
SPARC : une colonne vertébrale prismatique et rotative pour un bond quadrupède plus rapide
Une équipe de chercheurs a publié sur arXiv (arXiv:2510.01984, v4) une étude sur SPARC (Spine with Prismatic And Revolute Compliance), colonne vertébrale robotique de 1,26 kg à 3 degrés de liberté combinant rotation et translation prismatique dans le plan sagittal, avec raideur et amortissement réglables indépendamment via un contrôleur d'impédance à base flottante. Des tests sur banc montrent une raideur axiale mesurée conforme aux valeurs commandées à 1,5% près. Intégré à un quadrupède à 8 degrés de liberté, le dispositif a été testé sur 97 essais de course bondissante, comparant trois configurations: colonne en impédance active, colonne fixée en position, et colonne rigide légère. La version en impédance atteint 1,029 m/s, contre 0,769 m/s en position fixe et 0,673 m/s en rigide, des gains de 34% et 53%. Code et plans matériels sont publiés en open source sur GitHub (YueWang996/sparc).
L'étude répond à une question ouverte de la robotique quadrupède: un contrôle actif de la compliance spinale fait-il mieux qu'un ressort passif fixe ou un tronc rigide? Oui: le gain de vitesse provient d'un mouvement axial plus ample et d'un échange de puissance mécanique accru au niveau de la colonne, pas des seules pattes. Pour les concepteurs de quadrupèdes de recherche ou d'inspection, dans la lignée du MIT Cheetah ou face aux troncs rigides des quadrupèdes commerciaux type Unitree, cela relance l'intérêt d'une colonne activement pilotée plutôt que passive. L'étude nuance toutefois ce résultat: à vitesse égale, la version en impédance consomme électriquement plus que la colonne rigide, un compromis vitesse/efficacité loin d'un gain gratuit.
SPARC prolonge des observations de biomécanique selon lesquelles les mammifères quadrupèdes, du guépard au chien, couplent flexion spinale et extension/compression axiale pour courir plus vite, un mécanisme que la plupart des robots actuels ignorent en optant pour un tronc rigide ou une compliance passive à raideur fixe. Il s'agit d'un travail de recherche académique en preprint (version de remplacement, v4), code et matériel ouverts, non d'un produit ou d'un déploiement industriel: aucun partenaire, date de commercialisation ni pilote n'est mentionné. Les suites logiques, non précisées par les auteurs, seraient la validation sur d'autres allures comme le trot ou le galop et la réduction du surcoût énergétique observé.
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