

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Un robot inspiré de la grenouille saute par-dessus des obstacles, atterrit et se prépare à sauter de nouveau grâce à un petit moteur
2Interesting Engineering 

Un robot inspiré de la grenouille saute par-dessus des obstacles, atterrit et se prépare à sauter de nouveau grâce à un petit moteur

Des ingénieurs de l'Université de Washington ont présenté DirectHop, un robot sauteur tenant dans la paume de la main, capable de franchir une marche d'escalier standard, de se stabiliser à l'atterrissage puis de sauter à nouveau. Le prototype repose sur un unique petit moteur électrique relié par un fil de pêche à une tour montée sur le châssis : en s'enroulant, le fil hisse le robot dans les airs, tandis que trois pattes articulées se déploient pour maintenir l'alignement entre le moteur et le pied au moment du saut. En ajustant le courant envoyé au moteur, l'équipe règle la hauteur du saut avec une précision au centimètre près. Pour l'atterrissage, souvent chaotique, le robot est équipé d'une cage de protection inspirée de la carapace de la tortue-boîte, qui lui permet de se redresser dans 90% des cas en déplaçant le moteur le long de la tour pour décaler son centre de gravité. Les travaux, menés par Hanquan (John) Wang, doctorant en génie mécanique, et dirigés par Sawyer Fuller, professeur associé à l'UW, restent à un stade de prototype de laboratoire : l'engin est alimenté par câble et ne peut pas encore se diriger vers une destination. Cette démonstration s'inscrit en alternative à la propulsion par ressorts utilisée depuis des années par les robots sauteurs inspirés des puces : ces mécanismes emmagasinent de l'énergie avant de la libérer d'un coup, ce qui rend la distance de saut difficile à contrôler, et deviennent proportionnellement plus complexes à fabriquer et actionner à mesure que les robots rétrécissent. En entraînant directement le saut par un moteur électrique, sans ressort ni loquet, DirectHop répond aux trois obstacles que Sawyer Fuller juge les plus critiques pour ce type de machine : moduler la longueur du saut, se redresser seul, et « recharger » le mécanisme pour enchaîner plusieurs sauts. Pour l'industrie robotique, l'intérêt tient moins à la performance brute qu'au coût visé : Wang estime qu'une version complète pourrait être produite pour environ 10 dollars, ouvrant la voie à des essaims de robots bon marché capables d'inspecter des raffineries de pétrole, de surveiller des exploitations agricoles ou d'explorer d'autres planètes, des contextes où la perte d'une unité individuelle ne compromettrait pas la mission. Le système reste toutefois loin d'un produit déployable : pas d'autonomie énergétique, pas de navigation, pas de capacité directionnelle, ce qui invite à lire les chiffres annoncés comme des résultats de banc d'essai plutôt que des spécifications de terrain. Le saut par ressort domine la robotique miniature depuis les premiers robots-puces, mais bute sur la miniaturisation des loquets et des mécanismes de libération d'énergie. DirectHop s'en affranchit en s'inspirant de la grenouille, dont les muscles des pattes actionnent directement le saut, une analogie revendiquée par Wang pour justifier le choix d'un moteur électrique classique plutôt que d'un stockage élastique. L'équipe de l'UW travaille désormais à doter le robot de cellules solaires et d'une batterie embarquées, d'un moteur vibrant pour le virage, de pieds rétractables permettant d'ajuster l'angle de saut, ainsi que d'une caméra et d'une électronique de navigation. L'objectif affiché est un franchissement d'escalier totalement autonome : le robot devrait pouvoir repérer une marche, calculer le saut nécessaire, se positionner puis répéter l'opération après chaque atterrissage. Aucun calendrier de commercialisation ni partenariat industriel n'a été communiqué à ce stade ; le projet reste une publication de recherche universitaire, sans comparaison directe avec les plateformes humanoïdes ou quadrupèdes qui dominent aujourd'hui la robotique mobile.

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Vidéo : un robot souple à infrarouge saute en continu et se réinitialise seul
3Interesting Engineering 

Vidéo : un robot souple à infrarouge saute en continu et se réinitialise seul

Des chercheurs de la North Carolina State University ont mis au point un robot souple, en forme de goutte d'eau, capable de sauter en continu sous l'effet d'une simple exposition à la lumière infrarouge, sans moteur, batterie ni mécanisme externe de réarmement. Le système repose sur un anneau en élastomère à cristaux liquides à réponse photothermique, associé à une queue rigide en forme de V. Sous infrarouge, l'élastomère se contracte et fait vriller l'anneau souple ; la queue en V contraint ce mouvement, ce qui accumule de l'énergie élastique jusqu'à un seuil critique, où la queue claque contre le sol et projette le robot dans les airs. Pendant le vol, l'anneau se détord naturellement et retrouve sa configuration initiale, ce qui réarme le mécanisme sans intervention extérieure et permet au cycle de se répéter tant que l'éclairage infrarouge est maintenu. L'angle de la queue en V détermine le mode de déplacement : 120 degrés pour ramper, 90 degrés pour des sauts vers l'avant, environ 50 degrés pour des sauts verticaux. En décalant le centre de masse vers l'extrémité arrondie, les chercheurs ont obtenu des sauts directionnels plus puissants et plus stables. Selon l'équipe, les versions optimisées atteignent des sauts verticaux dépassant 80 fois la hauteur du robot et des bonds horizontaux de plus de trois fois sa longueur, avec des essais réussis sur pentes, obstacles, herbe, sable, roches, paillis et interfaces eau-terre. L'intérêt de cette approche tient à l'absence totale d'électronique embarquée, de moteurs ou de systèmes de contrôle complexes pour produire un mouvement répétitif et autonome, ce qui tranche avec la plupart des robots sauteurs classiques qui nécessitent un actionneur dédié pour se réarmer après chaque bond. Pour l'industrie de la robotique souple, cela illustre une voie alternative où la géométrie du matériau encode directement le comportement locomoteur, réduisant le poids, le coût et la complexité de commande, des critères clés pour des essaims de mini-robots ou des dispositifs jetables destinés à des environnements difficiles d'accès. Cette démonstration reste toutefois un résultat de laboratoire, sans lien avec les architectures VLA ou les plateformes humanoïdes qui dominent l'actualité robotique commerciale actuellement ; il s'agit d'une avancée en science des matériaux et en robotique molle, pas d'un produit prêt à être déployé. Le travail s'inscrit dans un courant de recherche plus large sur les élastomères à cristaux liquides, des matériaux déjà étudiés pour des applications d'actionnement souple déclenché par la lumière ou la chaleur, mais rarement combinés à un mécanisme mécanique de stockage et de libération d'énergie aussi simple. L'équipe de NC State a modélisé mathématiquement la dynamique de torsion, de claquement et de saut pour caractériser et optimiser le système. Aucun calendrier de commercialisation, de partenariat industriel ou d'essai sur le terrain n'a été communiqué : les chercheurs évoquent des pistes d'exploration future comme la navigation environnementale, la robotique en essaim ou le déplacement autonome sur terrains non structurés, sans détailler de prochaine étape concrète au-delà de la publication scientifique.

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Un robot autonome, conscient des normes sociales, franchit des portes et livre une charge utile en urgence
4arXiv cs.RO 

Un robot autonome, conscient des normes sociales, franchit des portes et livre une charge utile en urgence

Les chercheurs à l'origine de ce papier arXiv (2607.05315v1) ont testé un système d'assistance robotique à l'évacuation d'urgence sur le Toyota Human Support Robot (HSR), une plateforme mobile équipée d'un bras manipulateur. Le robot doit remplir deux missions simultanées lors d'une évacuation : ouvrir les portes sur le chemin des personnes évacuées en repérant et actionnant les boutons d'accès conformes aux normes ADA, et récupérer du matériel de secours pour le livrer aux intervenants d'urgence. L'équipe a bâti l'architecture de décision autour d'un arbre de comportement (behavior tree), une structure capable de sélectionner des tâches de haut niveau selon des déclencheurs environnementaux et de s'étendre à de nouvelles situations. Le système a été évalué sur 105 essais, répartis entre cinq scénarios matériels réels et trois scénarios en simulation, avec un taux de réussite de 97 sur 105, soit environ 92%. Ce résultat compte parce qu'il s'attaque à un problème rarement traité dans la littérature robotique : la prise de décision sociale en contexte d'urgence, où le robot doit arbitrer en temps réel entre céder le passage à une personne, franchir une porte qu'un humain tient déjà ouverte, ou aller chercher un équipement avant de traverser. C'est un cas concret où la robotique d'assistance dépasse la simple exécution de tâches pour intégrer une conscience de l'environnement humain, un enjeu clé pour les intégrateurs qui envisagent des déploiements en environnements partagés avec des personnes, secteur hospitalier, logistique de secours ou sites industriels évacuables. Le choix de l'arbre de comportement plutôt qu'un contrôleur monolithique ou un modèle end-to-end répond à un besoin d'extensibilité et de traçabilité des décisions, un critère souvent recherché dans les systèmes destinés à des usages critiques. Les auteurs ont publié le code et des démonstrations vidéo sur GitHub (AndrewSnowdy/hsrmmcontrol), ouvrant la voie à des reproductions et extensions vers d'autres tâches de réponse d'urgence.

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