MAP2 : poursuite basée sur un modèle et l'accélération, avec MPC et apprentissage résiduel par processus gaussien pour la course autonome
Des chercheurs présentent MAP2 (Model- and Acceleration-based Pursuit 2), un contrôleur de poursuite destiné à la course autonome, où le véhicule doit suivre sa trajectoire au plus près des limites d'adhérence tout en gardant une latence de calcul faible. L'algorithme combine une commande prédictive (MPC) cinématique fondée sur la courbure et une correction résiduelle par processus gaussien parcimonieux (Sparse Gaussian Process, SGP). Le MPC optimise les consignes cinématiques sur un horizon de prédiction, puis celles-ci sont converties en ordres de braquage par un modèle de dynamique des pneus, complété par la correction SGP. Les essais sur véhicule réel montrent, par rapport à MAP et à Pure Pursuit (PP), une baisse de l'erreur latérale moyenne de 37,99 % et de 44,65 % respectivement, ainsi qu'un temps au tour moyen réduit d'au moins 1,5 %.
L'intérêt tient au compromis visé. Les contrôleurs géométriques comme Pure Pursuit sont légers en calcul, mais reposent sur la géométrie d'Ackermann, qui cesse d'être valide quand les pneus glissent en limite d'adhérence. À l'inverse, les approches par MPC dynamique complet offrent plus de fidélité, au prix d'une charge de calcul plus lourde. MAP2 cherche une voie médiane : un MPC cinématique reste économe, et l'écart entre le modèle et la réponse réelle du véhicule est absorbé par un apprentissage de résidus, sans modèle dynamique exhaustif. Le gain d'erreur latérale est net, mais le gain de temps au tour est modeste (1,5 % au minimum), ce qui suggère que la précision de suivi progresse plus vite que la performance pure. L'abstract ne précise ni la plateforme, ni la vitesse, ni la fréquence de calcul, ni le nombre de tours : il est donc difficile de juger de la robustesse hors du cadre d'essai.
Le travail prolonge MAP, un contrôleur qui conservait la simplicité du suivi géométrique tout en exploitant un modèle de pneu et une information d'accélération. Les auteurs reconnaissent que MAP reste fondamentalement géométrique, qu'il dépend de la cinématique d'Ackermann, et que son modèle de pneu peut manquer la dynamique réelle du véhicule. MAP2 répond à ces deux limites. Il s'inscrit dans un domaine très actif, celui de la course autonome sur plateformes à l'échelle réelle ou réduite, où la tenue de trajectoire en limite de dynamique reste un verrou. Les comparaisons se limitent ici à MAP et PP, et non à des MPC dynamiques ou à des méthodes apprises de bout en bout. Le papier, publié sur arXiv en première version (v1), n'annonce pas encore de suite précise ni de déploiement.
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