
DeepCybo PhysBrain 1.5 obtient un score de 72,5 sur 28 benchmarks en tant que modèle fondation physique ouvert
DeepCybo a publié PhysBrain 1.5, un modèle de fondation physique qui unifie compréhension incarnée, génération d'actions et prédiction d'états futurs dans une seule architecture autorégressive bâtie sur une base Qwen3-VL, enrichie de tokens d'action et d'état visuel. Le checkpoint de 8 milliards de paramètres affiche un score global de 72,5 sur 28 benchmarks publics d'IA incarnée, ce que DeepCybo revendique comme une première parmi les modèles open source, à environ un point des références propriétaires GPT-6 Astra (73,3) et Gemini 3.6 Flash (73,0), selon le tableau publié par l'entreprise. PhysBrain 1.5-8B se classe premier sur 14 des 28 benchmarks et deuxième sur 10 parmi les modèles open source, couvrant perception spatiale, raisonnement multi-vues, planification incarnée, ancrage des affordances et traces visuelles. Une version plus légère, PhysBrain 1.5-2B, obtient 66,6 sur la même suite et vise le déploiement plutôt que le classement. Les poids des deux versions, un rapport technique et un kit d'évaluation sont publics sur Hugging Face et GitHub sous le projet DeepCybo/PhysBrain 1.5. L'entraînement suit une boucle fermée: observer, raisonner et ancrer, agir, puis prédire l'évolution du monde. Réponses en langage naturel, structures spatiales, trajectoires d'effecteur via des tokens ActionPiece, et images futures alignées en RGB, profondeur et masque du robot partagent un seul objectif de prédiction du token suivant, sans têtes de tâche séparées. La supervision de pré-entraînement vient de vidéos d'interaction humaine (égocentriques, ego-exocentriques, panoramiques), et le fine-tuning mélange démonstrations humaines, trajectoires réelles de robots et simulation via le pont d'action "Human-as-Humanoid" de DeepCybo.
Cette sortie confirme la montée des modèles VLA unifiés comme architecture de référence pour la robotique incarnée et la vitesse à laquelle les acteurs open source chinois cherchent à réduire l'écart avec les références propriétaires américaines sur les benchmarks publics. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, la publication des poids et d'un kit d'évaluation change la donne par rapport à de simples vidéos de démonstration: elle permet de tester directement le transfert vers du matériel réel. Mais un score proche de GPT-6 Astra ou Gemini 3.6 Flash sur un agrégat de benchmarks ne garantit pas une manipulation plug-and-play: ces suites mesurent surtout perception, raisonnement spatial et planification, pas la robustesse en production. DeepCybo invite d'ailleurs les équipes à rejouer le pack d'évaluation et à vérifier le transfert des tokens ActionPiece sur leurs propres bras robotiques, signe que le score de 72,5 doit être lu comme un point de départ plutôt qu'une preuve de parité fonctionnelle avec les systèmes propriétaires.
PhysBrain 1.5 s'ajoute à une vague de modèles de fondation incarnée open source déjà en circulation en Chine, aux côtés d'Intern W0, Motus2 et Cog-WM, dans une course où chaque acteur publie ses propres tableaux pour revendiquer un leadership partiel. Contrairement à une démonstration de politique pour un seul robot, DeepCybo positionne PhysBrain 1.5 comme un modèle de fondation généraliste, adaptable à différentes plateformes via le pont Human-as-Humanoid reliant données humaines et données robotiques. Aucun calendrier de pilote ni partenariat matériel n'est mentionné: à ce stade, il s'agit d'une sortie de modèle et de poids, pas d'un déploiement en production chez un intégrateur. Les prochaines étapes attendues sont la reproduction indépendante des scores par des équipes tierces et l'évaluation du transfert réel sur des bras et plateformes variés, seul test permettant de distinguer un score de benchmark d'une capacité de manipulation effective sur le terrain.
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