
La France (ou plutôt les États-Unis) interdit les robots chinois : ce que ça change pour leurs start-up
Les autorités américaines viennent d'ajouter un nouvel obstacle à l'expansion internationale des entreprises robotiques chinoises. La Federal Communications Commission (FCC) a inscrit mardi les « dispositifs robotiques avancés » de fabrication étrangère sur sa Covered List, la liste des équipements jugés à risque pour la sécurité nationale. Concrètement, cette décision bloque l'obtention de l'autorisation nécessaire pour importer et commercialiser aux États-Unis tout nouveau modèle concerné : humanoïdes, quadrupèdes, et un large éventail de machines mobiles connectées. La FCC justifie cette mesure par des inquiétudes liées à la chaîne d'approvisionnement.
Pour les fabricants chinois de robotique, aujourd'hui en pointe sur les humanoïdes et les robots quadrupèdes, cette décision ferme une porte d'entrée majeure vers le marché américain au moment où le secteur cherche justement à passer du prototype à la commercialisation à grande échelle. Elle envoie aussi un signal aux intégrateurs et décideurs industriels occidentaux : l'accès aux plateformes robotiques chinoises les plus avancées pourrait se restreindre durablement, les poussant à diversifier leurs fournisseurs ou à privilégier des alternatives américaines et européennes.
Ce geste s'inscrit dans la continuité d'une Covered List historiquement utilisée contre les équipementiers télécoms chinois comme Huawei ou ZTE, avant d'être désormais étendue à la robotique. Il intervient alors que des entreprises chinoises comme Unitree ou UBTech se sont imposées comme des références mondiales de l'humanoïde à bas coût, concurrençant directement les acteurs américains comme Figure ou Tesla. Reste à savoir si d'autres juridictions occidentales suivront cette logique protectionniste.
Les integrateurs industriels europeens pourraient devoir diversifier leurs fournisseurs de robotique chinoise, ouvrant une opportunite pour des alternatives americaines et europeennes.




