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SGS certifie Dobot Robotics selon la norme ISO 10218 en cybersécurité
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SGS certifie Dobot Robotics selon la norme ISO 10218 en cybersécurité

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Résumé IASource uniqueImpact UE

L'organisme de certification SGS a validé que la série CR 30H de Dobot Robotics satisfait aux exigences de cybersécurité de la norme ISO 10218-1:2025, la révision la plus récente du standard international pour la sécurité des robots industriels. La CR 30H est un cobot à charge utile élevée (30 kg) destiné aux applications industrielles lourdes. Cette vérification constitue une annonce de conformité normative, non un déploiement client.

La nouveauté tient à la norme elle-même : la révision 2025 de l'ISO 10218-1 intègre pour la première fois des exigences explicites de cybersécurité dans le cadre de sécurité fonctionnelle des robots industriels, signalant que le secteur reconnaît officiellement le vecteur d'attaque réseau comme risque de sécurité physique. Pour un intégrateur ou un responsable industriel, cette certification facilite la validation réglementaire dans les secteurs soumis à des audits de conformité (automobile, pharmacie, agroalimentaire), et réduit la charge de justification lors des appels d'offres exigeant une conformité "secure-by-design". Elle ne garantit cependant pas une architecture réseau robuste en conditions réelles, la certification couvre la conception, pas le déploiement.

Dobot, fabricant chinois fondé en 2015 et principalement connu pour ses bras de bureau compacts, a monté en gamme avec la série CR pour concurrencer Universal Robots, Techman et Fanuc sur le segment cobot industriel. SGS, groupe suisse de certification présent dans 140 pays, est l'un des quatre grands du testing-inspection-certification avec Bureau Veritas, Intertek et TÜV. La prochaine étape logique serait une certification complète IEC 62443 pour les systèmes d'automatisation industrielle, standard plus exigeant sur les architectures réseau.

Impact France/UE

La révision 2025 de l'ISO 10218-1, qui intègre pour la première fois la cybersécurité dans la sécurité fonctionnelle des robots industriels, s'aligne directement avec le Règlement Machines 2023/1230 et NIS2 ; pour les acheteurs industriels européens des secteurs réglementés (automobile, pharmacie, agroalimentaire), la certification SGS de la CR 30H réduit la charge de qualification lors des appels d'offres exigeant une conformité 'secure-by-design'.

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La préparation de l'industrie de défense dépend des finitions autonomes, selon GrayMatter Robotics
1The Robot Report 

La préparation de l'industrie de défense dépend des finitions autonomes, selon GrayMatter Robotics

Les États-Unis ont manqué leurs objectifs de disponibilité opérationnelle sur 42 des 45 flottes d'aéronefs en 2024, selon le rapport du Government Accountability Office (GAO) de mars 2025, une dégradation largement attribuée au manque de techniciens de maintenance qualifiés. Pour les chantiers navals, la Marine américaine projette un déficit de 174 000 travailleurs sur la prochaine décennie, aggravé par un taux d'attrition de 50 à 60 % chez les nouvelles recrues dans leur première année. C'est dans ce contexte que GrayMatter Robotics, basée à Carson en Californie, positionne ses systèmes de finition de surface autonomes comme réponse structurelle à cette crise de main-d'oeuvre. En avril 2026, la société a signé un accord avec HII (Huntington Ingalls Industries), premier constructeur naval américain, pour intégrer son architecture d'IA physique dans des programmes de construction de navires et sous-marins. Cette collaboration inclut le programme HYPR (High-Yield Production Robotics), mené conjointement avec Path Robotics, pour automatiser les lignes d'assemblage navales de défense. L'enjeu dépasse la simple pénurie de recrutement. La préparation de surface, traitement de corrosion, dégraissage et application de revêtements protecteurs, se situe sur le chemin critique des révisions en dépôt, avant toute installation de nouveaux systèmes sur un aéronef ou un navire. Cette étape est géométriquement variable par nature : un train d'atterrissage corrodé après vingt ans d'utilisation présente des irrégularités uniques à chaque pièce, rendant les trajectoires préprogrammées des systèmes traditionnels inopérantes. GrayMatter revendique une architecture "edge-deployed" traitant les données localement, sans routage externe, avec traçabilité complète de chaque surface et absence de cycle de reprogrammation entre pièces. Ces caractéristiques répondent aux exigences sécuritaires des dépôts militaires, bien que leur validation à grande échelle reste à démontrer ; l'accord avec HII est le premier déploiement d'envergure industrielle qui permettra d'en juger. GrayMatter Robotics s'est développée sur le créneau de la finition complexe dans des environnements variés, de l'aéronautique civile à l'automobile, avant de cibler la défense, sous l'impulsion de son co-fondateur et PDG Ariyan Kabir. HII, qui opère Newport News Shipbuilding et Ingalls Shipbuilding et concentre l'essentiel de la construction de sous-marins nucléaires américains, offre à GrayMatter un client de référence stratégique. Path Robotics, partenaire du programme HYPR, est spécialisé dans la soudure autonome adaptative. Sur le plan concurrentiel, Gecko Robotics cible l'inspection de coques et des intégrateurs comme ABB adressent des niches de peinture industrielle, mais la finition adaptative en dépôt militaire reste un segment peu disputé. Aucun calendrier de déploiement précis n'a été communiqué à ce stade.

IndustrielOpinion
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Verobotics déploie des robots à IA embarquée sur le campus israélien de NVIDIA
2The Robot Report 

Verobotics déploie des robots à IA embarquée sur le campus israélien de NVIDIA

Sur le campus israélien de NVIDIA, Verobotics a déployé ses robots de nettoyage de façade sur environ 9 290 m² d'enveloppe bâtimentaire, couvrant quelque 3 000 fenêtres et sections de façade. La société, basée à Tel Aviv, a combiné robotique, vision par IA et edge computing embarqué pour réduire l'exposition humaine aux travaux en hauteur tout en constituant un dataset visuel à grande échelle de l'état extérieur des bâtiments. Le déploiement s'est déroulé dans des conditions réelles et contraintes : l'un des bâtiments jouxtait un chantier actif, générant une accumulation de saleté anormalement élevée et des surfaces hétérogènes, après une interruption de nettoyage de huit mois. Le résultat opérationnel a reflété cette réalité, environ 60 % du nettoyage effectué de manière robotisée, 40 % assurés par des équipes humaines, un modèle hybride que Verobotics présente comme délibéré plutôt que comme échec de l'automatisation complète. Pour les intégrateurs et les responsables de facility management, ce déploiement documente un point de bascule dans la robotique de maintenance : la valeur ne réside pas dans l'élimination des opérateurs humains, mais dans la collecte continue de données d'inspection à des endroits structurellement difficiles d'accès. Chaque cycle de nettoyage devient une opportunité d'inspecter joints, panneaux, vitrages et étanchéités de façon répétée et cohérente, une opération quasi impossible à réaliser manuellement sur des structures en hauteur à coût raisonnable. Le robot se transforme ainsi en plateforme d'inspection mobile, générant un historique visuel permanent de l'enveloppe bâtimentaire. Ce modèle, le nettoyage comme vecteur d'entrée, l'inspection comme valeur différenciante, contredit la logique du tout-ou-rien souvent appliquée à la robotique industrielle, et ouvre un segment distinct dans les services aux bâtiments. Il reste néanmoins à noter que la communication officielle ne fournit ni chiffres de productivité comparés au nettoyage manuel, ni métriques de qualité d'inspection, ce qui invite à traiter ce cas comme une validation en conditions réelles plutôt qu'une démonstration de performance absolue. Verobotics s'est positionné sur un marché encore peu robotisé : l'entretien de façade des immeubles commerciaux de grande hauteur. La plateforme embarque du matériel edge AI NVIDIA Jetson directement sur le robot, permettant un traitement des données visuelles sans dépendance réseau permanente, un avantage dans des environnements soumis aux variations de lumière, reflets, vent et géométries complexes. Le partenariat avec NVIDIA constitue autant un cas d'usage marketing qu'une validation technique en conditions réelles. Sur le marché des robots de façade, Verobotics fait face à des acteurs comme Serbot (Suisse) ou SKY Robotics (Israël), tandis que le segment de l'inspection bâtimentaire par drone et robot mobile voit émerger des solutions concurrentes en Europe et en Asie. L'absence de tarification, de volume de clients actifs ou de calendrier de déploiement commercial dans la communication laisse ouverte la question de la mise à l'échelle au-delà de ce site pilote.

UELe déploiement valide un modèle nettoyage-inspection qui pourrait concurrencer l'acteur européen Serbot (Suisse) sur ce segment de niche, sans impact direct sur la France ou l'UE.

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L'industrie robotique américaine a connu une croissance à deux chiffres en 2025, selon l'IFR
3Robotics Business Review 

L'industrie robotique américaine a connu une croissance à deux chiffres en 2025, selon l'IFR

L'industrie robotique américaine a enregistré une croissance de 11 % en 2025, avec 38 000 unités de robots industriels installées sur le territoire national, selon les données publiées par l'International Federation of Robotics (IFR). Le secteur automobile reste le premier marché avec 13 500 installations, soit seulement 1 % en dessous du résultat de l'année précédente. La véritable surprise vient de l'agroalimentaire, dont les installations ont bondi de 30 %, plaçant ce secteur au même niveau que la métallurgie-mécanique et l'électronique-électricité, chacun autour de 3 000 unités. La densité robotique américaine atteint désormais 307 robots pour 10 000 salariés dans l'industrie manufacturière, ce qui positionne les États-Unis au huitième rang mondial, en progression de deux places par rapport à l'année précédente. Ces chiffres confirment une reprise réelle de l'automatisation industrielle américaine, mais ils mettent aussi en relief un écart structurel avec les leaders mondiaux. La Corée du Sud affiche une densité de 1 220 robots pour 10 000 employés, l'Allemagne 449 et le Japon 446. Surtout, la Chine, avec 295 000 installations en 2024 (derniers chiffres IFR disponibles), représente à elle seule 54 % du marché mondial et installe environ dix fois plus de robots que les États-Unis. Cet écart n'est pas conjoncturel : il résulte d'une stratégie nationale lancée il y a dix ans, dont le 15e Plan quinquennal 2026-2030 prolonge l'ambition en plaçant la robotique au coeur du modèle industriel chinois, avec l'IA physique comme principal vecteur de croissance. Pour les décideurs industriels américains, ce différentiel d'échelle implique une pression croissante sur les coûts d'automatisation et la compétitivité à l'export dans les secteurs manufacturiers intensifs. La dynamique de reshoring industriel aux États-Unis, conjuguée à une pénurie persistante de main-d'oeuvre qualifiée, constitue le principal moteur de croissance anticipé par l'IFR pour la région. Sur le plan politique, l'Association for Advancing Automation (A3) a formellement présenté au Congrès sa "Vision for a National Robotics Strategy", un document qui appelle à la création d'un Federal Robotics Office, d'une commission nationale de coordination, d'incitations fiscales ciblées, de programmes de reconversion professionnelle à grande échelle, d'une mise à jour des normes de sécurité, et d'un mandat fédéral d'achat de technologies robotiques domestiques. Cette initiative s'inscrit dans un contexte de prise de conscience croissante que l'absence de stratégie nationale coordonnée a coûté aux États-Unis plusieurs rangs dans le classement mondial de densité robotique, et que le modèle chinois en constitue désormais la référence implicite.

UESi le Congrès américain adopte une stratégie nationale robotique avec incitations fiscales et mandat d'achat domestique, les exportateurs européens d'équipements industriels (KUKA, ABB) pourraient voir leur part de marché américaine se contracter, tandis que l'écart de densité robotique UE/Corée du Sud met en évidence un risque de compétitivité manufacturière à moyen terme.

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ANSCER Robotics boucle un tour de table de série A pour la manutention industrielle
4Robotics Business Review 

ANSCER Robotics boucle un tour de table de série A pour la manutention industrielle

ANSCER Robotics, startup deeptech fondée à Bengaluru (Inde), vient de boucler un tour de série A de 5,4 millions de dollars (45 crores de roupies), mené par IAN Group avec la participation d'Info Edge Ventures et d'investisseurs angels. Ces fonds sont destinés à accélérer le déploiement mondial de sa flotte de robots mobiles autonomes (AMR) hybrides, ainsi que le développement de son logiciel de gestion de flotte. La société est déjà en déploiement actif en Inde, Thaïlande, Malaisie, Singapour et Indonésie, et vient d'annoncer plusieurs contrats en Amérique du Nord, dont des entreprises de livraison de colis de premier plan. ANSCER sera présente au salon Automate 2026. Ce qui distingue le positionnement d'ANSCER, c'est sa cible explicite : la fabrication industrielle, et non l'entrepôt logistique classique. L'entreprise qualifie ses systèmes d'"hybrides" parce qu'ils combinent la capacité de charge d'un AGV ou d'un chariot élévateur avec la navigation intelligente d'un AMR, conçus pour des environnements complexes, sols d'usine irréguliers, zones de quais de chargement. Le focus affiché sur le "machine tending" (alimentation et déchargement de machines-outils) et le mouvement de matériaux en milieu manufacturier est un pari différenciateur dans un marché dominé par les solutions d'entrepôt. Ce positionnement répond à une demande croissante des intégrateurs industriels qui cherchent des robots capables de naviguer dans des environnements moins structurés que les allées d'un centre de distribution standard. Les affirmations sur la qualité du "navigation stack" et du hardware restent pour l'instant non détaillées publiquement, à vérifier sur les démos terrain à Automate 2026. ANSCER s'inscrit dans une vague de startups AMR issues d'Asie du Sud qui cherchent à s'imposer sur le marché nord-américain, face à des acteurs établis comme MiR (acquis par Teradyne), Locus Robotics ou Seegrid. La levée de 5,4 M$ reste modeste comparée aux rounds récents du secteur (Locus a levé plus de 150 M$ avant ses difficultés), ce qui situe ANSCER dans une phase d'expansion commerciale ciblée plutôt que de croissance agressive. L'entrée sur le marché américain via des contrats avec des opérateurs de livraison de colis est stratégique : ce segment, sous pression sur les coûts de main-d'œuvre, constitue un canal d'acquisition client rapide. Les prochaines étapes à surveiller sont la présence à Automate 2026, les détails sur les contrats nord-américains, et une éventuelle série B pour financer l'industrialisation à plus grande échelle.

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