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Vidéo : des robots humanoïdes volent la vedette dans America's Got Talent
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Vidéo : des robots humanoïdes volent la vedette dans America's Got Talent

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Vidéo : des robots humanoïdes volent la vedette dans America's Got Talent
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Huit robots humanoïdes G1 du fabricant chinois Unitree ont performé en direct sur NBC lors du premier épisode de la saison en cours d'America's Got Talent, diffusé mardi soir aux États-Unis. Aux côtés du danseur Wu Yufei, originaire du Sichuan et connu sous le pseudonyme "Flying Bug", les machines ont exécuté une chorégraphie synchronisée combinant mouvements rythmés et coordination précise avec l'interprète humain. Le numéro a reçu une ovation debout du public en studio et l'approbation unanime des quatre juges, propulsant le duo vers la prochaine étape d'une compétition dotée d'un grand prix d'un million de dollars. Yufei a présenté l'un des robots sous le surnom "Jackie", en référence au kung-fu. Le mode de pilotage des machines pendant la performance (téléopération partielle, séquences préenregistrées ou autonomie hybride) n'a pas été divulgué par l'équipe, un point que les commentateurs spécialisés n'ont pas manqué de relever.

La prestation illustre un paradoxe croissant aux États-Unis: l'enthousiasme du grand public pour les humanoïdes chinois se heurte à une pression législative grandissante. Le lendemain même de la diffusion, une proposition de loi bipartisane, le Guard Act, a été déposée au Congrès pour interdire les robots d'origine chinoise jugés risques pour la sécurité nationale. En parallèle, l'American Security Robotics Act avance avec pour objectif d'empêcher les agences fédérales d'acquérir des robots produits par des entreprises chinoises, humanoïdes inclus. Pour les décideurs B2B et les intégrateurs industriels, cette double dynamique crée une incertitude réelle: adopter une technologie qui capte l'adhésion populaire tout en naviguant un risque réglementaire croissant. La visibilité télévisée d'Unitree renforce la crédibilité commerciale de ses machines auprès des acheteurs non spécialisés, un levier marketing qu'aucun salon professionnel ne peut reproduire à cette échelle.

Fondée à Hangzhou, Unitree commercialise ses robots à l'international via la plateforme AliExpress d'Alibaba, ciblant les marchés d'Amérique du Nord, d'Europe et du Japon. La société a récemment annoncé un partenariat avec Nvidia pour concevoir un design de référence humanoïde baptisé H2+, dont la disponibilité est prévue pour la fin de l'année. Sur le terrain, les observateurs notent que le déploiement opérationnel des robots chinois à l'étranger se heurte à des obstacles concrets: identification des cas d'usage industriels, collecte de données opérationnelles, et construction de réseaux locaux de maintenance, d'intégration et de calibration. Face à Unitree, le marché des humanoïdes voit s'affronter Figure AI (Figure 02), Tesla (Optimus Gen 2), Boston Dynamics (Atlas électrique), Physical Intelligence (pi0) et Agility Robotics (Digit), tous positionnés sur des verticales industrielles précises. L'apparition télévisée ne règle aucun de ces défis opérationnels, mais marque une étape dans la bataille pour la normalisation culturelle des humanoïdes auprès du grand public américain.

Impact France/UE

Unitree ciblant explicitement les marchés européens via AliExpress, la pression réglementaire américaine sur les robots chinois (Guard Act, American Security Robotics Act) pourrait inspirer des mesures similaires en Europe sur l'acquisition de robotique d'origine chinoise par les entités publiques et industrielles.

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BYD entre dans la course aux robots humanoïdes avec un lancement en août
1Interesting Engineering 

BYD entre dans la course aux robots humanoïdes avec un lancement en août

BYD, le numéro un mondial de la voiture électrique et principal rival de Tesla, a confirmé au South China Morning Post qu'il dévoilera ses premiers robots humanoïdes en août, dans son showroom Di Space. L'entreprise précise que les machines seront fonctionnelles et que les visiteurs pourront interagir directement avec elles lors d'une exposition immersive, et non assister à une simple vidéo promotionnelle. Cette annonce fait suite aux rumeurs apparues en 2025 sur les ambitions de BYD en robotique embarquée, puis à la confirmation en juin par Stella Li, vice-présidente exécutive du groupe, d'un investissement significatif dans l'intelligence artificielle. BYD, né comme fabricant de batteries avant de devenir un constructeur automobile intégrant lui-même la production de ses semi-conducteurs et de ses cellules énergétiques, applique désormais cette logique de verticalisation industrielle à l'humanoïde, misant sur son échelle de fabrication plutôt que sur une promesse logicielle comme le fait Tesla avec Optimus. L'enjeu dépassse la simple démonstration technologique: BYD cible d'abord l'automatisation de ses propres usines, où les robots pourraient déplacer des pièces, assembler des composants, inspecter des produits et manipuler des matériaux, avant une éventuelle commercialisation vers d'autres industriels. Ce positionnement lui permettrait de tester ses machines en interne avant de les vendre, un avantage que peu de concurrents peuvent revendiquer à cette échelle. Ding Haifeng, consultant chez Integrity à Shanghai, souligne que le marché scrutera surtout la capacité de production réelle et les prix annoncés, deux inconnues qui détermineront si l'initiative dépasse le stade de la vitrine. Stella Li estime pour sa part que la Chine sera le premier marché à voir une commercialisation complète des humanoïdes, une prédiction à prendre avec prudence tant qu'aucun calendrier de production ferme n'est communiqué. Le contexte reste celui d'une course sino-américaine déjà engagée: cinq des principales entreprises mondiales de robotique humanoïde sont chinoises, Pékin ayant classé le secteur comme industrie stratégique pour sa croissance future. Xpeng a pour sa part annoncé le déploiement de 1 000 robots d'ici 2027, tandis que Tesla n'a toujours pas commercialisé Optimus à grande échelle, une faiblesse reconnue par Allan Wang Hao, président de Tesla Chine, qui envisage lui-même une éventuelle fabrication locale de robots. Elon Musk anticipe désormais un affrontement direct entre Tesla et les constructeurs chinois sur ce terrain. Certains analystes évoquent un marché pouvant atteindre mille milliards de dollars à terme, mais cette estimation demeure spéculative et ne repose sur aucun chiffre de production ou de vente confirmé à ce stade.

Chine/AsieActu
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Aperçu des Robot Games : de la performance au travail, ce qu'ont accompli les robots humanoïdes cette année
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Aperçu des Robot Games : de la performance au travail, ce qu'ont accompli les robots humanoïdes cette année

La deuxième édition des World Humanoid Robot Games s'ouvre le 22 août à l'Ice Ribbon, l'anneau de vitesse olympique de Pékin, avec 666 équipes et 2 056 robots inscrits, soit une hausse de 138 % du nombre d'équipes par rapport à l'an dernier. Alors que l'édition précédente mettait surtout en scène des humanoïdes dansants, celle de 2026 se concentre sur des tâches de travail concrètes. Le 17 août, des journalistes ont visité le parc d'innovation en IA incarnée de Zhongguancun Haidian, près des universités Tsinghua et Peking, où opèrent Zhuoyu Tech (fabrication de composants), Noitom Robotics (collecte de données de mouvement) et Wujie Power (assemblage de corps robotiques). Wujie Power, fondée en 2025, a déjà produit en série deux générations de corps humanoïdes et travaille sur une troisième ; elle revendique plus de 200 millions de dollars de financement providentiel cumulé et une première certification CE industrielle full-stack délivrée en Europe. Ses commandes se répartissent entre manufacture industrielle et services commerciaux, notamment des cafés. Selon Tan Peng, secrétaire du conseil de Zhuoyu Tech, 2024-2025 était dominée par des lots de prototypes de 10 à 50 unités ; en 2026, dix à vingt clients dépassent le millier d'unités commandées, et l'entreprise fournit des composants pour environ 3 000 robots par mois, avec un objectif de 50 000 à 60 000 unités mensuelles d'ici novembre. Les bras robotiques industriels classiques atteignent des dizaines de milliers d'heures avant défaillance critique, contre seulement quelques milliers pour les robots incarnés, sans norme internationale établie. Ce basculement de la démonstration scénique vers l'usage productif traduit une bascule de fond du secteur chinois : la course ne se joue plus sur l'exploit médiatique mais sur les volumes de commandes vérifiables et les cycles de production tenus. En juin 2026, le ministère chinois de l'Industrie (MIIT) et la Commission de supervision des actifs publics (SASAC) ont lancé un programme imposant aux entreprises publiques et technologiques de valider et déployer des robots en situation réelle d'ici fin 2026 ; Wujie Power dit avoir engrangé près de 100 millions de dollars de commandes mondiales sur le premier semestre grâce à cette ouverture de terrains d'essai. Pour les intégrateurs, le signal est double : les configurations matérielles se standardisent, réduisant le sur-mesure coûteux, mais l'écart entre fiabilité affichée et maturité industrielle réelle reste important, faute de standard MTBF reconnu. Le goulot d'étranglement se déplace donc du matériel vers la donnée : Li Yao, vice-président de Noitom Robotics, note que les attentes clients sont passées de quelques milliers d'heures de données l'an dernier à plusieurs centaines de milliers aujourd'hui, certains évoquant des dizaines de millions d'heures à terme, un écart d'ordre de grandeur avec l'offre actuelle. Wujie Power reste modeste face aux ténors internationaux du secteur, mais s'inscrit dans un écosystème chinois désormais structuré verticalement, des composants (Zhuoyu Tech) à la capture de mouvement pour l'entraînement des modèles (Noitom). Les données d'apprentissage se répartissent en trois catégories : les données opérationnelles à la première personne, jugées les plus fiables pour l'entraînement final ; les données centrées sur l'humain, réutilisables d'un robot à l'autre par retargeting ; et les données de simulation, abondantes mais dépourvues d'informations physiques réelles. Noitom facture ses données de capture plusieurs milliers de yuans par heure et prévoit de recruter, via crowdsourcing, près de 20 000 contributeurs d'ici 2027 pour collecter des données en environnement domestique. Aucun acteur français ou européen n'apparaît dans cette dynamique, largement pilotée par la politique industrielle chinoise et ses objectifs de déploiement fixés à fin 2026.

UELa certification CE obtenue par Wujie Power ouvre une voie de commercialisation en Europe pour des humanoïdes chinois, sans qu'aucun acteur français ou européen ne soit impliqué dans cette dynamique.

Chine/AsieActu
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Le nouveau robot humanoïde chinois rejoint des agents pour gérer les tâches de voirie
3Interesting Engineering 

Le nouveau robot humanoïde chinois rejoint des agents pour gérer les tâches de voirie

La ville de Shanghai a lancé en mai 2026 le premier programme pilote chinois d'application du droit urbain associant agents municipaux et robot humanoïde dans un espace public. Le déploiement se déroule dans le quartier d'innovation en IA de Zhangjiang, dans l'arrondissement de Pudong, et met en scène le Lingxi X2, robot humanoïde développé par AgiBot, entreprise shanghaïenne fondée en 2023. Le dispositif repose sur une chaîne tripartite : des drones de surveillance identifient en temps réel les infractions commises par des commerçants de rue et transmettent l'information aux agents de patrouille et au Lingxi X2. Le robot se charge ensuite des interactions répétitives à faible valeur décisionnelle, à savoir expliquer les réglementations de voirie, les obligations des exploitants de commerces en façade, et répondre aux questions des marchands. Les agents humains conservent l'intégralité du pouvoir d'évaluation juridique et d'exécution des sanctions. AgiBot décrit la machine comme un "assistant intelligent" et non comme un remplaçant, une précision qui, dans ce contexte politique, est autant un positionnement commercial qu'une garantie opérationnelle. Ce que ce déploiement teste concrètement, c'est la capacité des systèmes d'IA incarnée à tenir un rôle de contact public structuré, avec un corpus de connaissances réglementaires consultable en temps réel, dans un environnement non contrôlé. Pour les intégrateurs et les décideurs en charge de services publics, le cas d'usage est délibérément choisi pour son haut volume de tâches répétitives et son faible risque décisionnel : le robot ne verbalise pas, ne sanctionne pas, n'interprète pas. Il informe. Pan Weijia, responsable de Pudong ayant supervisé l'opération, a explicitement indiqué que l'évaluation portera sur les performances pratiques plutôt que sur le simple volume de déploiement, ce qui signale une approche plus mesurée que le discours habituel sur la scalabilité. Pan Helin, membre du comité d'experts du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'Information, a qualifié le pilote de "jalon majeur" dans la commercialisation de l'IA incarnée en administration publique, avec l'objectif affiché de passer des robots capables de "se déplacer" à des robots capables de "travailler efficacement". AgiBot a été fondé en 2023 et s'est positionné rapidement sur le segment des humanoïdes à usage professionnel, avec le Lingxi X2 comme produit phare pour les environnements semi-publics. L'entreprise s'inscrit dans un écosystème chinois d'humanoïdes très dense, qui inclut Unitree (G1, H1), Fourier Intelligence (GR-1), et dans une moindre mesure les ambitions de UBTECH et de Kepler. À l'international, les comparaisons les plus directes sont Figure (01, 02), 1X Technologies (NEO), et Boston Dynamics (Atlas), tous positionnés sur des environnements industriels ou logistiques plutôt que sur l'espace public. Le vrai enjeu du pilote de Pudong n'est pas la performance du robot dans une démonstration maîtrisée, mais sa robustesse sur la durée dans un contexte d'interactions non scénarisées avec des usagers non entraînés. Les prochaines étapes annoncées par Pan Helin visent une extension à d'autres scénarios de service public, sans échéance précisée.

UESignal stratégique indirect pour les décideurs européens de la robotique de service public : la Chine ouvre un précédent réglementaire et opérationnel pour le déploiement d'humanoïdes en espace civil non contrôlé, domaine où aucun acteur FR/EU n'est encore positionné.

Chine/AsieOpinion
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Vidéo : la Chine remporte la RoboCup 2026 grâce à des humanoïdes autonomes au football
4Interesting Engineering 

Vidéo : la Chine remporte la RoboCup 2026 grâce à des humanoïdes autonomes au football

L'équipe THU Huoshen de l'université Tsinghua (Chine) a conservé son titre au RoboCup 2026, la plus grande compétition mondiale de robotique et d'IA, organisée du 30 juin au 6 juillet à Incheon, en Corée du Sud. Cette édition, la plus importante depuis le lancement de l'événement en 1997, a rassemblé environ 3 000 participants issus de 364 équipes et 45 pays. Dans la Humanoid League, les Chinois ont défendu leur couronne remportée l'an dernier à Salvador, au Brésil, en s'appuyant sur le Booster T1, un humanoïde commercial développé par la société chinoise Booster Robotics. En s'appuyant sur une plateforme existante plutôt que de concevoir un robot depuis zéro, l'équipe a pu concentrer ses efforts sur les logiciels d'IA : perception, locomotion et stratégie collective. Les matchs de football, disputés en totale autonomie, ont vu les robots percevoir le terrain, suivre le ballon, se coordonner entre coéquipiers et exécuter passes et tirs sans intervention humaine, même si des chutes et pertes d'équilibre restent fréquentes et nécessitent parfois une aide pour se relever. Quelques jours plus tôt, Pékin avait accueilli la RoBoLeague World Robot Soccer League, où des humanoïdes totalement autonomes avaient disputé ce que les organisateurs ont présenté comme le premier match de football à 3 contre 3 sans aucune intervention humaine. Cette double victoire consécutive illustre un déplacement du centre de gravité de la robotique humanoïde : la compétition ne se joue plus tant sur l'ingénierie mécanique que sur l'intelligence logicielle. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal est clair : à mesure que des plateformes matérielles standardisées comme le Booster T1 se démocratisent, la valeur ajoutée se déplace vers la vision par ordinateur, la prise de décision temps réel, la navigation autonome et la collaboration multi-robots, plutôt que vers la conception de robots sur mesure. Cela confirme une hypothèse déjà répandue dans le secteur : la maturation du matériel et des outils de simulation accélère l'innovation logicielle, en permettant d'entraîner et de tester des algorithmes en environnement virtuel avant leur déploiement physique, réduisant les délais de développement. Reste que la prudence s'impose sur les performances réelles : les chutes et déséquilibres observés rappellent que ces démonstrations, aussi impressionnantes soient-elles, restent loin du niveau d'agilité et d'adaptabilité d'un joueur de football professionnel humain. Le RoboCup, lancé en 1997, s'est historiquement construit comme un banc d'essai progressif pour la robotique et l'IA incarnée, avec la Humanoid League comme discipline phare pour les humanoïdes bipèdes. L'édition 2026 à Incheon, la plus fournie de l'histoire de l'événement avec 364 équipes venues de 45 pays, confirme la montée en puissance de la Chine sur ce terrain, portée à la fois par des laboratoires académiques comme Tsinghua et par des fabricants de robots comme Booster Robotics, dont le T1 sert désormais de plateforme de référence à plusieurs équipes concurrentes. Cette dynamique s'inscrit dans un mouvement plus large où les compétitions de robotique humanoïde, qu'il s'agisse du RoboCup ou d'événements chinois comme la RoBoLeague de Pékin, servent de vitrines accélérées pour les progrès en perception, coordination et autonomie, avant une éventuelle transposition vers des applications industrielles ou de service.

Chine/AsieActu
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