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IndustrielThe Robot Report 

Le fondateur de Maximo explique comment la robotique accélère la construction solaire

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Résumé IASource uniqueImpact UE

Deise Yumi Asami, fondatrice et PDG de Maximo, est l'invitée de l'épisode 253 du podcast The Robot Report, diffusé cette semaine, avec l'entretien qui démarre à 20 minutes 10. Maximo est une startup robotique développée en interne au sein du groupe énergétique américain AES Corp, où Yumi Asami a piloté la conception et l'incubation d'une plateforme robotique dotée d'intelligence artificielle capable d'automatiser l'installation de modules solaires sur des chantiers de centrales photovoltaïques à grande échelle, grâce à un système de vision par IA guidant les robots sur le terrain. Ingénieure électricienne, Yumi Asami cumule plus de quinze ans d'expérience dans le secteur de l'énergie. Depuis son arrivée chez AES Brésil en 2016, elle a dirigé le développement de logiciels de microréseaux, plusieurs projets pilotes, ainsi que la mise en service du premier système de stockage d'énergie par batteries lithium-ion à l'échelle industrielle au Brésil. Elle détient également une certification Lean Design Master. L'épisode s'ouvre à 7 minutes 22 sur deux autres actualités robotiques: le conseil d'administration de Vicarious Surgical envisage la dissolution de l'entreprise, tandis que Walden Robotics a été lancée avec une valorisation de 1,1 milliard de dollars sur le segment des robots généralistes.

Cette annonce illustre un mouvement encore peu documenté dans la robotique industrielle: l'automatisation de la construction solaire elle-même, un chantier jusqu'ici largement manuel, physiquement exigeant et confronté à une pénurie de main-d'œuvre qualifiée, alors que les volumes de déploiement photovoltaïque explosent à l'échelle mondiale. Le choix d'AES de faire naître Maximo comme spin-off interne, plutôt que de s'appuyer sur un fournisseur robotique tiers ou un rachat, traduit une tendance émergente chez les grands énergéticiens à internaliser l'innovation robotique pour résoudre leurs propres goulots d'étranglement logistiques. Le communiqué reste toutefois avare de données vérifiables: aucun chiffre de cadence d'installation, de nombre d'unités déployées, de coût ou de site pilote n'est communiqué, ce qui empêche pour l'instant de juger si la technologie a dépassé le stade de la démonstration pour atteindre un déploiement industriel réel. Le contraste avec les deux autres nouvelles de l'épisode est d'ailleurs parlant: pendant que Walden Robotics lève à une valorisation milliardaire sur les robots généralistes, Vicarious Surgical, elle, se dirige vers une dissolution, signe des trajectoires très inégales dans le financement de la robotique actuellement.

Maximo s'inscrit dans la continuité du parcours de Yumi Asami au sein d'AES Brésil, où son travail sur les microréseaux et le stockage par batteries avait déjà positionné la filiale comme pionnière des infrastructures énergétiques nouvelle génération dans le pays. En intégrant ces compétences à une plateforme robotique dédiée au solaire utility-scale, AES cherche à se positionner sur la chaîne de valeur de la construction des centrales, un segment où la robotique reste peu présente comparée à d'autres verticales industrielles comme la logistique ou l'automobile. Aucune feuille de route précise de déploiement commercial n'est annoncée pour l'instant; les informations complémentaires sur Maximo sont disponibles sur maxrobotics.ai.

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1Interesting Engineering 

Robot foreur descendant : une première mondiale qui pourrait transformer la construction des data centers

Robot DALE de Dewalt (filiale de Stanley Black & Decker), développé avec la société de robotique mobile August Robotics, vient d'être lancé commercialement après une présentation au salon World of Concrete plus tôt cette année. Ce robot est conçu pour le forage vertical descendant dans le béton, une opération jusqu'ici largement manuelle et chronophage sur les chantiers. Il embarque des batteries interchangeables à chaud, un système de supervision à distance, une extraction automatique des poussières et un contrôle qualité assisté par intelligence artificielle. Grâce à la plateforme autonome et multi-robots développée par August Robotics, plusieurs unités DALE peuvent être déployées simultanément sur un même chantier, avec détection d'obstacles et délimitation automatique des zones de travail ; un mode dédié permet aussi de forer à travers des armatures en acier lorsque nécessaire. Selon les chiffres communiqués par Dewalt à l'issue d'un pilote d'un an mené avec une entreprise du secteur (non nommée), le robot aurait atteint une vitesse de forage jusqu'à dix fois supérieure aux méthodes traditionnelles, réduit les délais cumulés de 190 semaines sur 26 phases de construction de data centers, et affiché une précision de 99,97 % sur plus de 230 000 trous percés. Le robot est désormais disponible à la commande sur le site de Dewalt. Ces chiffres, s'ils se confirment en usage réel et à plus grande échelle, marqueraient une avancée notable pour un secteur de la construction de data centers en pleine tension : chaque site nécessite typiquement des milliers de perçages pour ancrer les racks serveurs et les supports des systèmes MEP (mécanique, électrique, plomberie), un travail répétitif, pénible et propice aux erreurs humaines. Pour les intégrateurs et donneurs d'ordre du BTP industriel, la promesse d'un gain de temps aussi important équivaut directement à des économies sur des projets où chaque semaine de retard pèse lourd financièrement, notamment dans la course actuelle à la capacité de calcul. Il faut toutefois noter que ces statistiques proviennent exclusivement du communiqué de Dewalt, sans validation indépendante ni détail sur les conditions précises du pilote, ce qui invite à une lecture prudente des performances annoncées comme un "monde en première mondiale". Ce lancement s'inscrit dans une stratégie plus large de Stanley Black & Decker visant à faire de sa marque Dewalt un acteur de la robotisation des chantiers, au-delà de son cœur historique de l'outillage électroportatif. Le partenariat avec August Robotics, spécialiste des plateformes robotiques autonomes pour la construction, permet à Dewalt d'apporter une brique d'automatisation avancée à ses clients sans développer en interne toute la pile technologique de navigation et de gestion de flotte. Bill Beck, président de la division Tools and Outdoor chez Stanley Black & Decker, a indiqué que l'entreprise entend désormais élargir la distribution de cette technologie à un marché plus vaste. Le secteur du forage robotisé pour la construction reste toutefois un marché naissant, où DALE devra faire ses preuves face à l'adoption progressive d'autres solutions d'automatisation de chantier, dans un contexte où la demande de data centers continue de tirer les investissements en infrastructure.

IndustrielActu
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L'essor des cobots dans la fabrication métallique et la construction
2Robotics Business Review 

L'essor des cobots dans la fabrication métallique et la construction

Les cobots représentent désormais 18 % du total des unités robotiques vendues en Amérique du Nord, selon le dernier rapport de l'Association for Advancing Automation (A3), avec environ 90 % des commandes provenant de secteurs non automobiles : agroalimentaire, biens de consommation, semi-conducteurs, électronique et sciences du vivant. C'est dans ce contexte de croissance record que Hirebotics, entreprise fondée à Nashville en 2015 par Matt Bush et Rob Goldiez, positionne ses solutions de cobots pour la fabrication métallique, le palettising et la construction de data centers. Leur produit phare, Beacon, est une plateforme cloud qui permet aux soudeurs, opérateurs de découpe et de peinture d'enseigner, piloter et surveiller un bras collaboratif via une application mobile, sans ligne de code ni compétence en programmation. La plateforme a servi de socle au Cobot Welder, lancé en 2021, et au BotX, le premier cobot de soudage en mode locatif (rental), développé en partenariat avec Red-D-Arc. L'enjeu derrière cette approche dépasse le produit : il s'agit de répondre à une pénurie structurelle de main-d'oeuvre qualifiée dans la fabrication industrielle, un problème que Bush et Goldiez ont vécu directement depuis les années 1990. La complexité de programmation des premiers cobots freinait l'adoption, notamment dans les PME métallurgiques qui n'ont pas d'ingénieurs dédiés à l'automatisation. En "productisant" le cobot en solution clé en main orientée opérateur, Hirebotics contribue à un changement de paradigme que l'on observe désormais chez les grands constructeurs : Universal Robots, par exemple, présente aujourd'hui majoritairement des configurations prêtes à l'emploi dans ses démonstrations, là où il y a dix ans les stands n'exposaient que des bras nus. Ce glissement vers l'accessibilité valide l'hypothèse que la barrière à l'entrée de la robotique collaborative n'est plus mécanique, mais logicielle et ergonomique. Hirebotics a été fondée en 2015 à l'intersection de deux vagues technologiques alors naissantes : les cobots à limitation de force et de puissance (bras capables de travailler sans cage de sécurité), et le cloud computing industriel. La société s'est d'abord appuyée sur des applications de machine tending et d'assemblage avant de se spécialiser dans le soudage. Rob Goldiez, cofondateur, a passé la main à Matt Bush en début d'année 2026. Sur le plan concurrentiel, le marché des cobots de soudage est disputé entre des intégrateurs spécialisés comme Hirebotics, des constructeurs OEM tels qu'Universal Robots (Danemark, filiale de Teradyne) ou FANUC, et des startups verticalisées comme Vectis Automation ou Genesis Systems. Le segment de la construction de data centers, cité comme nouveau vecteur de croissance, reste encore peu robotisé, ce qui représente une fenêtre d'opportunité pour des solutions cobots adaptées à des environnements moins standardisés que l'atelier industriel classique.

IndustrielOpinion
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HII s'associe à Path Robotics et GrayMatter Robotics pour accélérer la construction navale
3Robotics Business Review 

HII s'associe à Path Robotics et GrayMatter Robotics pour accélérer la construction navale

HII (Huntington Ingalls Industries), premier constructeur naval américain basé à Newport News, Virginie, a annoncé cette semaine le programme HYPR (High-Yield Production Robotics) en partenariat avec Path Robotics et GrayMatter Robotics. Développé au sein du Dark Sea Labs Advanced Technology Group de HII, HYPR vise à combiner quatre capacités automatisées en une seule ligne de production coordonnée : soudage robotisé à base de physical AI, déplacement automatisé de matériaux, traitement autonome des surfaces et contrôles qualité autonomes. Path Robotics apporte son IA physique pour la fabrication ; GrayMatter Robotics contribue sa plateforme FSI (Factory SuperIntelligence) dédiée à la préparation de surface, la finition, le revêtement et l'inspection. HII réalise "des millions d'heures de soudage par an" et affiche un carnet de commandes de plusieurs milliards de dollars, selon Andy Lonsberry, CEO et co-fondateur de Path Robotics. Des démonstrations proof-of-concept sont prévues en 2026, avec un pilote complet en 2027. L'intérêt stratégique de HYPR dépasse la simple juxtaposition d'outils autonomes. En orchestrant plusieurs systèmes au sein d'une même ligne de fabrication structurale, le programme s'attaque à des tâches à forte variabilité qui ont jusqu'ici résisté à l'automatisation traditionnelle. Le soudage naval concentre les risques les plus aigus : Lonsberry le qualifie de "tâche la plus importante, la plus coûteuse et la plus destructive" du processus, car une erreur de cordon n'est pas récupérable à la différence d'un composant mal positionné. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, c'est un signal concret que les systèmes de physical AI commencent à opérer dans des environnements non structurés, loin des benchmarks de laboratoire. Le pilote 2027 constituera un test grandeur nature du passage sim-to-real dans la construction navale, secteur notoirement moins standardisé que l'automobile, où les surfaces complexes et les gabarits variables rendent les robots à trajectoires fixes peu adaptés. HII a consolidé ce partenariat en deux étapes rapprochées : un mémorandum d'entente avec Path Robotics signé en février 2026 pour explorer le soudage assisté par IA, suivi d'un accord avec GrayMatter Robotics début avril 2026. Dans ce même intervalle, Path Robotics a lancé Rove, un système de soudage mobile combinant son IA propriétaire Obsidian à un robot quadrupède, étendant ses capacités au-delà des postes fixes. GrayMatter, spécialisée dans l'industrialisation de l'IA pour les ateliers de fabrication, se positionne sur les opérations de finition et d'inspection que les robots classiques ne savent pas gérer. Le programme s'inscrit dans la politique de renforcement de la capacité navale nationale portée par le Département de la Défense américain, qui cherche à accélérer la production de ce qu'il nomme sa "golden fleet". Aucun acteur européen n'est impliqué directement, mais des groupes comme Naval Group surveillent ce type d'intégration multi-systèmes pour leurs propres programmes de modernisation.

UENaval Group et les chantiers navals européens surveillent le programme HYPR comme signal de maturité des systèmes multi-robots pour le soudage en environnement non structuré, mais aucun impact direct sur la France/UE à ce stade.

IndustrielOpinion
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4Robotics Business Review 

Comment optimiser le soudage robotique par l'IA chez Path Robotics

Traduction/résumé de l'article. Path Robotics, entreprise basée à Columbus (Ohio), applique l'intelligence artificielle au soudage robotisé pour résoudre un problème de longue date dans l'industrie manufacturière : la difficulté à programmer et calibrer des robots soudeurs sur des pièces variables. Son système utilise la vision en temps réel pour identifier la trajectoire de la torche et guider le robot tout au long de l'opération de soudure, en ajustant la trajectoire à la volée plutôt qu'en suivant un programme rigide préétabli. L'entreprise déploie également des robots quadrupèdes Spot de Boston Dynamics pour des applications de soudage mobile dans la construction navale, un secteur où les pièces à souder sont souvent trop volumineuses ou mal positionnées pour des cellules robotiques fixes classiques. Ces informations ont été détaillées par Andy Lonsberry, cofondateur et PDG de Path Robotics, lors de l'épisode 252 du podcast The Robot Report, aux côtés de Michael Yip, professeur assistant en génie électrique et informatique à l'UC San Diego. Cette approche illustre un mouvement plus large dans la robotique industrielle : remplacer la programmation manuelle fastidieuse des trajectoires de soudure par des systèmes qui perçoivent et s'adaptent à la géométrie réelle des pièces. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, c'est un argument concret en faveur de l'IA physique appliquée à des tâches à forte valeur ajoutée mais chroniquement sous-automatisées, le soudage manuel restant l'un des métiers les plus pénuriques dans l'industrie lourde américaine. L'utilisation de Spot pour le soudage mobile en chantier naval est également révélatrice d'une tendance : recycler des plateformes quadrupèdes déjà éprouvées (initialement conçues pour l'inspection) vers des tâches de fabrication, plutôt que de développer un robot mobile dédié depuis zéro. Cela reste toutefois un déploiement ciblé sur un cas d'usage industriel spécifique, et non une démonstration généraliste. Sur le plan de la recherche, Michael Yip dirige l'Advanced Robotics and Controls Laboratory (ARCLab) à l'UC San Diego, où son équipe travaille sur le contrôle et la planification de mouvement robotique efficaces en données et en calcul, en s'appuyant sur l'apprentissage profond et l'apprentissage par renforcement. Yip, également conférencier distingué IEEE RAS et Hellman Fellow, applique ces méthodes à la robotique chirurgicale et à l'automatisation de procédures médicales, un domaine où la précision du geste et l'adaptabilité en temps réel posent des défis proches de ceux du soudage industriel. L'épisode aborde par ailleurs l'actualité de la semaine, avec la question des robots humanoïdes en chirurgie au-delà du Da Vinci, les propos du cofondateur d'Agility Robotics avant son entrée en bourse à propos de son robot Digit V5, ainsi que les tensions croissantes entre la NHTSA et les véhicules autonomes interférant avec les services d'urgence aux États-Unis.

IndustrielActu
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