Aller au contenu principal
Nouveau robot terrestre rejoint la plateforme logicielle qui équipe aussi les drones aériens
IA physiqueInteresting Engineering 

Nouveau robot terrestre rejoint la plateforme logicielle qui équipe aussi les drones aériens

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE
Nouveau robot terrestre rejoint la plateforme logicielle qui équipe aussi les drones aériens
▶ Voir sur YouTube

XTEND, société israélienne spécialisée dans l'IA physique, a livré son premier robot terrestre AtlasROVER équipé de son système d'exploitation XOS à un client non identifié en Asie-Pacifique. Il s'agit du premier robot conçu par Atlas, entreprise lettone rachetée par XTEND plus tôt en 2026, à fonctionner sous XOS. AtlasROVER est présenté comme capable d'opérer dans des environnements difficiles et de transporter différentes charges utiles selon la mission. XTEND n'a communiqué ni l'identité ni la localisation précise du client, ni le nombre d'unités livrées, ni la nature exacte de la mission couverte par le contrat. XOS, de son côté, est décrit comme un système d'exploitation agnostique au matériel, conçu pour donner aux robots des outils communs : fonctions d'IA, applications spécifiques à une tâche et interfaces de contrôle pour les opérateurs humains. Le PDG et cofondateur d'XTEND, Aviv Shapira, a déclaré viser une couche logicielle commune pouvant s'étendre à l'air, au sol et, à terme, au domaine maritime, plutôt que des produits robotiques isolés.

Ce déploiement illustre la tentative d'XTEND d'unifier, via un seul socle logiciel, des flottes robotiques hétérogènes plutôt que de développer un environnement distinct pour chaque plateforme, un pari partagé par plusieurs acteurs de la robotique et des drones qui cherchent à mutualiser IA embarquée et interfaces opérateur. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'intérêt d'une architecture agnostique au matériel est de réduire les coûts de formation et de maintenance logicielle lorsqu'un site exploite à la fois drones aériens et véhicules terrestres. Toutefois, l'absence de tout chiffre concret, qu'il s'agisse du nombre de robots livrés, de l'autonomie, de la charge utile réelle ou du contexte précis de la mission, limite fortement la portée de l'annonce : elle relève davantage d'une preuve de concept commerciale que d'une validation opérationnelle à grande échelle. Ce flou reflète un écart courant dans le secteur entre les annonces de convergence logicielle multi-domaine et leur démonstration effective sur le terrain.

XOS a d'abord été conçu pour les plateformes aériennes d'XTEND, avant que l'entreprise ne rachète Atlas, société de robotique terrestre basée en Lettonie, au début de 2026, ce qui lui a apporté des capacités d'ingénierie et de fabrication supplémentaires en Europe. Depuis cette acquisition, XTEND a entamé l'intégration des technologies et systèmes déjà déployés par Atlas dans son portefeuille robotique élargi, et la livraison de l'AtlasROVER sous XOS constitue l'une des premières étapes visibles de cette intégration. L'entreprise ne cite aucun concurrent direct dans cette annonce, mais son positionnement s'inscrit dans une tendance plus large du secteur visant à remplacer les piles logicielles propriétaires par des couches d'orchestration communes couvrant plusieurs types de robots. XTEND indique que l'extension de XOS au domaine maritime constitue la prochaine étape de sa feuille de route, sans toutefois avancer de calendrier précis.

Impact France/UE

L'acquisition d'Atlas, entreprise letonne, apporte a XTEND des capacités d'ingénierie et de fabrication supplémentaires en Europe, même si le client livre de l'AtlasROVER se trouve en Asie-Pacifique.

À lire aussi

Vidéo : le nouveau modèle omni d'Unitree permet aux robots humanoïdes de penser, se déplacer et assister les humains
1Interesting Engineering 

Vidéo : le nouveau modèle omni d'Unitree permet aux robots humanoïdes de penser, se déplacer et assister les humains

Unitree, le fabricant chinois de robotique connu pour ses robots quadrupèdes et humanoïdes low-cost, a dévoilé UnifoLM-OminiA-0.3, un modèle d'IA unifié destiné à ses robots humanoïdes. Ce système combine dans une seule architecture la perception omni-modale, le raisonnement, le dialogue et la manipulation mobile du corps entier, sans passer par des modules séparés pour la reconnaissance vocale, la détection d'objets, la navigation et la manipulation. Dans les vidéos de démonstration diffusées par Unitree, un robot humanoïde saisit un coussin et le pose sur un canapé, identifie des couleurs, compte des boîtes de médicaments, va chercher un médicament précis sur une étagère, trie du linge dans un panier, charge une assiette dans un lave-vaisselle et ajuste un lit médicalisé de type hospitalier. Une séquence montre le robot interrompre immédiatement l'ajustement du lit lorsqu'un utilisateur lui demande d'arrêter en pleine tâche, illustrant une réactivité dynamique aux instructions. L'annonce intervient peu après qu'Unitree a présenté un robot humanoïde à buste haut vendu à partir de 26 900 yuans, soit environ 4 290 dollars, positionné comme une alternative bon marché sur le marché. Sur le fond, l'intérêt revendiqué par Unitree n'est pas la nouveauté de chaque tâche individuelle, déjà démontrées séparément par d'autres constructeurs humanoïdes, mais la coordination de l'ensemble du flux (compréhension du langage, perception visuelle, décision, navigation, contrôle moteur) par un seul modèle plutôt qu'une chaîne de sous-systèmes. C'est la promesse centrale des architectures vision-langage-action (VLA) que le secteur cherche à valider à grande échelle: remplacer des routines programmées tâche par tâche par une généralisation across environnements, un enjeu jugé crucial pour les usages domestiques, hospitaliers et de soin où les objets bougent et les consignes changent en temps réel. Reste que ces démonstrations proviennent de vidéos sélectionnées par le fabricant, sans données chiffrées sur le taux de réussite, le temps de cycle, la charge utile ou le nombre de degrés de liberté, ni validation indépendante en conditions réelles de déploiement, ce qui invite à distinguer nettement la démonstration marketing du produit réellement livré ou déployé chez un client. UnifoLM-OminiA-0.3 s'inscrit dans le programme d'IA incarnée UnifoLM d'Unitree, qui a débuté en 2025 avec UnifoLM-WMA-0, un cadre open-source de modélisation du monde et de l'action destiné à prédire les effets physiques des interactions robot-environnement. Ce socle a été suivi début 2026 par UnifoLM-VLA-0, un modèle vision-langage-action, avant cette version omni-modale axée sur l'assistance à domicile et les soins. Unitree ne précise pas de calendrier de déploiement pilote ni de partenaires hospitaliers ou domestiques identifiés, la trajectoire du programme suggérant toutefois une progression méthodique vers des systèmes de plus en plus généralistes plutôt qu'un produit fini prêt à l'emploi.

IA physiqueActu
1 source
Nouveau framework NVIDIA pour aider les robots à s'orienter dans des lieux inconnus
2Interesting Engineering 

Nouveau framework NVIDIA pour aider les robots à s'orienter dans des lieux inconnus

NVIDIA a présenté COMPASS (Cross-Embodiment Mobility Policy via Residual RL and Skill Synthesis), un framework qui combine agents IA, simulation et apprentissage par renforcement pour accélérer l'adaptation des systèmes de navigation robotique à de nouveaux robots ou environnements. Plutôt que de reconstruire une pile de navigation complète à chaque changement, COMPASS part de la politique préentraînée X-Mobility de NVIDIA et entraîne par renforcement un module correctif spécialisé pour le robot et le lieu ciblés. La démonstration s'appuie sur le quadrupède Spot de Boston Dynamics, testé d'abord dans un entrepôt simulé intégré, puis sur des scènes issues de SAGE-10K, un jeu de 10 000 environnements intérieurs générés par NVIDIA couvrant 50 types de pièces, et sur des lieux réels reconstruits via Omniverse NuRec. Les modèles entraînés sont jugés sur le taux d'atteinte de l'objectif, la fréquence de chute et le temps de parcours, tandis que des agents de codage automatisent la préparation des scènes, les tests et le lancement des entraînements, sous validation humaine à chaque étape clé (scène prête, test initial concluant, modèle promu). Une fois approuvée, une politique pilote le robot à partir d'images caméra, d'odométrie et d'un objectif de navigation, avec l'option cuVSLAM de NVIDIA pour l'odométrie visuelle si besoin. Ce travail cible un problème concret pour l'industrie : chaque changement de robot ou de site oblige aujourd'hui les intégrateurs à recollecter des données, reconstruire des environnements de simulation et retester des interfaces logicielles, un cycle coûteux et difficile à reproduire. En gardant l'humain dans la boucle pour valider les scènes, les tests initiaux et la promotion des modèles, NVIDIA positionne COMPASS comme un outil de productivité pour les équipes de R&D plutôt qu'une promesse d'autonomie totale, une nuance qui compte alors que le secteur de la robotique mobile et humanoïde multiplie les annonces de généralisation instantanée entre plateformes. Il s'agit pour l'instant d'un framework de recherche démontré sur une seule plateforme, sans chiffre de déploiement en production ni comparaison publiée face à des approches concurrentes de navigation cross-embodiment. COMPASS s'appuie sur X-Mobility, politique de navigation que NVIDIA avait déjà développée, et s'inscrit dans son écosystème Omniverse et Isaac, aux côtés de NuRec pour la reconstruction de scènes réelles et de cuVSLAM pour la localisation visuelle. La démarche recoupe une tendance plus large de la recherche en robotique mobile, où plusieurs laboratoires cherchent à réduire le travail de portage d'une politique d'un robot à l'autre plutôt que de repartir de zéro à chaque nouvelle plateforme. NVIDIA ne communique aucun calendrier de pilote ni de partenaire robot commercial au-delà de Spot, choisi comme plateforme de référence pour valider le workflow ; les suites évoquées portent sur l'extension à d'autres robots et environnements via les mêmes outils de simulation et d'automatisation par agents.

IA physiquePaper
1 source
E-TTS : un nouveau cadre de mise à l'échelle au moment de l'inférence pour la manipulation robotique
3arXiv cs.RO 

E-TTS : un nouveau cadre de mise à l'échelle au moment de l'inférence pour la manipulation robotique

Des chercheurs présentent sur arXiv (2606.27268, juin 2026) E-TTS, un cadre de mise à l'échelle à l'inférence (test-time scaling) pour la manipulation robotique, applicable en surcouche de modèles vision-language-action (VLA) existants sans réentraînement ni collecte de données supplémentaire. Le framework repose sur deux mécanismes : un échantillonnage conjoint raisonnement-action avec notation par paires, et un tampon d'historique (history buffer) qui stocke les observations passées pour contextualiser les décisions d'action. Contrairement aux méthodes TTS en boucle ouverte, E-TTS intègre du feedback durant l'inférence via un mécanisme de raffinement itératif en boucle fermée, piloté par des vérificateurs vision-langage. Les auteurs rapportent des gains jusqu'à 33,14 % en simulation et 26,62 % en conditions réelles, mesurés sur 4 benchmarks, 6 environnements, 3 morphologies de robots et 4 modèles VLA de base. L'enjeu est de transposer à la robotique ce qui a fonctionné pour les LLMs : amplifier les capacités à l'inférence sans modifier les poids du modèle. Le défi spécifique aux robots est que les tâches sont séquentielles et longues : une observation instantanée ne suffit pas pour choisir la bonne action, contrairement à une requête texte isolée. En partageant un buffer d'historique entre les modules de raisonnement et de vérification d'action, E-TTS comble un angle mort des méthodes TTS précédentes pour l'embodied AI. Le fait que le gain tienne en conditions réelles (26,62 %) et pas seulement en simulation est un signal positif sur le sim-to-real gap, même si les conditions exactes de ces expériences en monde réel méritent examen dans le papier complet. Le test-time scaling a émergé avec les architectures o1 et o3 d'OpenAI et les approches chain-of-thought pour les LLMs, avant d'être progressivement exploré pour les VLA robotiques. E-TTS s'inscrit dans ce mouvement que les auteurs eux-mêmes qualifient d'"early attempts", ce qui situe honnêtement le niveau de maturité. L'architecture modulaire et plug-and-play est conçue pour s'adapter à des VLA variés, ce qui pourrait faciliter l'adoption par des équipes travaillant sur des modèles comme pi0 (Physical Intelligence), GR00T N2 (NVIDIA) ou OpenVLA. Le papier ne mentionne ni déploiement industriel ni partenariat avec un constructeur de robots : il reste une preuve de concept académique dont la validation sur des tâches industrielles réelles (assemblage, palettisation) constituerait l'étape suivante naturelle.

💬 Ce qui change ici, c'est le buffer. Appliquer le test-time scaling à un robot, c'est pas aussi simple qu'à un LLM : un bras qui visse en étape 7 ne peut pas raisonner sur une observation instantanée, il lui faut les étapes précédentes pour contextualiser. Que les gains tiennent à 26 % en conditions réelles et pas seulement en sim, c'est le seul résultat qui compte pour l'instant.

IA physiqueOpinion
1 source
Modèles vision-langage-action (VLA) : retours d'expérience sur une plateforme UR5 réelle
4arXiv cs.RO 

Modèles vision-langage-action (VLA) : retours d'expérience sur une plateforme UR5 réelle

Des chercheurs ont publié sur arXiv (preprint 2606.30456) une évaluation du transfert de modèles VLA (Vision-Language-Action) vers un bras manipulateur UR5e d'Universal Robots en conditions réelles. Deux modèles ont été mis à l'épreuve : OpenVLA et sa variante OpenVLA-OFT, fine-tunés sur des données collectées directement sur le robot physique et converties au format RLDS (Robot Learning Dataset Specification), un standard de facto dans la communauté robotique. L'équipe a construit une chaîne complète comprenant l'acquisition de données sur robot réel, un workflow de conversion de dataset compatible RLDS, une infrastructure de fine-tuning et d'inférence, ainsi qu'un protocole de validation systématique des représentations d'actions et des interfaces de contrôle. Le résultat central contredit une hypothèse répandue dans la recherche VLA : des métriques offline prometteuses ne se traduisent pas nécessairement en comportement stable en boucle fermée sur le système physique. Cet écart entre indicateurs de validation et exécution réelle n'est pas principalement imputable à la capacité intrinsèque des modèles. Il est fortement conditionné par la sémantique des actions (comment sont encodées les commandes moteur), les conventions de référentiels de coordonnées, l'alignement temporel entre la vision et les sorties de contrôle, la cohérence du prétraitement d'image, et la couverture du dataset d'entraînement. La conclusion opérationnelle est directe : pour des intégrateurs industriels, augmenter la taille du modèle VLA n'est pas le levier prioritaire ; c'est la maîtrise du pipeline données-modèle-contrôle dans son ensemble qui détermine la fiabilité du déploiement, un déplacement de paradigme du problème de modèle vers un problème de système. Ce travail s'inscrit dans un contexte d'accélération marquée autour des VLA, portée par des modèles comme pi-0 (Physical Intelligence), OpenVLA (UC Berkeley), GR00T N2 (NVIDIA) ou encore ACT et Diffusion Policy, qui promettent une généralisation des politiques de manipulation via des architectures multimodales entraînées à large échelle. La plupart des démonstrations publiées restent toutefois en environnement contrôlé, et les conditions précises du passage au déploiement réel sont rarement documentées avec rigueur. En s'appuyant sur une plateforme reproductible et des formats ouverts (UR5e, RLDS), cette étude fournit un cadre méthodologique directement transférable, utile pour les équipes cherchant à qualifier leurs pipelines VLA avant mise en production, y compris côté européen où des acteurs comme Enchanted Tools travaillent sur des approches similaires de généralisation de politiques de manipulation.

UELe cadre méthodologique open-source (UR5e + RLDS) est directement réutilisable par les équipes européennes qualifiant leurs pipelines VLA avant production, notamment pour des acteurs comme Enchanted Tools travaillant sur la généralisation des politiques de manipulation.

💬 Ce que montrent ces chercheurs, c'est qu'en robotique VLA, le problème n'est pas le modèle. Des métriques offline prometteuses ne prédisent pas le comportement en boucle fermée sur le vrai robot, et ce qui change tout c'est le pipeline complet (encodage des actions, conventions de coordonnées, alignement temporel). Reste à voir combien d'équipes industrielles vont enfin arrêter de chercher un modèle plus gros et commencer par auditer leur dataset.

IA physiqueOpinion
1 source