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Hello Robot présente Stretch 4 : plus grand, plus rapide et plus puissant que ses prédécesseurs
IA physiqueRobotics Business Review 

Hello Robot présente Stretch 4 : plus grand, plus rapide et plus puissant que ses prédécesseurs

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Hello Robot a annoncé le 12 mai 2026 la disponibilité immédiate de Stretch 4, la quatrième génération de sa plateforme de manipulation mobile à usage général, au prix de 29 950 dollars. Le robot conserve l'architecture distinctive de la gamme, bras télescopique, base omnidirectionnelle, mais intègre une refonte complète selon les termes de Charlie Kemp, co-fondateur et CTO. L'enveloppe sensorielle est significativement enrichie : deux lidars 3D hémisphériques, trois caméras haute résolution, six capteurs laser linéaires et des caméras fisheye RGB à obturateur global couvrent l'environnement à 360 degrés, réduisant drastiquement les angles morts même lorsque le bras est en extension. Une caméra centrale haute résolution surveille spécifiquement l'espace de travail du préhenseur pour les tâches de manipulation fine. La vitesse du bras, du lift et de la base a été doublée par rapport à Stretch 3, et la portée totale étendue de 10 %. Un nouveau système d'alimentation permet jusqu'à huit heures d'autonomie, avec station de recharge autonome intégrée.

Ce qui distingue Stretch 4 dans le segment des robots de service tient moins aux gains de vitesse qu'à sa philosophie sensorielle, explicitement calquée sur l'approche "sensor-rich" de Waymo pour le véhicule autonome. Aaron Edsinger, CEO, l'exprime sans détour : les robots mobiles actuels sont "relativement aveugles" aux personnes et aux obstacles dynamiques, ce qui représente un frein réel au déploiement en environnements non structurés, domiciles, établissements de santé. Pour les intégrateurs et les équipes de recherche qui ciblent ces contextes, Stretch 4 offre une base perceptuelle nettement plus robuste que la génération précédente. La hausse de taille répond à un besoin fonctionnel concret : accompagner des utilisateurs en fauteuil roulant motorisé, dont la tête se situe plus haut. La conception reste délibérément orientée sécurité intrinsèque, masse basse, absence d'actionneurs luttant contre la gravité, sans prétendre à une certification formelle, ce qu'Edsinger reconnaît explicitement.

Hello Robot a été fondée en 2017 et a commercialisé Stretch à partir de 2020. La plateforme compte aujourd'hui plus de mille utilisateurs dans vingt-trois pays, principalement des laboratoires académiques et des équipes de R&D industrielle. Stretch 3 avait remporté le RBR50 Robotics Innovation Award 2025 dans la catégorie "Robots for Good". La stratégie open-source de Hello Robot la positionne différemment des acteurs humanoïdes (Figure, Agility, Apptronik) ou des robots de service propriétaires (Boston Dynamics Spot). Dans le segment des manipulateurs mobiles à bras unique destinés à la recherche, la concurrence directe inclut Fetch Robotics (racheté par Zebra), le PR2 en voie d'extinction, et les nouvelles plateformes de Robotics+AI startups comme Kepler. Stretch 4 cible une niche précise, recherche en IA physique, assistance aux personnes à mobilité réduite, où le rapport prix/polyvalence sensorielle constitue l'argument principal. Aucune timeline de certification sécurité n'a été communiquée.

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Hello Robot annonce Stretch 4, une nouvelle version de son robot domestique non-humanoïde, conçu pour des déploiements pilotes réels dans des environnements résidentiels. La rupture principale avec les versions précédentes est l'intégration d'une base omnidirectionnelle : le robot peut désormais se translater dans n'importe quelle direction sans avoir à pivoter au préalable, grâce à des roues omnidirectionnelles initialement développées pour les fauteuils roulants motorisés, après six mois de développement dédié. La tête pan-tilt d'origine est remplacée par une suite sensorielle plus complète offrant un champ de vision nettement élargi : deux lidars hémisphériques, des caméras Luxonis pour la vision et la navigation, et une caméra de profondeur montée sur le poignet pour la manipulation. L'architecture de calcul repose sur un Intel NUC 15 pour le système principal, complété par un NVIDIA Jetson Orin NX mis à disposition des chercheurs pour le traitement visuel et l'IA. Le robot embarque des capacités autonomes de base (cartographie, navigation, autocharge) ainsi que des fonctionnalités de démonstration comme la saisie autonome d'objets. Aucun prix public n'a été communiqué, mais Hello Robot positionne Stretch 4 comme accessible comparé aux humanoïdes actuels. Ce lancement illustre une thèse alternative à la course aux humanoïdes : Aaron Edsinger (CEO) et Charlie Kemp (CTO) misent sur la sécurité, le coût maîtrisé et la praticabilité réelle plutôt que sur la morphologie anthropomorphe. La philosophie de Hello Robot sur l'autonomie tranche nettement avec le secteur : plutôt que de collecter massivement des données en espérant qu'une autonomie commercialement viable en émergera, l'entreprise conserve un opérateur humain dans la boucle, à des niveaux variables allant du contrôle direct à la supervision pure. Cette posture est plus prudente mais aussi plus immédiatement intégrable dans des contextes réels, notamment pour des intégrateurs ou des opérateurs non spécialisés. Sur le plan sensoriel, Hello Robot a renoncé à l'approche "Tesla" (multitude de caméras bon marché) au profit d'une logique "Waymo" : des données plus riches et fiables pour un comportement plus sûr et intelligent, au détriment potentiel du coût. Stretch existe depuis plusieurs années comme plateforme de recherche, avec une communauté active dans les laboratoires universitaires. Hello Robot a été fondé sur le principe du robot minimaliste, et Stretch 4 est le premier modèle explicitement conçu pour franchir le seuil vers des déploiements opérationnels. Le secteur de la robotique humanoïde est actuellement dominé par des acteurs très capitalisés comme Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0) et NVIDIA (GR00T N2), tous positionnés sur des cas d'usage industriels ou logistiques. Hello Robot occupe une niche différente : le marché domestique et de service, avec une approche morphologiquement sobre et des coûts structurellement plus bas. La prochaine étape annoncée est une phase de déploiements pilotes en environnement résidentiel réel, destinée à qualifier les conditions de passage à l'échelle.

UELes laboratoires de recherche européens utilisant la plateforme Stretch pourraient bénéficier de cette nouvelle version, mais aucun déploiement ou partenariat européen n'est annoncé.

IA physiqueOpinion
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MIT dévoile un modèle qui réduit les délais de réaction de 30 fois pour des mouvements robotiques plus rapides
2Interesting Engineering 

MIT dévoile un modèle qui réduit les délais de réaction de 30 fois pour des mouvements robotiques plus rapides

Des chercheurs du MIT ont développé une nouvelle méthode baptisée VLASH, qui permet aux robots pilotés par des modèles vision-langage-action (VLA) de planifier leur prochaine séquence de mouvements pendant qu'ils exécutent encore la précédente, en anticipant leur position future plutôt qu'en attendant la fin du geste en cours pour ré-observer l'environnement. Cette seule modification réduit le délai de réaction de plus de 30 fois en supprimant la pause habituelle entre deux blocs d'actions. Une technique complémentaire, la quantification d'action, regroupe des mouvements suivant une même trajectoire en blocs plus larges ; elle réduit légèrement la précision mais accélère l'exécution des tâches de deux à trois fois. L'équipe a aussi conçu une méthode d'augmentation des données d'entraînement qui réorganise les données existantes pour diviser par cinq le temps d'entraînement, sans surcoût de calcul. En simulation, VLASH produit systématiquement des mouvements plus rapides sans perte de précision de manœuvre. Sur robots physiques, les gains se confirment sur des tâches de prise-dépose, d'empilement et de tri : dans une démonstration, un robot triant des cubes colorés a été deux fois plus rapide que les systèmes de référence, avec 90% de précision, un score équivalent à la meilleure méthode conventionnelle testée. Le système gère aussi des activités très dynamiques comme le tennis de table ou le Whack-a-Mole. Cette avancée cible un goulot d'étranglement connu du déploiement des VLA, de plus en plus utilisés comme "cerveau" des robots pour interpréter leur environnement et générer des actions physiques : le coût de calcul de l'inférence introduit des délais qui rendent les robots lents et saccadés face aux changements de leur environnement, un frein concret pour les intégrateurs visant des environnements dynamiques. Doubler la vitesse d'exécution sans matériel supplémentaire ni entraînement plus long change la donne économique. C'est un signal utile pour la course actuelle aux VLA généralistes (Pi-0, GR00T N2, Helix, ou les modèles embarqués dans des humanoïdes comme Figure 03 ou Optimus) : la latence d'inférence reste un frein réel à la fluidité mise en avant dans les vidéos de démonstration, et des optimisations logicielles comme celle-ci pourraient compter autant que la taille des modèles. Les chercheurs évoquent aussi des applications en recherche et sauvetage, où la réactivité aux changements est critique. Le travail s'inscrit dans les recherches du MIT sur l'intégration des VLA en robotique physique, un domaine où les grands laboratoires (Physical Intelligence, NVIDIA, Figure AI, Tesla) misent surtout sur des modèles plus lourds pour gérer perception et planification. VLASH prend l'angle inverse : restructurer le cycle observation-planification-exécution plutôt que changer le modèle. Aucun acteur français ou européen n'est cité dans ces travaux, qui restent à ce stade un résultat académique validé en simulation et sur quelques démonstrations en laboratoire, sans partenariat industriel ni calendrier commercial annoncés. La prochaine étape pour l'équipe consiste à combiner VLASH avec des modèles de monde génératifs capables de prédire l'évolution de l'environnement, et non plus seulement l'état futur du robot.

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Kawasaki Robotics présente son robot IA physique à 8 axes et ses technologies d'automatisation intelligente à Automate 2026
3Robotics & Automation News 

Kawasaki Robotics présente son robot IA physique à 8 axes et ses technologies d'automatisation intelligente à Automate 2026

Kawasaki Robotics a présenté son nouveau robot RL030N à l'Automate 2026 de Chicago, événement de référence pour l'automatisation industrielle en Amérique du Nord. Pièce centrale de la participation, le RL030N est une plateforme à 8 degrés de liberté (8-DoF) positionnée pour les applications de "Physical AI", soit des systèmes capables d'adapter leur comportement à partir de données d'environnement en temps réel. Kawasaki a également mis en avant sa technologie Pulseboard (brevetée), ainsi qu'un ensemble de briques d'intégration couvrant la vision industrielle, l'apprentissage machine et le contrôle temps réel. Les détails techniques complets, notamment charge utile, temps de cycle et prix, n'ont pas été communiqués à l'issue du salon. L'architecture 8-DoF du RL030N dépasse la configuration 6-DoF standard des bras industriels classiques, apportant une redondance cinématique qui autorise des trajectoires plus complexes dans des cellules encombrées et une meilleure gestion des singularités. Pour les intégrateurs et décideurs industriels, le signal fort est le couplage explicite avec une couche Physical AI : Kawasaki cible des cas d'usage adaptatifs (tri, assemblage variable, manipulation non structurée) là où les programmes figés atteignent leurs limites. L'absence de métriques de performance publiées au moment de l'annonce invite cependant à réserver le jugement sur les capacités réelles en production. Kawasaki Robotics, filiale américaine de Kawasaki Heavy Industries, est actif dans la robotique industrielle depuis les années 1960, historiquement ancré dans le soudage et la manutention lourde. Sur le segment Physical AI, l'entreprise se positionne face aux leaders FANUC, KUKA, ABB et Yaskawa, ainsi qu'à des acteurs logiciels comme Intrinsic (Google) ou Covariant. Le RL030N constitue une première mondiale à Automate 2026 ; les conditions de disponibilité commerciale et les éventuels partenariats d'intégration restent à confirmer.

UELe positionnement de Kawasaki sur l'IA physique industrielle amplifie la pression concurrentielle sur les constructeurs européens (KUKA, ABB) et les intégrateurs français dans l'automatisation adaptative, sans déploiement européen annoncé à ce stade.

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Genesis AI présente GENE-26.5, un modèle pour une manipulation robotique plus dextérique
4Robotics Business Review 

Genesis AI présente GENE-26.5, un modèle pour une manipulation robotique plus dextérique

Genesis AI, startup californienne basée à Palo Alto, a présenté le 6 mai 2026 son modèle fondation GENE-26.5, conçu pour la manipulation robotique dextre bimane à vocation généraliste. La société fondée par Zhou Xian revendique des "capacités de manipulation physique au niveau humain" et annonce simultanément deux composants propriétaires : un moteur de données destiné à lever le plafond de volumétrie d'entraînement, et une main robotique à l'échelle humaine couplée à un gant de capture tactile. Ce gant, équipé d'une peau électronique à capteurs, est conçu pour assurer un mappage 1:1:1 entre le gant, la main humaine et l'effecteur robotique, réduisant la perte de fidélité dans le transfert de compétences téléopérées. Pour illustrer les capacités de GENE-26.5, Genesis AI a publié une vidéo montrant un robot réaliser une séquence de cuisson en 20 étapes (découpe de tomates, cassage d'œuf d'une main, coordination bimane), préparer un smoothie avec service en plein air, exécuter des expériences de laboratoire incluant pipetage et transfert de liquides, câbler des faisceaux électroniques, résoudre un Rubik's Cube en manipulation aérienne, saisir simultanément quatre objets de tailles variables, et jouer du piano. Genesis AI était sortie de stealth en 2025 avec 105 millions de dollars de financement. L'enjeu industriel de cette annonce se situe à deux niveaux distincts. Le moteur de données propriétaire cible le principal frein aux modèles de fondation en robotique : l'absence de données de manipulation dextre à grande échelle et haute fidélité. Le gant tactile cherche à résoudre l'embodiment gap, soit la discontinuité morphologique entre effecteur robotique et main humaine qui dégrade le transfert de compétences. Si le mappage 1:1:1 annoncé tient en production, il ouvrirait la voie à une scalabilité des données de téléopération rarement atteinte dans les systèmes actuels. Il convient toutefois de tempérer : les démonstrations présentées sont des vidéos produites et sélectionnées par l'entreprise elle-même. Aucun benchmark indépendant, aucun taux de succès en environnement industriel non contrôlé n'est communiqué. Les affirmations de performance "au niveau humain" émanent exclusivement de Genesis AI et d'Eric Schmidt, ex-PDG de Google et investisseur dans la société. Genesis AI évolue dans un segment en pleine consolidation. Sur le terrain des modèles de fondation pour la manipulation, elle affronte Physical Intelligence (Pi-0, Pi-0.5, Pi-1, San Francisco), Nvidia avec GR00T N2 lancé en novembre 2024, et Figure AI dont la plateforme Figure 03 progresse vers le déploiement industriel chez BMW. La différenciation de Genesis AI porte sur la verticalisation hardware-software : là où Physical Intelligence s'appuie sur du matériel tiers, Genesis AI contrôle à la fois le modèle et l'effecteur. L'entreprise n'a communiqué aucun calendrier de déploiement commercial précis ni partenariat industriel signé. La prochaine étape observable sera de vérifier si les performances démontrées en vidéo se traduisent en métriques reproductibles dans des environnements réels, hors conditions de studio.

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