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Ryan Gariepy, cofondateur de Clearpath Robotics : la plupart des industries canadiennes sont sous-automatisées
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Ryan Gariepy, cofondateur de Clearpath Robotics : la plupart des industries canadiennes sont sous-automatisées

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Ryan Gariepy, cofondateur de Clearpath Robotics, a accordé une interview dans laquelle il affirme que la majorité des secteurs industriels canadiens sont sous-automatisés, malgré un écosystème de recherche en robotique reconnu mondialement. Le Canada abrite des universités de premier plan (Waterloo, Toronto, McGill), des startups pionnières et des technologies appliquées à la fabrication, la logistique, l'agriculture, l'exploitation minière et la défense. Clearpath, fondée en 2009 à Kitchener (Ontario), s'est imposée comme l'un des principaux fournisseurs de robots mobiles autonomes (AMR) pour la recherche et l'industrie avant d'être absorbée par Rockwell Automation via sa division OTTO Motors.

Le constat de Gariepy pointe un paradoxe structurel : la capacité de recherche ne se convertit pas automatiquement en déploiement industriel à l'échelle. Pour les décideurs B2B et les intégrateurs, cela signifie que le marché canadien reste un terrain sous-exploité, avec des opportunités réelles dans des verticales comme l'agroalimentaire, les ressources naturelles ou la logistique d'entrepôt, où l'adoption robotique reste inférieure à la moyenne des pays du G7. Ce gap n'est pas technologique mais organisationnel et financier, selon cette lecture.

Clearpath a traversé plusieurs pivots stratégiques : d'abord orientée recherche académique avec ses plateformes Husky et Jackal, elle a pivoté vers l'industriel via OTTO Motors, spécialisé dans les AMR d'entrepôt, avant l'acquisition par Rockwell en 2023 pour un montant non divulgué. Dans ce paysage, les concurrents directs incluent MiR (acquis par Teradyne), Locus Robotics et 6 River Systems côté AMR, ainsi que Boston Dynamics pour les robots mobiles avancés. La question ouverte reste de savoir si le Canada dispose de la politique industrielle nécessaire pour accélérer cette transition.

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Les États-Unis ont manqué leurs objectifs de disponibilité opérationnelle sur 42 des 45 flottes d'aéronefs en 2024, selon le rapport du Government Accountability Office (GAO) de mars 2025, une dégradation largement attribuée au manque de techniciens de maintenance qualifiés. Pour les chantiers navals, la Marine américaine projette un déficit de 174 000 travailleurs sur la prochaine décennie, aggravé par un taux d'attrition de 50 à 60 % chez les nouvelles recrues dans leur première année. C'est dans ce contexte que GrayMatter Robotics, basée à Carson en Californie, positionne ses systèmes de finition de surface autonomes comme réponse structurelle à cette crise de main-d'oeuvre. En avril 2026, la société a signé un accord avec HII (Huntington Ingalls Industries), premier constructeur naval américain, pour intégrer son architecture d'IA physique dans des programmes de construction de navires et sous-marins. Cette collaboration inclut le programme HYPR (High-Yield Production Robotics), mené conjointement avec Path Robotics, pour automatiser les lignes d'assemblage navales de défense. L'enjeu dépasse la simple pénurie de recrutement. La préparation de surface, traitement de corrosion, dégraissage et application de revêtements protecteurs, se situe sur le chemin critique des révisions en dépôt, avant toute installation de nouveaux systèmes sur un aéronef ou un navire. Cette étape est géométriquement variable par nature : un train d'atterrissage corrodé après vingt ans d'utilisation présente des irrégularités uniques à chaque pièce, rendant les trajectoires préprogrammées des systèmes traditionnels inopérantes. GrayMatter revendique une architecture "edge-deployed" traitant les données localement, sans routage externe, avec traçabilité complète de chaque surface et absence de cycle de reprogrammation entre pièces. Ces caractéristiques répondent aux exigences sécuritaires des dépôts militaires, bien que leur validation à grande échelle reste à démontrer ; l'accord avec HII est le premier déploiement d'envergure industrielle qui permettra d'en juger. GrayMatter Robotics s'est développée sur le créneau de la finition complexe dans des environnements variés, de l'aéronautique civile à l'automobile, avant de cibler la défense, sous l'impulsion de son co-fondateur et PDG Ariyan Kabir. HII, qui opère Newport News Shipbuilding et Ingalls Shipbuilding et concentre l'essentiel de la construction de sous-marins nucléaires américains, offre à GrayMatter un client de référence stratégique. Path Robotics, partenaire du programme HYPR, est spécialisé dans la soudure autonome adaptative. Sur le plan concurrentiel, Gecko Robotics cible l'inspection de coques et des intégrateurs comme ABB adressent des niches de peinture industrielle, mais la finition adaptative en dépôt militaire reste un segment peu disputé. Aucun calendrier de déploiement précis n'a été communiqué à ce stade.

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Maven Robotics, start-up de Santa Clara (Californie) fondée en 2024, affirme avoir conçu quatre itérations de son manipulateur mobile, levé 100 millions de dollars (dont une Série A annoncée le mois dernier) et signé un contrat de production avec son premier client. Selon Hamza Derbas, cofondateur et CEO, les robots tournent aujourd'hui 16 heures par jour, cinq jours par semaine, avec jusqu'à 99 % de disponibilité. Le robot repose sur une base à roues volontairement compacte, capable de passer les portes, tout en conservant une grande allonge : il atteint le fond d'une palette de 48 pouces (121,9 cm) ou des rayonnages jusqu'à 3 m de haut, avec une charge utile de 30 kg. Les deux premiers cas d'usage déployés sont la palettisation de caisses mixtes et la manutention de bacs (totes). Le « système Maven » ne se limite pas au robot : il inclut l'intégration avec l'infrastructure informatique du client, la coopération avec les opérateurs humains ou en flotte, et le « Maven Network », une couche d'apprentissage partagé où une erreur rencontrée en Californie doit permettre à un robot au Japon de la gérer dès le lendemain. Le nom du client et le site de déploiement ne sont pas précisés, et les chiffres de disponibilité sont des déclarations de l'entreprise, sans audit indépendant ni définition de ce que recouvre l'« uptime ». L'intérêt tient à l'approche : partir des tâches à accomplir sur le terrain, puis en déduire la morphologie, plutôt que d'adapter un robot humanoïde à la recherche d'un problème. Maven soutient que la forme bipède n'est pas nécessaire pour un robot polyvalent en usine ou en entrepôt, et que la combinaison base roulante compacte, bras à grande portée et 30 kg de charge couvre déjà une part significative du travail industriel pénible. Pour un intégrateur ou un COO, le signal est la cadence de service annoncée (deux postes par jour, cinq jours sur sept) et le passage du pilote au contrat de production, deux jalons qui séparent encore beaucoup d'acteurs du secteur de la démonstration. Reste à vérifier la tenue sur la durée, le taux d'interventions humaines et le temps de cycle, absents de l'entretien. Maven évoque aussi la généralisation par accumulation de compétences, mais à ce stade il s'agit d'une ambition plus que d'un résultat prouvé au-delà de deux flux de travail. Le contexte est celui d'un marché dominé par le discours humanoïde, où Figure, Tesla (Optimus) ou Agility misent sur les jambes, tandis que des manipulateurs mobiles sur roues, comme ceux de Dexterity ou Mobile Industrial Robots dans d'autres segments, cherchent un déploiement plus rapide. Derbas explique que l'équipe a travaillé avec quelques partenaires dès le départ, sur le terrain plutôt qu'en laboratoire, pour cibler des flux maîtrisables rapidement avant de les étendre. Cette stratégie de pénurie de main-d'œuvre (plus de 500 000 postes industriels non pourvus aux États-Unis, selon lui) vise un marché où l'on peut déjà vendre. La suite dépendra de la capacité de Maven à ajouter de nouvelles compétences sans dégrader la fiabilité, à multiplier les clients au-delà du premier et à démontrer que le réseau d'apprentissage partagé fonctionne à l'échelle. Aucun calendrier de déploiement ni prix n'a été communiqué.

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ANSCER Robotics boucle un tour de table de série A pour la manutention industrielle
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ANSCER Robotics, startup deeptech fondée à Bengaluru (Inde), vient de boucler un tour de série A de 5,4 millions de dollars (45 crores de roupies), mené par IAN Group avec la participation d'Info Edge Ventures et d'investisseurs angels. Ces fonds sont destinés à accélérer le déploiement mondial de sa flotte de robots mobiles autonomes (AMR) hybrides, ainsi que le développement de son logiciel de gestion de flotte. La société est déjà en déploiement actif en Inde, Thaïlande, Malaisie, Singapour et Indonésie, et vient d'annoncer plusieurs contrats en Amérique du Nord, dont des entreprises de livraison de colis de premier plan. ANSCER sera présente au salon Automate 2026. Ce qui distingue le positionnement d'ANSCER, c'est sa cible explicite : la fabrication industrielle, et non l'entrepôt logistique classique. L'entreprise qualifie ses systèmes d'"hybrides" parce qu'ils combinent la capacité de charge d'un AGV ou d'un chariot élévateur avec la navigation intelligente d'un AMR, conçus pour des environnements complexes, sols d'usine irréguliers, zones de quais de chargement. Le focus affiché sur le "machine tending" (alimentation et déchargement de machines-outils) et le mouvement de matériaux en milieu manufacturier est un pari différenciateur dans un marché dominé par les solutions d'entrepôt. Ce positionnement répond à une demande croissante des intégrateurs industriels qui cherchent des robots capables de naviguer dans des environnements moins structurés que les allées d'un centre de distribution standard. Les affirmations sur la qualité du "navigation stack" et du hardware restent pour l'instant non détaillées publiquement, à vérifier sur les démos terrain à Automate 2026. ANSCER s'inscrit dans une vague de startups AMR issues d'Asie du Sud qui cherchent à s'imposer sur le marché nord-américain, face à des acteurs établis comme MiR (acquis par Teradyne), Locus Robotics ou Seegrid. La levée de 5,4 M$ reste modeste comparée aux rounds récents du secteur (Locus a levé plus de 150 M$ avant ses difficultés), ce qui situe ANSCER dans une phase d'expansion commerciale ciblée plutôt que de croissance agressive. L'entrée sur le marché américain via des contrats avec des opérateurs de livraison de colis est stratégique : ce segment, sous pression sur les coûts de main-d'œuvre, constitue un canal d'acquisition client rapide. Les prochaines étapes à surveiller sont la présence à Automate 2026, les détails sur les contrats nord-américains, et une éventuelle série B pour financer l'industrialisation à plus grande échelle.

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Top 15 des robots mobiles autonomes (AMR) : les leaders de l’automatisation industrielle
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Top 15 des robots mobiles autonomes (AMR) : les leaders de l’automatisation industrielle

Les robots mobiles autonomes (AMR) s'imposent comme le nouveau standard de l'automatisation logistique et industrielle, en remplacement progressif des véhicules guidés automatisés (AGV) apparus dès les années 1950. Contrairement aux AGV, qui suivent des bandes magnétiques, des fils enterrés, des réflecteurs laser ou des QR codes au sol, un AMR combine capteurs, caméras, LiDAR et algorithmes de navigation pour cartographier son environnement, éviter les obstacles et recalculer son itinéraire en temps réel, sans aucune infrastructure de guidage fixe. Cette autonomie de déplacement s'étend désormais bien au-delà des entrepôts logistiques : usines de production, centres de distribution, hôpitaux, laboratoires pharmaceutiques, aéroports, plateformes e-commerce, centres de tri et même certaines exploitations agricoles déploient aujourd'hui ce type de robots. Selon l'International Federation of Robotics (IFR), les AMR constituent l'un des segments à plus forte croissance de la robotique professionnelle. Interact Analysis confirme une accélération rapide des déploiements dans les centres logistiques, tandis qu'ABI Research souligne la montée en importance des logiciels de gestion de flotte, désormais jugés aussi critiques que le matériel robotique lui-même. Cette bascule des AGV vers les AMR répond à une transformation structurelle des besoins industriels : essor du commerce électronique, personnalisation croissante des produits, pénurie de main-d'œuvre qualifiée et exigence de résilience des chaînes d'approvisionnement imposent désormais une flexibilité que les systèmes fixes ne peuvent plus offrir. Modifier un itinéraire AGV nécessite des travaux, un arrêt de production et une reprogrammation lourde, un coût que les usines modernes, confrontées à des volumes fluctuants et des implantations changeantes, ne peuvent plus absorber. Les analystes du secteur comparent désormais l'AMR à ce que l'Ethernet est devenu pour l'informatique : une brique d'infrastructure invisible mais indispensable au fonctionnement des usines connectées, ce qui déplace la valeur ajoutée du seul robot vers l'orchestration logicielle de flottes entières. Cette évolution s'inscrit dans la continuité directe des AGV industriels des années 1950, dont les limites de rigidité ont motivé le développement d'une génération de robots capables de décision autonome plutôt que de simple exécution de trajectoire préprogrammée. La montée des logiciels de gestion de flotte comme facteur différenciant, plutôt que la seule plateforme mobile, dessine une compétition où l'intelligence de coordination entre robots devient l'enjeu principal pour les fournisseurs, avec une adoption qui devrait continuer de s'étendre à mesure que les industriels cherchent à sécuriser et fluidifier leurs chaînes logistiques.

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