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DeepMotor : une startup de Pékin mise sur les données en première personne pour une IA incarnée générale
Chine/AsiePandaily 

DeepMotor : une startup de Pékin mise sur les données en première personne pour une IA incarnée générale

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Résumé IASource uniqueImpact UE

DeepMotor, une startup pékinoise fondée par Chen Kai au début 2025, développe une approche d'intelligence artificielle incarnée (embodied AGI) basée sur l'entraînement à partir de vidéos en première personne capturées par des humains. Au lancement, la thèse de l'entreprise n'a convaincu ni les investisseurs domestiques ni la majorité du secteur : pourquoi parier sur une méthode que même les géants américains n'avaient pas encore validée ? La startup a levé plusieurs centaines de millions de RMB et poursuit aujourd'hui un déploiement accéléré. La chronologie des validations industrielles donne la mesure de son avance : en mai 2025, Tesla a annoncé réorienter l'entraînement d'Optimus vers des données vidéo humaines. En juin 2025, GeneralistAI a présenté une démo d'apprentissage imitatif robotique, puis a confirmé les lois de mise à l'échelle avec 270 000 heures de données humaines réelles collectées sur le terrain. FigureAI a de son côté annoncé des partenariats avec des opérateurs immobiliers commerciaux pour collecter des flux en première personne. En février 2026, NVIDIA a publié EgoScale, un modèle pré-entraîné sur 20 000 heures de vidéo première personne destiné à la manipulation dextre.

L'importance de cette séquence dépasse le simple calendrier. Elle valide l'hypothèse centrale de DeepMotor : la vidéo en vue égocentrique est le signal d'apprentissage le plus dense pour combler le sim-to-real gap en robotique généraliste. Chaque acteur majeur converge vers cette approche non par choix idéologique, mais parce que les benchmarks internes le forcent. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, cela signifie que la prochaine génération de robots manipulateurs ne sera pas entraînée dans des simulateurs mais sur des flux de travail humains réels, ce qui redéfinit les exigences en matière de collecte de données et de gouvernance des contenus vidéo.

DeepMotor s'inscrit dans un écosystème robotique chinois en forte accélération, concurrent direct d'Unitree, d'Agibot et des branches robotique de Baidu et Tencent, mais avec une orientation plus fondamentale sur la couche de données brutes plutôt que sur le hardware. La startup a devancé d'environ un an le consensus industriel mondial sur l'approche egocentric data, ce qui lui confère une position de référence potentielle si elle parvient à publier ses propres scaling laws ou à ouvrir un dataset. Les prochaines étapes probables incluent la publication de résultats comparatifs et des partenariats avec des fabricants de robots humanoides pour valider le transfert de politique sur des plateformes tiers. La source originale (Waves/暗涌) reste un media chinois spécialisé, et les chiffres de levée ne sont pas précisément détaillés.

Impact France/UE

Le basculement de l'industrie vers les données vidéo égocentristes comme signal d'entraînement de référence redéfinira les exigences de collecte de données et de gouvernance vidéo pour les intégrateurs et fabricants de robots européens, sans acteur français ou européen directement impliqué à ce stade.

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DeepCybo : une startup pékinoise mise sur les données humaines en première personne pour développer une AGI incarnée
1Pandaily 

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DeepCybo, startup pékinoise fondée début 2025 par Chen Kai, parie sur la vidéo humaine à la première personne comme substrat d'entraînement pour l'intelligence incarnée (embodied AGI). L'approche consiste à collecter des flux vidéo authentiques captés du point de vue d'opérateurs humains, plutôt que de s'appuyer sur la simulation ou les démonstrations téléopérées. La société a levé plusieurs centaines de millions de RMB et accélère actuellement sa collecte de données pour valider l'approche à l'échelle. Pendant ce temps, le marché mondial a convergé vers une thèse similaire : en mai 2025, Tesla a annoncé réorienter l'entraînement d'Optimus vers des données vidéo humaines ; en juin 2025, GeneralistAI a présenté un système d'apprentissage imitatif validé par 270 000 heures de données collectées en conditions réelles. FigureAI a annoncé des partenariats avec des groupes immobiliers commerciaux pour instrumenter des opérateurs humains. En février 2026, NVIDIA a publié EgoScale, un modèle pré-entraîné sur 20 000 heures de vidéo egocentriques pour la manipulation dextère. La convergence de ces annonces en moins d'un an pointe vers une même conclusion : le sim-to-real gap reste difficile à combler via la simulation seule, et les données synthétiques ne généralisent pas suffisamment aux environnements non structurés. Pour les intégrateurs industriels et les équipes R&D, cela redéfinit l'actif stratégique central : la volumétrie et la qualité des données egocentriques comptent autant que l'architecture du modèle. La course à l'embodied AI ne se joue plus uniquement sur les paramètres du réseau, mais sur la capacité à instrumenter des humains à grande échelle, ce qui soulève des questions pratiques de coût de collecte, d'annotation et de diversité des scénarios. DeepCybo évolue dans un écosystème chinois de la robotique humanoïde très compétitif, face à des acteurs comme Unitree, Agibot ou Zhiyuan Robotics, mais avec un positionnement centré sur l'IA plutôt que sur le hardware. À noter que l'article source utilise indifféremment les noms "DeepCybo" et "DeepMotor" sans distinction claire, ce qui suggère soit un changement de nom récent, soit une imprécision éditoriale. La principale inconnue reste le transfert effectif entre données humaines et performance robotique réelle en production : ni GeneralistAI ni NVIDIA n'ont encore démontré ce gap comblé à l'échelle commerciale, et DeepCybo, malgré une levée conséquente, n'a pas publié de résultats quantitatifs indépendants à ce stade.

Chine/AsieOpinion
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Kaiwang Data, startup d'infrastructure de données pour l'IA incarnée, lève plus de 100 millions de RMB
2TechNode 

Kaiwang Data, startup d'infrastructure de données pour l'IA incarnée, lève plus de 100 millions de RMB

Kaiwang Data (恺望数据), startup chinoise spécialisée dans l'infrastructure de données pour l'IA incarnée, vient de boucler un tour de financement stratégique de plus de 100 millions de yuans (environ 13,9 millions de dollars). L'opération a été menée conjointement par le Beijing E-Town Industrial Upgrade Fund, Huafang Capital et Skyline Capital (天际资本), avec la participation de plusieurs entreprises de robotique : Lumai Robotics, Songyan Power, Zizibianliang Robotics et Mifeng Technology, cette dernière affiliée à AGIBOT. Kaiwang Data collecte, annote et gère des données multimodales destinées à la conduite autonome, aux world models et aux robots humanoïdes : vidéos en vue subjective de mains nues, données de gants tactiles, manipulations par pinces et prises de vue panoramiques. L'entreprise affirme produire désormais environ 100 000 heures de données exploitables par mois, un volume qu'elle dit stabilisé, et avoir signé des accords d'achat en gros avec plusieurs grands groupes. Ce tour de table illustre un phénomène qui prend de l'ampleur dans l'écosystème robotique chinois : la donnée d'entraînement devient elle-même un marché à part entière, distinct de la fabrication des robots. Les modèles vision-langage-action (VLA) et les world models qui alimentent les humanoïdes de nouvelle génération réclament des volumes massifs de données de manipulation réelle, coûteuses et lentes à collecter en interne. Que des fabricants comme Songyan Power ou une filiale d'AGIBOT investissent directement dans un fournisseur de données suggère une logique d'intégration verticale défensive, destinée à sécuriser l'approvisionnement plutôt qu'à le laisser au marché spot. Les chiffres avancés par Kaiwang, notamment les 100 000 heures mensuelles, restent toutefois auto déclarés et non audités. Les fonds levés serviront à développer une plateforme d'échange de données, à faire progresser la technologie des world models et à étendre la capacité de collecte dans des environnements commerciaux, industriels et domestiques. L'opération s'inscrit dans une vague plus large d'investissements chinois dans l'infrastructure de l'IA incarnée, portée notamment par l'écosystème AGIBOT, alors que Pékin cherche à structurer une chaîne de valeur complète, de la donnée brute jusqu'au robot humanoïde déployé sur le terrain.

Chine/AsieActu
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SenseTime mise sur les caméras spatiales grand public pour collecter des données réelles destinées à l'IA incarnée
336Kr 

SenseTime mise sur les caméras spatiales grand public pour collecter des données réelles destinées à l'IA incarnée

Zhuma Innovation (竹马创新), startup chinoise fondée en novembre 2025, vient de boucler un tour Angel+ de plusieurs dizaines de millions de yuans mené par SenseTime Guoxiang Capital, le bras d'investissement de SenseTime, avec la participation de Dinghui VGC et Fengru Capital. Les fonds serviront au développement produit, à la préparation de la production en série et à l'expansion internationale. La société développe Pebble, une caméra autonome grand public intégrant le rendu 3D Gaussian Splatting (3DGS), la fusion multi-capteurs et une interface AI-native, conçue pour capturer une scène tridimensionnelle aussi simplement qu'une vidéo ordinaire. Le produit est encore en phase de R&D et n'a pas atteint la production industrielle. L'intérêt stratégique de Zhuma dépasse le marché de la caméra 3D : la société se positionne comme infrastructure de données pour l'IA incarnée (embodied AI). Les modèles VLA (Vision-Language-Action) pilotant la prochaine génération de robots humanoïdes sont aujourd'hui majoritairement entraînés sur des données de téléopération, une méthode coûteuse et difficile à scaler. Le consensus qui émerge dans la recherche est que des vidéos en première personne, des données de capteurs spatiaux et des séquences comportementales en environnement réel constitueront la prochaine source dominante d'entraînement. Zhuma propose des données photoréalistes dotées de structure 3D, de sémantique et d'échelle physique correcte, directement utilisables pour construire des world models ou affiner la perception spatiale en simulation, réduisant ainsi la dépendance aux environnements synthétiques dont le réalisme reste limité. La société est cofondée par Zhang Ji, ancien vice-président de Kujiale (plateforme de design d'intérieur à grande échelle en Chine), et dirigée scientifiquement par Guo Jie, maître de conférences permanent à l'Université de Nanjing et spécialiste reconnu du 3DGS. La technologie 3DGS, popularisée depuis 2023, reconstruit des scènes 3D photoréalistes à partir de vidéos ordinaires, avec des performances supérieures au NeRF sur les temps de rendu. L'entrée de SenseTime comme investisseur principal apporte des ressources algorithmiques complémentaires aux capacités matérielles de Zhuma. Le marché reste largement ouvert : les acteurs industriels du lidar et des scanners haute précision n'ont pas encore attaqué le segment consommateur. Les investisseurs positionnent explicitement Zhuma comme un potentiel Insta360 de la caméra spatiale, une marque capable de définir une catégorie hardware avant que le marché ne se structure.

Chine/AsieOpinion
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X Square Robot mise sur une approche full-stack pour l'IA incarnée et la robotique polyvalente
4Robotics & Automation News 

X Square Robot mise sur une approche full-stack pour l'IA incarnée et la robotique polyvalente

Le fabricant chinois de robots humanoïdes X Square Robot, basé à Shenzhen, a récemment bouclé quatre levées de fonds consécutives, confirmant l'intérêt soutenu des investisseurs pour l'IA incarnée (embodied AI). La société développe une approche "full-stack" du robot généraliste, c'est-à-dire qu'elle conçoit à la fois le matériel (actionneurs, capteurs, plateforme mécanique) et les modèles d'IA qui pilotent la perception et la manipulation, plutôt que de s'appuyer sur des briques tierces assemblées. L'objectif affiché est de produire des machines capables d'exécuter une large variété de tâches réelles, à l'opposé des robots historiquement programmés pour une application unique et rigide. Cette stratégie d'intégration verticale illustre un basculement plus large du secteur robotique : la course ne se joue plus seulement sur le hardware, mais sur la capacité à faire tenir un modèle d'IA généraliste (de type VLA, vision-language-action) à l'échelle industrielle, du laboratoire jusqu'au déploiement en usine ou en entrepôt. Pour les intégrateurs et décideurs B2B, le succès ou l'échec de ce pari conditionne directement l'arbitrage entre acheter une plateforme fermée type Optimus ou Figure, ou miser sur des acteurs émergents proposant une pile technologique propriétaire complète. Le nombre de tours de financement consécutifs, sans que les montants précis soient encore détaillés publiquement, signale une pression concurrentielle et une conviction des investisseurs chinois sur ce segment. X Square Robot s'inscrit dans un paysage chinois de plus en plus dense sur l'IA incarnée, aux côtés d'acteurs comme Unitree ou UBTech, dans un contexte où Pékin pousse activement la robotique humanoïde comme filière stratégique. Face à elle, la scène occidentale reste dominée par Tesla (Optimus), Figure AI ou encore Physical Intelligence (Pi-0), tandis qu'en Europe des acteurs comme Wandercraft ou Enchanted Tools explorent des approches plus spécialisées. Les prochaines étapes à surveiller pour X Square Robot concernent la divulgation des montants levés, l'identité des investisseurs, et surtout la transition entre démonstrations en laboratoire et déploiements pilotes vérifiables chez des clients industriels, seul indicateur qui permettra de distinguer l'annonce marketing du produit réellement opérationnel.

Chine/AsieOpinion
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