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Brain Corp affiche une croissance de 68 %, avec plus de 50 000 robots autonomes déployés dans le monde
IndustrielRobotics & Automation News 

Brain Corp affiche une croissance de 68 %, avec plus de 50 000 robots autonomes déployés dans le monde

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Brain Corp, éditeur du système d'exploitation BrainOS pour robots de service, a annoncé pour le premier semestre 2026 le franchissement du cap des 50 000 robots autonomes actifs dans le monde, sa flotte mondiale ayant progressé de 68 % sur un an. Ces machines, pilotées par la plateforme BrainOS, sont déployées dans le commerce de détail, la logistique, les aéroports, le nettoyage commercial et la gestion d'inventaire. L'entreprise ne détaille cependant ni la répartition géographique de cette flotte ni les volumes par secteur, communiquant uniquement l'agrégat de croissance.

Ce seuil est significatif car il s'agit de robots réellement en exploitation commerciale continue, non de prototypes ou de pilotes limités, contrairement à une grande partie de la robotique humanoïde encore au stade de démonstration. Pour les intégrateurs et décideurs du retail et de la logistique, cela confirme que le modèle de licence logicielle « OS pour robots » a atteint une échelle industrielle sur des tâches répétitives à faible risque, dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre. La croissance de 68 % traduit une accélération de l'adoption plutôt qu'une percée technologique isolée.

Fondée en 2009 à San Diego, Brain Corp ne fabrique pas ses robots mais licencie BrainOS à des fabricants comme Tennant, Nilfisk ou ICE Cobotics, qui équipent des autolaveuses et robots de scan d'inventaire vendus à de grandes enseignes nord-américaines. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette annonce, le secteur restant dominé par des groupes nord-américains et scandinaves. L'entreprise n'a communiqué à ce stade ni nouvelle levée de fonds ni calendrier de déploiement additionnel.

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Hikrobot lance des robots mobiles intelligents autonomes, déployables en 30 minutes sans serveur
1Pandaily 

Hikrobot lance des robots mobiles intelligents autonomes, déployables en 30 minutes sans serveur

Hikrobot a présenté le 23 octobre 2026, à la veille du salon logistique CeMAT, une nouvelle série de robots mobiles « monobloc » et des évolutions de ses solutions de stockage et de picking par bacs. Le constructeur chinois affirme avoir désormais produit plus de 200 000 robots. Les deux premiers modèles, le Z1-300 (robot à prise de charge par-dessous, 300 kg) et le Z2-1500 (type chariot élévateur, 1 500 kg), embarquent chacun perception, décision et actionnement, sans serveur ni modification du site. Selon l'entreprise, le passage du déballage à la production peut prendre 30 minutes. Une seule cartographie peut être partagée entre plusieurs robots, et le Z2 se programme en parcourant une fois son trajet. Les robots évitent les obstacles mobiles, statiques et en surplomb. Plusieurs unités se coordonnent sans dispatcher central pour se croiser en allées étroites, le modèle à prise par-dessous passant dans des allées de 60 cm. Côté stockage, les robots à bacs STU gèrent désormais toutes les tâches dans une allée, tandis que les T50 se limitent au transfert de bacs aux zones tampons d'entrée. Hikrobot annonce des trajets plus de 50 % plus courts, 30 % de T50 en moins pour un taux d'achèvement passé de 100 à 123,5 %, et 6,1 % d'emplacements en plus. Un mode STU double face double le débit par allée, et une version inter-allées utilise des rails courbes. La station de picking HAPS, associant vision 3D, robots mobiles et bras robotisés, traite jusqu'à 900 articles par heure avec plus de 99,99 % de précision, en continu. L'intérêt tient surtout à l'architecture : une flotte sans serveur ni ordonnancement central supprime une brique d'intégration, de coût et de panne, et vise les sites qui ne veulent pas de projet WMS/WCS lourd. Si le délai de 30 minutes se confirmait hors démonstration, il changerait l'économie des déploiements pour les intégrateurs et les PME industrielles, en rapprochant ces AMR d'un produit catalogue. La coordination décentralisée en allée de 60 cm est aussi un test de robustesse que les démonstrations ne tranchent pas. Il faut toutefois lire les chiffres avec prudence : tous sont déclarés par l'entreprise, et le « 123,5 % » d'achèvement n'a de sens que rapporté à une référence non précisée (cas client, simulation ou site pilote). Les 900 articles par heure ne disent rien de la variété des références ni du taux de rejet, et le « 30 minutes » ne précise ni la taille du site ni le niveau de préparation exigé. Aucun prix, volume de commande ni client n'est cité. Hikrobot, filiale du groupe Hikvision, s'est bâti une place dans les AMR de logistique interne et les systèmes de bacs, face à Geek+, Quicktron, HAI Robotics ou Mushiny en Chine. À l'international, ses rivaux sont Locus Robotics, Zebra/Fetch, MiR (Teradyne) ou, en Europe, Exotec avec son système Skypod. La logique de robots autonomes sans serveur rappelle les offres d'AMR « plug and play » déjà sur le marché, mais associée à la manutention de palettes (type chariot) et au stockage dense, elle élargit l'offre. Le CeMAT, qui s'ouvre dans la foulée, sera le premier moment pour voir ces machines en conditions de salon, avant d'éventuels déploiements clients. Le Z1-300 et le Z2-1500 sont présentés comme des produits lancés, sans calendrier d'expédition ni de disponibilité à l'export. Ces éléments conditionneront leur portée réelle hors du marché chinois.

UEConcurrence potentielle pour les AMR et systèmes de stockage dense européens comme Exotec, mais sans calendrier de disponibilité à l'export ni déploiement annoncé en Europe.

IndustrielOpinion
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Un rapport examine les avancées des robots mobiles autonomes
2Robotics Business Review 

Un rapport examine les avancées des robots mobiles autonomes

Le marché mondial des robots mobiles autonomes (AMR) repart à la hausse, porté par la hausse des coûts de main-d'œuvre, les pénuries de personnel et le besoin de flexibilité et de rapidité opérationnelles, selon un rapport de The Robot Report et sa publication sœur Design World. Interact Analysis prévoit une croissance de près de 5 milliards de dollars en 2024 à 14 milliards en 2030. ABI Research, de son côté, table sur un marché des robots mobiles élargi passant de 33 milliards de dollars en 2026 à 68,9 milliards en 2030, soit une croissance annuelle composée de 20,2%, les AMR représentant la moitié de ce total. Après un ralentissement post-COVID, le secteur montre des signes de reprise solide. Le rapport distingue deux familles de solutions: les chariots élévateurs automatisés ou semi-automatisés, faciles à intégrer aux flux existants d'entrepôts et d'usines, et les navettes de systèmes de stockage et récupération automatisés (ASRS), plus coûteuses en infrastructure mais offrant une meilleure densité de stockage et une scalabilité supérieure, avec pour exemples les chariots autonomes de Hyster-Yale et les ASRS d'Attabotics. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, ce constat confirme que la technologie AMR a franchi un cap de maturité: vision par ordinateur, fusion de capteurs et apprentissage automatique ne servent plus seulement à la navigation, mais permettent aussi du picking précis, une collaboration homme-robot plus sûre et une meilleure visibilité opérationnelle. La gestion de flottes assistée par IA facilite désormais l'intégration avec les systèmes d'entreprise existants, un point de friction historique pour les déploiements à grande échelle. Les problèmes d'interopérabilité entre robots de fournisseurs différents subsistent, mais les éditeurs de logiciels d'orchestration et les organismes de normalisation commencent à y répondre. Les AMR ne se limitent plus à l'entrepôt: ils gagnent désormais l'industrie manufacturière et la pharmacie, des secteurs plus exigeants en traçabilité et en fiabilité. Ce regain suit une phase de tassement post-pandémie, durant laquelle les commandes avaient nettement ralenti après le pic du COVID-19. Le paysage concurrentiel reste fragmenté entre spécialistes des chariots autonomes comme Hyster-Yale, fournisseurs de systèmes de stockage automatisés comme Attabotics, et une multitude d'autres constructeurs d'AMR et d'éditeurs de logiciels de fleet management. Le rapport complet est disponible en téléchargement gratuit auprès de The Robot Report. La question de l'IA physique sera par ailleurs au programme de RoboBusiness, prévu les 20 et 21 octobre 2026 à Santa Clara, en Californie, dont les inscriptions sont désormais ouvertes.

UEAucun acteur ni déploiement français ou européen n'est cité, mais la tendance de fond (hausse des coûts de main-d'œuvre, besoin de flexibilité) concerne aussi les entrepôts et usines européens.

IndustrielOpinion
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ABB Robotics complète sa gamme de robots mobiles autonomes à SLAM visuel avec le lancement d'un chariot élévateur autonome
3Robotics & Automation News 

ABB Robotics complète sa gamme de robots mobiles autonomes à SLAM visuel avec le lancement d'un chariot élévateur autonome

ABB Robotics complète son offre de robots mobiles autonomes (AMR) avec le lancement du Flexley Stack F712, un chariot élévateur autonome basé sur la technologie Visual SLAM (cartographie et localisation simultanées par vision). Avec ce nouveau modèle, l'entreprise suisso-suédoise couvre désormais l'ensemble des catégories majeures d'AMR à navigation visuelle : chariots élévateurs, tracteurs de remorquage (tugs) et convoyeurs mobiles (movers), tous interopérables sur une même plateforme logicielle. L'objectif affiché est de permettre aux clients industriels d'automatiser un spectre plus large de tâches de manutention et de logistique interne, du transport de palettes au déplacement de charges légères, sans multiplier les systèmes de gestion de flotte incompatibles entre eux. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, cette annonce marque une étape dans la consolidation du marché des AMR, où l'enjeu central n'est plus seulement la performance individuelle d'un robot mais l'interopérabilité d'une flotte hétérogène pilotée par une seule couche logicielle. En complétant sa gamme plutôt qu'en lançant un produit isolé, ABB répond à une demande récurrente des entrepôts et usines : pouvoir mélanger différents types de robots (levage, traction, transport) sans dépendre de plusieurs fournisseurs ni de plusieurs interfaces de supervision. Le communiqué reste toutefois avare de données chiffrées vérifiables sur les performances du F712 (capacité de charge, autonomie, temps de cycle), ce qui invite à la prudence tant que des retours d'intégrateurs indépendants ne sont pas disponibles. ABB Robotics, acteur historique de la robotique industrielle, investit depuis plusieurs années le segment des AMR pour répondre à la concurrence de spécialistes comme Locus Robotics, Geek+ ou MiR (également détenu par Teradyne comme d'autres poids lourds du secteur). La stratégie de plateforme unifiée s'inscrit dans une tendance de fond de l'intralogistique, où les entrepôts cherchent à réduire la complexité opérationnelle en standardisant leurs flottes robotiques. Aucun calendrier de déploiement client précis n'a été communiqué à ce stade pour le Flexley Stack F712, et il faudra suivre les premiers retours d'implantation en conditions réelles pour évaluer si l'ambition d'interopérabilité totale tient ses promesses face aux contraintes concrètes des sites industriels.

UEABB, acteur européen majeur de la robotique industrielle, étend son offre d'AMR interopérables pour les entrepôts européens, mais aucun déploiement client concret n'est annonce en France ou en UE a ce stade.

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McLaren Construction déploie des robots autonomes à grande échelle en partenariat avec FieldAI
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McLaren Construction déploie des robots autonomes à grande échelle en partenariat avec FieldAI

Panneau accepte le premier drone gardien : McLaren Construction, filiale du groupe britannique de construction, a signé un partenariat avec FieldAI, développeur d'intelligence artificielle physique, pour déployer des robots quadrupèdes autonomes sur ses chantiers au Royaume-Uni. Ces robots seront chargés de capturer des images à 360 degrés des sites, de générer des nuages de points (point cloud), et de soutenir la vérification d'avancement des travaux ainsi que l'analyse des écarts entre le modèle numérique et la réalité du chantier. Ils assureront également des patrouilles de conformité sécurité et des contrôles qualité. Le communiqué ne précise pas encore de calendrier de déploiement ferme ni le nombre d'unités prévues sur le premier site. Ce partenariat illustre une tendance de fond dans le secteur du BTP : l'automatisation progressive de tâches répétitives et à risque, comme l'inspection de sécurité ou la documentation de chantier, jusque là réalisées manuellement par des équipes humaines. Pour les intégrateurs et décideurs B2B du secteur construction, ce type de déploiement teste la viabilité des robots quadrupèdes autonomes hors des environnements contrôlés d'usine, un terrain nettement plus complexe et changeant. Cela positionne aussi FieldAI comme un acteur cherchant à démontrer que son IA physique généraliste peut s'adapter à des cas d'usage concrets au delà des démonstrations en laboratoire, un enjeu clé alors que le secteur robotique traverse une phase où l'écart entre promesses marketing et déploiements réels reste scruté de près. FieldAI, société américaine spécialisée dans les modèles d'IA pour robots généralistes, cherche à se positionner face à des concurrents comme Boston Dynamics (Spot) ou Boston-based startups similaires sur le marché des robots quadrupèdes appliqués à l'inspection industrielle et au BTP. McLaren Construction, non lié à l'écurie de F1 du même nom, cherche via ce partenariat à moderniser ses processus de suivi de chantier. Les prochaines étapes attendues incluent le déploiement effectif sur un premier site pilote et la publication de résultats concrets sur les gains de temps et de fiabilité obtenus.

IndustrielActu
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