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Les recherches montrent que la personnalité d'un robot dans les jeux dépend du timing et de l'alternance des tours
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Les recherches montrent que la personnalité d'un robot dans les jeux dépend du timing et de l'alternance des tours

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Les recherches montrent que la personnalité d'un robot dans les jeux dépend du timing et de l'alternance des tours
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Des chercheurs de l'université norvégienne de sciences et technologie (NTNU) ont mené une série d'expériences en laboratoire sur les interactions entre humains et robots humanoïdes dans un contexte ludique. L'étude, conduite au département Design du campus de Gjøvik sous la direction de Yavuz Inal, maître de conférences, a utilisé Pepper, le robot social de SoftBank Robotics, dans une variante physique du basketball-poubelle : les participants lançaient des boules de papier froissé dans une corbeille depuis des positions calibrées pour offrir un niveau de défi comparable entre humain et robot. Deux modes de jeu ont été évalués, coopératif (joueurs alliés vers un objectif commun) et compétitif (adversaires directs), croisés avec deux ordres de passage (humain ou robot en premier). Les variables mesurées incluaient l'engagement, la motivation, le plaisir de l'activité physique et les réponses émotionnelles. Résultat principal : des paramètres en apparence anodins, comme l'ordre du premier tour ou le cadre coopératif contre compétitif, suffisent à faire basculer l'expérience de positive à frustrante.

Le mode coopératif a généré les retours les plus favorables, mais le mode compétitif s'est révélé tout aussi engageant lorsque l'humain prenait le premier tour, ce qui renforçait son sentiment de contrôle sur l'interaction. Plusieurs joueurs ont trouvé une réelle satisfaction à surpasser le robot, et certains ont admis que regarder Pepper rater un tir contribuait au plaisir. En revanche, la frustration montait fortement quand le robot ouvrait en mode compétitif : les longues pauses avant chaque tir, le rythme lent de Pepper et sa détermination à gagner heurtaient les attentes de fluidité sociale que les joueurs projettent spontanément sur un partenaire humanoïde. Un participant a comparé l'expérience à jouer contre "une imprimante surchargée avec des bras". Pour les concepteurs de robots sociaux, ces résultats pointent un enjeu de conception majeur : la tolérance à l'imperfection technique est bien plus haute quand le robot respecte les codes implicites du tour-par-tour et de la réciprocité sociale, indépendamment de ses performances motrices réelles.

Pepper a été commercialisé par SoftBank Robotics à partir de 2015 et s'est imposé comme plateforme de référence pour la recherche en interaction humain-robot (HRI) dans les contextes éducatifs, hospitaliers et de service au public. Cette étude s'inscrit dans un champ de recherche plus large qui cherche à définir les conditions comportementales, au-delà des seules capacités motrices, nécessaires à une intégration réussie des robots dans des espaces sociaux partagés. Les plateformes concurrentes sur ce segment incluent NAO (également SoftBank Robotics) et Furhat Robotics, spécialiste suédois des robots conversationnels à tête expressive, sans qu'aucune ne cible explicitement le jeu physique à visée thérapeutique ou récréative. Inal indique que les travaux futurs porteront sur l'adaptation dynamique du comportement du robot au profil individuel du joueur. Les débouchés applicatifs visés incluent la rééducation motrice assistée et les environnements de soins aux personnes âgées, deux segments où la robotique sociale peine encore à démontrer son efficacité à l'échelle commerciale.

Impact France/UE

La recherche de l'NTNU (Norvège) et la mention de Furhat Robotics (Suède, EU) renforcent l'écosystème européen de robotique sociale, avec des débouchés applicatifs ciblant la rééducation motrice et les soins aux personnes âgées, deux domaines prioritaires des politiques de santé en France et en UE.

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Effets du toucher robotique sur des personnes âgées guidées à la marche par un robot humanoïde
1arXiv cs.RO 

Effets du toucher robotique sur des personnes âgées guidées à la marche par un robot humanoïde

Une étude publiée sur arXiv (arXiv:2607.09323, 13 juillet 2026) évalue comment des personnes âgées perçoivent le contact physique avec un robot d'assistance à la marche. Vingt-quatre participants âgés de 68 à 88 ans ont parcouru à quatre reprises une trajectoire de dix mètres guidés par le robot humanoïde TIAGo Pro (PAL Robotics), selon quatre modalités de contact : aucun contact physique (NC), prise de poignet main dans main (HH), bras liés comme en accompagnement humain (LA), et appui de l'avant-bras contre l'avant-bras du robot (FC). Les chercheurs ont combiné mesures physiologiques (électrocardiogramme, activité électrodermale), force de contact, distance interpersonnelle au robot et questionnaires subjectifs pour caractériser la réponse des participants à chaque mode d'interaction. Les résultats montrent une légère hausse du stress physiologique lors du contact avec le robot, mais une acceptation globale confirmée par les mesures comportementales et déclaratives. Les deux conditions impliquant les forces d'interaction les plus élevées, HH et FC, sont associées à une distance plus réduite entre le participant et le robot, signe d'une confiance et d'un confort accrus, un résultat corroboré par les questionnaires où sécurité perçue, confiance et confort ressortent plus fortement pour ces deux modalités. Pour l'industrie de la robotique de service et d'assistance gériatrique, ce travail apporte une donnée concrète rare dans un domaine où les démonstrations dépassent souvent la validation clinique : un contact ferme et stable est préféré à l'absence de contact chez les seniors, ce qui oriente directement les choix d'actionneurs, de préhenseurs et de stratégies de contrôle en force pour les robots d'accompagnement. Ce travail s'inscrit dans un contexte de pénurie de personnel soignant qui pousse les établissements gériatriques à envisager l'assistance robotique comme complément, notamment pour la mobilité, domaine où les capacités de navigation déclinent avec l'âge. Le choix du TIAGo Pro, plateforme mobile à bras déjà utilisée dans plusieurs projets de recherche en robotique d'assistance, illustre la maturité relative de cette catégorie de robots pour des essais avec humains fragiles. Les auteurs présentent leurs résultats comme une base de conception pour de futurs systèmes de guidage à la marche, sans toutefois évoquer de déploiement en établissement ni de calendrier de commercialisation.

UEPAL Robotics, entreprise espagnole, fournit la plateforme TIAGo Pro utilisée dans cette étude, illustrant l'expertise européenne en robotique d'assistance gériatrique et orientant les choix de conception (actionneurs, préhenseurs) pour de futurs robots d'accompagnement en UE.

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Rigidité et personnalisation dans la recherche d'objets ménagers : une politique hybride à activation conditionnelle
2arXiv cs.RO 

Rigidité et personnalisation dans la recherche d'objets ménagers : une politique hybride à activation conditionnelle

This is close enough to the target range. Here's the final French translation/summary: Des chercheurs présentent PerSim, un système de recherche d'objets domestiques pour robots de service qui décide quand personnaliser ses priors spatiaux selon le profil de l'habitant. Le modèle combine un prédicteur conditionné par les traits de personnalité Big Five, injectés sous forme de vecteurs continus, avec une base de fréquence populationnelle, et n'active la personnalisation que pour les objets dont l'emplacement varie beaucoup d'une personne à l'autre. Pour l'entraîner sans collecter de trajectoires intrusives dans de vrais foyers, l'équipe a construit un pipeline de simulation calibré sur des données humaines, générant des transitions de placement d'objets dans des logements variés. Une étude sur 200 participants valide la démarche : transitions synthétiques jugées plausibles, note moyenne 3,85 sur 5 (p < 1e-6) ; en test A/B en aveugle, la personnalisation est préférée surtout pour les objets à faible rigidité de placement (p = 0,005), la base populationnelle restant compétitive pour les objets rangés de façon quasi universelle. Sur des vecteurs de traits jamais vus, PerSim améliore aussi légèrement mais significativement les prédictions face à un appariement au profil discret le plus proche (p = 0,035). Ce travail répond à un problème concret pour la robotique de service à domicile : les priors spatiaux réduisent le coût de recherche d'un objet, mais leur pertinence dépend des habitudes du résident, rarement connues sans instrumentation intrusive. En proposant une règle claire, personnaliser seulement quand le comportement de rangement est variable, l'étude tranche un débat récurrent entre approche générique et approche individualisée. Le gain reste modeste en valeur absolue mais statistiquement significatif, signe d'un potentiel réel pour la personnalisation par traits psychologiques, appliquée sélectivement plutôt que systématiquement. L'approche s'inscrit dans la lignée des travaux sur les priors sémantiques pour la navigation robotique, qui exploitent les régularités d'aménagement du foyer plutôt que d'explorer à l'aveugle. Obtenir des données de comportement réel sans suivre des familles pendant des mois est contourné ici par simulation calibrée sur des jugements humains. Les auteurs valident enfin leur approche dans un jumeau numérique de logement, où PerSim réduit le coût de recherche attendu en combinant effort de visite des pièces et vérification d'indices de co-occurrence dans une même pièce. Prochaine étape : validation sur robots physiques et foyers multi-résidents.

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Dans quelle mesure le niveau d'obésité perçu des robots humanoïdes influence-t-il la confiance que leur accordent les personnes ?
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Dans quelle mesure le niveau d'obésité perçu des robots humanoïdes influence-t-il la confiance que leur accordent les personnes ?

Une étude publiée sur arXiv (version 2, remplaçant une préversion antérieure) s'attaque à une question inédite en interaction humain-robot: l'influence du niveau d'obésité perçu d'un robot humanoïde sur la confiance qu'on lui accorde. Les chercheurs soulignent d'abord un problème méthodologique: l'indice de masse corporelle (IMC), outil standard pour mesurer l'obésité chez l'humain, n'a aucun sens appliqué à un robot. Ils ont donc conçu une étude intra-sujets où des participants répondaient à un questionnaire en ligne préalablement validé tout en visualisant deux images de robots humanoïdes, l'un présentant une corpulence standard, l'autre une corpulence perçue comme élevée. Résultat principal: les robots perçus comme moins "obèses" recueillent une confiance significativement plus élevée que leurs équivalents à corpulence perçue plus forte. Pour l'industrie robotique, ce travail ajoute une variable de design largement ignorée jusqu'ici. Les travaux antérieurs en HRI avaient déjà établi que la taille ou la hauteur d'un robot modifient la confiance perçue, mais jamais la silhouette ou la corpulence n'avait été isolée comme facteur. Pour les fabricants de robots humanoïdes destinés à l'entrepôt, au domicile ou aux services d'accueil, ce résultat suggère que les choix esthétiques de carrosserie et de proportions corporelles pèsent sur l'acceptation utilisateur au même titre que des spécifications fonctionnelles comme la charge utile ou le nombre de degrés de liberté. Cela invite aussi à développer des échelles perceptuelles spécifiques aux robots, puisque les métriques humaines classiques comme l'IMC ne se transposent pas. Sur le plan méthodologique, l'étude s'appuie sur une comparaison contrôlée de deux images plutôt que sur une interaction avec des robots physiques, une approche peu coûteuse pour un premier tri de morphologies mais qui laisse ouvertes des questions de réplication en conditions réelles, de biais culturels dans la perception de la corpulence, et d'effets à long terme lors d'interactions répétées. Elle s'inscrit dans une littérature HRI encore jeune sur les déterminants visuels de la confiance envers les robots, aux côtés des travaux sur la taille, le genre perçu ou le degré d'anthropomorphisme, et ouvre la voie à des études de suivi sur des prototypes physiques plutôt que des images statiques.

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Limites de stabilité et performance motrice dans les interactions dyadiques médiées par robot avec délai
4arXiv cs.RO 

Limites de stabilité et performance motrice dans les interactions dyadiques médiées par robot avec délai

Une équipe de chercheurs publie sur arXiv (référence 2510.14511, troisième révision) un cadre analytique permettant de déterminer avec précision les frontières de stabilité dans les systèmes d'interaction haptique à distance entre deux opérateurs humains médiatisés par un robot. La méthode repose sur une approche de passage par zéro dans le domaine fréquentiel, qui contourne les approximations conservatives habituellement employées dans la littérature pour extraire des limites de stabilité explicites, directement liées aux dynamiques matérielles du robot et à la raideur de couplage entre les interfaces. Les auteurs étendent ensuite l'analyse d'un couplage élastique simple vers une topologie de proxy virtuel asymétrique et complexe, démontrant la généralité du framework. Le résultat théorique central est que la raideur d'interaction contraint de manière non linéaire la marge de stabilité du système: augmenter la rigidité du couplage accroît la sensibilité aux délais réseau, ce qui est contre-intuitif pour des concepteurs habitués aux systèmes mécaniques passifs. Ce résultat est validé expérimentalement par des essais montrant une corrélation directe entre les marges de stabilité analytiques et les performances motrices empiriques mesurées lors d'interactions dyadiques avec délai. Pour les intégrateurs de solutions haptiques téléopérées -- rééducation neuromotrice, chirurgie à distance, collaboration industrielle distribuée -- ce travail fournit des règles de conception rigoureuses et pose les conditions préalables à l'élaboration de stratégies effectives de compensation du délai. Ce papier s'inscrit dans un champ de recherche actif sur la téléhaptique et le contrôle bilatéral à distance, où les approches classiques comme les variables d'onde (wave variables) ou les modèles passifs souffrent souvent d'un conservatisme excessif qui pénalise les performances. Le problème du délai réseau est critique au-delà d'environ 100 ms de latence aller-retour, seuil au-delà duquel les systèmes haptiques conventionnels basculent vers l'instabilité. Cette contribution, sous forme de preprint en troisième itération, n'est pas encore un produit déployé mais un outil théorique destiné aux chercheurs et concepteurs de systèmes d'interaction haptique distante, avec une application potentielle directe en robotique médicale et dans les environnements collaboratifs industriels géographiquement distribués.

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