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Unitree propose un mecha transformable géant à 650 000 dollars
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Unitree propose un mecha transformable géant à 650 000 dollars

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Unitree propose un mecha transformable géant à 650 000 dollars
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Unitree, l'un des fabricants de robots les plus prolifiques de Chine, a annoncé le GD01, un exosquelette habité de grande taille commercialisé au prix de 650 000 dollars. L'entreprise le décrit comme "le premier méca habité prêt à la production au monde", ce qui constitue une affirmation marketing significative. La vidéo de présentation montre l'engin démolir un mur de parpaings et basculer entre une posture bipède, évoquant le chariot élévateur piloté par Ellen Ripley dans Aliens, et une configuration alternative non précisée. Unitree n'explicite aucun cas d'usage industriel concret, ce qui est notable pour un produit à ce prix.

L'absence de justification fonctionnelle est le premier signal d'alerte pour tout acheteur B2B. À 650 000 dollars, un tel engin se positionne bien au-delà des exosquelettes d'assistance industrielle (Sarcos, SuitX, Ottobock), mais sans les certifications ni les cas d'usage documentés qui légitiment ces prix dans les secteurs de la construction, de la défense ou de la logistique lourde. La démonstration retenue, casser des blocs de béton, est spectaculaire mais révèle peu sur la précision, la durée d'utilisation ou la sécurité opérateur. Le "production-ready" mérite d'être vérifié sur la durée.

Unitree s'est imposé sur le marché robotique grand public et industriel avec ses quadrupèdes Go1/Go2 et ses humanoïdes H1 et G1, vendus à des prix nettement inférieurs à la concurrence. Le GD01 représente un pivot stratégique vers un segment radicalement différent, plus proche du concept art que du déploiement industriel immédiat. Dans la course aux robots humanoïdes, des acteurs comme Figure, Agility ou Boston Dynamics restent focalisés sur des plateformes autonomes; Unitree choisit ici de miser sur la curiosité médiatique autant que sur la faisabilité commerciale.

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Jike Technology lève 50 millions de dollars en Série B+ et devient le premier vendeur mondial d'exosquelettes grand public

La société shanghaïenne Jike Technology a annoncé le 18 mai une levée de fonds de 50 millions de dollars (340 millions de CNY) lors d'un tour de table Series B+. Le capital sera affecté au développement de sa prochaine plateforme X Series et à l'expansion internationale de la marque. Fondée en 2021, Jike s'est imposée sur la scène mondiale dès 2023 avec un lancement Kickstarter ayant généré plus d'un million de dollars, catapultant l'entreprise au rang de Best Seller. Elle revendique depuis la première place en volume de ventes dans la catégorie exosquelettes sur JD.com, Amazon US et Amazon Europe, se positionnant comme le leader mondial des exosquelettes grand public par unités vendues. L'enjeu dépasse la seule performance commerciale : la plateforme X Series représente un glissement architectural significatif, abandonnant la modélisation de mouvement par règles prédéfinies au profit d'un contrôle moteur end-to-end. Ce système intègre dans une boucle fermée unique la perception, la reconnaissance, la prédiction et la planification comportementale, une approche analogue aux VLA (Vision-Language-Action models) qui s'imposent dans la robotique humanoïde. Pour les intégrateurs B2B et les décideurs industriels, cela signifie des dispositifs capables de s'adapter en temps réel aux variations de terrain et de posture, réduisant la charge physique des opérateurs en logistique et fabrication. Chaque session d'utilisation génère en outre des données biomécaniques propriétaires, un actif stratégique susceptible d'alimenter des modèles d'intelligence embarquée différenciants à moyen terme. Historiquement, le marché des exosquelettes grand public a émergé de niches médicales (réhabilitation) et militaro-industrielles, dominées par des acteurs comme Ekso Bionics ou Sarcos. Jike parie sur une troisième voie : la mobilité du quotidien, la randonnée et l'assistance aux personnes âgées, un segment encore peu disputé à l'échelle mondiale. La convergence robotique-IA en Chine, portée par des investissements massifs en R&D et une chaîne d'approvisionnement mature, lui confère un avantage structurel de coût et de vélocité produit. Les fonds levés financeront la commercialisation de la série X, dont les spécifications techniques restent non publiées, ainsi que l'accélération sur les marchés occidentaux où Jike détient déjà les premières positions e-commerce.

UEJike revendique déjà la première position en volume sur Amazon Europe ; la levée Series B+ et la X Series pourraient accélérer leur part de marché sur le segment des exosquelettes grand public et logistiques en Europe, au détriment d'acteurs établis comme Exoskeleton+ ou d'éventuels acteurs EU émergents.

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Hypershell lève 50 millions de dollars en Série B+, devient l'exosquelette grand public le plus vendu au monde
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Hypershell lève 50 millions de dollars en Série B+, devient l'exosquelette grand public le plus vendu au monde

Hypershell, startup shanghaïenne fondée en 2021, a annoncé le 18 mai 2026 une levée de fonds de 50 millions de dollars (340 millions de yuans) en série B+. Les fonds seront alloués au développement de sa prochaine plateforme X Series et à l'expansion internationale. L'entreprise revendique la première place mondiale des exosquelettes grand public par volume de ventes, le leadership de la catégorie sur JD.com en chiffre d'affaires et en parts de marché, ainsi que la position numéro un sur Amazon US et Amazon Europe. La catégorie, longtemps cantonnée à la rééducation médicale et aux applications militaires, s'est étendue à la mobilité quotidienne, la randonnée et le maintien de l'autonomie des personnes âgées. La X Series représente un changement architectural notable: elle abandonne la modélisation du mouvement par règles explicites pour un contrôle moteur de bout en bout intégrant perception, reconnaissance, prédiction et planification comportementale dans une boucle fermée unique. Cette approche emprunte aux architectures de type VLA (Vision-Language-Action) qui ont démontré leur efficacité dans la robotique humanoïde, et suggère que les exosquelettes grand public peuvent bénéficier des mêmes méthodes d'intelligence incarnée. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B, cela ouvre des cas d'usage concrets: réduction des troubles musculo-squelettiques en logistique et en manufacture, accompagnement de la mobilité des séniors, et support à la marche prolongée sur terrain difficile, sans paramétrage manuel au profil utilisateur. Hypershell s'est révélée en 2023 via une campagne Kickstarter dépassant le million de dollars, validant la demande grand public avant d'attaquer les plateformes retail. L'entreprise dispose d'un avantage structurel potentiel: chaque utilisation quotidienne génère des données biomécaniques propriétaires qui pourraient alimenter des modèles d'IA incarnée à moyen terme, sur le modèle de ce que les fabricants de robots quadrupèdes font avec leurs flottes terrain. Les concurrents directs dans le segment médical et industriel, comme Ekso Bionics, ReWalk ou Ottobock, se positionnent principalement sur la prescription et la rééducation, laissant le marché grand public et professionnel relativement ouvert. La prochaine étape annoncée est le déploiement commercial de la X Series à l'international, sans calendrier précis communiqué pour l'instant.

UEHypershell revendique la première position sur Amazon Europe, signalant une présence commerciale directe sur le marché européen des exosquelettes grand public et une pression concurrentielle sur les acteurs établis comme Ottobock.

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Beihang-MIT : un robot portable aide les enfants atteints de dystrophie musculaire à se lever seuls
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Beihang-MIT : un robot portable aide les enfants atteints de dystrophie musculaire à se lever seuls

Une équipe de recherche conjointe entre l'Université Beihang (Pékin) et le MIT a publié dans Nature les résultats d'un essai clinique impliquant six enfants atteints de dystrophie musculaire, une maladie dégénérative neuromusculaire. L'exosquelette développé pour cet essai pèse 0,96 kilogramme et cible spécifiquement l'articulation du genou. Après six semaines d'entraînement isocinétique haute intensité avec le dispositif, les six participants, tous incapables de se lever seuls avant l'étude et sous traitement médicamenteux standard, ont réussi des transferts assis-debout de manière autonome pour la première fois. La force musculaire a progressé de 130 % et la masse musculaire de 19 %, avec des transferts réussis à plusieurs angles en s'appuyant sur les genoux. Plus significatif encore : les enfants ont conservé cette capacité après l'arrêt du robot. Ce qui distingue cette approche des exosquelettes d'assistance conventionnels, c'est le principe de fonctionnement inverse : le robot applique une résistance sélective sur certaines phases du mouvement plutôt que de compenser le déficit musculaire. Cette modalité entraîne une remodélisation neuromusculaire active, en sollicitant les voies de recrutement neuronal similaires à celles du développement moteur sain. En rééducation, le risque des dispositifs purement assistifs est de créer une dépendance fonctionnelle sans régénération musculaire réelle, un problème particulièrement critique dans les pathologies dégénératives où la fenêtre thérapeutique est étroite. La publication dans Nature valide expérimentalement cette hypothèse sur une population pédiatrique, un segment clinique rarement couvert par les essais robotiques en raison des contraintes de conception liées au gabarit et à la sécurité. Pour les intégrateurs et décideurs en médecine de réadaptation, le résultat est clair : la résistance contrôlée, pas l'assistance passive, est le levier thérapeutique à explorer. Beihang University est l'un des établissements d'ingénierie de référence en Chine, avec un historique solide en robotique médicale et exosquelettes, notamment les travaux du laboratoire de robotique de réhabilitation de Huang Qiang. Cette collaboration avec le MIT s'inscrit dans une tendance de fond : malgré les tensions géopolitiques croissantes entre les États-Unis et la Chine sur les technologies critiques, la co-publication académique en santé et en IA médicale se maintient. En Europe, des acteurs comme Wandercraft (Paris), qui développe l'exosquelette Atalante destiné à la rééducation neurologique, travaillent sur des problématiques proches, bien que sur une population adulte et avec une architecture différente. La prochaine étape logique pour l'équipe Beihang-MIT serait un essai multicentrique à plus grande échelle, ainsi qu'une évaluation de la durabilité des gains à 12 mois post-traitement. La question de la commercialisation d'un dispositif aussi spécialisé reste ouverte : 0,96 kg et une cible pédiatrique rare impliquent un marché de niche, mais l'impact clinique potentiel sur les maladies neuromusculaires justifie l'attention des acteurs de la med-tech en réhabilitation.

UELes résultats valident l'approche par résistance contrôlée comme levier thérapeutique supérieur à l'assistance passive, ce qui pourrait influencer la feuille de route de Wandercraft (Paris, exosquelette Atalante) et des acteurs européens de la med-tech en réhabilitation neuromusculaire.

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Cadre de commande SDRE hors ligne en trois étapes pour reproduire le mouvement humain sur un robot bipède suspendu
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Cadre de commande SDRE hors ligne en trois étapes pour reproduire le mouvement humain sur un robot bipède suspendu

Une équipe de recherche a publié sur arXiv (réf. 2506.04680) une stratégie de contrôle en trois étapes permettant à un robot bipède suspendu de reproduire fidèlement des mouvements humains capturés par mocap, avec une erreur quadratique moyenne (RMSE) inférieure à 3 degrés sur l'ensemble des articulations testées. Le pipeline repose d'abord sur un contrôleur SDRE (State-Dependent Riccati Equation) qui génère des trajectoires de couple optimales à partir du modèle dynamique du système bipède. Une deuxième étape produit des séquences de commandes en vitesse et accélération articulaires via une optimisation paramétrée intégrant les contraintes des actionneurs. La troisième étape applique un contrôleur hybride PID-LQR piloté par les données pour minimiser l'écart entre le mouvement cible et celui effectivement exécuté. Le dispositif expérimental est un robot bipède suspendu conçu spécifiquement pour l'évaluation d'exosquelettes anti-gravité, validé sur deux tâches : squat répétitif et marche. L'enjeu est direct pour l'industrie de l'exosquelette : les protocoles d'homologation impliquent aujourd'hui des sujets humains, ce qui introduit des risques de sécurité et complique la reproductibilité des tests. Remplacer le porteur par un robot calibré sur ses propres données de capture de mouvement ouvre la voie à des bancs d'essai systématiques, automatisés et comparables entre laboratoires. La précision annoncée, moins de 3° de RMSE moyen, est suffisante pour valider des algorithmes d'assistance articulaire sur des cycles locomoteurs complets, même si les auteurs ne précisent pas les conditions de charge ni la fréquence de cycle, deux paramètres déterminants pour juger de la transférabilité à des exosquelettes industriels ou médicaux. Le problème de la reproduction de mouvement humain sur robot hétérogène est un verrou classique en robotique de rééducation, aggravé par les différences de cinématique et d'actionnement entre humain et machine. L'approche SDRE, plus flexible que le LQR classique sur systèmes non-linéaires, n'est pas nouvelle mais son association à un raffinement PID-LQR guidé par les données constitue une contribution méthodologique incrémentale. En France, Wandercraft développe l'exosquelette Atalante pour la rééducation neurologique et fait face aux mêmes problématiques de test reproductible ; Pollen Robotics et Enchanted Tools opèrent sur des segments adjacents. Au niveau international, les équipes de Boston Dynamics, Agility Robotics et Apptronik publient sur des défis similaires en sim-to-real pour bipèdes. La prochaine étape logique pour les auteurs serait de valider le framework sur une plateforme non suspendue, condition nécessaire pour que l'approche soit utilisable en certification exosquelette en conditions réelles.

UEWandercraft (Atalante) et d'autres acteurs français de l'exosquelette sont directement concernés : ce framework de test robotisé et reproductible pourrait informer les futurs protocoles d'homologation d'exosquelettes médicaux et industriels en Europe, réduisant le recours à des sujets humains lors des certifications.

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