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Un robot monopode à jambes longues et entraînement direct atteint une hauteur de saut exceptionnelle

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Une équipe de chercheurs a présenté, dans un article publié sur arXiv le 28 septembre 2026, un robot sauteur monopode capable d'atteindre 7,6 mètres de hauteur en un temps d'appui au sol de seulement 190 millisecondes, ce qui en fait le saut le plus haut jamais enregistré pour un système électrique dépourvu de stockage d'énergie élastique (pas de ressort ni d'élastique). L'engin ne pèse que 281 grammes et repose sur une jambe unique, longue et légère, entraînée en transmission directe par un petit moteur électrique. L'innovation technique centrale est une transmission à enroulement de tissu offrant un avantage mécanique variable, qui maintient le moteur près de sa puissance de crête tout au long de la course tout en évitant que la jambe ne flambe sous la charge. Un module d'équilibrage placé en tête de jambe, équipé de petites hélices, contrôle l'orientation du robot au sol comme en vol, la longueur de la jambe offrant un bras de levier important pour les couples de contrôle. Le dispositif a été validé en extérieur sur des sauts verticaux, des sauts inclinés et des tests de contrôle d'attitude.

Ce résultat est significatif car il montre qu'une hauteur de saut extrême peut être obtenue sans passer par le stockage élastique habituellement jugé indispensable pour ce type de performance, une hypothèse largement répandue dans la robotique de locomotion à pattes depuis des systèmes emblématiques comme Salto-1P développé à Berkeley. Pour les chercheurs en robotique mobile, cela ouvre une voie alternative fondée sur l'optimisation de la transmission mécanique plutôt que sur l'accumulation d'énergie, ce qui simplifie potentiellement la conception et réduit la masse embarquée. L'ajout d'un contrôle d'attitude par hélices pendant la phase aérienne répond également à un problème classique des robots sauteurs, la stabilisation en vol, avec un mécanisme peu coûteux en masse.

Ce travail s'inscrit dans une lignée de recherches sur les robots sauteurs monopodes, un sous-domaine de la robotique à pattes où les gains de hauteur et d'efficacité énergétique restent des défis ouverts depuis des projets antérieurs à stockage élastique. Le document ne précise pas d'institution ni de financement, ni de calendrier de suite (essais en environnement non contrôlé, intégration à une plateforme mobile complète ou applications visées comme l'exploration de terrains accidentés ou les missions de reconnaissance). Il s'agit à ce stade d'un prototype de recherche démontré en extérieur, non d'un produit destiné à une commercialisation.

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Des chercheurs présentent un nouveau cadre de co-conception pour optimiser les performances de saut d'un monopode à cinq barres, un mécanisme planaire à chaîne fermée équipé d'une seule jambe. Contrairement aux approches classiques qui se limitent aux dimensions des liaisons et aux ratios de transmission, cette méthode optimise conjointement la géométrie mécanique, les paramètres moteur et réducteur, ainsi que les paramètres de contrôle. Le processus se déroule en deux étapes: une première phase d'optimisation des actionneurs établit une correspondance entre le ratio de réduction et la masse, l'efficacité et le couple de crête de l'actionneur; ces données alimentent ensuite un algorithme d'optimisation CMA-ES qui ajuste simultanément la conception du robot et sa commande. En simulation, le cadre proposé améliore la distance de saut d'environ 30,4% tout en réduisant la consommation d'énergie mécanique de 11,5%, comparé à une conception nominale de référence. Ce travail comble un angle mort des méthodes de co-conception existantes, largement cantonnées aux mécanismes en chaîne ouverte série et négligeant l'optimisation fine des actionneurs. Pour les concepteurs de robots à pattes et de plateformes dynamiques (saut, course, locomotion agile), le résultat démontre qu'intégrer le dimensionnement moteur et réducteur directement dans la boucle d'optimisation, plutôt que de le traiter après coup, produit des gains de performance et d'efficacité énergétique significatifs sans changement d'architecture. Cela renforce l'idée que le potentiel des mécanismes à chaîne fermée, souvent plus compacts et robustes mécaniquement que les architectures série, reste sous-exploité faute d'outils de conception adaptés. Le cadre s'inscrit dans une lignée de recherches sur la co-conception mécatronique des robots légers, où l'enjeu est de sortir du cycle itératif traditionnel séparant conception mécanique et réglage du contrôleur. Les auteurs positionnent leur contribution comme une étape vers des méthodologies génériques applicables à d'autres mécanismes à chaîne fermée, avec des perspectives de validation expérimentale sur prototype physique et d'extension à des tâches locomotrices au-delà du simple saut vertical ou horizontal.

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Tripody : un robot parallèle surcontraint de type 3-SPR pour les tâches de construction en hauteur
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Tripody, un robot parallèle sur roues à 3 degrés de liberté conçu pour les travaux de construction en hauteur, notamment le perçage de plafonds, a été présenté par une équipe de recherche dans une publication arXiv (2607.25781, juillet 2026). Pesant 33 kg, l'engin s'étend de 1,7 m à 3,4 m de hauteur et supporte une charge continue de 32 kg via une interface d'effecteur modulaire. Sa cinématique reprend l'architecture classique 3-SPR (trois jambes, joint sphérique à la base, articulation prismatique actionnée, joint de rotation à l'effecteur), mais remplace les joints sphériques par des joints universels, ce qui surcontraint volontairement le mécanisme ; de petites déflexions élastiques réparties absorbent les incompatibilités cinématiques résultantes tout en préservant un mouvement essentiellement translationnel. Les essais montrent une rigidité en plan comparable à celle d'une variante à base sphérique, mais une rigidité en torsion nettement supérieure : +67% à 1,7 m, +196% à 2,6 m et +454% à 3,4 m, avec un couplage inter-axes négligeable. Le positionnement en boucle fermée, mesuré par station totale, converge sous 0,6 mm sur tout l'espace de travail, tandis que la simple extrapolation par modèle atteint une erreur au 95e centile de 2,7 mm (maximum 3,6 mm). Une démonstration de perçage de plafond en boucle ouverte, avec un motif de 15 trous, affiche une erreur de position relative maximale de 4,5 mm après alignement rigide. Ces résultats s'adressent directement à un problème concret du secteur de la construction : les manipulateurs sériels lourds actuellement utilisés pour les travaux en hauteur sont difficiles à déployer dans des intérieurs encombrés, faute de compacité et de mobilité. En misant sur une architecture surcontrainte qui tolère la compliance plutôt que de la combattre, les auteurs proposent une voie pratique vers des robots légers, à grande portée verticale et à précision millimétrique, un compromis rarement atteint simultanément par les solutions existantes. Pour les intégrateurs et décideurs du BTP, l'intérêt tient moins à la performance brute qu'à la validation en conditions quasi réelles : le perçage de 15 trous avec une précision de l'ordre de quelques millimètres démontre une faisabilité tâche par tâche, au-delà d'une simple preuve de concept en laboratoire. Le papier reste toutefois prudent : il s'agit d'une étude en boucle ouverte sur un motif limité, pas d'un déploiement chantier. L'approche s'inscrit dans une lignée de recherches en robotique parallèle explorant les architectures 3-SPR pour des tâches nécessitant rigidité et précision sur de grands espaces de travail, un terrain habituellement dominé par les bras sériels ou les portiques fixes. En intégrant des actionneurs linéaires sur mesure et une pile de contrôle combinant estimation d'état SE(3), cinématique directe et commande dans l'espace des tâches, les auteurs positionnent Tripody comme une alternative mobile et reconfigurable aux solutions de perçage plafond existantes, qu'elles soient manuelles ou robotisées de type portique. Les prochaines étapes attendues, non détaillées dans l'abstract, porteraient logiquement sur un contrôle en boucle fermée pour la tâche de perçage elle-même et sur des essais en environnement de chantier réel plutôt qu'en conditions contrôlées de laboratoire.

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