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HII décroche un contrat de 900 millions de dollars pour moderniser la construction navale de l'US Navy

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Path Robotics et GrayMatter Robotics rejoignent HII pour automatiser la construction navale militaire américaine, un contrat conditionnel pouvant atteindre 900 millions de dollars.

HII, premier constructeur naval militaire des États-Unis, a signé des accords de long terme avec les sociétés de robotique Path Robotics et GrayMatter Robotics, avec jusqu'à 900 millions de dollars de travaux de construction navale mis à disposition sur sept ans si les deux partenaires atteignent une série de jalons techniques et industriels. Les systèmes robotiques visés devront réaliser certaines des tâches les plus lourdes de la construction de navires de guerre : soudage, meulage, sablage, peinture, inspection et fabrication de structures en acier. HII, qui baptise ce programme High-Yield Production Robotics (HYPR), prévoit d'externaliser plus de 2,5 millions d'heures de travail en 2026, soit 30 % de plus qu'en 2025. Les technologies visent à terme plusieurs programmes navals, des porte-avions et sous-marins nucléaires aux destroyers, bâtiments d'assaut amphibie, futures frégates et navires de surface sans équipage.

À la différence de l'automobile, où les robots répètent des gestes identiques sur des lignes standardisées, la construction navale assemble des structures en acier qui varient en taille, en forme et en séquence d'un projet à l'autre, ce qui rend l'automatisation bien plus complexe. Le pari de HII, ce qu'elle appelle l'IA physique, consiste à combiner robotique, vision par ordinateur et décision autonome pour que les machines s'adaptent aux conditions de production plutôt que de répéter des mouvements figés, un test grandeur nature hors des lignes standardisées. La structure de l'accord reste conditionnelle : aucune commande n'est garantie d'emblée, les 900 millions de dollars dépendent de jalons de coût, de délai et de qualité vérifiés étape par étape, ce qui distingue l'annonce d'un contrat de défense classique déjà acquis. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, l'enjeu principal reste la pénurie de soudeurs et de personnel qualifié qui freine la capacité de construction navale américaine, alors que la marine cherche à accélérer sa cadence de production.

Path Robotics est spécialisée dans le soudage robotique autonome, tandis que GrayMatter Robotics développe des systèmes d'IA pour des tâches de finition comme le sablage, la peinture et le meulage. Les deux entreprises rejoignent le réseau de fabrication distribué de HII, qui produit déjà des sections de navires hors de ses chantiers principaux avant assemblage final. La première phase ciblera des structures en acier de petite taille, avant une extension progressive vers des unités plus grandes et des modules complets partagés entre plusieurs programmes navals. Le partenariat s'inscrit dans l'initiative HYPR de HII et dans un effort plus large de Washington pour renforcer sa base industrielle navale face à la montée en puissance de la capacité de construction chinoise.

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HII signe un accord pouvant atteindre 900 millions de dollars avec Path Robotics et GrayMatter Robotics

Huntington Ingalls Industries (HII), premier constructeur naval militaire américain, a annoncé des accords de production pluriannuels et basés sur la performance avec Path Robotics et GrayMatter Robotics, pouvant atteindre 900 millions de dollars sur sept ans. Path Robotics fournit une technologie de soudure robotisée, tandis que GrayMatter développe des systèmes de ponçage robotisés. Les deux entreprises participent au programme HYPR (High-Yield Production Robotics), lancé par HII en avril pour accélérer l'automatisation adaptative dans la fabrication de plateformes navales habitées et non habitées. Le financement reste conditionné à l'atteinte de jalons précis de maturité technologique et industrielle. Eric Chewning, vice-président exécutif des systèmes maritimes et de la stratégie d'entreprise chez HII, a évoqué des investissements générationnels pour développer de nouvelles capacités de construction navale. Les accords se déploient en deux phases : une étape de développement aux normes de la Marine américaine, durant laquelle les techniques de soudure, ponçage, décapage, peinture, assemblage et inspection seront validées et qualifiées, puis une étape de livraison où HII commencera à s'approvisionner via cette nouvelle ligne automatisée. Parmi les technologies concernées figure Rove, qui associe le modèle d'IA physique Obsidian de Path Robotics à un robot quadrupède capable de souder de manière autonome hors des cellules fixes, directement sur de grands ensembles et structures immobiles. Cet accord illustre un mouvement plus large : le passage de la robotique industrielle des cellules fixes et contrôlées vers des systèmes mobiles capables d'opérer dans des environnements de production aussi complexes et variables que les chantiers navals militaires. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, HYPR constitue un test grandeur nature de la promesse de l'IA physique à grande échelle : contrairement à de nombreuses démonstrations robotiques limitées à des environnements contrôlés, ce programme vise une qualification selon les standards stricts de la Marine américaine, avec des jalons de performance vérifiables avant tout versement de fonds. Cela répond directement au scepticisme du secteur sur l'écart entre démonstrations et déploiements réels. Si les technologies tiennent leurs promesses, elles pourraient désengorger une industrie navale américaine chroniquement en sous-capacité, un enjeu stratégique alors que la Marine cherche à accélérer la production de porte-avions, sous-marins, destroyers, navires amphibies, futures frégates et navires de surface sans équipage. HII avait lancé HYPR en avril pour structurer sa collaboration avec des fournisseurs de robotique avancée, avec un cadre de gouvernance commun et des processus de qualification partagés. Andy Lonsberry, cofondateur et PDG de Path Robotics, a présenté cet accord comme une validation puissante de la thèse de sa société selon laquelle l'IA physique peut faire évoluer la capacité de production navale dans l'un des environnements industriels les plus exigeants au monde. L'accord s'inscrit dans la stratégie de sous-traitance distribuée de HII, qui prévoit d'externaliser plus de 2,5 millions d'heures de travail de construction navale en 2026, soit une hausse de 30% par rapport à 2025, en élargissant son réseau de partenaires d'assemblage structurel. Le déploiement démarrera par de petites structures en acier avant de s'étendre à des unités et modules plus complexes, un scénario progressif qui laisse à HII la possibilité d'ajuster son recours à l'automatisation selon les coûts, les délais et la qualité constatés sur le terrain.

IndustrielActu
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HII s'associe à Path Robotics et GrayMatter Robotics pour accélérer la construction navale
2Robotics Business Review 

HII s'associe à Path Robotics et GrayMatter Robotics pour accélérer la construction navale

HII (Huntington Ingalls Industries), premier constructeur naval américain basé à Newport News, Virginie, a annoncé cette semaine le programme HYPR (High-Yield Production Robotics) en partenariat avec Path Robotics et GrayMatter Robotics. Développé au sein du Dark Sea Labs Advanced Technology Group de HII, HYPR vise à combiner quatre capacités automatisées en une seule ligne de production coordonnée : soudage robotisé à base de physical AI, déplacement automatisé de matériaux, traitement autonome des surfaces et contrôles qualité autonomes. Path Robotics apporte son IA physique pour la fabrication ; GrayMatter Robotics contribue sa plateforme FSI (Factory SuperIntelligence) dédiée à la préparation de surface, la finition, le revêtement et l'inspection. HII réalise "des millions d'heures de soudage par an" et affiche un carnet de commandes de plusieurs milliards de dollars, selon Andy Lonsberry, CEO et co-fondateur de Path Robotics. Des démonstrations proof-of-concept sont prévues en 2026, avec un pilote complet en 2027. L'intérêt stratégique de HYPR dépasse la simple juxtaposition d'outils autonomes. En orchestrant plusieurs systèmes au sein d'une même ligne de fabrication structurale, le programme s'attaque à des tâches à forte variabilité qui ont jusqu'ici résisté à l'automatisation traditionnelle. Le soudage naval concentre les risques les plus aigus : Lonsberry le qualifie de "tâche la plus importante, la plus coûteuse et la plus destructive" du processus, car une erreur de cordon n'est pas récupérable à la différence d'un composant mal positionné. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, c'est un signal concret que les systèmes de physical AI commencent à opérer dans des environnements non structurés, loin des benchmarks de laboratoire. Le pilote 2027 constituera un test grandeur nature du passage sim-to-real dans la construction navale, secteur notoirement moins standardisé que l'automobile, où les surfaces complexes et les gabarits variables rendent les robots à trajectoires fixes peu adaptés. HII a consolidé ce partenariat en deux étapes rapprochées : un mémorandum d'entente avec Path Robotics signé en février 2026 pour explorer le soudage assisté par IA, suivi d'un accord avec GrayMatter Robotics début avril 2026. Dans ce même intervalle, Path Robotics a lancé Rove, un système de soudage mobile combinant son IA propriétaire Obsidian à un robot quadrupède, étendant ses capacités au-delà des postes fixes. GrayMatter, spécialisée dans l'industrialisation de l'IA pour les ateliers de fabrication, se positionne sur les opérations de finition et d'inspection que les robots classiques ne savent pas gérer. Le programme s'inscrit dans la politique de renforcement de la capacité navale nationale portée par le Département de la Défense américain, qui cherche à accélérer la production de ce qu'il nomme sa "golden fleet". Aucun acteur européen n'est impliqué directement, mais des groupes comme Naval Group surveillent ce type d'intégration multi-systèmes pour leurs propres programmes de modernisation.

UENaval Group et les chantiers navals européens surveillent le programme HYPR comme signal de maturité des systèmes multi-robots pour le soudage en environnement non structuré, mais aucun impact direct sur la France/UE à ce stade.

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Blattner attribue un contrat de 75 millions de dollars à Built Robotics pour l'IA physique afin de répondre à la demande énergétique
3Robotics Business Review 

Blattner attribue un contrat de 75 millions de dollars à Built Robotics pour l'IA physique afin de répondre à la demande énergétique

Blattner Co. et Built Robotics ont annoncé un contrat de 75 millions de dollars pour déployer à grande échelle les systèmes de construction autonome de Built Robotics sur l'ensemble des chantiers de Blattner aux États-Unis. Cet accord prolonge un partenariat noué l'an dernier et s'appuie sur sept déploiements déjà réalisés sur des projets solaires à l'échelle utility, totalisant plus d'un gigawatt de capacité installée. Fondée en 2016 à San Francisco et soutenue par Founders Fund, NEA et Tiger Global, Built Robotics propose une technologie qui convertit des engins de chantier existants (excavatrices, bulldozers, chargeuses) en machines à autonomie de niveau 4, c'est-à-dire sans opérateur dans la cabine, et compatible avec le matériel des principaux fabricants OEM. Blattner, basée à Avon (Minnesota), revendique plus de 115 ans d'expérience dans la construction d'infrastructures et affirme avoir installé plus de 20% de la capacité éolienne, solaire et de stockage d'énergie à l'échelle utility aux États-Unis. L'entreprise est une filiale du groupe Quanta Services, aux côtés de Blattner Energy et D.H. Blattner & Sons. Ce contrat illustre un mouvement de fond dans la construction d'infrastructures énergétiques: la demande en électricité liée aux data centers et à l'IA pousse à accélérer la construction solaire et de stockage par batteries, un secteur où Built Robotics situe déjà plus de 80% des nouvelles capacités de production. Face à une pénurie persistante de main-d'œuvre qualifiée dans le BTP, l'automatisation de niveau 4 permet, selon les deux entreprises, de maintenir les chantiers actifs de nuit et par mauvais temps, réduisant les délais de mise en service et limitant l'exposition des ouvriers aux engins lourds. Pour l'industrie de la robotique de construction, l'opération confirme que l'IA physique dépasse le stade de la démonstration isolée: il s'agit ici d'un déploiement répété et facturé à l'échelle, sur un client industriel réel, ce qui distingue ce cas des simples annonces de prototypes encore en phase pilote. Reste que les chiffres avancés (plus d'un gigawatt cumulé, 75 millions de dollars) proviennent des communiqués des deux parties et ne sont pas vérifiés de façon indépendante. Le partenariat s'inscrit dans la stratégie de Built Robotics visant le marché de la construction solaire à l'échelle utility, évalué à 300 milliards de dollars, et complète une collaboration récente avec le Safe Autonomous Systems Lab (xLAB) de l'université de Pennsylvanie, destinée à transformer les chantiers en terrain d'expérimentation pour l'IA physique. Brandon Bruski, vice-président senior solaire chez Blattner, présente cet approfondissement technologique comme un moyen de consolider la position de l'entreprise sur un marché en forte croissance, tandis que Noah Ready-Campbell, cofondateur et PDG de Built Robotics, situe l'enjeu dans une bascule plus large du secteur électrique américain vers le solaire et les batteries. Aucun calendrier précis de déploiement des nouveaux chantiers n'a été communiqué, mais l'accord signale une intensification attendue des investissements dans l'automatisation des grands chantiers d'infrastructure énergétique aux États-Unis dans les prochains mois.

IndustrielActu
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Robot foreur descendant : une première mondiale qui pourrait transformer la construction des data centers
4Interesting Engineering 

Robot foreur descendant : une première mondiale qui pourrait transformer la construction des data centers

Robot DALE de Dewalt (filiale de Stanley Black & Decker), développé avec la société de robotique mobile August Robotics, vient d'être lancé commercialement après une présentation au salon World of Concrete plus tôt cette année. Ce robot est conçu pour le forage vertical descendant dans le béton, une opération jusqu'ici largement manuelle et chronophage sur les chantiers. Il embarque des batteries interchangeables à chaud, un système de supervision à distance, une extraction automatique des poussières et un contrôle qualité assisté par intelligence artificielle. Grâce à la plateforme autonome et multi-robots développée par August Robotics, plusieurs unités DALE peuvent être déployées simultanément sur un même chantier, avec détection d'obstacles et délimitation automatique des zones de travail ; un mode dédié permet aussi de forer à travers des armatures en acier lorsque nécessaire. Selon les chiffres communiqués par Dewalt à l'issue d'un pilote d'un an mené avec une entreprise du secteur (non nommée), le robot aurait atteint une vitesse de forage jusqu'à dix fois supérieure aux méthodes traditionnelles, réduit les délais cumulés de 190 semaines sur 26 phases de construction de data centers, et affiché une précision de 99,97 % sur plus de 230 000 trous percés. Le robot est désormais disponible à la commande sur le site de Dewalt. Ces chiffres, s'ils se confirment en usage réel et à plus grande échelle, marqueraient une avancée notable pour un secteur de la construction de data centers en pleine tension : chaque site nécessite typiquement des milliers de perçages pour ancrer les racks serveurs et les supports des systèmes MEP (mécanique, électrique, plomberie), un travail répétitif, pénible et propice aux erreurs humaines. Pour les intégrateurs et donneurs d'ordre du BTP industriel, la promesse d'un gain de temps aussi important équivaut directement à des économies sur des projets où chaque semaine de retard pèse lourd financièrement, notamment dans la course actuelle à la capacité de calcul. Il faut toutefois noter que ces statistiques proviennent exclusivement du communiqué de Dewalt, sans validation indépendante ni détail sur les conditions précises du pilote, ce qui invite à une lecture prudente des performances annoncées comme un "monde en première mondiale". Ce lancement s'inscrit dans une stratégie plus large de Stanley Black & Decker visant à faire de sa marque Dewalt un acteur de la robotisation des chantiers, au-delà de son cœur historique de l'outillage électroportatif. Le partenariat avec August Robotics, spécialiste des plateformes robotiques autonomes pour la construction, permet à Dewalt d'apporter une brique d'automatisation avancée à ses clients sans développer en interne toute la pile technologique de navigation et de gestion de flotte. Bill Beck, président de la division Tools and Outdoor chez Stanley Black & Decker, a indiqué que l'entreprise entend désormais élargir la distribution de cette technologie à un marché plus vaste. Le secteur du forage robotisé pour la construction reste toutefois un marché naissant, où DALE devra faire ses preuves face à l'adoption progressive d'autres solutions d'automatisation de chantier, dans un contexte où la demande de data centers continue de tirer les investissements en infrastructure.

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