Le consensus de paraphrases n'est pas de l'autocohérence : dépendance aux instructions et robustesse des politiques VLA
Les politiques vision-langage-action (VLA) affinées sur LIBERO, le benchmark de manipulation robotique de référence, sont entraînées et évaluées sur les mêmes dix phrases d'instruction. Une étude publiée sur arXiv (2610.19438) montre que reformuler simplement l'instruction fait chuter le taux de réussite d'OpenVLA de base de 38,0 points. Le prompt ensembling au moment du test, qui améliore pourtant les modèles de langage, ne récupère rien dans aucune des configurations testées. Le consensus de paraphrases, qui retient l'action médoïde parmi K reformulations, coûte 16,8 points à OpenVLA lorsque l'instruction d'entraînement fait partie du lot. Sans elle, le médoïde des paraphrases est à -32,4 points par rapport à l'instruction d'origine, et la sélection par confiance à -28,0. Un médoïde calculé sur plusieurs échantillons d'une seule paraphrase fait mieux que le décodage glouton, mais reste 27,6 points sous l'instruction d'entraînement.
Ce dernier résultat est le plus instructif pour les équipes qui déploient des VLA. Agréger des sorties réduit la variance, mais n'enlève pas le biais que partagent toutes les paraphrases. L'échec ne relève donc pas du bruit d'échantillonnage, et multiplier les appels à l'inférence ne corrigera pas une politique qui a surtout mémorisé des chaînes de caractères. Les auteurs introduisent une sonde d'instruction erronée, qui mesure la part du succès d'une politique réellement dépendante de l'instruction. Sur trois politiques et quatre suites, les paraphrases ne pénalisent une politique que lorsque cette part est élevée. Les politiques plus performantes en perdent une fraction nettement plus faible qu'OpenVLA de base. Cela invite à nuancer les scores LIBERO, où une partie du succès peut venir du contexte visuel plutôt que du langage. Pour un intégrateur, il faut tester la robustesse aux reformulations avant de promettre une interface en langage naturel à des opérateurs.
Côté remède, un post-entraînement LoRA sur des instructions paraphrasées ramène l'effet d'une paraphrase à +2,0 points, contre -32,0 pour un témoin apparié. Le résultat se reproduit sur deux graines et sur OpenVLA-OFT, et se transfère à des formulations tenues à l'écart. En revanche, la dépendance de la politique à l'instruction reste inchangée. Le gain vient donc d'une meilleure généralisation lexicale, pas d'une meilleure compréhension du langage. Il s'agit d'un travail de recherche en simulation sur LIBERO, sans déploiement réel ni validation sur matériel, et le périmètre (dix instructions, quelques politiques) limite la portée des conclusions. Il rejoint un faisceau de travaux qui interrogent la fiabilité des benchmarks VLA face aux politiques généralistes plus récentes.
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