Aller au contenu principal
Hirebotics propose un cobot no-code et antidéflagrant pour la peinture
IndustrielRobotics Business Review3h

Hirebotics propose un cobot no-code et antidéflagrant pour la peinture

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Hirebotics, fabricant de cobots pour la métallurgie basé à Nashville (Tennessee), a lancé le Cobot Painter, un système de peinture collaborative antidéflagrant construit autour du FANUC CRX-10iA/L Paint et de sa plateforme propriétaire sans code Beacon. La solution prend en charge la peinture liquide, le revêtement en poudre et le gel coat dans des environnements classés zones dangereuses. Le bras dispose d'une portée de 141,7 cm et peut opérer directement dans une cabine de peinture manuelle existante, sans nécessiter de cellule dédiée ni de refonte de l'infrastructure d'extraction ou de convoyage. La programmation repose sur un principe "click-and-teach" via tablette ou smartphone : un opérateur guide physiquement le robot une fois, et ce dernier reproduit à l'identique la vitesse, la distance et l'angle de pulvérisation à chaque cycle. Hirebotics promet un déploiement opérationnel en quelques jours, sans qu'aucun spécialiste en robotique ne soit nécessaire en interne. La version actuelle supporte uniquement la peinture en poste fixe ; le suivi de ligne (line tracking, où le robot accompagne les pièces en mouvement continu) est annoncé pour une version future, sans calendrier précis communiqué.

L'enjeu pour les ateliers de fabrication à mix élevé et faibles volumes est concret : jusqu'ici, l'externalisation des opérations de finition était souvent la seule option viable face au coût et à la complexité des lignes automatisées traditionnelles, qui impliquent des investissements lourds en infrastructure et des compétences rares. En internalisant le revêtement avec un cobot déployable dans l'environnement existant, les fabricants reprennent la main sur les délais, la qualité et les marges. La certification antidéflagrante du CRX-10iA/L Paint est un point technique non trivial : elle ouvre l'automatisation à des environnements où des vapeurs inflammables sont présentes, ce que la majorité des cobots collaboratifs standard ne peuvent pas adresser. La réduction du gaspillage de peinture et de la surpulvérisation, mise en avant par Hirebotics, est crédible sur le principe de la répétabilité robotique, mais aucun chiffre de ROI ni de comparatif de consommation n'a été publié à ce stade.

Hirebotics a été fondée en 2015 et s'est spécialisée dans les robots à effort et puissance limités pour la métallurgie, avec une approche systématiquement axée sur l'accessibilité sans programmation. Le Cobot Painter vient compléter une gamme déjà composée du Cobot Welder et du Cobot Cutter, tous deux sous plateforme Beacon. Le partenariat avec FANUC America pour la certification peinture du CRX s'inscrit dans la stratégie du constructeur japonais de positionner sa série CRX sur les segments collaboratifs de niche. Côté concurrence, des acteurs comme Universal Robots (UR) avec des intégrateurs tiers, ou Stäubli sur les applications peinture certifiées, occupent ce terrain ; la différenciation de Hirebotics repose sur l'absence totale de programmation plutôt que sur les performances brutes du bras. Aucun prix ni volume de déploiement prévu n'a été communiqué lors du lancement.

À lire aussi

Mantis Robotics lance un robot bimanuel sans clôture de protection
1Robotics Business Review 

Mantis Robotics lance un robot bimanuel sans clôture de protection

Mantis Robotics, basée à Pleasanton en Californie, a dévoilé le 23 juin 2026 le MR-X, un robot bimanuel conçu pour opérer sans cage ni barrière de sécurité physique dans des environnements industriels partagés avec des humains. Le système affiche un payload de 31,7 kg (70 lb) et une vitesse maximale de 10,6 m/s. Il repose sur la plateforme SafetyCore, un système de réflexes en temps réel breveté par l'entreprise, qui analyse en continu l'environnement et ajuste le comportement du robot dès qu'un opérateur entre dans sa trajectoire, sans arrêt de cycle. Le MR-X est conçu pour des installations fixes comme pour des déploiements en manipulateur mobile (mobile manipulator), et cible des tâches d'assemblage bimanuel, de transfert de matière et de tri de colis. Il embarque une interface de programmation sans code. Mantis présentait les MR-X et MR-1 au salon Automate 2026 (stand 1261, South Hall). Ce lancement illustre une tentative de positionnement entre deux segments qui peinent à se rejoindre : les cobots (lents, sûrs, peu puissants) et les robots industriels classiques (rapides mais nécessitant une intégration de sécurité lourde). Si les métriques annoncées sont confirmées en conditions réelles, un système combinant vitesse industrielle, double bras et opération sans barrière représenterait un avantage d'intégration significatif pour les lignes mixtes homme-robot. L'absence de fence élimine des coûts d'infrastructure et réduit la surface au sol allouée à la cellule robotique, deux points critiques pour les PME industrielles et les entrepôts logistiques. Cela dit, l'article repose sur des déclarations de l'entreprise : aucune donnée indépendante sur le temps de cycle en conditions de production, ni sur la robustesse du SafetyCore face à des scénarios non contrôlés n'est fournie. La mention d'Amazon comme référence de leur MR-1 reste vague, sans volume ni contexte de déploiement précisé. Mantis Robotics s'appuie sur son MR-1, certifié ISO 10218 et ISO 13849, qui aurait déjà démontré la viabilité de l'opération sans fence à vitesse industrielle. Le MR-X étend cette architecture à un format bimanuel, une tendance forte en 2025-2026 face à la montée des humanoides (Figure 03, Tesla Optimus Gen 3, 1X Neo) qui promettent la même polyvalence mais accusent encore un écart significatif entre démo et réalité opérationnelle. Dans le segment fenceless cobots, Mantis affronte des acteurs comme Universal Robots, FANUC CRX et Techman Robot, tandis que sur le bimanuel industriel, ABB YuMi et Rethink Robotics (désormais absent) ont montré les limites du segment. Aucun calendrier de disponibilité commerciale ni prix indicatif n'a été communiqué lors de l'annonce, ce qui place le MR-X davantage côté teaser produit que lancement commercial effectif.

UEPression concurrentielle indirecte sur ABB (YuMi) et Universal Robots, tous deux leaders européens du segment cobot/bimanuel, mais aucun déploiement ni partenariat européen annoncé.

IndustrielOpinion
1 source
HII s'associe à Path Robotics et GrayMatter Robotics pour accélérer la construction navale
2Robotics Business Review 

HII s'associe à Path Robotics et GrayMatter Robotics pour accélérer la construction navale

HII (Huntington Ingalls Industries), premier constructeur naval américain basé à Newport News, Virginie, a annoncé cette semaine le programme HYPR (High-Yield Production Robotics) en partenariat avec Path Robotics et GrayMatter Robotics. Développé au sein du Dark Sea Labs Advanced Technology Group de HII, HYPR vise à combiner quatre capacités automatisées en une seule ligne de production coordonnée : soudage robotisé à base de physical AI, déplacement automatisé de matériaux, traitement autonome des surfaces et contrôles qualité autonomes. Path Robotics apporte son IA physique pour la fabrication ; GrayMatter Robotics contribue sa plateforme FSI (Factory SuperIntelligence) dédiée à la préparation de surface, la finition, le revêtement et l'inspection. HII réalise "des millions d'heures de soudage par an" et affiche un carnet de commandes de plusieurs milliards de dollars, selon Andy Lonsberry, CEO et co-fondateur de Path Robotics. Des démonstrations proof-of-concept sont prévues en 2026, avec un pilote complet en 2027. L'intérêt stratégique de HYPR dépasse la simple juxtaposition d'outils autonomes. En orchestrant plusieurs systèmes au sein d'une même ligne de fabrication structurale, le programme s'attaque à des tâches à forte variabilité qui ont jusqu'ici résisté à l'automatisation traditionnelle. Le soudage naval concentre les risques les plus aigus : Lonsberry le qualifie de "tâche la plus importante, la plus coûteuse et la plus destructive" du processus, car une erreur de cordon n'est pas récupérable à la différence d'un composant mal positionné. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, c'est un signal concret que les systèmes de physical AI commencent à opérer dans des environnements non structurés, loin des benchmarks de laboratoire. Le pilote 2027 constituera un test grandeur nature du passage sim-to-real dans la construction navale, secteur notoirement moins standardisé que l'automobile, où les surfaces complexes et les gabarits variables rendent les robots à trajectoires fixes peu adaptés. HII a consolidé ce partenariat en deux étapes rapprochées : un mémorandum d'entente avec Path Robotics signé en février 2026 pour explorer le soudage assisté par IA, suivi d'un accord avec GrayMatter Robotics début avril 2026. Dans ce même intervalle, Path Robotics a lancé Rove, un système de soudage mobile combinant son IA propriétaire Obsidian à un robot quadrupède, étendant ses capacités au-delà des postes fixes. GrayMatter, spécialisée dans l'industrialisation de l'IA pour les ateliers de fabrication, se positionne sur les opérations de finition et d'inspection que les robots classiques ne savent pas gérer. Le programme s'inscrit dans la politique de renforcement de la capacité navale nationale portée par le Département de la Défense américain, qui cherche à accélérer la production de ce qu'il nomme sa "golden fleet". Aucun acteur européen n'est impliqué directement, mais des groupes comme Naval Group surveillent ce type d'intégration multi-systèmes pour leurs propres programmes de modernisation.

UENaval Group et les chantiers navals européens surveillent le programme HYPR comme signal de maturité des systèmes multi-robots pour le soudage en environnement non structuré, mais aucun impact direct sur la France/UE à ce stade.

IndustrielOpinion
1 source
ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles
3Robotics Business Review 

ABB Robotics lance la famille de cobots PoWa pour les tâches industrielles

ABB Robotics a officiellement lancé cette semaine la famille de cobots PoWa, une gamme de six modèles couvrant des capacités de charge utile allant de 7 à 30 kg, avec une vitesse maximale annoncée de 5,8 m/s. Destinés à des applications industrielles comme l'alimentation de machines, la palettisation, le vissage et la soudure à l'arc, ces cobots reposent sur le contrôleur ABB OmniCore et s'intègrent aux logiciels maison RobotStudio et Wizard Easy Programming. ABB met en avant une mise en service inférieure à une heure, une programmation sans code via des boutons sur le bras, et une compatibilité avec un large écosystème d'accessoires tiers. La gamme est présentée comme un produit disponible à la vente, non comme un teaser, bien que les volumes de déploiement initiaux et la tarification n'aient pas été communiqués. Ce lancement répond à un vrai vide de marché : les cobots classiques plafonnent généralement autour de 10 à 16 kg avec des vitesses limitées, insuffisants pour les applications cycle rapide à charge élevée typiques de l'industrie manufacturière dense. ABB positionne PoWa comme une alternative aux robots industriels traditionnels pour les entreprises qui veulent automatiser des tâches lourdes sans la rigidité opérationnelle et les coûts d'intégration associés. Pour un COO industriel ou un intégrateur, le message est lisible : payload de 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, avec une programmation accessible aux opérateurs non-spécialistes. Le marché des cobots est estimé en croissance de 20 % par an jusqu'en 2028 selon ABB, un chiffre cohérent avec les projections sectorielles, ce qui rend la fenêtre de lancement stratégiquement pertinente. L'intégration annoncée des librairies NVIDIA Omniverse dans RobotStudio (sous le nom RobotStudio HyperReality, attendu en abonnement pour le second semestre 2026) indique une trajectoire vers la simulation haute fidélité et le déploiement sim-to-real, encore au stade de l'annonce à ce stade. ABB Robotics est l'un des quatre grands du robot industriel mondial, aux côtés de FANUC, KUKA et Yaskawa Motoman. Ses quelque 7 000 employés opèrent depuis un QG américain à Auburn Hills, Michigan. En octobre 2025, ABB Group a annoncé la cession de sa division robotique à SoftBank Group pour 5,3 milliards de dollars, une transaction qui n'est pas encore finalisée et dont les implications sur la stratégie produit restent à préciser. Sur le segment des cobots à forte charge, ABB affronte désormais des acteurs comme Universal Robots (UR20, 20 kg), FANUC CRX-25iA (25 kg) et Techman Robot, mais aussi des challengers asiatiques comme Doosan Robotics ou Elephant Robotics montant en gamme. Aucun partenaire FR/EU n'est mentionné dans ce lancement. Les prochaines étapes annoncées se limitent à RobotStudio HyperReality en H2 2026 ; aucun pilote client ni site de déploiement n'a été rendu public à ce stade.

UELe lancement PoWa élargit l'offre de cobots haute charge pour les industriels européens, mais la cession d'ABB Robotics à SoftBank (5,3 Md$, non finalisée) crée une incertitude sur la continuité de la stratégie produit en Europe.

💬 30 kg à 5,8 m/s dans un encombrement cobot, c'est le genre de fiche technique qui fait relire deux fois. ABB bouche un vrai trou là où Universal Robots et FANUC plafonnent encore à 20-25 kg avec des vitesses qui limitent les cycles rapides, et la mise en service en moins d'une heure c'est pas du marketing si ça tient en prod. Reste quand même la question qui flotte : avec la cession à SoftBank pas encore bouclée à 5,3 milliards, on sait pas vraiment qui tiendra le volant sur la roadmap dans 18 mois.

IndustrielOpinion
1 source
ANSCER Robotics boucle un tour de table de série A pour la manutention industrielle
4Robotics Business Review 

ANSCER Robotics boucle un tour de table de série A pour la manutention industrielle

ANSCER Robotics, startup deeptech fondée à Bengaluru (Inde), vient de boucler un tour de série A de 5,4 millions de dollars (45 crores de roupies), mené par IAN Group avec la participation d'Info Edge Ventures et d'investisseurs angels. Ces fonds sont destinés à accélérer le déploiement mondial de sa flotte de robots mobiles autonomes (AMR) hybrides, ainsi que le développement de son logiciel de gestion de flotte. La société est déjà en déploiement actif en Inde, Thaïlande, Malaisie, Singapour et Indonésie, et vient d'annoncer plusieurs contrats en Amérique du Nord, dont des entreprises de livraison de colis de premier plan. ANSCER sera présente au salon Automate 2026. Ce qui distingue le positionnement d'ANSCER, c'est sa cible explicite : la fabrication industrielle, et non l'entrepôt logistique classique. L'entreprise qualifie ses systèmes d'"hybrides" parce qu'ils combinent la capacité de charge d'un AGV ou d'un chariot élévateur avec la navigation intelligente d'un AMR, conçus pour des environnements complexes, sols d'usine irréguliers, zones de quais de chargement. Le focus affiché sur le "machine tending" (alimentation et déchargement de machines-outils) et le mouvement de matériaux en milieu manufacturier est un pari différenciateur dans un marché dominé par les solutions d'entrepôt. Ce positionnement répond à une demande croissante des intégrateurs industriels qui cherchent des robots capables de naviguer dans des environnements moins structurés que les allées d'un centre de distribution standard. Les affirmations sur la qualité du "navigation stack" et du hardware restent pour l'instant non détaillées publiquement, à vérifier sur les démos terrain à Automate 2026. ANSCER s'inscrit dans une vague de startups AMR issues d'Asie du Sud qui cherchent à s'imposer sur le marché nord-américain, face à des acteurs établis comme MiR (acquis par Teradyne), Locus Robotics ou Seegrid. La levée de 5,4 M$ reste modeste comparée aux rounds récents du secteur (Locus a levé plus de 150 M$ avant ses difficultés), ce qui situe ANSCER dans une phase d'expansion commerciale ciblée plutôt que de croissance agressive. L'entrée sur le marché américain via des contrats avec des opérateurs de livraison de colis est stratégique : ce segment, sous pression sur les coûts de main-d'œuvre, constitue un canal d'acquisition client rapide. Les prochaines étapes à surveiller sont la présence à Automate 2026, les détails sur les contrats nord-américains, et une éventuelle série B pour financer l'industrialisation à plus grande échelle.

IndustrielOpinion
1 source