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RoboScience lance Visics, un modèle fondation incarné universel, multi-morphologies, multi-objets et multi-tâches
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RoboScience lance Visics, un modèle fondation incarné universel, multi-morphologies, multi-objets et multi-tâches

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Résumé IASource uniqueImpact UEPourquoi ça compte

Le 24 juin 2026, la startup chinoise RoboScience a dévoilé Visics, son modèle fondamental d'IA incarnée, en révélant pour la première fois l'architecture complète de son système VLOA (Vision-Language-Object-Action). Les démonstrations présentées couvrent des scénarios réels: assemblage de meubles, préhension dextre et lignes de production dynamiques. Le coeur technique est l'Object Trajectory, une représentation intermédiaire unifiée sous forme de trajectoires 3D en nuage de points, qui sert d'interface entre deux moteurs entraînés séparément: un modèle monde incarné, alimenté par des vidéos internet massives pour modéliser états d'objets, forces de contact et causalité physique; et un modèle d'opération universel, générant des commandes de contrôle multi-plateforme via le moteur de simulation propriétaire RoboMirage. Ce second module supporte corps rigides, pièces articulées et matériaux déformables, avec entrées vision, tactile et force. Le pipeline de données réduirait le coût unitaire à 1/20 à 1/200 des méthodes classiques selon l'entreprise, à raison de centaines de milliers d'heures par semaine; un dataset supérieur à 1 To de trajectoires manipulation est annoncé pour fin 2026.

L'enjeu est structurel: contrairement aux LLM qui ont convergé sur le token texte, ou à l'autonomie automobile sur le nuage de points, la robotique généraliste ne dispose pas encore de représentation de base partagée, ce qui lie chaque modèle à un hardware, un objet et une tâche spécifiques. L'Object Trajectory tente de casser cette dépendance en permettant un déploiement cross-embodiment, sur objets variés et tâches non vues à l'entraînement, sans re-fine-tuning par configuration hardware. Pour un intégrateur ou un COO industriel, la promesse est un seul pipeline modèle couvrant un parc de robots hétérogènes, ce que les architectures actuelles liées aux trajectoires articulaires ne permettent pas.

RoboScience, fondée par Tian Ye (CEO) et Wang Tao (co-fondateur), est soutenue par JD.com, SenseTime, Dachen Caizhao, China Merchants Capital, Zero One Ventures et PuHua Capital, avec des centres de R&D à Pékin, Shenzhen, Suzhou et Hangzhou. Elle se positionne dans le même espace que Pi-0 de Physical Intelligence, GR00T N2 de NVIDIA ou les architectures génériques de Figure, mais avec une approche délibérément centrée sur l'objet plutôt que sur la trajectoire articulaire. La société évite la confrontation directe avec l'automatisation industrielle lourde et cible en priorité la grande distribution et la logistique e-commerce, où la diversité massive de SKU constitue un banc d'essai naturel pour la généralisation multi-objet. Des pilotes sont en cours dans le retail, la logistique et les services à la personne; une production en série de robots standard pour usages industriels et commerciaux est annoncée pour 2026, sans prix ni volumes publics.

Impact France/UE

L'avancée chinoise en modèles fondation cross-embodiment renforce la pression concurrentielle sur les acteurs européens de la robotique généraliste, sans impact opérationnel direct identifiable à court terme.

💬 Le point de vue du dev

L'Object Trajectory, c'est ce que le token texte a fait pour les LLM: une représentation partagée qui coupe enfin la dépendance hardware-modèle-tâche, là où le secteur patine depuis dix ans. Si les démos tiennent en prod (assemblage de meubles, lignes dynamiques, c'est pas rien), RoboScience pourrait bien avoir écrit la grammaire commune que Pi-0 ou GR00T n'ont pas encore. Le ciblage logistique e-commerce, c'est malin aussi: des millions de SKU différents, généralisation multi-objet forcée dès le départ.

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Qwen-VLA : un modèle vision-langage-action (VLA) unifié pour les tâches, environnements et morphologies de robots
1arXiv cs.RO 

Qwen-VLA : un modèle vision-langage-action (VLA) unifié pour les tâches, environnements et morphologies de robots

Qwen-VLA, présenté en préprint arXiv par l'équipe Qwen d'Alibaba (arXiv:2605.30280, mai 2026), est un modèle de fondation incarné qui unifie dans un seul système la manipulation robotique, la navigation vision-et-langage et la prédiction de trajectoires. L'architecture étend la pile vision-langage de Qwen par un décodeur d'action basé sur un Diffusion Transformer (DiT), permettant de générer des actions continues en plus du raisonnement perceptif. L'entraînement joint combine trajectoires de manipulation réelles, démonstrations égocentrées humaines, données de simulation synthétique et jeux de données de navigation. Sur les benchmarks publiés, Qwen-VLA-Instruct atteint 97,9 % sur LIBERO, 86,1 %/87,2 % sur RoboTwin-Easy/Hard, 73,7 % sur Simpler-WidowX, et 69,0 % de taux de succès d'objectif sur R2R en navigation. En conditions réelles sur plateforme ALOHA, le modèle affiche 76,9 % de succès moyen hors-distribution (OOD) et 26,6 % en zéro-shot sur DOMINO, une tâche de manipulation dynamique. La contribution principale est le "embodiment-aware prompt conditioning" : des descriptions textuelles propres à chaque robot spécifient morphologie et conventions de contrôle, permettant théoriquement à un seul jeu de poids de s'adapter à plusieurs plateformes sans réentraînement dédié. Pour les intégrateurs et les COO industriels, c'est directement le problème du cross-embodiment qui freine les déploiements à l'échelle. Les scores OOD sont pertinents mais méritent d'être nuancés : ils portent sur des environnements de laboratoire, et les 76,9 % sur ALOHA concernent une plateforme à deux bras en contexte contrôlé, pas un robot industriel en conditions de production. La sélection des séquences de démonstration dans les preprints arXiv est notoirement favorable aux cas réussis. Qwen-VLA s'inscrit dans la course aux VLA généralistes, aux côtés de pi-0 de Physical Intelligence (spécialisé manipulation, 400 M$ levés), GR00T N2 de NVIDIA (cross-embodiment annoncé en 2025) et OpenVLA d'UC Berkeley. Son décodeur DiT le rapproche des approches diffusion-based de pi-0, par opposition aux méthodes token-based. Qwen étant déjà un modèle ouvert d'Alibaba largement adopté dans des stacks vision-langage, son extension à l'action physique offre aux équipes de recherche et d'intégration un point d'entrée solide pour le fine-tuning multi-tâche multi-robot. Aucun déploiement commercial n'est annoncé à ce stade : c'est un travail de recherche, pas un produit lancé.

UELes équipes de recherche et d'intégration robotique européennes peuvent exploiter ce modèle ouvert Alibaba pour du fine-tuning multi-robot multi-tâche, mais aucun partenariat ni déploiement européen n'est annoncé.

IA physiqueOpinion
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IA incarnée généraliste : RoboScience dévoile Visics
2Pandaily 

IA incarnée généraliste : RoboScience dévoile Visics

La société pékinoise RoboScience a officiellement présenté le 24 juin 2026 Visics, son modèle d'IA embarquée à usage général, accompagné d'une divulgation technique complète de l'architecture VLOA (Vision-Language-Object-Action). L'annonce s'appuie sur des démonstrations réelles couvrant l'assemblage de meubles, la préhension dextre et des opérations sur lignes d'assemblage dynamiques. L'architecture repose sur une représentation intermédiaire unifiée baptisée Object Trajectory, soit une trajectoire de nuage de points 3D centrée sur l'objet manipulé plutôt que sur les trajectoires articulaires propres à un robot donné. Deux moteurs fonctionnent en tandem : un Embodied World Model, entraîné sur de vastes volumes de vidéos Internet pour apprendre la physique des objets et les dynamiques de force, et un General Operation Model qui traduit ces trajectoires en commandes hardware-agnostiques. La simulation propriétaire RoboMirage, couplée à des pipelines d'annotation vidéo automatisés, permettrait de générer des données d'entraînement à un coût représentant 1/20 à 1/200 des approches conventionnelles, avec un objectif de plus d'un téraoctet de données de trajectoires de manipulation d'ici fin 2026. Le tour de table inclut JD.com, SenseTime, Fortune Capital, CMB Capital et Sinovation Ventures ; les centres de R&D et de production sont répartis entre Pékin, Shenzhen, Suzhou et Hangzhou. L'approche VLOA tente de résoudre un problème structurel du secteur : les modèles de contrôle robotique sont aujourd'hui massivement liés à la cinématique d'un hardware précis, ce qui rend toute généralisation coûteuse et fragile. En découplant la couche cognitive (comprendre la tâche et l'objet) de la couche d'exécution (générer les commandes moteur), RoboScience affirme pouvoir déployer Visics sur des plateformes hétérogènes sans réentraînement complet. Si cela se confirme à l'échelle, l'impact pour les intégrateurs industriels serait significatif : fini le verrouillage sur un fournisseur de robot unique pour une cellule donnée. Les métriques de coût de données (1/200e du coût traditionnel) restent toutefois à vérifier indépendamment ; les vidéos de démonstration présentées sont sélectionnées et ne constituent pas un benchmark contradictoirement validé, un écart classique entre communication marketing et performance opérationnelle réelle. RoboScience s'inscrit dans une vague dense de startups chinoises d'IA embarquée qui cherchent à contester le leadership américain dans l'humanoïde et la manipulation généraliste. Face à Physical Intelligence (Pi-0), à NVIDIA (GR00T N2), ou encore à Agibot et Unitree sur le segment domestic/industrial, la stratégie de RoboScience mise sur l'abstraction hardware plutôt que sur la verticalisation matériel-logiciel adoptée par Figure ou 1X Technologies. Les pilotes annoncés portent sur le commerce de détail, la logistique et l'aide aux personnes âgées, trois segments où la variabilité des tâches et des objets est élevée, ce qui constituerait un test pertinent de la généralisation revendiquée. Le lancement d'une production en série standardisée pour des applications industrielles et commerciales est prévu pour le second semestre 2026, sans calendrier précis communiqué à ce stade.

💬 Découpler la compréhension de la tâche du contrôle moteur, c'est le saint Graal de la robotique industrielle depuis des années, et RoboScience dit l'avoir fait avec une couche d'abstraction hardware-agnostique. Si ça tient à l'échelle, ça met fin au verrou fournisseur qui force aujourd'hui les intégrateurs à recoder intégralement pour chaque plateforme robot. Les démos sont sélectionnées, les chiffres de coût data invérifiables pour l'instant, et le H2 2026 sans date précise, ça ressemble encore à du "bientôt".

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RynnBrain 1.1 : vers un modèle fondation incarné plus performant et généralisable
3arXiv cs.RO 

RynnBrain 1.1 : vers un modèle fondation incarné plus performant et généralisable

RynnBrain 1.1 est une famille de modèles de fondation "embodied" pour la robotique, déclinée en trois tailles : 2 milliards, 9 milliards et 122 milliards de paramètres (avec 10 milliards actifs, architecture mixture-of-experts). Entraîné avec un cadre unifié spatio-temporel et physiquement ancré, le système gère la perception incarnée, le raisonnement spatial, la localisation et la planification. Par rapport à la version 1.0, cette itération ajoute la prédiction de points de contact sur toute la famille de modèles et un ancrage 3D natif pour les versions 2B et 9B, produisant des représentations directement exploitables pour la manipulation robotique. Les chercheurs ont également développé RynnBrain-VLA, doté d'un espace d'action unifié inter-plateformes et d'un masquage spécifique à chaque robot, déployé sur trois plateformes matérielles distinctes : l'humanoïde Unitree G1, l'Astribot-S1 et le Tianji-Wuji. Sur les benchmarks VSI-Bench, MMSI et RefSpatial-Bench, le modèle 122B surpasse l'ensemble des modèles propriétaires et open-source évalués en cognition incarnée, localisation et ancrage 3D. Cette annonce s'inscrit dans la course aux modèles vision-langage-action (VLA) généralistes, où la capacité à transférer un même modèle sur plusieurs plateformes robotiques distinctes reste un obstacle majeur. Les expériences sur robot réel montrent que les politiques initialisées avec RynnBrain surpassent celles basées sur Qwen ainsi que d'autres VLA généralistes représentatifs, et que l'entraînement conjoint multi-tâches et multi-plateformes améliore les scores de processus et les taux de réussite par rapport à un entraînement tâche par tâche. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, ce type de résultat, s'il se confirme au-delà des conditions de laboratoire, suggérerait qu'un socle de fondation partagé pourrait réduire le coût d'adaptation à chaque nouvelle plateforme matérielle, un enjeu central pour la commercialisation à l'échelle des humanoïdes. Le déploiement simultané sur trois architectures robotiques différentes, dont l'humanoïde bipède Unitree G1, illustre la stratégie de généralisation cross-embodiment poursuivie par plusieurs laboratoires actuellement, en concurrence avec des approches comme Pi-0 ou GR00T N2. L'absence de détails sur les conditions précises des essais réels (nombre d'essais, environnements testés, sélection des vidéos démonstratives) invite toutefois à la prudence sur la portée exacte des gains rapportés. La publication ne mentionne pas de calendrier de déploiement commercial ni de partenaire industriel identifié, ce qui situe pour l'instant RynnBrain 1.1 au stade de la recherche plutôt que du produit prêt à l'emploi.

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Xiaomi-Robotics-U0 : synthèse incarnée unifiée avec modèle fondation du monde
4arXiv cs.RO 

Xiaomi-Robotics-U0 : synthèse incarnée unifiée avec modèle fondation du monde

Xiaomi Robotics a publié U0, un modèle multimodal autorégressif de 38 milliards de paramètres conçu pour unifier plusieurs tâches de génération liées à la robotique au sein d'un seul système. Décrit dans un article déposé sur arXiv, U0 traite la synthèse de contenus "incarnés" comme une extension directe des modèles de génération d'images et de vidéos fondationnels, en optimisant conjointement le texte-vers-image, l'édition d'images, la génération de scènes incarnées, le transfert incarné et la génération vidéo incarnée. Selon les auteurs, il s'agit du premier modèle capable de générer des scènes cohérentes en multi-vues pour plusieurs types de robots différents, et il introduit un mécanisme de transfert structuré et contrôlable permettant une édition fine tout en préservant la cohérence géométrique et la dynamique d'interaction. Les résultats rapportés indiquent que U0 dépasse GPT-Image-2.0 lors d'évaluations humaines sur la génération et le transfert de scènes incarnées, se classe premier sur le classement World Arena pour la génération vidéo incarnée, et fait passer le taux de succès hors distribution du modèle de manipulation pi0.5 de 36,9% à 63,2% sur des tâches de manipulation réelle jugées difficiles. Le code et les checkpoints sont mis à disposition sur le site de Xiaomi Robotics. L'enjeu principal ne se situe pas dans la démonstration visuelle mais dans l'usage de U0 comme moteur de données synthétiques pour l'entraînement de politiques robotiques. Le gain mesuré sur pi0.5, un modèle vision-langage-action tiers développé par Physical Intelligence, est le point le plus significatif: il suggère qu'un monde fondationnel bien conçu peut générer des données d'entraînement suffisamment réalistes pour améliorer la généralisation d'un VLA existant sur des tâches de manipulation réelles, et pas seulement sur des métriques internes. C'est une piste concrète pour réduire l'écart simulation-vers-réel qui freine encore le déploiement à grande échelle des robots humanoïdes et bras manipulateurs, en offrant une alternative à la collecte coûteuse de données physiques. Le travail part d'un constat classique dans le secteur: adapter un modèle fondationnel pré-entraîné avec des données robotiques limitées tend à dégrader les connaissances visuelles acquises lors du pré-entraînement à grande échelle. U0 cherche à préserver cette généralisation tout en l'adaptant aux contraintes des embodiments robotiques. Il se positionne face à des approches comme GR00T N2 de NVIDIA ou les modèles Pi de Physical Intelligence, dans une course où Xiaomi investit désormais explicitement la recherche en IA incarnée. Pour l'instant, la publication reste au stade recherche: code et poids sont ouverts, mais aucun déploiement produit ni pilote industriel n'est annoncé.

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