Gemini Robotics 2, le nouveau modèle de Google DeepMind
Le déploiement Google DeepMind vient de dévoiler Gemini Robotics 2, une couche d'intelligence destinée à piloter des robots plus adaptables, testée dès son annonce sur des démonstrations de premiers pas et de contrôle corporel complet. Le système ajoute une dextérité avancée et une capacité de collaboration entre plusieurs robots, mais sans chiffres précis de payload, DOF ou temps de cycle publiés à ce stade, il s'agit encore d'une démonstration technologique plutôt que d'un produit commercial daté. Cette édition de Video Friday, compilée par IEEE Spectrum, réunit aussi plusieurs autres publications de la semaine dans le secteur robotique : Agility Robotics a partagé une feuille de route, Unitree a montré de nouvelles capacités de ses robots, et Hello Robot a présenté Stretch 4.0, un robot à un bras et trois roues conçu pour naviguer dans un environnement domestique de façon sûre.
Cette accumulation d'annonces reflète l'intensité de la course à l'humanoïde et aux robots polyvalents en 2026 : les grands laboratoires d'IA comme Google DeepMind cherchent à s'imposer comme fournisseurs de la couche cognitive générique pour une multitude de plateformes robotiques, plutôt que de se limiter à un seul matériel. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, la multiplication de ces modèles de contrôle (à l'image de Pi-0 ou GR00T N2 chez d'autres acteurs) signale une bascule progressive vers des architectures VLA (vision-langage-action) mutualisées, capables en théorie d'équiper des robots aux morphologies variées. Reste que la démonstration de "premiers pas" par Gemini Robotics 2 est, comme souvent dans ce type d'annonces, une vitrine soigneusement sélectionnée : l'écart entre démonstration contrôlée et déploiement réel en usine ou à domicile demeure la question centrale que ces vidéos ne tranchent pas.
Le reste de la sélection hebdomadaire illustre la diversité des approches actuelles : des chercheurs du General Robotics Lab ont développé une main robotique à 21 degrés de liberté capable d'exprimer des "ombres" dynamiques via une peau souple, tandis que Disney Research explore le transfert de mouvement d'humains vers des robots quadrupèdes. Le laboratoire RAD de l'USC travaille avec la NASA à l'entraînement de robots-chiens pour l'exploration planétaire, sur Mars et la Lune. IEEE Spectrum rappelle aussi les origines du secteur en évoquant WABOT-1, souvent considéré comme le premier robot humanoïde japonais, développé par le Takanishi Lab, marquant le chemin parcouru depuis jusqu'aux systèmes actuels comme celui de Sunday Robotics, montré ici pliant du linge à vitesse accélérée.
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