Aller au contenu principal
New ergoCub, un humanoïde, s'adapte aux mouvements humains lors de tâches de levage partagées
FR/EU ecosystemeInteresting Engineering 

New ergoCub, un humanoïde, s'adapte aux mouvements humains lors de tâches de levage partagées

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE
New ergoCub, un humanoïde, s'adapte aux mouvements humains lors de tâches de levage partagées
▶ Voir sur YouTube

ergoCub est un robot humanoïde capable de s'adapter en temps réel aux mouvements d'un partenaire humain lors de tâches de levage partagées, réduisant la fatigue physique et les risques pour la sécurité au travail. Il a été développé par une équipe conjointe de GenerativeBionics, de l'Istituto Italiano di Tecnologia (IIT) et de l'université de Manchester, sur la base d'un nouveau cadre de conception dit "human-aware". Contrairement à l'approche classique, qui fige d'abord le matériel puis compense ses limites par le logiciel, l'équipe a optimisé simultanément la morphologie du robot (longueur des membres, placement des articulations, répartition du poids), ses capteurs, ses actionneurs et ses algorithmes de contrôle, en intégrant explicitement un modèle du partenaire humain dans le processus de conception. ergoCub, construit sur la base du robot de recherche iCub de l'IIT, met à jour en continu un modèle interne de la personne avec qui il travaille à partir de ses données de capteurs, ce qui lui permet d'anticiper ses mouvements, de synchroniser son assistance et de s'adapter à des gabarits et des forces différentes. Lors d'essais de levage collaboratif, le robot a suivi la posture humaine en ajustant dynamiquement son effort. Sa capacité déterminante consiste à estimer le couple exercé sur l'articulation lombo-sacrée, la zone du bas du dos la plus exposée lors du port de charges, afin de réduire la charge biomécanique estimée par rapport à un levage effectué sans assistance. L'étude, relayée par TechXplore, indique aussi qu'ergoCub marche plus vite et consomme moins d'énergie que son prédécesseur.

Cette approche s'attaque à un problème très concret pour les industriels: les troubles musculo-squelettiques liés au port de charges figurent parmi les premières causes d'arrêts de travail en logistique et en manufacture, un terrain où les exosquelettes occupent aujourd'hui l'essentiel du marché de l'assistance au levage. Un humanoïde capable de coporter une charge en ajustant son comportement à la biomécanique de son partenaire ouvrirait une piste différente, moins contraignante à porter qu'un exosquelette mais plus complexe à sécuriser dans un environnement partagé. À noter toutefois: ni l'étude ni sa reprise par TechXplore ne donnent de chiffre précis de réduction de charge, de conditions de test détaillées, ni de capacité de charge utile, ce qui limite pour l'instant la portée de la démonstration à un résultat de laboratoire plutôt qu'à une performance validée en conditions industrielles.

ergoCub prolonge la lignée d'iCub, plateforme de recherche humanoïde que l'IIT développe depuis le milieu des années 2000 pour étudier la cognition et la locomotion robotique. Le partenariat avec GenerativeBionics et l'université de Manchester pousse cette recherche vers la cobotique physique, un segment où des acteurs comme Apptronik (Apollo), Agility Robotics (Digit) ou Sanctuary AI (Phoenix) avancent déjà avec des humanoïdes orientés production en entrepôt plutôt que recherche académique. L'équipe indique avoir commencé à étendre cette philosophie de conception intégrée à Gene.01, un robot de nouvelle génération, sans préciser à ce stade de calendrier de déploiement, de partenaire industriel pilote ou de site de test au-delà du laboratoire.

Impact France/UE

La recherche est menée par l'Istituto Italiano di Tecnologia (Italie) en partenariat avec l'université de Manchester, renforçant la position de l'Europe dans la recherche en cobotique humanoïde, mais sans pilote industriel ni calendrier de déploiement annoncé en France ou en UE.

À lire aussi

Vers une intelligence incarnée partagée pour les robots humanoïdes : développement et tests du robot ergoCub
1arXiv cs.RO 

Vers une intelligence incarnée partagée pour les robots humanoïdes : développement et tests du robot ergoCub

Des chercheurs de l'Istituto Italiano di Tecnologia (IIT) de Gênes ont publié en mai 2026 sur arXiv une architecture formelle pour humanoïdes collaboratifs, dont ils présentent une implémentation concrète dans le robot ergoCub. L'approche repose sur deux piliers conceptuels empruntés aux neurosciences cognitives : la "shared intelligence" (la capacité à modéliser les intentions et actions d'un partenaire humain) et l'"embodied cognition" (l'idée que corps et cognition co-évoluent en réponse à l'environnement). Concrètement, la morphologie d'ergoCub et ses paramètres de contrôle moteur ont été co-optimisés en prenant comme fonction objectif des métriques ergonomiques humaines, notamment en intégrant des modèles biomécaniques du corps humain directement dans la couche de planification du mouvement. L'abstract ne fournit pas de chiffres de charge utile, de DOF ni de temps de cycle, et aucune ligne de production ni site de déploiement industriel n'est mentionné : il s'agit d'un article de recherche, pas d'une annonce de produit. Le principal apport de ce travail est méthodologique : c'est l'un des rares frameworks à co-optimiser simultanément le hardware et l'intelligence physique d'un humanoïde autour de l'ergonomie humaine, plutôt que de traiter ces deux couches séparément. Pour les intégrateurs industriels et les équipes d'ingénierie, cela ouvre une voie de conception où le robot n'est pas simplement "sécurisé" par des capteurs de force ou des limites de vitesse, mais structurellement conçu pour minimiser la charge musculo-squelettique de l'opérateur lors de tâches de co-manipulation. C'est une réponse directe à l'un des angles morts des humanoïdes commerciaux actuels, qui optimisent surtout la dextérité autonome sans modéliser l'impact biomécanique sur le coéquipier humain. ergoCub est une évolution directe du robot iCub, plateforme de recherche humanoïde phare du programme européen RobotCub lancé par l'IIT dans les années 2000, qui compte aujourd'hui plus de 40 laboratoires utilisateurs dans le monde. Cette filiation place ergoCub dans un écosystème académique robuste, mais loin encore d'une commercialisation. Sur le terrain concurrent, les acteurs en avance sur la collaboration humain-robot incluent Physical Intelligence (pi0), Agility Robotics (Digit, déployé chez Amazon), et Figure (02), mais aucun ne publie de métriques ergonomiques formalisées de ce type. En Europe, Enchanted Tools (Mirokaï) et Wandercraft (Atalante X) restent les acteurs les plus avancés sur les humanoïdes à vocation assistive et médicale. Les prochaines étapes pour ergoCub passeront vraisemblablement par des validations expérimentales de l'architecture en conditions de co-manipulation réelle, avant tout envisagement de transfert industriel.

UEL'IIT de Gênes (EU) positionne l'Europe comme précurseur sur la co-optimisation hardware/intelligence autour de l'ergonomie humaine pour les humanoïdes collaboratifs, un angle différenciateur absent des architectures des constructeurs américains.

FR/EU ecosystemePaper
1 source
Alfie : nouveau robot humanoïde autonome pour les tâches industrielles complexes
2Interesting Engineering 

Alfie : nouveau robot humanoïde autonome pour les tâches industrielles complexes

RobCo, startup allemande fondée à Munich, a dévoilé à la Hannover Messe 2026 un robot humanoïde industriel baptisé Autonomous Alfie, conçu pour des tâches de fabrication complexes impliquant une forte variabilité : kitting, palettisation, assemblage de précision et manipulation de matériaux sensibles. L'annonce intervient dans la foulée d'une levée de fonds Serie C de 100 millions de dollars, orientée vers le développement de ce que RobCo appelle la "Physical AI". Le robot embarque une manipulation bimanuels, c'est-à-dire une coordination à deux bras imitant la gestuelle humaine, couplée à un système de vision et de perception haptique permettant de gérer des pièces mal orientées ou des flux de travail changeants. Les premiers déploiements clients sont annoncés pour la fin 2026, sans précision sur les sites ou les secteurs ciblés. RobCo dispose déjà d'opérations à San Francisco et Austin, et l'essentiel de ce financement est clairement orienté vers le marché américain. Ce que RobCo met en avant, c'est le passage à ce qu'il nomme le "niveau 4 d'autonomie" en contexte industriel : un système capable d'apprendre par observation plutôt que par programmation explicite, et d'exécuter des tâches avec une intervention humaine minimale, même dans des environnements non structurés. C'est précisément le segment qui résiste encore à l'automatisation classique, dominée par les bras articulés répétitifs qui exigent des environnements stables et des fixtures précises. Si les performances annoncées se confirment en production réelle, Alfie s'attaquerait au "messy middle" de la chaîne industrielle, ce gisement de tâches manuelles à haute variabilité que ni les AMR ni les cobots traditionnels n'ont su automatiser à l'échelle. Le modèle Robotics-as-a-Service (RaaS) proposé en parallèle vise à supprimer le frein du capex initial, facilitant une adoption rapide sans engagement d'achat lourd. Il faut néanmoins noter qu'Alfie est décrit comme étant encore en "phase finale de développement" : les affirmations sur l'autonomie de niveau 4 restent à valider sur des lignes de production en conditions réelles, les vidéos de démo présentées à Hannover Messe ne constituant pas une preuve de déploiement industriel à l'échelle. RobCo n'est pas un nouvel entrant : la société était jusqu'ici positionnée sur les bras robotiques modulaires pour PME, avant de pivoter vers l'humanoïde et la Physical AI. Elle rejoint un champ concurrentiel désormais dense, où Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0), Boston Dynamics et 1X Technologies se disputent la même promesse d'un robot généraliste pour l'industrie. En Europe, des acteurs comme Enchanted Tools (Mirokaï) ou Wandercraft développent des approches parallèles, sans avoir encore atteint la phase de déploiement commercial annoncé. La prochaine étape décisive pour RobCo sera la publication de métriques de production vérifiables, notamment les temps de cycle en conditions non contrôlées et les taux d'erreur sur tâches à haute variabilité, seuls indicateurs capables de distinguer une démonstration convaincante d'un produit réellement opérationnel.

UERobCo, startup allemande basée à Munich, annonce un humanoïde industriel et lève 100M$ mais oriente son financement prioritairement vers le marché américain, limitant l'impact concret à court terme pour l'industrie européenne malgré la vitrine de Hannover Messe.

FR/EU ecosystemeActu
1 source
Un hôpital de Milan déploie un robot humanoïde de 1,20 m pour assister les services et transmettre les données patients
3Interesting Engineering 

Un hôpital de Milan déploie un robot humanoïde de 1,20 m pour assister les services et transmettre les données patients

L'hôpital IRCCS Maugeri de Milan a lancé un déploiement opérationnel en conditions réelles d'un robot humanoïde de service baptisé Alter-Ego, actuellement en phase pilote dans un service dédié aux patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA). La plateforme mesure 1,2 mètre de hauteur et se déplace sur une base bi-roues. Elle a été conçue conjointement par l'Institut Italien de Technologie (IIT) et l'Université de Pise. Alter-Ego assure des missions de support logistique répétitives : accueil des nouveaux arrivants, guidage dans les couloirs, livraison de provisions au chevet des patients. En parallèle, le robot relaie des métriques patient en temps réel vers les postes infirmiers. Le système fonctionne selon deux modes : un mode téléprésence, dans lequel un médecin à distance pilote la machine via un casque immersif et un joystick pour effectuer des visites de suivi, et un mode autonome où le robot opère sans supervision humaine directe. Ce déploiement est notable parce qu'il s'effectue dans un environnement clinique actif, avec des patients à vulnérabilité élevée, et non en contexte contrôlé de laboratoire. Le retour terrain des premiers mois est positif : les patients SLA, initialement susceptibles de réagir négativement à une présence mécanique, ont bien accepté le robot, en partie grâce à des sourcils expressifs conçus pour générer une dynamique d'interaction non menaçante. Sur le plan technique, la décision d'exclure toute composante rigide industrielle au profit de bras à rigidité variable (modules compliants fonctionnant comme des muscles artificiels) et de mains SoftHand inspirées de la robotique souple représente un choix d'architecture orienté cohabitation humaine. Ces mains peuvent saisir des objets délicats, actionner des poignées de portes et transmettre des objets directement aux patients sans risque de blessure par impact. Ce cas valide concrètement l'hypothèse que des robots à morphologie souple peuvent opérer sans cage de sécurité dans des espaces cliniques non restructurés. L'IIT travaille sur Alter-Ego depuis plusieurs années, dans le cadre d'une recherche plus large sur la téléprésence incarnée et la robotique souple humanoïde. Ce déploiement à Maugeri constitue le premier test en milieu hospitalier européen à cette échelle. En termes de positionnement concurrentiel, Alter-Ego se distingue des plateformes industrielles comme Optimus de Tesla ou Figure 03 par sa focalisation explicite sur la sécurité de contact et l'interaction à longue durée avec des patients fragiles, plutôt que sur la manipulation de charges lourdes ou la cadence industrielle. Aucun déploiement commercial n'a été annoncé à ce stade : il s'agit d'un pilote de validation académico-clinique. Les prochaines étapes probables incluent l'extension à d'autres services hospitaliers et l'affinement des protocoles d'autonomie, avant toute discussion sur une industrialisation avec des partenaires médicaux ou des intégrateurs de systèmes de santé.

UEL'IIT et l'Université de Pise réalisent le premier déploiement hospitalier européen d'un humanoïde à robotique souple en conditions réelles, validant une architecture de cohabitation humaine directement transposable aux établissements de santé de l'UE.

FR/EU ecosystemeActu
1 source
AEON rejoint Humanoid Gym pour apprendre des tâches industrielles avant un déploiement de 1 000 robots
4Interesting Engineering 

AEON rejoint Humanoid Gym pour apprendre des tâches industrielles avant un déploiement de 1 000 robots

Hexagon Robotics et l'équipementier allemand Schaeffler, spécialiste des roulements et des technologies de mouvement, ont annoncé le mois dernier l'entrée du robot humanoïde AEON dans le Humanoid Gym, un centre d'entraînement industriel installé en Allemagne. Cette étape s'inscrit dans un partenariat stratégique entre les deux groupes visant à déployer au moins 1 000 unités AEON dans l'industrie au cours des prochaines années. Le site fonctionne selon un modèle en trois phases, entraînement, validation puis déploiement, appliqué à chaque nouvelle capacité avant que le robot ne soit autorisé à l'exercer en conditions réelles de production. Aucune des deux entreprises n'a communiqué de calendrier pour les déploiements individuels, ni précisé quelles tâches manufacturières AEON apprendra en premier. Aucun robot de la flotte annoncée n'est actuellement en service : l'arrivée dans le Humanoid Gym marque le début de la préparation industrielle, pas son aboutissement. Cette annonce illustre un écart récurrent dans le secteur des humanoïdes entre les objectifs de déploiement à grande échelle affichés par les fabricants et la réalité opérationnelle, où l'essentiel du travail reste concentré sur l'acquisition et la validation de capacités de base avant toute mise en production. L'absence de calendrier ou de tâches définies pour les 1 000 unités promises rappelle que cette annonce relève encore de la feuille de route stratégique plutôt que d'un produit déployé. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs qui évaluent l'adoption de robots humanoïdes, le cas Schaeffler met en avant une dimension souvent sous-estimée : l'entreprise cliente doit elle-même bâtir une expertise interne en pilotage, en formation et en intégration des robots, en parallèle du développement des capacités du robot lui-même. La réussite d'un déploiement à grande échelle dépend donc autant de la maturité organisationnelle du site industriel que des progrès techniques de la machine. Le partenariat entre Hexagon Robotics et Schaeffler a été noué pour accélérer l'adoption de l'automatisation de nouvelle génération dans le secteur manufacturier ; l'entrée d'AEON dans le Humanoid Gym constitue l'étape suivante de cette collaboration, après les phases antérieures de développement du robot. Schaeffler y apporte sa connaissance des lignes de production automobile et industrielle, tandis que Hexagon Robotics fournit la plateforme robotique et ses capacités logicielles. Ce type de centre d'entraînement dédié rappelle les démarches d'autres acteurs du secteur humanoïde, comme Figure AI avec Figure 03, Tesla avec Optimus, ou les fournisseurs de modèles vision-langage-action tels que Pi-0 ou GR00T N2, qui cherchent tous à valider leurs robots sur des tâches industrielles concrètes avant une commercialisation élargie. Aucune date de première mise en service n'a été communiquée ; les deux partenaires indiquent seulement que le travail mené dans ce centre doit servir de fondation aux étapes suivantes, qui verront AEON passer progressivement du développement de capacités à une exploitation industrielle effective.

UELe partenariat associe l'allemand Schaeffler et Hexagon Robotics (groupe suédois) pour déployer jusqu'a 1000 robots AEON dans l'industrie manufacturière européenne, avec un centre d'entrainement installe en Allemagne.

FR/EU ecosystemeOpinion
1 source