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VeloBins : vitesse et incertitude estimées par classes et gaussiennes liées à l'erreur, en odométrie inertielle aérienne

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Un article déposé sur arXiv sous la référence 2608.29720v1 présente VeloBins, une méthode d'odométrie inertielle pour drones qui traite l'estimation de la vitesse comme une classification sur des intervalles de vitesse discrétisés plutôt que comme une régression. La vitesse est déduite de l'espérance de cette distribution et l'incertitude de sa variance, ce qui évite un second décodeur dédié à l'incertitude ; celle-ci est en outre supervisée par une étiquette gaussienne centrée sur la vitesse réelle, dont l'écart-type égale l'erreur mesurée. Testée sur quatre jeux de données aériens, des vols acrobatiques en trajectoire libre à un nano-quadricoptère de 27 grammes et des courses de drones à plus de 21 m/s, la méthode réduit l'erreur de vitesse de 3 à 27 %, l'erreur de trajectoire relative de 8 à 40 % et l'erreur de trajectoire absolue de 6 à 53 % par rapport à la meilleure référence testée. Le code ne sera publié qu'après acceptation de cette prépublication, non encore revue par les pairs.

Pour les concepteurs de systèmes de navigation embarqués, ce travail répond à un problème concret : les caméras perdent en fiabilité lors de manœuvres agressives ou en faible luminosité, rendant l'IMU indispensable sur les drones de course et les nano-drones à charge utile minimale. Le résultat le plus notable porte sur l'incertitude : le modèle atteint la meilleure cohérence dans un filtre de Kalman étendu et la plus faible log-vraisemblance négative, sans jamais optimiser directement de perte NLL, contrairement aux méthodes concurrentes bâties autour de ce critère. Cela suggère qu'une supervision indirecte calibre mieux l'incertitude que l'optimisation directe jusqu'ici jugée nécessaire, un point utile pour toute équipe concevant une fusion capteurs fiable en environnement sans GPS.

Les méthodes classiques d'odométrie inertielle intègrent directement les mesures de l'IMU et dérivent rapidement sous l'effet du bruit accumulé. Les approches récentes par apprentissage corrigent ce défaut en fusionnant des a priori de mouvement appris dans un filtre de Kalman étendu, mais peinent à estimer une incertitude fiable sans décodeur séparé ni perte NLL, complexité que VeloBins vise justement à éliminer. L'article ne précise pas l'affiliation des auteurs, et le code ne sera diffusé qu'après acceptation, ce qui situe ce travail au stade de la recherche plutôt que du produit déployé.

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Manutention industrielle bi-bras de boîtes par estimation inertielle en ligne et optimisation convexe du torseur
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Manutention industrielle bi-bras de boîtes par estimation inertielle en ligne et optimisation convexe du torseur

Des chercheurs ont déposé en mai 2026 sur arXiv (arXiv:2605.22021) un framework de manutention dual-bras conçu pour la manipulation industrielle de colis dont la masse et le centre de masse sont inconnus à l'avance. Le système s'appuie sur deux composants couplés : une estimation en temps réel des propriétés inertielles de l'objet à partir des torseurs de contact mesurés (forces et moments aux points de préhension), et un optimiseur convexe de type SOCP (second-order cone program, programme conique du second ordre) qui calcule des forces de contact compatibles avec les contraintes de friction, modélisées par des surfaces limites ellipsoïdales. Une étape de raffinement de trajectoire hors-ligne complète le pipeline pour éviter les contacts indésirables entre l'objet et l'environnement en présence de contraintes géométriques. Les expériences ont été réalisées sur un robot dual-bras réel soumis à plusieurs configurations de centre de masse, sans connaissance préalable des propriétés inertielles. L'enjeu est direct pour les intégrateurs en logistique industrielle : les bras robotiques doivent manipuler des colis dont le contenu varie (masse, répartition du poids, centre de gravité décentré), et les approches classiques génèrent glissements, chutes, déviations d'orientation ou serrage excessif endommageant les produits. La contribution principale est de traiter la faisabilité de friction comme une contrainte dure plutôt qu'un objectif de régulation séparé à calibrer, unifiant ainsi slip avoidance et évitement de l'écrasement dans un seul problème d'optimisation. Pour un responsable de ligne de palettisation, cela signifie moins de paramétrage manuel à chaque changement de référence produit et une meilleure robustesse aux variabilités de conditionnement, deux points de friction concrets dans les déploiements actuels. La manipulation dual-bras d'objets à propriétés inertielles inconnues est un problème ouvert depuis plusieurs années, adressé par des approches allant du contrôle en force classique jusqu'à l'apprentissage par renforcement. Plusieurs acteurs commerciaux proposent des cellules dual-bras pour la logistique : ABB avec le YuMi, Fanuc, et des startups comme Apptronik ou Figure AI qui intègrent des manipulateurs dans des plateformes humanoïdes. Ce travail reste au stade de la publication académique en preprint, sans affiliation commerciale identifiée, sans données de cycle time ni de volume de déploiement. Les expériences décrites constituent une preuve de concept sur système réel plutôt qu'un déploiement industriel, et les suites naturelles seraient l'intégration dans des cellules de palettisation ou de dépalettisation automatisées, un marché en forte croissance porté par la pression logistique de l'e-commerce.

UELes intégrateurs européens en logistique industrielle, notamment autour des cellules dual-bras ABB (YuMi) et KUKA, pourraient exploiter cette approche pour réduire le paramétrage manuel face à des conditionnements à masse variable.

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BIEVR-LIO : odométrie LiDAR-inertielle robuste via des cartes de voxels enrichies par images de relief
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BIEVR-LIO : odométrie LiDAR-inertielle robuste via des cartes de voxels enrichies par images de relief

Les chercheurs à l'origine de BIEVR-LIO présentent une nouvelle méthode d'odométrie LiDAR-inertielle (LIO) conçue pour rester fiable dans les environnements pauvres en géométrie, un scénario où les techniques classiques dérivent ou divergent faute de repères suffisants pour recaler les nuages de points. Le cœur de l'approche repose sur une carte voxelisée haute résolution où chaque voxel stocke une image de hauteur orientée représentant la surface locale, ce qui permet un recalage direct sans passer par le calcul intermédiaire de primitives géométriques (plans, arêtes), tout en conservant des mises à jour de carte efficaces en temps réel. Les auteurs ajoutent une stratégie d'échantillonnage de points guidée par la carte, qui concentre le calcul de recalage sur les zones géométriquement informatives plutôt que d'échantillonner uniformément toute la scène, réduisant le coût de calcul tout en améliorant la robustesse dans les zones dégénérées. Testée sur plusieurs capteurs, plateformes robotiques et environnements, la méthode atteint des performances état de l'art dans les scènes bien contraintes et des gains substantiels là où les méthodes de référence échouent ou divergent. Pour l'industrie robotique, ce travail s'attaque à un point de friction bien connu des intégrateurs de robots mobiles autonomes: la navigation en environnements géométriquement pauvres, couloirs longs, tunnels, entrepôts vides ou zones industrielles répétitives, où les systèmes LIO classiques perdent en précision faute de contraintes suffisantes pour l'alignement des points. Une odométrie plus robuste dans ces conditions réduit directement le risque de dérive de localisation, un enjeu critique pour les AMR en logistique, l'inspection en tunnels ou souterrains, et les interventions en environnements dégradés. Les auteurs signalent également une application dérivée en cartographie d'élévation pour la locomotion, un signal potentiellement pertinent pour les robots à pattes ou humanoïdes devant planifier leurs appuis sur des terrains irréguliers. Ce travail s'inscrit dans la lignée des méthodes LIO basées sur cartes voxelisées, qui cherchent depuis plusieurs années à améliorer la robustesse du SLAM LiDAR-inertiel face aux scènes dégénérées, une limite connue des approches par extraction de primitives géométriques classiques. La publication, une version révisée déposée sur arXiv, ne précise ni date de déploiement ni partenaire industriel; il s'agit à ce stade d'une contribution de recherche académique, dont l'adoption dépendra de tests sur plateformes robotiques réelles au-delà des benchmarks présentés.

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GaRLILEO : odométrie radar-jambes-inertielle améliorée et alignée sur la gravité
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GaRLILEO : odométrie radar-jambes-inertielle améliorée et alignée sur la gravité

Des chercheurs ont publié sur arXiv (référence 2511.13216v2) GaRLILEO, un framework d'odométrie à temps continu fusionnant radar Doppler embarqué (radar SoC), cinématique des jambes et centrale inertielle (IMU) pour les robots à pattes évoluant sur terrains complexes, escaliers, pentes, environnements non structurés. Le système introduit deux contributions principales : une spline de vitesse ego-motion construite en continu à partir des mesures Doppler du radar et des données proprioceptives des jambes, découplant ainsi l'estimation de vitesse de l'intégration IMU ; et un facteur de gravité à contrainte douce sur la sphère S2, permettant d'estimer le vecteur gravité avec précision sans recourir à LiDAR ni caméra. L'algorithme a été évalué sur un dataset réel multimodalités collecté par l'équipe, couvrant des trajectoires intérieures et extérieures variées. Les auteurs revendiquent des performances état de l'art en odométrie verticale sur escaliers et pentes. Le code et le dataset sont publiés en open source. La dérive verticale est le talon d'Achille des systèmes d'odométrie proprioceptive pour robots bipèdes ou quadrupèdes : les impacts de contact répétés, le glissement des pieds et les vibrations accumulent des erreurs sur les angles de roulis et tangage, rendant la localisation peu fiable dès que le terrain n'est plus plan. Les approches existantes compensent avec du LiDAR ou des caméras, mais ces capteurs extéroceptifs se dégradent dans les scènes pauvres en features ou répétitives (couloirs, tunnels, zones enneigées). GaRLILEO propose une alternative robuste : le radar Doppler, peu sensible aux conditions d'éclairage et aux surfaces texturées, fournit une mesure directe de vitesse sans double intégration, ce qui élimine la source principale d'erreur IMU. Pour les intégrateurs déployant des robots d'inspection ou de logistique en environnement industriel réel, cette combinaison radar-pattes-IMU représente un profil de robustesse différent des stacks LiDAR-SLAM dominants. L'odométrie pour robots à pattes s'est structurée autour de quelques frameworks proprioceptifs de référence, TSIF, Pronto, DRIFT, et de pipelines LiDAR-inertiel comme LIO-SAM ou FAST-LIO. L'ajout du radar comme modalité principale reste marginal dans la littérature legged robotics, contrairement au domaine automobile où les radars 4D SoC (Texas Instruments, Vayyar, Arbe) ont connu une forte adoption. GaRLILEO s'inscrit dans une tendance récente visant à exploiter ces puces radar embarquées bas coût pour la navigation en intérieur dégradé. Les prochaines étapes naturelles incluent la validation sur des plateformes commerciales (Spot de Boston Dynamics, ANYmal de ANYbotics, Unitree B2) et l'intégration dans des pipelines SLAM complets. La mise en open source du dataset multimodale constitue en soi une contribution pour le benchmarking communautaire.

UELe code et le dataset open-source pourraient être exploités par des équipes de recherche européennes travaillant sur la navigation de robots à pattes (ex. ANYbotics en Suisse, labos SLAM EU), mais aucun acteur français ou européen n'est directement impliqué dans les travaux.

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KILVO : odométrie kinématique, inertielle, LiDAR et visuelle avec adaptation multimodale robuste pour robots humanoïdes
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KILVO : odométrie kinématique, inertielle, LiDAR et visuelle avec adaptation multimodale robuste pour robots humanoïdes

Des chercheurs publient KILVO (Kinematic-Inertial-LiDAR-Visual Odometry), un système de localisation pour robots humanoïdes qui combine quatre capteurs déjà présents sur ces plateformes : encodeurs articulaires, centrale inertielle (IMU), LiDAR et caméra. L'architecture repose sur un filtre de Kalman itéré à état d'erreur (ESIKF) hybride, à la fois asynchrone et séquentiel. Les données inertielles servent à la prédiction, la cinématique des jambes est traitée de façon asynchrone à haute fréquence pour fournir des contraintes proprioceptives, tandis que les données extéroceptives sont intégrées séquentiellement : d'abord les points LiDAR pour des a priori géométriques, puis la caméra via des erreurs photométriques. Un module compact d'estimation de contact au sol vient compléter l'estimation d'état sans capteur supplémentaire. Le système, conçu pour tolérer la dégradation ou la perte de capteurs grâce à une adaptation multimodale, a été testé sur des jeux de données publics et en conditions réelles, sur plusieurs robots humanoïdes, démarches et scénarios. Le code et les jeux de données sont publiés sur GitHub (arXiv:2608.05647, prépublication non encore évaluée par les pairs). L'odométrie reste un verrou pour l'autonomie des humanoïdes hors laboratoire : contrairement aux robots à roues, la marche bipède introduit glissements, impacts et vibrations qui dégradent vite les estimations purement inertielles ou visuelles. En fusionnant systématiquement quatre modalités déjà embarquées plutôt qu'en ajoutant du matériel, KILVO répond à une contrainte concrète pour les intégrateurs : coût et poids supplémentaires nuls. La robustesse revendiquée face à la dégradation d'un capteur, LiDAR occulté, caméra en contre-jour ou IMU bruitée, touche directement à l'écart entre démonstration en environnement contrôlé et déploiement réel, point sur lequel le secteur reste prudent malgré les annonces répétées de marche omniterrain. Une brique de localisation fiabilisée conditionne ensuite des fonctions en aval comme la navigation, la cartographie ou la manipulation mobile. L'odométrie visuo-inertielle et l'odométrie LiDAR sont des briques matures en robotique mobile classique, mais leur transposition aux humanoïdes reste récente : la marche bipède complique l'exploitation de la cinématique comme source proprioceptive fiable, contrairement aux robots à pattes quadrupèdes, mieux documentés sur ce plan. KILVO s'inscrit dans cette lignée de travaux de fusion capteurs pour la locomotion à pattes, en revendiquant une précision et une cadence de sortie compétitives face aux méthodes de l'état de l'art. La publication du code et des jeux de données sur GitHub vise une adoption par la communauté robotique, dans un contexte où plusieurs laboratoires et fabricants d'humanoïdes cherchent à standardiser leurs piles de perception et de localisation à mesure que les premiers pilotes de déploiement se multiplient.

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