La solution d'OpenSpace Lab pour le concours d'exploration en intérieur IROS 2026
L'équipe OpenSpace Lab a publié sur arXiv (2610.01505) le rapport technique de sa participation au concours Intelligent Information Gathering for Single and Multi-Robot Systems, organisé dans le cadre de l'IROS 2026 (IEEE/RSJ International Conference on Intelligent Robots and Systems). Elle termine 1re de la piste publique mono-robot et 3e des pistes privées mono-robot et multi-robots. Les taux de couverture atteignent 61,04 % sur la piste publique mono-robot, 39,53 % sur la piste privée mono-robot et 39,91 % sur la piste privée multi-robots. Côté architecture, le système mono-robot s'appuie sur des prédictions de complétion de carte issues d'un modèle pré-entraîné pour guider la planification globale vers les zones non explorées. Une stratégie fondée sur le temps restant intègre une contrainte de retour au point de départ (« homing ») dans la décision, afin de concilier couverture et durée d'opération limitée. En multi-robots, la sélection des cibles est pilotée par une fonction d'utilité qui arbitre entre gain d'observation, coût de déplacement et budget, avec partage de la carte et des intentions entre robots pour éviter les recherches redondantes. Il s'agit d'un rapport succinct : un article complet est en préparation et le code, annoncé sur GitHub (OpenSpace-Lab/Indoor-Exploration-IROS2026), ne sera publié qu'après acceptation de ce manuscrit.
L'intérêt tient surtout à ce que ces chiffres disent de l'état de l'exploration autonome en intérieur. Une couverture de 61 % en piste publique, qui tombe à environ 40 % sur les pistes privées, montre un écart net de généralisation entre scènes connues et scènes inédites. Elle rappelle que les benchmarks ouverts surestiment la performance réelle, un point à garder en tête pour les intégrateurs qui évaluent des solutions d'inspection, de cartographie ou de patrouille en environnement non structuré. Autre signal : le gain du multi-robots reste minime en piste privée (39,91 % contre 39,53 % en mono-robot, avec des rangs identiques), ce qui suggère que la coordination ne se traduit pas encore par un avantage mesurable sur ce jeu de test. Les résultats concernent par ailleurs un concours, avec des contraintes de temps propres, et non un déploiement industriel. Aucun détail n'est fourni sur la taille des scènes, le nombre de robots ni la comparaison avec les autres équipes.
Ces travaux s'inscrivent dans la lignée de l'exploration par frontières, où le robot se dirige vers la limite entre espace connu et inconnu, que les approches récentes enrichissent par de la prédiction de carte apprise pour anticiper la structure des pièces non vues. Les concurrents du concours restent non précisés dans le résumé. Les suites sont connues : un article étendu à soumettre et une publication du code conditionnée à son acceptation, ce qui laisse la reproductibilité en suspens pour l'instant. Pour les acteurs industriels de l'AMR et de l'inspection, la valeur à surveiller sera la robustesse de la complétion de carte hors distribution, et la possibilité de la reproduire.
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