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Les robots explorent des environnements inconnus grâce à un lidar avancé
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Les robots explorent des environnements inconnus grâce à un lidar avancé

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Les robots explorent des environnements inconnus grâce à un lidar avancé
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Ouster, spécialiste du lidar basé à San Francisco, et FieldAI, développeur d'IA robotique californien, ont annoncé un partenariat centré sur l'intégration du capteur lidar numérique Rev8 d'Ouster avec la plateforme Field Foundation Models de FieldAI. L'objectif : permettre à des robots généralistes de se déployer sur de nouveaux sites industriels sans cartographie préalable, sans infrastructure dédiée et sans modification de l'environnement. La plateforme FieldAI est conçue comme un "cerveau" universel capable d'opérer sur des types de robots très différents, dans des conditions changeantes : chantiers de construction, mines, sites énergétiques, installations souterraines et zones industrielles sans couverture GPS. Le Rev8 apporte une couche de perception couleur native aux données lidar classiques, combinant ainsi la précision de la mesure de distance par impulsions laser avec une interprétation chromatique de l'environnement. Aucun chiffre de déploiement, de prix ou de volume client n'a été communiqué dans l'annonce, il s'agit à ce stade d'une collaboration technologique déclarée, pas d'un produit expédié.

Ce partenariat pointe vers un verrou structurel du secteur : la dépendance des robots industriels aux environnements précartographiés. Les systèmes AMR (autonomous mobile robots) conventionnels exigent typiquement des semaines de mapping, des marquages au sol ou des balises fixes avant de pouvoir opérer. La proposition de FieldAI, entrer sur un site comme un nouvel employé, évaluer l'environnement et commencer à travailler sans connaissance préalable, représente un changement de paradigme si elle se confirme à l'échelle. L'ajout du lidar couleur Rev8 renforce l'interprétabilité des décisions du robot (distinguer un obstacle fixe d'un opérateur en mouvement, identifier des équipements par leur apparence) et améliore la sécurité dans des contextes où caméras seules ou GPS sont insuffisants. Pour un intégrateur ou un COO industriel, cela se traduit potentiellement par une réduction significative des coûts et délais de mise en service, le principal frein commercial des déploiements robotiques en environnements non structurés.

FieldAI s'est construit sur la conviction que les grands modèles de fondation, entraînés à comprendre le monde physique plutôt qu'une tâche spécifique, constituent la brique manquante pour généraliser l'autonomie robotique. Ouster, de son côté, est issu de la vague lidar initiée par Velodyne et ses concurrents ; son passage au lidar numérique (SPAD-based) lui a permis de réduire les coûts et d'augmenter la résolution. Sur le marché des capteurs de perception pour robots industriels, Ouster concurrence Hesai (Chine), Innoviz (Israël) et Luminar (États-Unis), tandis que FieldAI se positionne face à des plateformes d'intelligence robotique comme Boston Dynamics AI Institute, Intrinsic (Google) ou ANYbotics. Aucun acteur européen n'est impliqué dans ce partenariat. Les prochaines étapes annoncées incluent l'intégration du Rev8 dans les déploiements en cours de FieldAI chez ses clients industriels, sans calendrier précis communiqué.

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Brain Corp s'associe à l'UC San Diego pour aider les robots à opérer dans des environnements complexes
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Brain Corp a annoncé cette semaine un partenariat de recherche élargi avec l'Université de Californie à San Diego (UCSD), centré sur le développement d'une couche dite de "contextual grounding" pour robots autonomes. Concrètement, il s'agit d'une représentation numérique intelligente des espaces physiques, permettant à des AMR, drones et véhicules autonomes de comprendre leur environnement en temps réel et d'y réagir de manière adaptative. Le projet est piloté par le Dr. Nikolay Atanasov, directeur de l'Existential Robotics Laboratory au sein du département Electrical and Computer Engineering de la Jacobs School of Engineering. Les deux partenaires ciblent les environnements commerciaux et industriels complexes, là où la variabilité des conditions -- présence humaine, obstructions dynamiques, modifications de layout -- met en échec les approches SLAM classiques. La collaboration s'appuie sur la base opérationnelle de Brain Corp: plus de 50 000 AMR déployés dans le monde et plus de 25 millions d'heures cumulées de fonctionnement sur des sites commerciaux réels, un volume de données terrain que peu d'acteurs académiques peuvent atteindre seuls. L'enjeu industriel est direct. Les modèles vision-language-action (VLA) et les architectures generatives transforment rapidement ce qu'un robot peut faire, mais leur fiabilité en déploiement réel reste le principal frein à la commercialisation à grande échelle. Ce que Brain Corp et l'UCSD tentent de résoudre, c'est précisément le "sim-to-real gap" appliqué à la perception sémantique: un robot capable d'interpréter une scène dans un simulateur ou un environnement contrôlé ne garantit pas la même robustesse dans un entrepôt logistique avec 200 opérateurs humains. La cartographie 3D sémantique, contrairement aux approches purement end-to-end basées sur la vision brute, conserve une représentation structurée de l'espace -- ce qui facilite l'orchestration de flottes hétérogènes et l'intégration de capteurs fixes avec des agents IA mobiles. L'objectif affiché de Brain Corp n'est pas de résoudre une seule tâche robotique, mais de construire une infrastructure de plateforme capable de coordonner ces systèmes à l'échelle enterprise, ce qui positionne BrainOS comme un système d'exploitation pour flottes plutôt qu'un simple firmware d'AMR. Brain Corp, fondée en 2009 et basée à San Diego, a construit sa position sur BrainOS, plateforme d'autonomie embarquée initialement déployée sur des autolaveuses commerciales de marques comme Tennant et Nilfisk. La collaboration avec l'UCSD s'inscrit dans une tendance sectorielle plus large où les éditeurs de logiciels robotiques cherchent à ancrer leur R&D dans des partenariats académiques pour accéder à une recherche fondamentale en perception et mapping -- une stratégie comparable à celle de Boston Dynamics avec le MIT, ou de Agility Robotics avec Oregon State. Les concurrents directs sur le segment de l'orchestration de flottes incluent Fetch Robotics (Zebra Technologies), 6 River Systems (Shopify) et MiR (Teradyne). Le CTO de Brain Corp, John Black, détaillera cette approche lors du Robotics Summit and Expo 2026 à Boston la semaine prochaine. Aucune timeline de déploiement commercial pour cette couche sémantique n'a été communiquée à ce stade.

IndustrielPaper
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Comment concevoir des rails de robot et des systèmes à 7ème axe pour les environnements réels
2Robotics Business Review 

Comment concevoir des rails de robot et des systèmes à 7ème axe pour les environnements réels

Güdel Inc., filiale américaine du groupe suisse Güdel Group AG, organise un webinaire technique le 12 mai 2026 à 14h heure de l'Est, intitulé "Harsh and Dirty by Design: Engineering Robot Tracks and 7th Axis Systems for Real-World Environments". Deux expertes prendront la parole : Molly Lynch, account manager pour la région Midwest chez Güdel avec 15 ans d'expérience en automatisation industrielle, et Brenda Courim, directrice des ventes et du marketing de Güdel, forte de plus de 30 ans dans le secteur manufacturier dont environ 20 ans en ingénierie de conception principalement dans l'industrie automobile, diplômée en génie mécanique de l'Université du Michigan. La session s'adresse aux ingénieurs robotique, intégrateurs système, concepteurs d'automatisation et responsables de maintenance confrontés à des environnements industriels sévères. Les rails de translation et systèmes de 7e axe sont parmi les composants les plus exposés d'une cellule d'automatisation, et c'est précisément là que réside le problème structurel que le webinaire cherche à adresser. Conçus pour des environnements propres et contrôlés, ces systèmes sont soumis en conditions réelles à des projections de soudure, des poussières abrasives, de l'humidité, des produits chimiques, des overspray de cabines de peinture et des écarts de température extrêmes. Les modes de défaillance typiques identifiés incluent le contournement des joints d'étanchéité (seal bypass), l'endommagement des roulements, la corrosion et la perte d'alignement. Les intervenantes défendront des approches de conception spécifiques, notamment les guidages à rouleaux (roller guideways), les galets suiveurs (cam followers), les racleurs mécaniques, les capots de protection de rail et les traitements de surface protecteurs. La thèse centrale est que la maintenance préventive ne peut pas rester une réaction aux pannes : elle doit être intégrée dès la phase de conception du système, ce qui implique des choix d'architecture de rail et de configuration influençant directement l'exposition à la contamination et l'accessibilité pour l'entretien. Güdel Group AG, fondé en Suisse en 1954, est l'un des acteurs historiques des systèmes de mouvement linéaire et des rails de déplacement pour robots industriels, avec une présence significative dans les secteurs automobile, logistique et métallurgie. Le marché des 7e axes pour robots articultés comprend également des solutions de Rollon (désormais intégré dans Nadella Group), de constructeurs comme KUKA ou Fanuc via leurs divisions d'accessoires, et diverses offres d'intégrateurs régionaux. Cet événement est à classer comme un webinaire promotionnel d'un fournisseur, non comme la publication d'une étude indépendante ou d'un benchmark sectoriel, et aucune donnée comparative externe n'est annoncée au programme.

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Les avancées en prélèvement robotisé par caisse et à l'unité
3Robotics Business Review 

Les avancées en prélèvement robotisé par caisse et à l'unité

Le 3 juin 2026 à midi (heure de New York), un webinaire gratuit réunit plusieurs acteurs de la logistique robotisée autour de la préhension automatisée de colis et d'unités individuelles (désignée dans l'industrie par "case and each picking"). La table ronde virtuelle rassemble Annie Bowlby, directrice produit et ingénierie chez RightHand Robotics, ancienne responsable produit chez Neurala et cheffe de produit chez Rockwell Automation ; Gina Chung, directrice stratégie chez Locus Robotics, qui revendique plus de 17 000 robots déployés sur plus de 360 sites dans le monde ; et Josh Cloer, directeur général de Nomagic pour l'Amérique du Nord, issu de Mujin et de Mobile Industrial Robots (MiR). Les sujets couverts incluent les avancées en manipulation robotique, le concept de "data flywheel" (boucle de rétroaction de données réelles pour affiner les modèles d'IA guidant la préhension), et la place future de la supervision humaine dans les opérations de fulfillment. L'automatisation du picking unitaire reste l'un des verrous les plus tenaces de la logistique entrepôt. Jusqu'à récemment, un opérateur humain surpassait les robots en vitesse et en précision pour manipuler des SKUs individuels ou des cartons de formats variés. Mais la pénurie de main-d'oeuvre, le coût croissant du travail, les blessures liées aux gestes répétitifs et la variabilité de productivité humaine ont accéléré l'adoption des solutions robotiques. Le webinaire aborde explicitement le défi des formes, matériaux et poids hétérogènes, principal obstacle à la généralisation de la préhension automatisée au-delà des environnements très normalisés. La notion de "data flywheel" est présentée comme le mécanisme clé permettant d'améliorer la robustesse en conditions réelles plutôt qu'en simulation contrôlée, sujet central du débat sim-to-real qui structure encore largement la recherche en manipulation robotique. L'émergence de ce segment reflète une consolidation progressive du marché. RightHand Robotics est positionné sur la préhension unitaire en entrepôt depuis plusieurs années, tandis que Locus Robotics, issu de la première vague d'AMR (robots mobiles autonomes), étend ses capacités vers la manipulation à valeur ajoutée. Nomagic, fondé en Europe et désormais en phase d'expansion nord-américaine, mise sur une approche dite de "physical AI" pour différencier ses solutions dans les opérations de fulfillment. Les concurrents directs dans cet espace incluent Covariant (intégré depuis par Amazon), Dexterity et, dans un registre plus industriel, Boston Dynamics. Il convient de noter que ce webinaire est un échange sectoriel et non un lancement produit ou une annonce de déploiement : aucune nouvelle solution ni chiffre de performance inédit ne sont présentés. La session sera disponible en rediffusion après la diffusion en direct du 3 juin.

IndustrielActu
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Des ingénieurs américains franchissent une étape clé vers une conscience précise de l'environnement réel pour les robots autonomes
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Des ingénieurs américains franchissent une étape clé vers une conscience précise de l'environnement réel pour les robots autonomes

Brain Corp, spécialiste américain des systèmes d'autonomie pour robots commerciaux, annonce un partenariat de recherche avec l'Université de Californie San Diego (UC San Diego) pour développer des technologies de cartographie sémantique et d'intelligence contextuelle. L'accord implique notamment le professeur Nikolay Atanasov du département d'Electrical and Computer Engineering de la Jacobs School. L'objectif déclaré : doter les robots autonomes d'une couche de compréhension spatiale plus fine que ce que permettent les solutions de localisation et cartographie simultanées (SLAM) actuelles. Brain Corp s'appuie sur un parc opérationnel de plus de 50 000 robots autonomes déployés dans des environnements commerciaux à l'échelle mondiale, totalisant plus de 25 millions d'heures d'opérations autonomes, corpus de données réelles qui constitue le socle expérimental de la collaboration. L'enjeu dépasse la simple navigation : les approches basées sur la vision directe (end-to-end visual) peinent à maintenir une robustesse satisfaisante dans des environnements dynamiques à grande échelle. Le tandem Brain Corp/UC San Diego parie que des cartes 3D sémantiques enrichies, intégrant la nature fonctionnelle des objets et des espaces et pas seulement leur géométrie, permettront aux flottes de robots de s'adapter à des conditions changeantes sans intervention humaine. Pour les intégrateurs et les opérateurs industriels, cela se traduit par une résilience opérationnelle accrue et une coordination multi-agents fiable à l'échelle d'un site entier, qu'il s'agisse d'entrepôts, d'hôpitaux ou d'espaces commerciaux. John Black, CTO de Brain Corp, résume l'enjeu : "le défi n'est plus le mouvement ou la perception, mais la compréhension." Il convient de noter que l'annonce ne détaille aucune métrique de performance ni résultat expérimental publié à ce stade. Brain Corp, fondée en 2009 à San Diego, s'est imposée dans le segment des robots de nettoyage autonomes (AMR floor care) en grande distribution et facilities management, avec des clients comme Walmart, en déployant sa plateforme BrainOS comme système d'exploitation mutualisé pour l'ensemble de sa flotte. Face à l'émergence de modèles vision-langage-action (VLA) portés par des acteurs comme Physical Intelligence avec pi-0, Nvidia avec GR00T N2, ou Figure AI avec Figure 03, Brain Corp repositionne BrainOS comme infrastructure d'orchestration d'agents autonomes hétérogènes plutôt que comme simple pile de navigation. Le partenariat avec UC San Diego vise à intégrer directement ces avancées en cartographie sémantique dans BrainOS. Aucun calendrier de livraison n'est précisé : il s'agit pour l'heure d'un accord de collaboration recherche, non d'un produit commercialisé ni d'un déploiement en cours.

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