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La transmission directe mise sur les robots à roues-pattes pour franchir le premier obstacle de l'IA incarnée : se lever
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La transmission directe mise sur les robots à roues-pattes pour franchir le premier obstacle de l'IA incarnée : se lever

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Direct Drive, entreprise chinoise basée à Dongguan, développe une famille de robots à roues-pattes conçus pour franchir les obstacles que les robots mobiles classiques ne savent pas gérer. Lancé en 2021, Xingtian est présenté par la société comme le premier robot bipède à roues entièrement à entraînement direct au monde, combinant la vitesse du roulage et la capacité de saut des pattes. En 2023, le modèle TITA a ajouté huit degrés de liberté ainsi que des interfaces modulaires pour accueillir capteurs et calculateurs d'IA embarqués. En 2025, la troisième génération modulaire, baptisée D1, franchit des rebords de 70 centimètres et transporte jusqu'à 100 kilogrammes en mode reptation à quatre roues, tout en se combinant à d'autres modules pour former des configurations multiples. Direct Drive affirme avoir déjà livré plusieurs milliers d'unités dans le monde, déployées dans l'inspection industrielle, la logistique et la gestion de parcs intelligents.

Cette approche déplace le débat central de l'IA incarnée : plutôt que de se demander si le "cerveau" d'un robot est assez intelligent, Direct Drive pose que le vrai verrou est l'accès physique à l'environnement. De nombreux robots qui impressionnent en démonstration peinent à passer à l'échelle une fois déployés sur un site réel, et certains clients doivent aménager leur environnement (rampes dédiées, marqueurs de positionnement visuel, couloirs de circulation contraints) pour accueillir la machine, ce qui alourdit le coût unitaire de déploiement et compromet la rentabilité. Les robots purement à roues sont efficaces sur de longues distances mais bloqués par une marche ou un trottoir cassé ; les robots purement à pattes franchissent les obstacles mais consomment beaucoup d'énergie pour maintenir leur équilibre, au détriment de la charge utile et de l'autonomie. En misant sur une architecture hybride, Direct Drive cherche à répondre concrètement à l'écart bien identifié entre démonstration scénique et usage industriel réel, un argument qui parle directement aux intégrateurs et décideurs B2B confrontés à des sols mixtes : bitume, pierre, rampes, ascenseurs, escaliers, terrain boueux.

La technologie repose sur le remplacement des réducteurs classiques par des moteurs à entraînement direct, qui font aussi office de moyeux de roue et d'articulations, une architecture censée simplifier la mécanique plutôt que de compenser ses limites par du logiciel. Ce choix structure toute la gamme de l'entreprise depuis Xingtian jusqu'à D1, dans un secteur où d'autres acteurs misent en parallèle sur des humanoïdes bipèdes ou sur des modèles fondation vision-langage-action pour piloter la manipulation. Direct Drive ne communique pas de calendrier précis de nouveaux déploiements pilotes, mais revendique une doctrine claire : les roues restent plus efficaces que les pattes, et les pattes permettent de franchir ce que les roues ne peuvent pas, une combinaison jugée nécessaire avant même d'envisager l'entrée des robots dans les foyers, que l'entreprise voit arriver "en roulant" plutôt "qu'en marchant".

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IA incarnée : PathPainter transfère les capacités de généralisation des modèles génératifs à la navigation robotique
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Des chercheurs ont publié en mai 2026 sur arXiv (référence 2605.07496) PathPainter, un système de navigation autonome pour robots terrestres et aériens à basse altitude. Le principe central consiste à utiliser des images en vue aérienne (BEV, Bird's-Eye-View) comme prior global de l'environnement. Un modèle génératif d'images interprète une instruction en langage naturel, identifie la destination cible, puis génère automatiquement un masque de traversabilité indiquant les zones navigables. Pendant l'exécution, un module de localisation croisée (cross-view localization) aligne l'odométrie du robot sur la carte BEV pour compenser la dérive à long terme, défaut classique des systèmes odométriques conventionnels. Le système a été validé sur un drone UAV qui a complété une navigation extérieure de 160 mètres en environnement réel, en s'appuyant uniquement sur un planificateur de mouvement local standard. Ce travail illustre une tendance de fond dans la robotique : extraire la capacité de généralisation des grands modèles de fondation (ici un modèle de génération d'images) pour l'injecter dans des pipelines embarqués, sans les réentraîner de zéro. Le transfert de compréhension du monde vers la navigation incarnée (embodied navigation) est l'un des verrous techniques les plus discutés dans le secteur. PathPainter montre qu'un modèle génératif peut jouer le rôle de module de perception sémantique et de planification de haut niveau, réduisant la dépendance à des capteurs 3D coûteux ou à des cartes métriques préconstruites. La validation sur 160 mètres en extérieur reste modeste et les conditions précises du test ne sont pas détaillées dans l'abstract, ce qui invite à relativiser les conclusions avant une évaluation sur benchmarks standardisés. PathPainter s'inscrit dans l'essor des architectures VLA (Vision-Language-Action) appliquées à la navigation, un domaine où plusieurs groupes travaillent simultanément, notamment autour de modèles comme RT-2 (Google DeepMind), OpenVLA ou des travaux issus de Carnegie Mellon et Berkeley sur la navigation en langage naturel. L'usage de la vue aérienne comme prior global rappelle les approches de navigation par carte sémantique de haut niveau, mais ici la carte n'est pas fournie par un opérateur humain : elle est générée à la demande par le modèle. Les prochaines étapes naturelles seraient une évaluation sur des benchmarks de navigation intérieure (Habitat, R2R) et une extension à des plateformes terrestres en environnement industriel ou logistique.

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Un robot qui apprend à partir de vidéos courtes en 29 secondes : HOST, la nouvelle recette d'IA incarnée de X Square Robot
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Un robot qui apprend à partir de vidéos courtes en 29 secondes : HOST, la nouvelle recette d'IA incarnée de X Square Robot

Le robot humanoïde chinois X Square Robot a mis en open source HOST, un framework d'apprentissage par vidéo qui permet à un robot de reproduire une tâche dès sa première tentative, après avoir simplement regardé un clip de démonstration de 29 secondes. Sur ce test, HOST atteint un taux de réussite de 62%, contre 38% pour la méthode standard actuelle qui nécessite environ 50 démonstrations expertes et quatre heures de fine-tuning. Le système repose sur deux modules: un module de vision qui reconstruit la scène observée du point de vue du robot, et un module d'action qui calcule la trajectoire articulaire correspondante, le tout aligné par un mécanisme de dynamic time warping qui réduit l'erreur d'alignement d'un facteur dix environ. Fondée fin 2023 à Pékin, X Square Robot a levé plus d'un milliard de yuans sur huit tours de table, avec Meituan Strategic Investment, Alibaba Cloud, Lenovo Capital et Delian Capital parmi ses investisseurs. L'enjeu dépasse la simple prouesse technique: la collecte de données par téléopération, aujourd'hui dominante dans le secteur, repose sur des ingénieurs équipés de casques VR qui pilotent un bras robotique geste par geste, des dizaines de fois, pour chaque tâche. Un robot de collecte coûte plusieurs centaines de milliers de dollars et chaque démonstration peut dépasser cent dollars en coût marginal, un modèle que même les "fabriques de données" en Inde ou les travailleurs à temps partiel des zones rurales chinoises ne parviennent pas à rendre réellement scalable. En inversant la logique, c'est à dire en apprenant à l'inférence plutôt qu'en réentraînant hors ligne sur des données massives, HOST attaque directement ce goulot d'étranglement économique. Si l'approche tient à l'échelle au-delà du benchmark de recherche, elle rebattrait les cartes pour les intégrateurs et décideurs industriels en réduisant drastiquement le coût d'acquisition de nouvelles compétences robotiques, un argument central dans la course actuelle entre laboratoires embodied-AI. Il faut toutefois noter que le chiffre de 62% reste une mesure de recherche sur benchmark, pas une performance de déploiement en conditions réelles, et l'article ne précise pas la diversité des tâches testées ni les conditions d'évaluation. L'approche s'inspire de la théorie cognitive de la simulation, selon laquelle l'humain répète mentalement le résultat visé avant d'agir, une logique que l'équipe chinoise transpose à l'apprentissage robotique en remplaçant l'imitation articulation par articulation par une reconstruction de la scène finale suivie d'un calcul de trajectoire. Le choix de l'open source vise explicitement à capter l'attention des développeurs comme tremplin vers des pilotes en entreprise, une stratégie de positionnement qui s'inscrit dans la compétition plus large entre approches VLA telles que Pi-0, GR00T N2 ou Helix, où la question du passage à l'échelle depuis la démonstration jusqu'au déploiement industriel reste largement ouverte.

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