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Construction et programmation de robots autonomes au hackathon York Micromaze
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Construction et programmation de robots autonomes au hackathon York Micromaze

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Du 25 au 27 août 2026, des membres du programme britannique UK RAS STEPS se sont réunis à l'Institute for Safe Autonomy de l'université de York pour un hackathon de trois jours baptisé Micromaze Robot Hackathon. Organisées en équipes, les personnes participantes devaient concevoir, construire et programmer des robots autonomes capables de franchir des labyrinthes de difficulté croissante. Chaque équipe est partie d'une même base matérielle, une carte Raspberry Pi Pico W, a découpé son propre châssis au laser, puis a intégré moteurs et capteurs à ultrasons, infrarouges et à temps de vol, avant de coder le pilotage en MicroPython. L'évènement donnait accès à des ateliers de découpe laser et d'impression 3D. L'épreuve finale évaluait la performance dans le labyrinthe, l'évitement de collision, la qualité de la conception mécanique et du code, le contrôle sans fil, ainsi que les fonctionnalités originales développées par chaque équipe. Le programme comprenait aussi une visite de l'institut, des sessions de développement collaboratif, des présentations finales et des démonstrations des robots, sous la coordination de Rob Woolley et de l'équipe de l'université de York.

Contrairement aux annonces de plateformes humanoïdes à plusieurs dizaines de milliers de dollars, cet évènement met en avant une robotique low cost et pédagogique, construite autour d'un microcontrôleur à quelques dollars plutôt que d'un modèle vision langage action. Son intérêt pour le secteur tient moins à une prouesse technique qu'à la fonction qu'il teste : former une relève d'ingénieurs et de techniciens capables de concevoir, câbler et programmer des systèmes autonomes de bout en bout, un maillon souvent négligé face à la course aux modèles de fondation robotique. Pour les décideurs formation et RH de la filière RAS britannique, ce type de format low cost et reproductible peut devenir un outil de recrutement et de montée en compétences à moindre coût.

L'évènement s'inscrit dans le programme national UK RAS STEPS, dédié au développement des compétences en robotique et systèmes autonomes, et s'appuie sur l'Institute for Safe Autonomy de York, centre de recherche spécialisé dans la sûreté des systèmes autonomes. Les organisateurs présentent ce hackathon comme un test grandeur nature : son format pourrait déboucher, à terme, sur un programme de formation continue pour des professionnels novices en robotique, ou sur une action de médiation scientifique destinée aux enfants et étudiants. Aucun calendrier ni engagement ferme n'a toutefois été communiqué à ce stade, l'initiative restant au stade de pilote.

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Des minuscules robots de construction autonomes baptisés "antdroids
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Des chercheurs de l'université Harvard et de l'Indian Institute of Technology Madras (IIT Madras) ont présenté des robots miniatures autonomes baptisés "RAnts" (robotic ants), conçus pour effectuer des tâches de construction collective en essaim. L'annonce, relayée par la presse spécialisée en robotique, reste avare de métriques techniques précises (payload, degrés de liberté, temps de cycle), ce qui limite l'évaluation indépendante des capacités réelles. Il s'agit à ce stade d'une communication de recherche académique, et non d'un produit commercialisé ou d'un déploiement industriel opérationnel. L'intérêt de cette approche réside dans le biomimétisme appliqué à la robotique de construction : à l'image des fourmis réelles, les RAnts sont conçus pour coordonner leurs actions sans contrôle centralisé, en s'appuyant sur des comportements émergents simples à l'échelle individuelle. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, ce paradigme de swarm robotics ouvre des perspectives pour des environnements non structurés, des missions à haute redondance, ou des tâches en milieu dangereux. Cependant, le fossé entre prototype académique et robot opérationnel en conditions réelles demeure considérable, et aucune donnée de performance en contexte industriel n'est communiquée. Harvard possède une longue tradition en robotique collective via le Wyss Institute, dont les Kilobots (2011) et les robots "termites" autonomes du projet TERMES (2014) ont posé les bases de la construction distribuée sans supervision humaine. La collaboration avec IIT Madras élargit la portée internationale d'un domaine très actif, où des équipes du MIT, d'ETH Zurich et de l'EPFL développent également des systèmes de micro-robots coopératifs. Les prochaines étapes attendues sont une publication scientifique détaillée et une démonstration en environnement réel, conditions minimales pour évaluer sérieusement la viabilité de l'approche.

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Une taxonomie des activités de tâches de construction pour les robots ouvriers
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Un article publié sur arXiv (2608.25395v1, août 2026) présente TARCAT, une taxonomie des tâches de construction destinée aux robots ouvriers, développée par un groupe associé au laboratoire AICPS. Le système s'appuie sur 91 tâches issues de la base O*NET, couvrant sept métiers du bâtiment à forte employabilité, ainsi que sur l'analyse de 30 vidéos pédagogiques de travail physique. TARCAT décompose ce corpus en 41 primitives d'action, regroupées en 12 catégories et trois classes, avec un mécanisme pour combiner ces primitives paramétrées en séquences réutilisables appelées compétences. Une partie de ces primitives a été testée sur un bras robotique DOBOT CR3 équipé d'une main CRAFT. Les annotations complètes sont publiées en accès libre sur GitHub, dans le dépôt AICPS/TARCAT-Taxonomy. Cette taxonomie répond à un problème concret pour les intégrateurs et chercheurs en robotique générale : les modèles vision-langage-action promettent des robots au répertoire plus large que les systèmes spécialisés, mais leur déploiement sur chantier exige un inventaire précis des gestes et des capacités nécessaires, ce qui manquait dans le secteur de la construction. En offrant un vocabulaire commun et lisible par des humains, TARCAT peut organiser des démonstrations d'apprentissage, spécifier les exigences matérielles d'un robot, et alimenter des agents de codage capables de retrouver et d'étendre des bibliothèques de compétences. À noter : seule une sélection restreinte de primitives a été validée physiquement sur un unique bras, loin d'une démonstration de système complet opérant sur un vrai chantier. Ce travail s'inscrit dans le mouvement plus large de la robotique embarquée, où les modèles VLA cherchent à s'affranchir des systèmes dédiés tâche par tâche, un axe poussé par plusieurs laboratoires et fabricants de robots manipulateurs ou humanoïdes. Contrairement aux annonces produits qui multiplient des démonstrations spectaculaires sans cadre d'évaluation standardisé, TARCAT s'appuie sur des données d'occupation officielles et des vidéos de terrain plutôt que sur des cas choisis pour l'effet. Les auteurs présentent ce travail comme une fondation destinée à être étendue : le dépôt GitHub public ouvre la porte à des contributions externes et à une adoption par d'autres équipes travaillant sur la robotique générale appliquée au bâtiment, un secteur où peu de standards communs existaient jusqu'ici pour décrire précisément le travail humain à automatiser.

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Un article de recherche publié le 28 mai 2026 sur arXiv (référence 2505.28110) présente le STR Robot, un robot mobile autonome développé selon une approche simulation-vers-réalité (sim-to-real) à partir d'une plateforme mécanique existante. Le travail porte exclusivement sur la couche logicielle : contrôle embarqué, auto-localisation et navigation autonome en environnement extérieur. Le système intègre capteurs et calcul embarqués pour estimer sa pose et se déplacer sans intervention humaine. L'ensemble du framework a d'abord été développé et validé en simulation, puis transféré sur le robot physique pour évaluation expérimentale. Le code source sera rendu public via un dépôt GitHub associé au projet. À noter : le preprint ne fournit aucune métrique chiffrée précise dans son abstract, ce qui limite l'évaluation indépendante des performances annoncées. L'intérêt de cette contribution réside dans la démonstration pratique du pipeline sim-to-real appliqué à un robot mobile autonome (AMR) sur plateforme mécanique préexistante, un cas d'usage courant pour les intégrateurs industriels qui cherchent à capitaliser sur du matériel existant plutôt que de repartir de zéro. Si le sim-to-real reste un défi structurel dans la robotique, avec des écarts persistants entre comportements simulés et réels, les résultats décrits affirment la faisabilité de l'approche comme fondation pour des systèmes fiables. Pour un COO industriel ou un ingénieur robotique, c'est la validation d'un workflow de développement qui réduit les cycles de test en conditions réelles et donc les coûts d'itération. Le contexte scientifique de ce travail s'inscrit dans une vague de recherches académiques sur le sim-to-real transfer, thème central depuis que des environnements comme Isaac Sim (NVIDIA), Gazebo ou MuJoCo ont atteint une fidélité suffisante pour entraîner des policies directement exportables. Du côté industriel, des acteurs comme Boston Dynamics, Exotec ou Locus Robotics investissent massivement dans ces pipelines pour leurs AMR logistiques. La publication reste toutefois au stade du preprint non évalué par les pairs, sur un démonstrateur dont l'échelle et les conditions de test précises ne sont pas encore divulguées.

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De nouveaux robots fourmis travaillent comme de vrais insectes pour construire et démonter de façon autonome
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De nouveaux robots fourmis travaillent comme de vrais insectes pour construire et démonter de façon autonome

Des chercheurs de la Harvard John A. Paulson School of Engineering and Applied Sciences (SEAS) ont publié dans la revue PRX Life une étude décrivant une flotte de robots appelés "RAnts" (Robotic Ants), capables de construire et démanteler des structures de manière autonome, sans plan directeur ni contrôleur central. Ces agents physiques suivent un ensemble minimal de règles locales : détecter un gradient lumineux, transporter des blocs, et les déposer lorsqu'un seuil d'intensité est atteint. Pour remplacer les phéromones chimiques des fourmis biologiques, l'équipe du Professeur L. Mahadevan a introduit le concept de "photormones" : des champs lumineux qui jouent le même rôle de signal environnemental, permettant à chaque robot de modifier son environnement et de réagir aux modifications effectuées par ses congénères. Ce mécanisme s'appuie sur le principe biologique de stigmergie. Le basculement entre mode construction et mode démolition ne nécessite que l'ajustement de deux paramètres : l'intensité du comportement de suivi lumineux et le seuil de dépôt ou de ramassage des blocs. L'intérêt industriel de cette approche réside dans sa robustesse intrinsèque. Un système décentralisé n'a pas de point de défaillance unique : si un agent tombe en panne, le reste de l'essaim continue d'opérer. Pour les intégrateurs et les décideurs B2B, cela pose une alternative crédible aux architectures de coordination centralisées, souvent coûteuses à maintenir et fragiles en environnements non structurés. Le concept d'"exbodied intelligence" proposé par Mahadevan est théoriquement significatif : il déplace le centre de gravité de l'intelligence hors du hardware individuel, vers l'interaction continue entre les agents et leur environnement évolutif. Cela contredit directement la tendance dominante en IA, qui mise sur des modèles toujours plus grands et des processeurs toujours plus puissants. Ici, la complexité émergente est obtenue à coût computationnel minimal. Les résultats semblent solides sur le plan des principes, mais l'article ne précise pas les dimensions des robots, leur payload, leur vitesse de cycle, ni les volumes de blocs traités, ce qui limite pour l'instant l'évaluation de leur transposabilité industrielle réelle. La robotique en essaim n'est pas un domaine nouveau : des travaux pionniers comme le projet Kilobot au MIT ou les recherches de Marco Dorigo (Université Libre de Bruxelles) sur les algorithmes de colonie de fourmis ont posé les bases théoriques il y a plus d'une décennie. Ce qui distingue les RAnts est l'utilisation d'un support physique de communication (la lumière) plutôt que d'une infrastructure de communication numérique externe, ce qui simplifie le déploiement en environnements contraints. Les applications envisagées par l'équipe incluent la construction autonome en zones dangereuses, l'exploration planétaire, et la modélisation du comportement animal. Ces cas d'usage restent à ce stade prospectifs : aucun pilote industriel ni partenariat de déploiement n'est annoncé. La prochaine étape logique serait de démontrer la scalabilité du système avec des essaims de plusieurs dizaines d'unités dans des environnements 3D non contrôlés, condition nécessaire avant toute adoption par des acteurs comme les agences spatiales ou le secteur de la construction en milieux extrêmes.

UELes travaux de Marco Dorigo (ULB, Bruxelles) sur les algorithmes de colonie de fourmis constituent le socle théorique de ce domaine, mais cette étude Harvard n'implique pas directement d'acteurs européens ni de déploiement en Europe.

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