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NVIDIA Halos : une sécurité complète pour les robots travaillant côte à côte avec des humains
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NVIDIA Halos : une sécurité complète pour les robots travaillant côte à côte avec des humains

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NVIDIA a lancé Halos for Robotics, une plateforme de sécurité à pile complète destinée aux robots autonomes opérant en milieu industriel aux côtés de travailleurs humains. Le système articule trois composants principaux : le module de calcul industriel IGX Thor, le Holoscan Sensor Bridge pour la connectivité capteurs, et le logiciel Halos Core gérant les fonctions de sécurité opérationnelle. L'entreprise annonce également le NVIDIA Halos AI Systems Inspection Lab, qu'elle présente comme le premier programme accrédité par l'ANSI National Accreditation Board couvrant à la fois la sécurité fonctionnelle et les systèmes robotiques intelligents. Ce laboratoire d'inspection doit permettre aux fabricants de préparer leurs produits à la certification auprès d'organismes reconnus : TÜV Rheinland, TÜV SÜD, UL Solutions, exida, SGS et CertX, selon des normes incluant IEC 61508, ISO 13849 et ISO/IEC TR 5469. Agility Robotics est annoncée comme premier adoptant, avec l'intention d'intégrer IGX Thor et Halos Core dans les systèmes de détection humaine de son robot Digit, déjà déployé chez Amazon, GXO, Schaeffler et Toyota Motor Manufacturing Canada. Plus de 40 entreprises participeraient à l'écosystème Halos au sens large.

L'initiative de NVIDIA répond à un verrou réel du marché : la certification de sécurité fonctionnelle constitue aujourd'hui l'un des principaux obstacles à la commercialisation à grande échelle des robots humanoïdes en environnement industriel. En fournissant un socle matériel-logiciel prévalidé et un parcours de certification balisé, NVIDIA cherche à réduire le temps et le coût d'obtention des accréditations réglementaires pour ses clients roboticiens. La revendication des "18 600 années-ingénieur" héritées du véhicule autonome est une formule marketing, mais elle indique une réutilisation substantielle des stacks de sécurité développés pour Drive, ce qui évite aux fabricants de robots de repartir de zéro. Pour des intégrateurs comme ceux travaillant avec Digit, disposer d'un chemin de certification structuré réduit le risque projet, point que Peggy Johnson, PDG d'Agility, a explicitement mis en avant. L'accréditation ANSI confère une légitimité internationale au programme d'inspection, ce qui est notable pour les déploiements en Europe ou en Asie.

NVIDIA transpose ici une stratégie éprouvée dans l'automobile avec DRIVE : devenir la couche de sécurité de référence sur laquelle les OEM construisent leur robot, plutôt que de fabriquer le robot lui-même. Le marché de la sécurité fonctionnelle pour la robotique industrielle n'en est qu'à ses débuts, et plusieurs acteurs cherchent à s'y positionner, notamment via des frameworks ROS 2 certifiés ou des solutions embarquées propriétaires. Côté concurrentiel, Universal Robots (et sa filiale de certification) ou encore KUKA travaillent depuis des années sur des architectures de sécurité certifiées pour les cobots, mais l'angle "physical AI" et humanoïde que NVIDIA vise est plus récent. Aucun acteur français ou européen n'est mentionné dans l'annonce, bien que des entreprises comme Enchanted Tools ou Wandercraft soient susceptibles d'être concernées par ce type de framework à terme. Les prochaines étapes annoncées restent vagues : NVIDIA n'a communiqué ni calendrier de certification pour Agility, ni date de disponibilité commerciale des composants Halos au-delà du programme de participation actuel.

Impact France/UE

Le partenariat de NVIDIA avec TÜV Rheinland, TÜV SÜD et CertX intègre Halos dans les parcours de certification CE/EN, ce qui pourrait réduire les délais et coûts réglementaires pour les fabricants européens de robots humanoïdes et industriels.

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NVIDIA lance Halos, un système de sécurité complet pour la robotique
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NVIDIA lance Halos, un système de sécurité complet pour la robotique

NVIDIA a lancé Halos for Robotics, un système de sécurité à pile complète pour la robotique industrielle et l'IA physique. Premier intégrateur officiel : Agility Robotics, dont les humanoïdes opèrent en entrepôts et usines pour Amazon, GXO, Schaeffler et Toyota Motor Manufacturing Canada. L'architecture couvre trois couches : la plateforme de calcul NVIDIA IGX Thor avec le Holoscan Sensor Bridge pour la connectivité capteurs en temps réel ; Halos OS incluant Halos Core ; et le Outside-In Safety Blueprint, un programme open source disponible sur GitHub qui pilote le comportement du robot via des caméras externes et des agents IA. NVIDIA revendique 18 600 années-ingénieur de développement sécurité issus de son activité véhicule autonome. L'écosystème associe des partenaires logiciels (QNX, Amazon FreeRTOS, Acontis), fabricants de systèmes embarqués (Advantech, NexCobot), fournisseurs de semi-conducteurs (Infineon, NXP, SICK, STMicroelectronics, Texas Instruments) et organismes de certification (TÜV Rheinland, TÜV SÜD, UL Solutions, exida, SGS, CertX). Halos Core est déjà certifié ISO 26262 par TÜV SÜD. Le système est disponible en early access pour les développeurs enregistrés, en configurations Linux et Linux+QNX. L'enjeu de Halos est de répondre à un problème structurel : l'absence d'architecture de sécurité standardisée pour des robots autonomes opérant aux côtés de travailleurs. Les intégrateurs composaient jusqu'ici avec des solutions hétérogènes, ce qui complexifiait la certification et freinait le passage à l'échelle. En proposant une pile unifiée du silicium à la supervision logicielle, NVIDIA cherche à s'imposer comme substrat commun de la sécurité robotique industrielle. La certification ISO 26262 de Halos Core est un signal concret : NVIDIA transfère une base éprouvée du monde AV vers la robotique, ce qui pourrait raccourcir les cycles de validation pour les intégrateurs et réduire les coûts de certification tiers. NVIDIA construit depuis plusieurs années une position dans la robotique via les plateformes Isaac, Omniverse et les modèles de fondation GR00T N2. Halos complète cette stratégie d'infrastructure : vendre le substrat computationnel et logiciel, pas les robots eux-mêmes. Les concurrents directs incluent FORT Robotics dans les solutions de sécurité embarquée (qui figure d'ailleurs parmi les partenaires Halos), ainsi que les approches propriétaires de Boston Dynamics ou Fanuc. L'annonce reste un early access sans données publiques de déploiement à grande échelle avec Halos effectivement activé. Les prochaines inspections de certification de l'IGX Thor et du Holoscan Sensor Bridge par TÜV Rheinland constitueront le vrai indicateur de maturité opérationnelle du système.

UESTMicroelectronics (France/Italie) figure parmi les partenaires semi-conducteurs de Halos, et les organismes TÜV Rheinland et TÜV SÜD (Allemagne) sont intégrés au programme de certification, ce qui peut raccourcir les cycles de validation réglementaire pour les intégrateurs robotiques européens.

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NVIDIA Halos pour la robotique : un système de sécurité fonctionnelle à pile complète pour l'IA physique
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NVIDIA Halos pour la robotique : un système de sécurité fonctionnelle à pile complète pour l'IA physique

NVIDIA a dévoilé Halos for Robotics lors du GTC 2025, un système de sécurité fonctionnelle couvrant l'ensemble de la pile technologique des robots autonomes. Conçu pour les environnements industriels, médicaux et logistiques où des robots évoluent sans cage aux côtés d'humains, Halos intègre trois couches : la sécurité matérielle (SoC certifiés comme l'Orin), la sécurité logicielle (middleware temps réel), et la validation des modèles d'IA embarqués. Le système vise la conformité aux normes IEC 61508 (industrie) et ISO 26262 (automobile), des référentiels qui définissent les niveaux SIL et ASIL exigés par les intégrateurs pour tout déploiement à risque humain. L'enjeu industriel est concret : les approches classiques de safety-by-isolation, robots en cellule fermée, arrêts sur barrière lumineuse, ne tiennent plus dès que le robot doit percevoir un environnement non structuré et adapter son comportement en temps réel. Halos tente de combler le fossé entre la validation de modèles en simulation et leur certification en conditions réelles, un problème que l'industrie robotique qualifie de "sim-to-real safety gap". Pour les décideurs B2B, c'est potentiellement un déblocage commercial : sans certification fonctionnelle, nombre d'hôpitaux et d'usines ne peuvent pas légalement déployer des robots collaboratifs. NVIDIA s'appuie sur sa plateforme Isaac, utilisée par des constructeurs d'humanoïdes (Agility, Figure, 1X) et d'AMR (Boston Dynamics, Kion). Sur ce segment, les concurrents directs incluent les stacks safety de Pilz et SICK côté capteurs, et les middlewares certifiés comme ROS 2 avec l'extension Safety Working Group. L'absence de chiffres de déploiement concrets dans l'annonce initiale invite à traiter Halos pour l'instant comme un framework d'intégration en phase de qualification, pas encore un produit certifié expédié en volume.

UELa conformité visée aux normes européennes IEC 61508 et ISO 26262 pourrait débloquer des déploiements de robots collaboratifs dans les usines et hôpitaux européens ; Kion (Allemagne), déjà partenaire de la plateforme Isaac, figure parmi les premiers intégrateurs potentiellement concernés.

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NIST propose un benchmark de référence pour évaluer les performances des robots humanoïdes
3The Robot Report 

NIST propose un benchmark de référence pour évaluer les performances des robots humanoïdes

Le National Institute of Standards and Technology (NIST) a publié en avril 2026 une proposition de référentiel de performance standardisé pour les robots humanoïdes, décrit comme un ensemble de tâches de locomotion et de manipulation à faible empreinte logistique. C'est le premier cadre d'évaluation de ce type depuis le DARPA Robotics Challenge de 2015, selon Aaron Prather, directeur du programme Robotics & Autonomous Systems chez ASTM International. Le benchmark couvre quatre dimensions : la mobilité de base (agnostic au domaine d'application), la manipulation et la dextérité, les capacités combinées loco-manipulation, le contrôle en espace contraint, et un niveau minimal de raisonnement et de compréhension de scène. Le NIST prévoit de fabriquer un nombre limité d'appareils de test physiques pour les distribuer gratuitement aux fabricants américains d'humanoïdes et aux centres de test régionaux, et de publier les plans et modèles 3D pour usage en environnement physique ou virtuel (simulateurs de training et de développement de contrôle). Les données collectées seront agrégées sous des accords de partage préapprouvés protégeant la propriété intellectuelle. L'absence de standard commun est un problème structurel pour le secteur : Tesla Optimus, Figure, Agility Robotics, Apptronik, Unitree et une douzaine d'autres plateformes humanoïdes ont attiré des milliards de dollars d'investissement ces dix dernières années sans qu'il existe de méthode consensuelle pour mesurer ce qu'elles font réellement. Comme le note Prather, "les vidéos marketing ont comblé le vide". Pour un intégrateur industriel ou un décideur B2B, l'absence de benchmarks opposables rend toute comparaison entre plateformes impossible et ralentit les décisions d'achat. Ce référentiel, s'il est adopté, permettrait d'objectiver le fossé entre démo et déploiement réel, de quantifier les progrès en loco-manipulation et en whole-body control, et d'offrir aux chercheurs une baseline reproductible. Il représente aussi un signal réglementaire potentiel : un benchmark NIST peut devenir une norme de fait pour les appels d'offres gouvernementaux américains. Ce projet s'appuie sur la collaboration antérieure du NIST avec le DARPA pour évaluer les capacités humanoïdes dans l'industrie et la recherche académique. En Europe, le Fraunhofer IPA (Stuttgart) a publié ce mois-ci son propre référentiel de sécurité et de développement pour humanoïdes, structuré autour de six critères, signalant que la course aux standards est désormais transatlantique. Aucun acteur français ou européen n'est directement impliqué dans la proposition NIST à ce stade, bien que des entreprises comme Enchanted Tools ou Wandercraft pourraient être concernées si ce cadre influence les standards ISO ou CEN. Le NIST est en phase de consultation et recherche des participants, fabricants comme labos, pour affiner la liste des tâches et tester leurs robots dans les installations NIST ou partenaires. Aucune date de finalisation n'est annoncée.

UELe Fraunhofer IPA a publié ce même mois son propre référentiel de sécurité pour humanoïdes, signalant une course transatlantique aux standards ; si le benchmark NIST influence les normes ISO/CEN, des acteurs européens comme Enchanted Tools ou Wandercraft devront adapter leur processus de qualification.

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Robotics Summit : le discours d'ouverture présente une fondation ouverte pour les robots à base d'IA
4Robotics Business Review 

Robotics Summit : le discours d'ouverture présente une fondation ouverte pour les robots à base d'IA

Brian Gerkey, co-fondateur d'Open Robotics et actuel directeur technique d'Intrinsic, filiale d'Alphabet dédiée aux logiciels robotiques, prendra la parole le mercredi 28 mai 2026 à 9h00 ET lors du Robotics Summit & Expo de Boston, au Thomas M. Menino Convention & Exhibition Center (salle 253 ABC). Sa conférence, intitulée "An Open Foundation for the Age of AI-Powered Robots", présentera la stratégie de l'Open Source Robotics Alliance (OSRA) en matière d'accessibilité, d'outillage moderne et de sécurité fonctionnelle. Open Robotics, organisation qui maintient le Robot Operating System (ROS) et le simulateur Gazebo, y défendra la thèse que l'open source devient une infrastructure critique à mesure que l'IA physique accélère. La session remplace une conférence initialement prévue avec Russ Tedrake, professeur au MIT et ex-vice-président senior pour les large behavior models au Toyota Research Institute. L'événement rassemble cette année plus de 70 intervenants confirmés issus d'Amazon Robotics, AWS, Tesla, Universal Robots, Brain Corp, PickNik Robotics et Robust AI, avec plus de 50 sessions réparties sur des tracks IA, design, healthcare et logistique. Le signal est moins technique qu'institutionnel. L'émergence des architectures Vision-Language-Action (VLA), des pipelines sim-to-real et des foundation models pour la robotique physique rend la standardisation des middlewares plus stratégique que jamais. ROS 2, qui reste la référence pour la communication inter-processus sur les plateformes industrielles et humanoïdes, est maintenu collectivement via l'OSRA. Pour les intégrateurs et les équipes R&D, le fait que Gerkey articule une roadmap publique au principal salon technique commercial américain de robotique signale que l'OSRA entend jouer un rôle normatif, pas seulement communautaire. La question non résolue est celle de la performance : les pipelines d'inférence GPU modernes imposent des contraintes de latence que les architectures ROS classiques gèrent mal, et c'est précisément là que se jouera la crédibilité du discours. Open Robotics a été fondée en 2012 autour de ROS, né à Willow Garage, l'un des premiers labs à industrialiser la recherche robotique aux États-Unis. Gerkey y a travaillé avant de co-fonder l'organisation, et son rattachement actuel à Intrinsic place cette prise de parole à l'intersection de la stratégie Google/Alphabet et de la gouvernance open source. Sur le plan concurrentiel, l'écosystème ROS fait face à des alternatives propriétaires croissantes : Isaac ROS de NVIDIA, les middlewares maison de Boston Dynamics ou de Figure AI, et des frameworks applicatifs comme LeRobot de HuggingFace. La prochaine étape pour l'OSRA sera de démontrer comment ROS 2 s'intègre nativement avec des architectures de foundation models en production, un point que Gerkey devrait adresser lors de sa session du 28 mai.

UEROS 2 étant la référence middleware adoptée par la majorité des équipes robotiques européennes, la roadmap OSRA articulée par Gerkey influencera les choix d'architecture pour les intégrateurs et startups FR/EU développant des robots à base de foundation models.

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