Feuille d'usinage coordonnée pour l'optimisation du temps total de désassemblage d'ensembles à grande échelle
Une équipe de chercheurs publie CoMuDi (coordinated multi-robot disassembly), une méthode de planification tâche-mouvement pour coordonner une flotte de robots chargés de désassembler de grands ensembles mécaniques dans des espaces de travail confinés. Le système prend en entrée une équipe de robots, un assemblage d'objets et un graphe de dépendances entre pièces, puis construit des tâches composites de prise, de dépose et de sortie pour chaque robot. En propageant des contraintes temporelles entre ces tâches, CoMuDi permet à chaque robot de démarrer et terminer son mouvement le plus tôt possible tout en évitant les collisions avec les robots voisins évoluant dans le même espace. La méthode intègre le planificateur ST-RRT (space-time RRT), qui minimise le temps d'arrivée de chaque tâche individuelle et, par effet cumulé, le makespan global de l'opération. Les auteurs comparent CoMuDi couplé à ST-RRT face à une version utilisant RRT classique, sous différentes bornes de temps de calcul, puis valident l'approche sur six assemblages allant jusqu'à 49 pièces et nécessitant jusqu'à 9 robots simultanés.
Pour l'industrie du désassemblage automatisé, recyclage, reconditionnement, retraitement de produits en fin de vie, la coordination de plusieurs robots dans un espace exigu reste un verrou technique majeur : au delà de deux ou trois bras, les risques de collision et les temps d'attente explosent, ce qui limite en pratique l'échelle des déploiements. En démontrant des temps d'inactivité robot réduits sur des scénarios à 9 robots et 49 pièces, CoMuDi apporte une preuve de passage à l'échelle rare dans ce domaine, où la plupart des démonstrations publiées se limitent à deux ou trois bras sur des assemblages simples. L'usage combiné de ST-RRT* pour raisonner conjointement sur l'espace et le temps, plutôt que de traiter planification de trajectoire et ordonnancement séparément, est présenté comme le facteur clé du gain en taux de réussite et en makespan.
Le travail s'inscrit dans le champ plus large de la planification tâche-mouvement multi-robot (TAMP), où les approches par échantillonnage comme RRT* servent de référence historique. Publié en preprint sur arXiv (2608.05830v1), l'article ne mentionne pas encore de validation sur robots physiques ni de partenariat industriel identifié ; la suite logique évoquée par les auteurs serait une évaluation en conditions réelles, hors simulation, pour confirmer la tenue des gains observés face aux incertitudes de perception et d'exécution propres au désassemblage physique.
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