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Hirebotics propose un cobot no-code et antidéflagrant pour la peinture
IndustrielRobotics Business Review 

Hirebotics propose un cobot no-code et antidéflagrant pour la peinture

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Hirebotics, fabricant de cobots pour la métallurgie basé à Nashville (Tennessee), a lancé le Cobot Painter, un système de peinture collaborative antidéflagrant construit autour du FANUC CRX-10iA/L Paint et de sa plateforme propriétaire sans code Beacon. La solution prend en charge la peinture liquide, le revêtement en poudre et le gel coat dans des environnements classés zones dangereuses. Le bras dispose d'une portée de 141,7 cm et peut opérer directement dans une cabine de peinture manuelle existante, sans nécessiter de cellule dédiée ni de refonte de l'infrastructure d'extraction ou de convoyage. La programmation repose sur un principe "click-and-teach" via tablette ou smartphone : un opérateur guide physiquement le robot une fois, et ce dernier reproduit à l'identique la vitesse, la distance et l'angle de pulvérisation à chaque cycle. Hirebotics promet un déploiement opérationnel en quelques jours, sans qu'aucun spécialiste en robotique ne soit nécessaire en interne. La version actuelle supporte uniquement la peinture en poste fixe ; le suivi de ligne (line tracking, où le robot accompagne les pièces en mouvement continu) est annoncé pour une version future, sans calendrier précis communiqué.

L'enjeu pour les ateliers de fabrication à mix élevé et faibles volumes est concret : jusqu'ici, l'externalisation des opérations de finition était souvent la seule option viable face au coût et à la complexité des lignes automatisées traditionnelles, qui impliquent des investissements lourds en infrastructure et des compétences rares. En internalisant le revêtement avec un cobot déployable dans l'environnement existant, les fabricants reprennent la main sur les délais, la qualité et les marges. La certification antidéflagrante du CRX-10iA/L Paint est un point technique non trivial : elle ouvre l'automatisation à des environnements où des vapeurs inflammables sont présentes, ce que la majorité des cobots collaboratifs standard ne peuvent pas adresser. La réduction du gaspillage de peinture et de la surpulvérisation, mise en avant par Hirebotics, est crédible sur le principe de la répétabilité robotique, mais aucun chiffre de ROI ni de comparatif de consommation n'a été publié à ce stade.

Hirebotics a été fondée en 2015 et s'est spécialisée dans les robots à effort et puissance limités pour la métallurgie, avec une approche systématiquement axée sur l'accessibilité sans programmation. Le Cobot Painter vient compléter une gamme déjà composée du Cobot Welder et du Cobot Cutter, tous deux sous plateforme Beacon. Le partenariat avec FANUC America pour la certification peinture du CRX s'inscrit dans la stratégie du constructeur japonais de positionner sa série CRX sur les segments collaboratifs de niche. Côté concurrence, des acteurs comme Universal Robots (UR) avec des intégrateurs tiers, ou Stäubli sur les applications peinture certifiées, occupent ce terrain ; la différenciation de Hirebotics repose sur l'absence totale de programmation plutôt que sur les performances brutes du bras. Aucun prix ni volume de déploiement prévu n'a été communiqué lors du lancement.

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Hirebotics, spécialiste américain des solutions de robots collaboratifs pour la fabrication métallique, a annoncé la disponibilité immédiate du Cobot Painter, présenté comme la première solution cobot antidéflagrante (explosion-proof) reposant sur une plateforme sans code. Le produit combine le logiciel Beacon, développé en interne par Hirebotics, avec le bras Fanuc CRX-10iA/L Paint, une variante du CRX-10iA certifiée pour les environnements pulvérulents et inflammables. La cible déclarée est la production haute variété, faibles volumes (high-mix, low-volume) dans les ateliers de peinture industrielle sur métal, un segment traditionnellement laissé entre la peinture manuelle et les lignes automatisées complexes. Aucun chiffre de payload ou de temps de cycle n'a été communiqué dans l'annonce. L'intérêt pour les intégrateurs et les décideurs industriels réside dans la combinaison de deux contraintes rarement résolues simultanément : la certification antidéflagrante, obligatoire dans les cabines de peinture selon les normes ATEX/NEC, et l'absence de programmation traditionnelle. Le no-code Beacon réduit le temps de mise en service et permet aux opérateurs sans expertise robotique de reprogrammer les trajectoires entre deux séries, ce qui est le noeud dur du high-mix. Si la promesse tient à l'usage réel, cela élargit l'accès aux cobots de peinture aux PME industrielles qui ne peuvent pas se permettre un intégrateur dédié. Hirebotics, basé au Tennessee, a construit son modèle commercial autour du robot-as-a-service (RaaS) pour la soudure cobot avant de s'étendre à la peinture. Sur ce segment, les alternatives incluent les solutions de Doosan Robotics, Universal Robots via des intégrateurs tiers, et des systèmes dédiés d'ABB et Graco, tous nécessitant généralement une expertise de programmation ou une intégration sur mesure. Hirebotics se positionne donc sur le prix d'entrée et la simplicité de déploiement plutôt que sur les performances brutes. L'annonce n'indique pas de pilotes clients nommés ni de volumes de déploiement prévus.

UELes ateliers de peinture industrielle en Europe pourraient évaluer cette solution dont la certification antidéflagrante est compatible avec la norme ATEX (EU), mais aucun distributeur ni déploiement européen n'est annoncé.

IndustrielActu
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Mantis Robotics lance un robot bimanuel sans clôture de protection
2Robotics Business Review 

Mantis Robotics lance un robot bimanuel sans clôture de protection

Mantis Robotics, basée à Pleasanton en Californie, a dévoilé le 23 juin 2026 le MR-X, un robot bimanuel conçu pour opérer sans cage ni barrière de sécurité physique dans des environnements industriels partagés avec des humains. Le système affiche un payload de 31,7 kg (70 lb) et une vitesse maximale de 10,6 m/s. Il repose sur la plateforme SafetyCore, un système de réflexes en temps réel breveté par l'entreprise, qui analyse en continu l'environnement et ajuste le comportement du robot dès qu'un opérateur entre dans sa trajectoire, sans arrêt de cycle. Le MR-X est conçu pour des installations fixes comme pour des déploiements en manipulateur mobile (mobile manipulator), et cible des tâches d'assemblage bimanuel, de transfert de matière et de tri de colis. Il embarque une interface de programmation sans code. Mantis présentait les MR-X et MR-1 au salon Automate 2026 (stand 1261, South Hall). Ce lancement illustre une tentative de positionnement entre deux segments qui peinent à se rejoindre : les cobots (lents, sûrs, peu puissants) et les robots industriels classiques (rapides mais nécessitant une intégration de sécurité lourde). Si les métriques annoncées sont confirmées en conditions réelles, un système combinant vitesse industrielle, double bras et opération sans barrière représenterait un avantage d'intégration significatif pour les lignes mixtes homme-robot. L'absence de fence élimine des coûts d'infrastructure et réduit la surface au sol allouée à la cellule robotique, deux points critiques pour les PME industrielles et les entrepôts logistiques. Cela dit, l'article repose sur des déclarations de l'entreprise : aucune donnée indépendante sur le temps de cycle en conditions de production, ni sur la robustesse du SafetyCore face à des scénarios non contrôlés n'est fournie. La mention d'Amazon comme référence de leur MR-1 reste vague, sans volume ni contexte de déploiement précisé. Mantis Robotics s'appuie sur son MR-1, certifié ISO 10218 et ISO 13849, qui aurait déjà démontré la viabilité de l'opération sans fence à vitesse industrielle. Le MR-X étend cette architecture à un format bimanuel, une tendance forte en 2025-2026 face à la montée des humanoides (Figure 03, Tesla Optimus Gen 3, 1X Neo) qui promettent la même polyvalence mais accusent encore un écart significatif entre démo et réalité opérationnelle. Dans le segment fenceless cobots, Mantis affronte des acteurs comme Universal Robots, FANUC CRX et Techman Robot, tandis que sur le bimanuel industriel, ABB YuMi et Rethink Robotics (désormais absent) ont montré les limites du segment. Aucun calendrier de disponibilité commerciale ni prix indicatif n'a été communiqué lors de l'annonce, ce qui place le MR-X davantage côté teaser produit que lancement commercial effectif.

UEPression concurrentielle indirecte sur ABB (YuMi) et Universal Robots, tous deux leaders européens du segment cobot/bimanuel, mais aucun déploiement ni partenariat européen annoncé.

IndustrielOpinion
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HII s'associe à Path Robotics et GrayMatter Robotics pour accélérer la construction navale
3Robotics Business Review 

HII s'associe à Path Robotics et GrayMatter Robotics pour accélérer la construction navale

HII (Huntington Ingalls Industries), premier constructeur naval américain basé à Newport News, Virginie, a annoncé cette semaine le programme HYPR (High-Yield Production Robotics) en partenariat avec Path Robotics et GrayMatter Robotics. Développé au sein du Dark Sea Labs Advanced Technology Group de HII, HYPR vise à combiner quatre capacités automatisées en une seule ligne de production coordonnée : soudage robotisé à base de physical AI, déplacement automatisé de matériaux, traitement autonome des surfaces et contrôles qualité autonomes. Path Robotics apporte son IA physique pour la fabrication ; GrayMatter Robotics contribue sa plateforme FSI (Factory SuperIntelligence) dédiée à la préparation de surface, la finition, le revêtement et l'inspection. HII réalise "des millions d'heures de soudage par an" et affiche un carnet de commandes de plusieurs milliards de dollars, selon Andy Lonsberry, CEO et co-fondateur de Path Robotics. Des démonstrations proof-of-concept sont prévues en 2026, avec un pilote complet en 2027. L'intérêt stratégique de HYPR dépasse la simple juxtaposition d'outils autonomes. En orchestrant plusieurs systèmes au sein d'une même ligne de fabrication structurale, le programme s'attaque à des tâches à forte variabilité qui ont jusqu'ici résisté à l'automatisation traditionnelle. Le soudage naval concentre les risques les plus aigus : Lonsberry le qualifie de "tâche la plus importante, la plus coûteuse et la plus destructive" du processus, car une erreur de cordon n'est pas récupérable à la différence d'un composant mal positionné. Pour les intégrateurs et les décideurs industriels, c'est un signal concret que les systèmes de physical AI commencent à opérer dans des environnements non structurés, loin des benchmarks de laboratoire. Le pilote 2027 constituera un test grandeur nature du passage sim-to-real dans la construction navale, secteur notoirement moins standardisé que l'automobile, où les surfaces complexes et les gabarits variables rendent les robots à trajectoires fixes peu adaptés. HII a consolidé ce partenariat en deux étapes rapprochées : un mémorandum d'entente avec Path Robotics signé en février 2026 pour explorer le soudage assisté par IA, suivi d'un accord avec GrayMatter Robotics début avril 2026. Dans ce même intervalle, Path Robotics a lancé Rove, un système de soudage mobile combinant son IA propriétaire Obsidian à un robot quadrupède, étendant ses capacités au-delà des postes fixes. GrayMatter, spécialisée dans l'industrialisation de l'IA pour les ateliers de fabrication, se positionne sur les opérations de finition et d'inspection que les robots classiques ne savent pas gérer. Le programme s'inscrit dans la politique de renforcement de la capacité navale nationale portée par le Département de la Défense américain, qui cherche à accélérer la production de ce qu'il nomme sa "golden fleet". Aucun acteur européen n'est impliqué directement, mais des groupes comme Naval Group surveillent ce type d'intégration multi-systèmes pour leurs propres programmes de modernisation.

UENaval Group et les chantiers navals européens surveillent le programme HYPR comme signal de maturité des systèmes multi-robots pour le soudage en environnement non structuré, mais aucun impact direct sur la France/UE à ce stade.

IndustrielOpinion
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HII signe un accord pouvant atteindre 900 millions de dollars avec Path Robotics et GrayMatter Robotics
4Robotics Business Review 

HII signe un accord pouvant atteindre 900 millions de dollars avec Path Robotics et GrayMatter Robotics

Huntington Ingalls Industries (HII), premier constructeur naval militaire américain, a annoncé des accords de production pluriannuels et basés sur la performance avec Path Robotics et GrayMatter Robotics, pouvant atteindre 900 millions de dollars sur sept ans. Path Robotics fournit une technologie de soudure robotisée, tandis que GrayMatter développe des systèmes de ponçage robotisés. Les deux entreprises participent au programme HYPR (High-Yield Production Robotics), lancé par HII en avril pour accélérer l'automatisation adaptative dans la fabrication de plateformes navales habitées et non habitées. Le financement reste conditionné à l'atteinte de jalons précis de maturité technologique et industrielle. Eric Chewning, vice-président exécutif des systèmes maritimes et de la stratégie d'entreprise chez HII, a évoqué des investissements générationnels pour développer de nouvelles capacités de construction navale. Les accords se déploient en deux phases : une étape de développement aux normes de la Marine américaine, durant laquelle les techniques de soudure, ponçage, décapage, peinture, assemblage et inspection seront validées et qualifiées, puis une étape de livraison où HII commencera à s'approvisionner via cette nouvelle ligne automatisée. Parmi les technologies concernées figure Rove, qui associe le modèle d'IA physique Obsidian de Path Robotics à un robot quadrupède capable de souder de manière autonome hors des cellules fixes, directement sur de grands ensembles et structures immobiles. Cet accord illustre un mouvement plus large : le passage de la robotique industrielle des cellules fixes et contrôlées vers des systèmes mobiles capables d'opérer dans des environnements de production aussi complexes et variables que les chantiers navals militaires. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, HYPR constitue un test grandeur nature de la promesse de l'IA physique à grande échelle : contrairement à de nombreuses démonstrations robotiques limitées à des environnements contrôlés, ce programme vise une qualification selon les standards stricts de la Marine américaine, avec des jalons de performance vérifiables avant tout versement de fonds. Cela répond directement au scepticisme du secteur sur l'écart entre démonstrations et déploiements réels. Si les technologies tiennent leurs promesses, elles pourraient désengorger une industrie navale américaine chroniquement en sous-capacité, un enjeu stratégique alors que la Marine cherche à accélérer la production de porte-avions, sous-marins, destroyers, navires amphibies, futures frégates et navires de surface sans équipage. HII avait lancé HYPR en avril pour structurer sa collaboration avec des fournisseurs de robotique avancée, avec un cadre de gouvernance commun et des processus de qualification partagés. Andy Lonsberry, cofondateur et PDG de Path Robotics, a présenté cet accord comme une validation puissante de la thèse de sa société selon laquelle l'IA physique peut faire évoluer la capacité de production navale dans l'un des environnements industriels les plus exigeants au monde. L'accord s'inscrit dans la stratégie de sous-traitance distribuée de HII, qui prévoit d'externaliser plus de 2,5 millions d'heures de travail de construction navale en 2026, soit une hausse de 30% par rapport à 2025, en élargissant son réseau de partenaires d'assemblage structurel. Le déploiement démarrera par de petites structures en acier avant de s'étendre à des unités et modules plus complexes, un scénario progressif qui laisse à HII la possibilité d'ajuster son recours à l'automatisation selon les coûts, les délais et la qualité constatés sur le terrain.

IndustrielActu
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