
Comprendre l'engagement et l'intrusivité dans l'interaction homme-robot assistive selon les traits individuels
Une étude diffusée sur arXiv (2609.21744v1) s'intéresse à la manière dont les utilisateurs perçoivent l'engagement et l'intrusivité d'un robot assistant selon leurs traits individuels. Les auteurs ont mené une expérience avec 32 participants confrontés à une tâche inconnue, assistés successivement par deux robots offrant un soutien similaire mais des stratégies d'intervention différentes, en particulier sur la fréquence de leurs interventions plutôt que sur la seule distance physique. Résultat: l'engagement global reste stable d'un robot à l'autre, mais les réponses affectives et le sentiment d'intrusivité varient fortement selon la personnalité, qui influence aussi différemment la dynamique d'interaction selon le comportement du robot.
Ce constat nuance un débat récurrent en interaction homme-robot: certains travaux antérieurs jugeaient qu'une proximité plus étroite renforce l'engagement, d'autres qu'elle est perçue comme intrusive. L'étude suggère que la proxémie seule n'explique pas ce ressenti, la fréquence des interventions et le profil individuel pesant au moins autant. Pour les concepteurs de robots d'assistance en industrie, santé ou logistique, cela plaide contre un comportement robotique uniforme: un réglage calibré pour un utilisateur moyen peut se révéler intrusif pour certains et sous-stimulant pour d'autres, ce qui pousse vers des comportements adaptatifs, ajustés au profil psychologique et démographique de chaque personne plutôt qu'à une distance ou une fréquence fixe.
Ce travail s'inscrit dans un champ où les preuves sur la proxémie robotique restaient contradictoires, sans que la fréquence d'intervention ou les différences interindividuelles ne soient clairement isolées comme variables explicatives. L'abstract ne précise ni l'institution porteuse ni les robots utilisés, et l'échantillon reste limité à 32 personnes, ce qui invite à la prudence avant toute généralisation. La suite logique serait une validation à plus grande échelle et des stratégies d'adaptation automatique du comportement robotique au profil détecté de l'utilisateur, un enjeu direct pour les fabricants de robots de service et d'assistance visant des publics variés.
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