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Hesai lance Kosmo, un moteur de données du monde en 3D doté d'une caméra spatiale IA 8K
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Hesai lance Kosmo, un moteur de données du monde en 3D doté d'une caméra spatiale IA 8K

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Hesai, connu pour ses lidars automobiles, a lancé Kosmo, un « moteur de données du monde 3D » destiné à lever un goulot d'étranglement de la Physical AI : la disponibilité de données réelles de haute qualité à grande échelle. La pile associe Kosmo One, présentée par le groupe comme la première caméra spatiale IA 8K, et la plateforme cloud Kosmo World. L'appareil combine un lidar haute résolution, un capteur d'image d'un pouce et une centrale inertielle (IMU) de précision, synchronisés à la microseconde pour capturer ensemble géométrie, couleur, texture et pose de caméra. La reconstruction repose sur le 3D Gaussian Splatting (3DGS), avec une précision géométrique annoncée de l'ordre du millimètre et une restitution des matériaux, de la lumière et des ombres. Le « 8K » désigne la résolution maximale de capture, les fichiers exportés plafonnant à 6K. Selon Hesai, un opérateur scanne environ 100 m² d'intérieur en 15 minutes, et Kosmo World génère les modèles jusqu'à cinq fois plus vite que des produits comparables. Le moteur Kosmo Spatial Core produit en une seule passe un 3DGS, un maillage et des données de profondeur cohérents, avec génération pour combler les zones non scannées et segmentation sémantique des objets.

Pour les roboticiens, l'enjeu est la création d'environnements de simulation à partir de lieux réels, sans modélisation manuelle. Hesai cite un magasin Dairy Queen : environ 300 heures de modélisation manuelle auparavant, contre 15 minutes de scan et de reconstruction avec Kosmo. Dans ce cadre, un robot de Sharpa aurait atteint 99 % de réussite de tâche, avec un taux d'échec divisé par dix. Un seul espace capturé produirait en outre plus de 10 000 trajectoires d'entraînement, soit plus de 100 fois plus de données de qualité à coût égal. Ces chiffres proviennent uniquement de Hesai. Ils ne précisent ni la tâche, ni le point de comparaison, ni la part de la réussite due à la reconstruction plutôt qu'à la politique du robot, et aucune validation indépendante n'est publiée. Les vues peuvent être adaptées aux caractéristiques de la caméra du robot pour réduire l'écart entre simulation et réel (sim-to-real gap), un point qui reste à démontrer hors des démonstrations du fournisseur. Si l'approche tient ses promesses, elle déplacerait le coût de la donnée de la modélisation 3D vers la capture, plus simple à industrialiser pour les intégrateurs.

Hesai, un des grands fournisseurs de lidar pour l'automobile, cherche ici à valoriser sa maîtrise des capteurs dans la robotique et les contenus immersifs, un mouvement cohérent avec la création par ses trois cofondateurs de la startup de robotique générale Sharpa, qui a dévoilé au salon IROS 2026 le robot tactile D01, la main dextre W02 et le gant haptique AE01. Kosmo s'intègre à un écosystème ouvert : NVIDIA Isaac Sim et Isaac Lab, Unreal Engine, RenderMan de Pixar et Houdini, ce qui le place face aux outils de capture et de reconstruction 3D existants et aux pipelines de simulation d'acteurs comme NVIDIA. Hesai annonce des partenariats avec les entreprises d'IA incarnée Galbot, dont le humanoïde bipède ET1 démarre à 79 000 yuans, et Dexmal. Le groupe travaille aussi avec Amap sur des reconstructions « Flying Street View » déjà en ligne pour la Gravity Art Museum et la PIFO Gallery, avec Yuemo Studio sur le cinéma assisté par IA, et avec TRIC sur la préservation numérique de la chaumière de Du Fu à Chengdu. Aucun calendrier commercial ni prix n'est communiqué, et le produit est présenté sans volume de déploiement.

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Apprendre aux robots la forme du réel : Kosmo de Hesai transforme des lieux réels en actifs 3D
1TechNode 

Apprendre aux robots la forme du réel : Kosmo de Hesai transforme des lieux réels en actifs 3D

Le 14 octobre, lors de son Kosmo AI Day à Shanghai, le fabricant de lidar Hesai a lancé Kosmo, un « moteur de données 3D du monde » qui transforme des lieux physiques en espaces numériques haute fidélité, destinés à l'entraînement de robots, au développement de modèles du monde et à la création de contenus immersifs. Le système combine lidar, imagerie et données de mouvement pour reconstruire une scène, puis complète les zones manquantes et étiquette les objets par IA. Les scènes sont ensuite adaptées à la simulation robotique, et Hesai affirme qu'une seule capture peut générer plus de 10 000 trajectoires d'entraînement. Lors d'une démonstration chez Dairy Queen avec le roboticien Sharpa, un scan de 15 minutes aurait remplacé environ 300 heures de modélisation manuelle, et le robot aurait atteint 99 % de réussite de tâche dans le décor reconstruit. Pour le cinéma, une scène de la place du campus de Pixar (1,25 million de splats) a servi à un tutoriel RenderMan, compatible Houdini. Côté cartographie, des reconstructions de la Gravity Art Museum et de la PIFO Gallery ont été intégrées au « Flying Street View » d'Amap. Kosmo s'intègre à NVIDIA Isaac Sim, Isaac Lab, Unreal Engine, RenderMan et Houdini, et donne un accès ouvert aux données brutes et aux actifs 3D. L'enjeu est celui de la donnée. Contrairement à l'IA numérique, qui s'appuie sur d'immenses corpus en ligne, l'IA physique manque de données du monde réel à la fois précises, abordables et disponibles à grande échelle. Hesai se positionne en fournisseur d'infrastructure pour combler ce manque, avec une logique de « scan once, train many » : numériser un site réel une fois, puis le réutiliser en simulation pour des milliers de scénarios. Pour un intégrateur ou un responsable d'exploitation, l'intérêt potentiel est de réduire le coût et le délai de création de jumeaux numériques de sites clients avant déploiement, et de limiter l'écart simulation-réalité en partant de géométries mesurées plutôt que modélisées à la main. Les chiffres annoncés appellent toutefois de la prudence : le ratio de 15 minutes contre 300 heures et le taux de 99 % proviennent de la démonstration de l'éditeur, sur un seul environnement, sans précision sur la tâche, le protocole ni le nombre d'essais, et ne disent rien de la robustesse hors de ce cadre. Il s'agit à ce stade d'un produit présenté et de démonstrations partenaires, pas d'un déploiement industriel documenté. Hesai, spécialiste chinois du lidar jusqu'ici surtout connu dans l'automobile, étend ainsi son activité vers la robotique et les données spatiales, en proposant des solutions matérielles et logicielles ainsi que des services de données spatiales. L'entreprise a annoncé des partenariats avec Galbot et Dexmal pour l'IA incarnée, en plus de Sharpa. Elle avance sur un terrain où se retrouvent les moteurs de simulation et de génération de mondes, notamment l'écosystème NVIDIA (Isaac Sim, Omniverse), avec lequel elle choisit de s'intégrer plutôt que de rivaliser, ainsi que les approches de reconstruction par splats gaussiens. Aucun acteur européen n'est cité dans l'annonce. Les prochaines étapes à surveiller sont la publication de benchmarks reproductibles, la tarification, et l'adoption par des fabricants de robots au-delà des démonstrations de vitrine.

InfrastructureActu
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Le premier simulateur open source au monde élargit l'accès à la recherche avancée en robotique spatiale
2Interesting Engineering 

Le premier simulateur open source au monde élargit l'accès à la recherche avancée en robotique spatiale

L'université Rice et la NASA ont dévoilé lors de la conférence ICRA 2026 à Vienne le premier simulateur open source au monde dédié à la robotique intravéhiculaire, baptisé iMETRO Dynamic Simulation. Développé conjointement par une équipe de Rice et du Johnson Space Center, l'outil reproduit sous forme de jumeau numérique haute fidélité l'installation physique iMETRO de la NASA, avec ses maquettes grandeur nature d'intérieurs de vaisseaux spatiaux et d'habitats lunaires. Le cœur du simulateur repose sur un modèle détaillé de manipulateur robotique à huit degrés de liberté (8-DOF), représentatif des plateformes utilisées pour les opérations spatiales. La plateforme s'appuie sur ROS 2 et sur le moteur physique MuJoCo, permettant d'utiliser les mêmes modèles de robots dans les deux environnements sans modification majeure, et intègre un outil de conversion facilitant le passage du logiciel de la simulation vers le robot réel. Lors d'une démonstration, l'équipe a développé une application robotique entièrement en simulation puis l'a déployée sur l'installation physique iMETRO en moins d'une journée. Cette ouverture change la donne pour un secteur de la recherche spatiale historiquement bridé par l'absence d'environnements de simulation publics capables de reproduire fidèlement les contraintes de manipulation en microgravité et dans des espaces confinés. Jusqu'ici, l'essentiel des développements reposait sur des outils propriétaires ou un accès restreint aux installations d'essai de la NASA, ce qui limitait la collaboration entre laboratoires et ralentissait l'innovation. En rendant ce jumeau numérique accessible gratuitement, Rice et la NASA permettent à des équipes de recherche du monde entier de concevoir, tester et valider des logiciels robotiques sans avoir besoin d'un accès physique au Johnson Space Center. Le transfert simulation-vers-réel effectué en moins de 24 heures constitue une validation concrète de la fidélité du jumeau numérique, un point souvent contesté dans les annonces de ce type, et illustre un raccourcissement réel des cycles de développement plutôt qu'une simple promesse marketing. Les robots manipulateurs visés doivent prendre en charge des tâches de logistique et de maintenance à bord des vaisseaux et futurs habitats lunaires, comme le transport de fournitures, le déplacement de cargaisons ou le rangement d'équipements, afin de réduire la charge de travail des astronautes lors des missions longue durée vers la Lune et au-delà. La maintenance et la logistique routinières occupent en effet une part importante du temps d'équipage, et leur automatisation partielle libérerait du temps pour la recherche scientifique. Cette initiative s'inscrit dans une dynamique plus large de développement d'architectures modulaires permettant de tester rapidement de nouveaux logiciels et configurations matérielles dans des maquettes de vaisseaux reconfigurables, sans dépendre des créneaux d'accès limités aux infrastructures physiques de la NASA.

UECe simulateur open source pourrait profiter aux laboratoires de recherche européens en robotique spatiale, mais aucun acteur français ou européen n'est implique dans son développement.

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RealSense dévoile la caméra de profondeur D585 Pro, conçue nativement pour l'IA et la robotique
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RealSense dévoile la caméra de profondeur D585 Pro, conçue nativement pour l'IA et la robotique

RealSense a présenté le D585 Pro à l'Automate 2026 (stand 12036), une caméra de profondeur à traitement IA embarqué destinée aux robots humanoïdes, aux AMR (robots mobiles autonomes), aux bras cobots et aux systèmes d'inspection industrielle. La commercialisation est prévue pour le premier trimestre 2027. Le capteur est construit autour d'un SoC propriétaire de cinquième génération intégrant un moteur de profondeur, un processeur ISP, un DSP, des accélérateurs IA dédiés et un ARM quadricœur. Les spécifications annoncées : champ de vision de 120x100°, 60 images par seconde à 1280x960, portée minimale inférieure à 15 cm en pleine résolution, portée maximale supérieure à 10 mètres, indice IP65 en standard sur chaque unité, connectivité GMSL2 et USB-C avec synchronisation matérielle. RealSense revendique une qualité de profondeur deux fois supérieure à sa génération précédente et une réduction du bruit doublée. À la livraison, le traitement de profondeur amélioré et la détection de personnes fonctionneront en bêta directement sur le SoC, sans charge CPU hôte. Des capacités supplémentaires, dont l'odométrie visuo-inertielle (VIO), la génération de grille d'occupation, la calibration automatique et la détection de visages, seront ajoutées via mises à jour SDK après disponibilité générale. Le D585 Pro cible deux limitations structurelles des caméras de profondeur actuelles en robotique : la plage proche et la dépendance au calcul hôte. En descendant à moins de 15 cm en pleine résolution, RealSense revendique un avantage de 2,5x sur le concurrent le plus proche, sans le nommer, ce qui ouvre des cas d'usage jusqu'ici difficiles à couvrir avec un seul capteur : picking en bac, inspection à courte portée, scan de rayonnages denses. Le flux RGB dual synchronisé, deux flux 30 FPS couleur et profondeur fusionnés sur caméra sans overhead CPU, est directement pertinent pour les pipelines VLA dont dépendent des systèmes comme Pi-0 de Physical Intelligence ou GR00T N2 de NVIDIA, qui requièrent une perception couleur-profondeur synchronisée. Le modèle logiciel évolutif, où de nouvelles capacités arrivent par SDK sans remplacement matériel, est un changement de paradigme commercial notable dans un secteur où les cycles de qualification hardware sont longs et coûteux pour les intégrateurs. RealSense est une marque historiquement liée à Intel, qui avait progressivement retiré ses investissements dans la perception 3D avant de céder l'activité. La société s'est repositionnée sous direction indépendante, avec Nadav Orbach comme CEO. Elle évolue dans un marché sous forte pression concurrentielle : Luxonis (OAK-D), Orbbec, Stereolabs (ZED X), et des acteurs industriels comme Photoneo ou SICK occupent des segments adjacents. La promesse d'un capteur unique couvrant 15 cm à 10 m, utilisable en intérieur comme en extérieur à 60 FPS avec IA embarquée, est techniquement ambitieuse. Aucun partenaire de déploiement n'a été nommé publiquement à ce stade, et les performances annoncées reposent sur des données fabricant non validées par des tiers indépendants. La livraison effective au premier trimestre 2027 constituera le vrai test de maturité de la plateforme.

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Une entreprise norvégienne dévoile le premier capteur ultrasonique 3D certifié au monde pour des robots plus sûrs
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Une entreprise norvégienne dévoile le premier capteur ultrasonique 3D certifié au monde pour des robots plus sûrs

L'entreprise norvégienne Sonair a dévoilé ADAR One, présenté comme le premier capteur ultrasonique 3D certifié pour la sécurité au monde destiné à la collaboration homme-robot. Le dispositif utilise une technologie de détection et télémétrie acoustique (ADAR) pour offrir un champ de perception spatiale tridimensionnelle de 180°×180°, permettant de détecter personnes et obstacles à toutes les hauteurs, contrairement aux capteurs de sécurité 2D classiques qui présentent des angles morts. Conçu pour les robots mobiles autonomes, les humanoïdes et les systèmes d'automatisation industrielle, ADAR One fonctionne comme une couche de sécurité indépendante des caméras, des logiciels d'IA et des systèmes de contrôle de mouvement, vérifiant en continu que l'environnement du robot est sûr avant et pendant son fonctionnement. Sonair précise qu'il s'agit du premier système embarqué certifié sécurité développé en Rust, langage réputé pour la fiabilité logicielle qu'il apporte. Le capteur est entré en production en série et équipe déjà des robots industriels : depuis le lancement de sa version bêta il y a un an, plus de 80 entreprises de robotique dans le monde l'ont évalué via le programme de test de Sonair, et plusieurs préparent désormais des déploiements commerciaux suite à l'obtention de la certification. Cette annonce s'attaque à un angle mort réel du secteur : à mesure que les robots gagnent en capacités grâce à l'IA, les systèmes de sécurité peinent à suivre, la difficulté principale résidant moins dans l'intelligence embarquée que dans la détection humaine fiable en toutes circonstances. En obtenant une certification conforme à certaines des normes de sécurité industrielle les plus strictes, ainsi qu'une approbation au titre de la réglementation européenne sur les machines, Sonair propose une alternative crédible aux scanners laser 2D omniprésents dans l'industrie. Pour les intégrateurs système, l'intérêt est double : une couverture 3D complète réduit à la fois la complexité de conception et le coût par rapport à la superposition de plusieurs capteurs 2D, et le format compact permet une intégration dans des AMR, des véhicules à guidage automatisé ou des cobots sans refonte majeure. Pour les fabricants de robots humanoïdes en particulier, cela ouvre la possibilité d'embarquer une couche de sécurité certifiée supplémentaire directement dans le corps du robot, en complément des caméras et de l'IA, un enjeu central alors que ces machines sont appelées à évoluer physiquement proches des humains en usine ou en entrepôt. Le lancement s'inscrit dans une phase de maturation plus large de la robotique collaborative, où la certification devient un différenciateur commercial autant qu'une contrainte réglementaire, comme le souligne le PDG de Sonair, Knut Sandven, qui évoque une "charge d'ingénierie" transformée en "différenciateur commercial pour toutes les parties prenantes". Le sujet fait écho à d'autres avancées récentes en perception robotique, comme les capteurs tactiles à changement de couleur développés par des chercheurs européens pour restituer le toucher en temps réel. Reste que les affirmations de Sonair (certification, standards visés, nombre d'entreprises évaluatrices) proviennent essentiellement du communiqué de l'entreprise elle-même, sans détail public sur les organismes certificateurs précis ni sur les clients ayant déjà engagé un déploiement commercial concret, ce qui invite à une lecture prudente en attendant des retours d'intégrateurs indépendants.

UELa certification d'ADAR One selon le règlement européen sur les machines en fait une option crédible pour les intégrateurs et fabricants de robots industriels et humanoïdes opérant en Europe.

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