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Danser avec REEM-C : une étude de communication physique et sociale entre robot et humain
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Danser avec REEM-C : une étude de communication physique et sociale entre robot et humain

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Une équipe de recherche publie une étude actualisée (arXiv:2408.05301, version 3) consacrée à la communication physique et sociale entre un robot humanoïde et un humain, testée à travers un scénario de danse en couple. La plateforme humanoïde à corps complet REEM-C, développée par l'entreprise espagnole PAL Robotics, tient le rôle du meneur et guide un partenaire humain en lui signalant les prochains pas via trois canaux de communication, haptique (contact physique), visuel et audio, utilisables seuls ou combinés. Pour cela, les chercheurs ont conçu une architecture de contrôle du corps entier scindée en deux : le haut du corps combine contrôle en admittance et en impédance pour gérer le contact physique avec le partenaire, tandis que le bas du corps reste en contrôle de position pour assurer l'équilibre et l'exécution des pas. Des expériences menées avec des participants humains ont permis de vérifier les performances du contrôleur et de comparer l'efficacité perçue et le confort des différentes modalités de communication.

L'interaction physique-sociale homme-robot (psHRI) reste un point faible de la robotique humanoïde actuelle : la plupart des plateformes évitent le contact physique direct avec un humain ou le gèrent de façon rigide, ce qui limite les scénarios de collaboration rapprochée comme le guidage physique, l'assistance à la mobilité ou le co-portage de charges. En testant un robot qui initie et maintient un contact physique continu pour transmettre de l'information, l'étude sort du cadre habituel des démonstrations de manipulation ou de locomotion isolées et s'attaque directement à la lisibilité de l'intention robotique en contact rapproché. Pour les intégrateurs et chercheurs en robotique collaborative, les résultats sur la modalité jugée la plus efficace et la plus confortable, au-delà de la seule faisabilité technique du contrôleur, offrent des repères concrets pour concevoir des interfaces physiques en usine, en logistique ou en assistance à la personne, où le geste doit rester intuitif sans effort cognitif pour l'humain.

REEM-C est la plateforme de recherche humanoïde de PAL Robotics, entreprise basée à Barcelone, déjà utilisée dans de nombreuses études académiques d'interaction homme-robot avant ce travail sur la danse meneur-suiveur. Cette publication s'inscrit dans un contexte où la majorité des annonces humanoïdes récentes, qu'il s'agisse de Figure 03, d'Optimus ou d'autres plateformes commerciales, mettent l'accent sur la manipulation autonome et la marche plutôt que sur la communication physique fine avec un partenaire humain. Il s'agit ici d'un travail de recherche académique, article arXiv en version révisée et non d'un produit commercialisé ni d'un déploiement industriel, dont l'objectif est de poser des bases méthodologiques pour des contrôleurs psHRI plus lisibles. Les auteurs évoquent des prolongements possibles vers d'autres scénarios de guidage physique au-delà de la danse, où ce type de communication multimodale pourrait s'appliquer à la rééducation ou à l'accompagnement de personnes à mobilité réduite.

Impact France/UE

PAL Robotics (Barcelone, Espagne) fait progresser via cette étude académique l'interaction physique homme-robot, un savoir-faire européen directement transférable a l'industrie, la logistique et l'assistance a la personne en UE.

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Selon un article publié sur arXiv (2607.16318v1, juillet 2026), une équipe de recherche a testé l'intégration d'un modèle de langage visuel (VLM) sur un robot social Pepper, produit historiquement développé par Aldebaran puis SoftBank Robotics. Le système combine un modèle de langage de Mistral AI avec des capacités de perception visuelle, permettant au robot d'observer non seulement les paroles de son interlocuteur mais aussi son comportement et le contexte de la scène pendant un dialogue humain-robot. Les chercheurs ont mesuré l'impact de cet ajout d'information visuelle sur le temps de réponse du robot, en comparant plusieurs configurations de modèles. Résultat principal: l'ajout du contexte visuel n'augmente que modérément la latence de réponse, tout en enrichissant significativement la compréhension de la situation par le robot, notamment sur les éléments non verbaux de l'échange. Cette expérimentation touche à un problème central pour les robots sociaux déployés en environnement réel, à l'accueil, en médiation ou en assistance: comprendre les codes sociaux implicites sans que l'utilisateur ait à tout formuler explicitement. C'est aussi un signal pour les intégrateurs et décideurs européens: le choix d'un modèle Mistral AI, hébergé en Europe, permet de respecter le RGPD sans dépendre de fournisseurs américains ou chinois, un argument de poids pour des déploiements dans des administrations, hôpitaux ou établissements publics soumis à des contraintes réglementaires strictes. L'étude reste toutefois à un stade préliminaire, avec un nombre limité d'interactions testées, loin d'une validation à grande échelle. Le choix de Pepper, robot social lancé il y a plus d'une décennie et longtemps utilisé dans la recherche en interaction humain-robot, s'inscrit dans la continuité des travaux sur l'intelligence conversationnelle embarquée. Face à des architectures VLA plus orientées manipulation physique comme GR00T N2 ou Helix, cette approche cible spécifiquement le dialogue social et la compréhension contextuelle plutôt que l'action motrice. Le recours à Mistral AI illustre aussi la montée en puissance d'une offre souveraine européenne en IA, alternative crédible à OpenAI ou Google dans des cas d'usage sensibles aux données. Les auteurs annoncent vouloir approfondir ces travaux avec des scénarios d'interaction plus complexes.

UEL'utilisation d'un modèle Mistral AI héberge en Europe pour ce robot social illustre une alternative souveraine conforme au RGPD, pertinente pour des déploiements dans les administrations et hôpitaux français et européens.

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Une peau électronique étirable permet à une main robotique de ressentir le toucher et la pression
2Interesting Engineering 

Une peau électronique étirable permet à une main robotique de ressentir le toucher et la pression

Des chercheurs de l'Université de Turku (Finlande) ont développé une peau électronique étirable, transparente et conductrice, intégrée à une main robotique pour lui conférer une sensibilité au toucher. L'équipe, dirigée par le professeur assistant Vipul Sharma en génie des matériaux, s'est inspirée de l'architecture de structures biologiques comme les feuilles d'arbres pour concevoir un substrat à la fois flexible, respirant et conducteur, combinaison rare dans les matériaux électroniques conventionnels. Des capteurs de pression embarqués dans cette peau répondent au contact et génèrent un retour haptique sur la main instrumentée. La même université développe en parallèle, via Anastasia Koivikko en génie de l'automatisation, des robots à structure souple pour la santé et l'industrie, actionnables par air comprimé, électricité ou fluide, capables d'opérer en espace confiné ou en environnement dangereux, centrales nucléaires et opérations de sauvetage souterraines comprises. Aucune métrique de résolution sensorielle ni calendrier de commercialisation n'est avancé : il s'agit à ce stade d'une preuve de concept en laboratoire. La combinaison de flexibilité mécanique et de perception tactile constitue un verrou pour des marchés à fort impact : prothèses capables de distinguer pression, température et humidité, robots chirurgicaux interagissant en sécurité avec des tissus humains, bras industriels manipulant des objets fragiles en boucle sensorielle fermée. Pour les intégrateurs, la capacité à conformer la peau sur des surfaces courbes comme les doigts ou les membres artificiels sans perte de performance représente un avantage concret sur les capteurs rigides qui équipent la majorité des effecteurs actuels. L'utilisation de biomasse finlandaise issue du bois local comme substrat biosourcé vise à réduire la dépendance aux approvisionnements asiatiques en matériaux d'électronique, enjeu de souveraineté industrielle croissant pour les équipementiers européens sous pression réglementaire. Sur le plan compétitif, la recherche en e-skin mobilise des groupes de référence comme celui de Zhenan Bao à Stanford et plusieurs équipes européennes à l'EPFL et au KIT de Karlsruhe. Des acteurs commerciaux tels que Pressure Profile Systems ou Tekscan proposent déjà des capteurs tactiles flexibles pour la robotique industrielle, mais les substrats biosourcés transparents restent peu exploités commercialement. L'équipe de Turku, positionnée dans l'espace UE, n'annonce ni partenaire industriel ni prototype pré-série. Les suites logiques incluent des tests d'endurance mécanique sous cycles de flexion répétés, la caractérisation précise de la résolution spatiale des capteurs, et un rapprochement potentiel avec des fabricants de prothèses ou des acteurs de la robotique médicale.

UEL'Université de Turku (Finlande, UE) développe un substrat biosourcé issu de biomasse finlandaise locale, réduisant la dépendance européenne aux approvisionnements asiatiques en matériaux électroniques et ouvrant des perspectives pour les fabricants de prothèses et robots médicaux européens.

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Boucler la boucle sur le robot humanoïde Poppy : locomotion bipède par commande linéaire-quadratique et fonctions de coût apprises
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Boucler la boucle sur le robot humanoïde Poppy : locomotion bipède par commande linéaire-quadratique et fonctions de coût apprises

Le Poppy Humanoid, robot bipède open source et bas coût conçu pour la recherche et l'enseignement en intelligence artificielle, ne disposait jusqu'ici d'aucune méthode publiée permettant une marche bipède fiable et sans assistance sur son matériel standard. Un nouvel article publié sur arXiv (2608.26505v1) comble cette lacune en présentant un contrôleur de marche en boucle fermée basé sur le régulateur linéaire quadratique (LQR), une technique classique de suivi de trajectoire. La méthode part de données collectées lors de la lecture en boucle ouverte d'une trajectoire de marche nominale, puis apprend une fonction de coût quadratique adaptée au contrôleur LQR pour améliorer la fiabilité du mouvement. Les auteurs valident empiriquement leur approche et démontrent une amélioration statistiquement significative des performances de marche par rapport à la simple lecture en boucle ouverte de la trajectoire. Ce travail illustre qu'un problème pratique persistant, la marche bipède fiable sur du matériel abordable, peut être résolu par du contrôle classique combiné à une fonction de coût apprise, sans recourir à des modèles massifs de type VLA (vision-language-action) ni à des actionneurs coûteux. Pour les équipes de recherche et les établissements d'enseignement qui utilisent des plateformes humanoïdes low-cost, ce résultat offre une méthode reproductible et documentée là où la littérature restait silencieuse, à l'opposé des annonces spectaculaires mais souvent peu vérifiables des programmes humanoïdes commerciaux. L'apport tient moins à la performance brute qu'à la démonstration qu'une boucle fermée bien conçue referme l'écart entre trajectoire planifiée et exécution réelle sur un robot contraint en puissance et en précision d'actionnement. Poppy est un projet robotique ouvert né dans les laboratoires français, historiquement associé à l'équipe Flowers de l'Inria à Bordeaux, pensé dès l'origine pour être imprimable en 3D, peu coûteux et accessible aux chercheurs et enseignants plutôt qu'à un usage industriel. Il se distingue nettement des programmes humanoïdes commerciaux à forte capitalisation comme Figure, Tesla Optimus ou Unitree, qui misent sur des actionneurs propriétaires haut de gamme. L'article ne mentionne pas de déploiement au-delà du cadre expérimental, mais ouvre la voie à des extensions vers des allures plus dynamiques et à une adoption communautaire élargie de la méthode.

UELe robot Poppy, issu des laboratoires français et historiquement lie a l'équipe Flowers de l'Inria a Bordeaux, bénéficie d'une méthode de marche reproductible utile aux équipes de recherche et d'enseignement européennes utilisant cette plateforme open source.

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Agile Robots présente sa technologie de contrôle de force, ses humanoïdes et son IA physique au salon Robot Technology Japan
4Robotics & Automation News 

Agile Robots présente sa technologie de contrôle de force, ses humanoïdes et son IA physique au salon Robot Technology Japan

Agile Robots a profité du salon Robot Technology Japan (RTJ) 2026, tenu à Nagoya du 9 au 12 juin, pour exposer l'étendue de son portefeuille : systèmes de contrôle de force, robots collaboratifs, plateformes humanoïdes et automation pilotée par l'IA physique. La société, dont le siège social est à Munich, positionne cette démonstration comme un signal de son ambition d'accélération sur les marchés asiatiques, notamment japonais, réputé pour ses exigences élevées en matière de précision et de fiabilité industrielle. Aucun chiffre de déploiement ni spécification technique détaillée n'a été communiqué dans l'annonce initiale, ce qui situe cet événement clairement du côté teaser plutôt que lancement produit. L'enjeu pour l'industrie est la démonstration que le contrôle de force intégré peut coexister avec des capacités d'IA incarnée à l'échelle réelle, un double pari que peu d'acteurs ont concrétisé hors laboratoire. Pour les intégrateurs systèmes et les décideurs industriels, la question centrale reste l'écart entre démo salon et déploiement terrain : RTJ est un terrain de validation marketing, pas une preuve de maturité opérationnelle. Agile Robots, fondée en 2016 et soutenue notamment par Alibaba, s'est d'abord imposée avec ses cobots Diana, dotés d'une détection force-couple intégrée sur chaque axe, ciblant les segments d'assemblage fin et de manipulation délicate. La société concurrence Universal Robots, Fanuc et Techman Robot sur le segment cobot, tout en cherchant à monter en gamme vers l'humanoïde face à Figure, 1X ou Agility Robotics. Le marché japonais, dominé par Fanuc, Yaskawa et DENSO, représente un test de crédibilité technique autant qu'une opportunité commerciale.

UEAgile Robots, dont le siège est à Munich, cherche à valider sa technologie de contrôle de force et sa plateforme humanoïde sur le marché japonais exigeant, ce qui pourrait renforcer sa crédibilité et sa position concurrentielle en Europe face aux acteurs asiatiques.

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