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Polymander II : un robot amphibie inspiré de la salamandre, équipé de capteurs de contact et de flux
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Polymander II : un robot amphibie inspiré de la salamandre, équipé de capteurs de contact et de flux

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Polymander II est un robot amphibie à architecture vermiforme inspirée de la salamandre, présenté dans un preprint arXiv (référence 2605.24465). L'équipe a intégré des capteurs à effet Hall pour mesurer simultanément deux types de forces : les forces de contact au sol lors de la locomotion terrestre, et les forces hydrodynamiques latérales en milieu aquatique. Le système repose sur deux bus de données parallèles capables d'acquérir des informations extéroceptives à plus de 500 Hz et des données proprioceptives (positions articulaires, charges) à 100 Hz. La compacité des capteurs Hall autorise leur placement en plusieurs points du corps, et leur principe de fonctionnement sans contact mécanique direct avec l'objet mesuré simplifie considérablement l'étanchéification, un problème chronique pour l'instrumentation en milieu immergé.

L'apport principal est de combler un angle mort récurrent en robotique amphibie : la majorité des robots multi-modes naviguent sans retour sensoriel extéroceptif, essentiellement "en aveugle" face aux perturbations de terrain ou de courant. Disposer d'une boucle de retour à 500 Hz sur les efforts de contact ouvre la voie à un contrôle adaptatif en temps réel, condition nécessaire pour des applications sérieuses en inspection d'infrastructures côtières, en surveillance de cours d'eau ou en sauvetage en milieu inondé. Ce taux d'acquisition est comparable aux standards des bras industriels, ce qui rend la fusion avec des algorithmes de contrôle classiques directement praticable. Il convient néanmoins de signaler que les résultats présentés restent préliminaires : les conditions précises des essais (vitesse de courant, topographie, durée des sessions) ne sont pas détaillées dans l'abstract, et le travail est à ce stade une soumission arXiv, pas un déploiement validé en conditions opérationnelles.

Polymander II s'inscrit dans la lignée académique des robots salamandre, dont les fondations ont été posées par l'EPFL (Lausanne) avec Salamandra robotica dès la fin des années 2000, qui introduisait la locomotion amphibie par oscillateurs couplés. Dans le panorama actuel, les concurrents académiques incluent ACM-R5H du Hirose Lab (Tokyo Tech) et diverses plateformes à transition eau-terre développées à Yale et Carnegie Mellon, mais aucune ne semble combiner contact sensing terrestre et sensing hydrodynamique dans un bus intégré à cette fréquence. La prochaine étape annoncée est l'exploitation de ce retour sensoriel pour des tâches de locomotion complexe en contrôle en boucle fermée, sans calendrier précis communiqué.

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Modélisation et contrôle d'un robot souple inspiré de l'anguille pour l'optimisation de sa conception
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Modélisation et contrôle d'un robot souple inspiré de l'anguille pour l'optimisation de sa conception

Un article publié sur arXiv (référence 2608.14860v1) présente un modèle de simulation pour un robot souple bio-inspiré de l'anguille, conçu pour reproduire la nage anguilliforme, un mode de locomotion ondulatoire réputé pour son efficacité énergétique. Les auteurs couplent un modèle par éléments finis (FEM) d'une tige élastique, censé représenter les matériaux souples du corps du robot, à un modèle de forces hydrodynamiques simulant son comportement dans l'eau. L'approche FEM permet de faire varier les propriétés du matériau dans le temps, ce qui autorise notamment la simulation de dégradations ou de défaillances progressives de la structure. Le modèle sert à tester des stratégies de contrôle censées produire les mouvements de nage souhaités, et à comparer différentes configurations de conception. Résultat marquant de l'étude : des designs légèrement asymétriques offrent une manœuvrabilité supérieure tout en conservant des vitesses de nage comparables à celles des configurations symétriques. Ce travail se situe dans le champ de la modélisation, pas dans celui du prototype physique validé en bassin ou en mer, une distinction importante à garder en tête. Sa valeur pour l'industrie de la robotique souple tient à ce qu'il fournit un outil d'optimisation de conception avant fabrication, permettant de tester virtuellement la robustesse de différentes architectures et l'impact de l'usure des matériaux, plutôt que de multiplier des itérations coûteuses de prototypes physiques. Pour les équipes développant des systèmes de contrôle model-based sur des robots souples, disposer d'un modèle FEM couplé à l'hydrodynamique offre une base plus fidèle que les représentations rigides multi-segments habituellement utilisées, un enjeu clé pour rapprocher simulation et comportement réel. La nage anguilliforme intéresse la robotique depuis longtemps pour son rendement énergétique, mais sa reproduction fidèle s'est longtemps heurtée aux limites des matériaux rigides et des modèles simplifiés. L'arrivée de nouveaux matériaux souples a relancé les tentatives de robots-poissons bio-inspirés, rendant nécessaires des outils de modélisation plus précis pour guider leur conception. L'article ne mentionne pas de prototype physique construit ni de calendrier de test en conditions réelles ; il présente le modèle comme une base destinée à orienter de futures décisions de conception pour des tâches spécifiques, la validation expérimentale restant une étape à venir.

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Estimateur en temps réel du contrôle et de l'état des actionneurs (REACH) sur un robot souple bio-inspiré d'anguille
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Estimateur en temps réel du contrôle et de l'état des actionneurs (REACH) sur un robot souple bio-inspiré d'anguille

Une équipe de chercheurs a présenté, dans une prépublication arXiv (2608.14865) mise en ligne à la mi-août 2026, un algorithme nommé REACH (Real-time Estimator of Actuator Control and Health), destiné à estimer en temps réel l'état de santé des actionneurs d'un robot souple nageur inspiré de l'anguille et capable de nage anguilliforme, grâce à un modèle du robot souple, un filtre à points sigma et un test d'hypothèse statistique. En comparant trois types de capteurs, un par actionneur (GPS, centrale inertielle IMU et capteur de flexion), les auteurs montrent que l'IMU et le capteur de flexion sont tous deux des choix adéquats, et que deux IMU suffisent alors que trois capteurs de flexion sont nécessaires pour un diagnostic fiable. Testé sur trois allures de nage (ligne droite, virage large, virage serré), REACH prédit correctement l'état de santé des actionneurs dans les trois cas avec des écarts de performance minimes, et une méthode de validation de filtre confirme sa cohérence statistique dans la détection des dégradations. Des essais menés avec des données réelles de capteurs de flexion issues d'un robot poisson confirment que l'algorithme fonctionne malgré le bruit de mesure et les variations de fabrication entre actionneurs. Cette avancée cible un problème concret de la robotique sous-marine souple : les environnements opérationnels difficiles dégradent rapidement matériaux et actionneurs souples, rendant la détection de pannes indispensable pour qu'un robot mène à bien sa mission ou revienne à sa base en cas de défaillance. Contrairement aux robots rigides, dont les modes de défaillance sont bien caractérisés, les actionneurs souples restent difficiles à diagnostiquer en temps réel du fait de leur comportement non linéaire, ce qui freine leur adoption pour des missions autonomes prolongées d'inspection, de surveillance ou de suivi environnemental. Le fait que deux à trois capteurs bas coût suffisent à un diagnostic fiable constitue une indication utile pour les intégrateurs cherchant à limiter l'encombrement et la consommation énergétique des véhicules sous-marins autonomes biomimétiques. Le travail s'inscrit dans le champ en expansion de la robotique douce bio-inspirée, où la nage anguilliforme est étudiée comme alternative économe en énergie aux propulseurs classiques pour les véhicules sous-marins autonomes. Il s'agit d'une prépublication de recherche, non encore revue par les pairs, sans acteur industriel ni calendrier de commercialisation mentionnés dans le résumé. Les auteurs valident leur approche à la fois en simulation et sur un prototype physique de robot poisson équipé de capteurs de flexion, une étape jugée nécessaire avant d'envisager son intégration dans des plateformes de nage souple destinées à des missions réelles.

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Robots inspirés des oiseaux : un système de contrôle assure leur stabilité par vent fort
3Robotics & Automation News 

Robots inspirés des oiseaux : un système de contrôle assure leur stabilité par vent fort

Des chercheurs de l'université de Chiba, au Japon, ont mis au point une nouvelle méthode de contrôle pour les robots volants à ailes battantes inspirés des oiseaux, afin de les rendre plus stables face aux perturbations comme les rafales de vent. Ce type de robot reste en effet particulièrement vulnérable aux mouvements imprévus en vol, ce qui complique le maintien d'une trajectoire stable. Le système développé par l'équipe japonaise améliore le rejet de ces perturbations et réduit de 53,1 % l'erreur de position sur l'axe X par rapport aux approches de contrôle existantes, un gain mesuré directement en conditions de vol perturbé. Cette avancée s'adresse directement aux limites qui freinent l'usage pratique des robots à ailes battantes, pressentis pour l'inspection d'infrastructures ou les missions de recherche et sauvetage, deux applications où l'engin doit voler dans des environnements extérieurs exposés au vent ou dans des espaces confinés générant des turbulences. Contrairement aux drones à hélices, les plateformes à ailes battantes offrent une meilleure manœuvrabilité à basse vitesse et un profil sonore plus discret, mais leur dynamique de vol, plus proche de celle d'un oiseau, les rend structurellement plus sensibles aux à-coups aérodynamiques. Améliorer leur robustesse aux perturbations est donc une condition nécessaire pour faire passer ces robots du stade expérimental à un usage opérationnel réel, hors laboratoire. La recherche sur les robots à ailes battantes s'inscrit dans un effort mondial visant à reproduire l'efficacité et l'agilité du vol animal, un champ où plusieurs laboratoires travaillent depuis des années sur des plateformes miniatures capables de voler en milieu contraint. L'enjeu pour ces équipes est désormais de faire converger légèreté, autonomie énergétique et robustesse au vent, trois contraintes difficiles à concilier sur des robots de petite taille. Les auteurs de l'étude de Chiba n'ont pas précisé de calendrier de déploiement, mais présentent ce contrôleur comme une étape vers des tests en conditions extérieures réelles, où le vent reste l'un des principaux obstacles à l'adoption de ces robots pour l'inspection ou les interventions d'urgence.

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Bras robotique inspiré du poulpe : capteurs tactiles distribués pour une préhension adaptative
4Interesting Engineering 

Bras robotique inspiré du poulpe : capteurs tactiles distribués pour une préhension adaptative

Des ingénieurs ont développé un bras robotique souple inspiré de l'architecture sensorielle de la pieuvre, capable de saisir des objets de forme irrégulière sans s'appuyer uniquement sur le retour visuel. Le dispositif intègre des capteurs tactiles distribués sur l'ensemble d'un membre multi-segments en élastomère, capables d'enregistrer simultanément la force de contact, la géométrie de surface et les événements de glissement. Les capteurs fonctionnent comme des transducteurs piézorésistifs ou capacitifs disposés en grille dense sur la surface interne du bras, produisant une cartographie spatiale de la pression mise à jour en continu pendant la préhension. Une couche d'éléments de détection de forme est intégrée en parallèle, fournissant au contrôleur une estimation en temps réel de la configuration du membre, ce qui permet au bras de connaître sa propre géométrie sans retour visuel. Le système reste à ce stade un prototype démontrant la préhension sur une gamme variée de formes d'objets. L'intérêt de cette architecture réside dans le traitement local du signal tactile, avant toute transmission vers un contrôleur centralisé. En réduisant la latence de communication, le bras peut initier des mouvements correctifs, comme un resserrement autour d'un objet qui glisse, plus rapidement qu'un système à traitement centralisé ne le permettrait. Pour les intégrateurs travaillant sur des environnements non structurés, que ce soit en robotique chirurgicale, inspection sous-marine ou automatisation logistique, cela répond à un verrou réel : la géométrie des objets est rarement connue à l'avance, et l'occlusion visuelle est fréquente une fois le contact établi. La compliance seule, sans feedback sensoriel en boucle fermée, s'est révélée insuffisante dans les travaux antérieurs sur les préhenseurs souples. Cette approche distribuée reproduit le traitement ganglionnaire des céphalopodes, où les réponses réflexes naissent au niveau du membre plutôt qu'au niveau du cerveau central. La pieuvre constitue une référence fonctionnelle établie en robotique depuis plusieurs années, chacun de ses huit bras concentrant environ deux tiers des neurones totaux de l'animal. Les équipes travaillant sur la manipulation dextère avaient identifié cette architecture comme un modèle d'efficacité, mais les tentatives de réplication matérielle se heurtaient au compromis récurrent entre compliance et transmission de force. Côté concurrence, des travaux sur les grippers souples ont été menés par des laboratoires comme MIT CSAIL, ETH Zurich ou des acteurs commerciaux tels que Soft Robotics (aujourd'hui absorbé), sans qu'aucun ne résolve complètement la question du feedback tactile distribué à l'échelle industrielle. Les limitations actuelles du prototype sont réelles : les actionneurs pneumatiques ou à tendons introduisent leur propre latence et nécessitent des sources de pression externes, tandis que la durabilité de l'interface capteur-élastomère sous cycles répétés de flexion reste une question ouverte, non résolue par l'équipe à ce stade.

UELes équipes européennes travaillant sur la manipulation dextre en robotique chirurgicale ou logistique (dont ETH Zurich déjà actif sur les grippers souples) peuvent surveiller cette approche, mais le prototype ne cible pas directement le marché EU et n'implique pas d'acteur français.

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