Aller au contenu principal
Unitree Robotics fait son entrée en Corée du Sud avec une cérémonie d'ordination au plus grand temple bouddhiste de Séoul
Chine/AsiePandaily 

Unitree Robotics fait son entrée en Corée du Sud avec une cérémonie d'ordination au plus grand temple bouddhiste de Séoul

1 source couvre ce sujet·Source originale ↗·
Résumé IASource uniqueImpact UE

Le G1 d'Unitree Robotics, humanoïde de 130 cm développé par le fabricant chinois Unitree Technology, a participé à une cérémonie d'ordination bouddhiste au temple Cheonggye, dans le centre de Séoul, quelques jours avant les festivités de la naissance de Bouddha. Organisée par l'ordre Jogye, la plus grande confrérie bouddhiste de Corée du Sud, la cérémonie a conféré au robot le nom dharma "Gabi" (가비). Vêtu de robes monastiques gris-brunes, tête lissée en référence au crâne rasé, Gabi a suivi le protocole intégral réservé aux croyants : prosternations, mains jointes, défilé autour de la pagode aux côtés des moines, réception d'un chapelet de 108 perles. Interrogé par le moine officiant sur sa volonté de prendre refuge dans le bouddhisme, le robot a répondu vocalement : "Oui, je voue de prendre refuge." La brûlure symbolique des bras près d'un bâton d'encens, étape traditionnelle du rituel, a été remplacée par l'apposition d'un autocollant.

Cet événement dépasse l'anecdote culturelle : il constitue une opération de validation internationale soigneusement orchestrée par Unitree, à un moment où la commercialisation des humanoïdes chinois s'accélère tandis que les restrictions d'accès au marché américain se durcissent. Pour les décideurs industriels, l'intérêt est moins théologique que technique : Unitree démontre que son G1 peut exécuter des séquences de mouvements coordonnés (marche, inclinaison, gestuelle précise) dans un environnement public non contrôlé, devant une audience particulièrement sensible à l'exactitude rituelle. La valeur probatoire reste limitée faute de métriques publiées, mais la démonstration d'acceptabilité sociale sur un marché coréen stratégique est, au minimum, réussie sur le plan médiatique.

Unitree Robotics, connu pour ses robots quadrupèdes Go1 et Go2 avant de lancer le G1 en 2024, cherche à s'imposer hors de Chine dans une course humanoïde qui s'intensifie à l'échelle mondiale. Ses concurrents directs incluent Boston Dynamics (Atlas), Figure AI (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3) et Agility Robotics (Digit) côté américain, ainsi que Fourier Intelligence et UBTECH côté chinois. Aucun acteur français n'est impliqué dans cet épisode, bien que Wandercraft progresse en parallèle sur le segment médical. La prochaine étape logique pour Unitree serait d'annoncer des pilotes commerciaux en Corée du Sud, marché industriel prioritaire pour les intégrateurs robotiques cherchant une alternative aux plateformes occidentales.

À lire aussi

Unitree Robotics fixe son introduction en bourse au 1er juin, visant à devenir le premier fabricant de robots humanoïdes coté en Chine
1Pandaily 

Unitree Robotics fixe son introduction en bourse au 1er juin, visant à devenir le premier fabricant de robots humanoïdes coté en Chine

Unitree Robotics, fabricant chinois de robots humanoïdes et quadrupèdes, est convoqué le 1er juin 2026 devant le comité d'examen de la STAR Market de la Bourse de Shanghai pour son audition pré-introduction en bourse. La date a été confirmée dans un document officiel publié le 25 mai : il s'agit de la 31e séance d'examen de l'année. Le dossier d'admission avait été accepté il y a un peu plus de deux mois, soit fin mars 2026, un délai d'instruction court qui signale une priorité réglementaire affirmée. Si le comité valide le dossier, Unitree deviendrait la première entreprise de robots humanoïdes cotée en Chine. Le périmètre d'activité déclaré couvre les robots humanoïdes polyvalents, les robots quadrupèdes, les composants robotiques et la R&D en modèles d'IA incarnée. L'entreprise s'est imposée à l'international avec le Unitree Go2, robot quadrupède vendu à un tarif nettement inférieur aux offres concurrentes, ce qui lui a permis d'atteindre une large base de développeurs et de chercheurs. Plus récemment, elle a accéléré son programme humanoïde pour concurrencer directement Tesla Optimus, Fourier Intelligence et Figure AI. L'enjeu de cette cotation dépasse le seul cas Unitree : le marché attend une valorisation de référence pour un secteur où les coûts de R&D, de fabrication et de test en conditions réelles restent très élevés. Accéder aux marchés de capitaux via la STAR Market ouvrirait un canal de financement structurant pour les entreprises chinoises de robotique humanoïde, dans un contexte où la course à la production à grande échelle exige des investissements massifs. Pour les intégrateurs industriels et les décideurs B2B qui suivent le secteur, une première cotation réussie signalerait que le marché valorise la robotique humanoïde comme une infrastructure industrielle à part entière et non plus comme un horizon de recherche. Cela pourrait accélérer les décisions d'achat et les partenariats, les clients institutionnels étant souvent plus enclins à travailler avec des fournisseurs dotés d'une transparence financière publique. Fondée à Hangzhou, Unitree a construit sa réputation sur la démocratisation du prix des robots à pattes, là où Boston Dynamics positionnait ses produits exclusivement sur le segment premium. La STAR Market, créée en 2019 sur le modèle du Nasdaq américain pour accueillir des entreprises technologiques à forte intensité capitalistique, est le terrain d'introduction naturel pour ce type de dossier. Sur le plan concurrentiel, Unitree fait face en Chine à Fourier Intelligence et à Agility Robotics dans une moindre mesure, ainsi qu'aux ambitions croissantes de UBTECH Robotics, déjà cotée à Hong Kong depuis 2023. À l'international, Tesla et Figure AI fixent le rythme médiatique, mais sans cotation comparable. L'audition du 1er juin ne garantit pas l'approbation finale ; une décision favorable ouvrirait la voie à une introduction effective dans les semaines suivantes, dont le calendrier précis n'a pas été communiqué.

UEUne introduction en bourse réussie d'Unitree renforcerait massivement sa capacité d'investissement en R&D et fabrication, intensifiant la pression concurrentielle sur les fabricants et intégrateurs robotiques européens.

Chine/AsieOpinion
1 source
Unitree Robotics a créé des collèges industriels dans dix pôles de production avant son introduction en bourse
2Pandaily 

Unitree Robotics a créé des collèges industriels dans dix pôles de production avant son introduction en bourse

Unitree Robotics, le fabricant chinois de robots humanoïdes, a signé depuis décembre 2025 des partenariats avec plus d'une dizaine d'universités réparties dans dix pôles industriels chinois, dont Qingdao, Liuzhou, Zhengzhou, Jiaozuo, Hefei, Xiamen, Suzhou, Ningbo, Guangzhou et Wuhan, selon le 21st Century Business Herald. La dernière signature en date, le 7 août 2026, concerne le Changjiang Engineering Vocational and Technical College et la China University of Geosciences à Wuhan. Chaque collège industriel est calibré sur les besoins locaux : les partenariats avec des établissements universitaires visent la R&D et l'ingénierie transversale, tandis que les filières professionnelles ciblent les métiers d'exploitation, de maintenance et de débogage, aujourd'hui les plus en tension. À Hefei, l'écosystème compte déjà 190 entreprises couvrant toute la chaîne de valeur de la robotique intelligente, des puces aux systèmes corps entier. Le prospectus d'introduction en bourse d'Unitree révèle que la recherche scientifique et l'éducation ont représenté plus de 70% du chiffre d'affaires humanoïde sur les trois premiers trimestres 2025, contre environ 9% seulement pour les applications industrielles pures. Cette stratégie éducative est en réalité une stratégie commerciale : les universités et instituts de recherche constituent le principal segment client d'Unitree, pas seulement un vivier de talents en amont. En intégrant les standards techniques Unitree dans l'enseignement, les équipements de laboratoire et les projets étudiants, l'entreprise crée une dépendance plus durable qu'une simple vente d'équipement, tout en s'implantant à long terme dans les villes où les futurs déploiements industriels sont les plus susceptibles de monter en échelle. Pour le secteur, cette manœuvre confirme que le marché des humanoïdes reste dominé par la recherche et l'éducation plutôt que par des cas d'usage industriels matures, malgré le statut de leader mondial des livraisons revendiqué par Unitree. Elle illustre aussi une course silencieuse entre villes chinoises pour capter en premier les talents et l'écosystème humanoïde, dans un contexte où l'application industrielle incontournable qui justifierait un déploiement massif fait encore défaut. Cette offensive éducative s'inscrit dans un calendrier d'introduction en bourse encore non officialisé mais manifestement imminent. Elle répond à une pénurie de compétences aiguë : les estimations sectorielles évoquent un déficit d'environ un million de travailleurs en IA incarnée en Chine, et les offres d'emploi dans la catégorie robots humanoïdes ont été multipliées par quinze sur un an entre janvier et avril 2026, avec un salaire annuel moyen d'environ 406 100 yuans. Peu d'universités chinoises proposent à ce jour une filière de premier cycle dédiée à l'IA incarnée. Le cofondateur d'Unitree, Chen Li, a publiquement reconnu que l'entreprise avait dû former elle-même ses talents pendant sa première décennie d'existence faute de marché domestique établi. En verrouillant dès maintenant des partenariats éducatifs à l'échelle des villes, Unitree cherche à transformer son revenu actuel, largement issu de la recherche et de l'éducation, en future demande de déploiement industriel.

Chine/AsieOpinion
1 source
Ce que signifie l'introduction en Bourse d'Unitree Robotics pour l'industrie des humanoïdes
3Robotics Business Review 

Ce que signifie l'introduction en Bourse d'Unitree Robotics pour l'industrie des humanoïdes

Unitree Robotics a fait ses débuts cette semaine sur le STAR Market de Shanghai, terminant sa première séance en hausse de 460% après avoir levé 6,1 milliards de yuans, environ 905 millions de dollars, une première pour un grand fabricant de robots à pattes. Fondée en 2016 à Hangzhou sous le nom de Yushu Technology Co., l'entreprise s'est fait connaître avec ses quadrupèdes et son humanoïde G1, vendu 13 500 dollars et popularisé par des vidéos où il danse, fait du kung-fu ou enchaîne les saltos. Elle a aussi dévoilé cette semaine "Superman", un modèle développé en trois mois, capable d'un saut de plus de 2 mètres et d'une pointe à 12,6 m/s. Ses ventes d'humanoïdes sont passées de 5 unités en 2023 à 5 215 en 2025, un record mondial, pour un bénéfice net d'environ 41 millions de dollars, contre 14 millions en 2024 et une perte de 1,6 million en 2023. Ces chiffres masquent une réalité plus fragile: environ 70% des robots vendus par Unitree sont allés à des universités et laboratoires, et moins de 10% des ventes correspondent à de véritables déploiements commerciaux. Pour Gavin Kenneally, PDG de Ghost Robotics, le volume fait une bonne histoire boursière, mais l'essentiel des robots Unitree reste cantonné aux laboratoires et aux halls d'accueil; l'entreprise doit encore prouver qu'elle peut produire des machines fiables pour des environnements industriels exigeants. Nicolaus Radford, PDG de Persona AI, ajoute qu'Unitree sait vendre des robots mais n'a pas démontré leur durabilité opérationnelle ni un cas d'usage justifiant un déploiement à grande échelle, les prouesses filmées du "Superman" restant difficiles à vérifier hors contexte. La Federal Communications Commission américaine a en outre restreint en juillet l'importation de robots mobiles étrangers, humanoïdes et quadrupèdes inclus, ce qui pourrait freiner les futures ventes d'Unitree aux Etats-Unis. Cette IPO fixe un étalon que d'autres acteurs du secteur devront désormais dépasser pour prouver que le volume se traduit en modèle économique durable. Unitree n'est pas la première entreprise d'humanoïdes à entrer en bourse: UBTech, basée à Shenzhen, l'avait fait dès 2023 à Hong Kong, sans connaître la même dynamique. UBTech a perdu environ 104 millions de dollars l'an dernier et tire près d'un quart de son chiffre d'affaires de produits non robotiques, tondeuses, robots piscine et aspirateurs, pour 1 079 humanoïdes revendiqués en 2025, quand Unitree tire l'intégralité de ses profits de ses robots. Aux Etats-Unis, aucun acteur purement dédié aux humanoïdes n'est encore coté: Agility Robotics, concepteur du robot Digit, préparerait une entrée en bourse via une fusion avec le SPAC Churchill XI, pour une valorisation pré-money de 2,5 milliards de dollars; le titre de ce véhicule a progressé cette semaine dans le sillage de l'IPO d'Unitree. Reste à savoir quels autres fabricants d'humanoïdes suivront cette trajectoire, et si les marchés continueront à valoriser la croissance des volumes avant la preuve d'un usage industriel rentable.

Chine/AsieOpinion
1 source
Unitree Robotics : domination des coûts face au défi de l'IA dans la course aux robots humanoïdes
4Pandaily 

Unitree Robotics : domination des coûts face au défi de l'IA dans la course aux robots humanoïdes

Unitree Robotics, fabricant chinois de robots humanoïdes fondé en 2016 par Wang Xingxing, ancien ingénieur chez DJI, affiche une rentabilité que ses concurrents peinent à atteindre. Le robot G1 coûte 8 976 dollars en pièces détachées, ce qui permet de dégager une marge brute de 67 % sur un prix de vente supérieur à 20 000 dollars, quand la plupart des acteurs du secteur peinent à l'équilibre sur des tarifs similaires de 20 000 à 30 000 dollars. Avec plus de 1 000 employés et un chiffre d'affaires annuel dépassant 1,7 milliard de yuans, Unitree revendique deux exercices consécutifs bénéficiaires. Cette structure de coûts repose sur trois piliers : une intégration verticale à plus de 90 % des composants clés (moteurs, réducteurs, encodeurs) fabriqués en interne à 30-40 % du coût occidental équivalent ; une chaîne d'approvisionnement rodée par des années de production de robots quadrupèdes, du Laikago à 45 000 dollars en 2018 au Go2 à 1 400 dollars en 2023, soit une baisse de 94 % ; et un écosystème manufacturier chinois permettant de recevoir des prototypes personnalisés en une semaine, contre plusieurs trimestres pour les concurrents américains. L'avantage en coût est réel, mais il ne couvre pas encore le spectre complet du marché industriel. Environ 70 % du chiffre d'affaires provient de la recherche et de l'enseignement, signal clair que le fossé entre démonstration et déploiement n'est pas comblé. Les capacités de contrôle du mouvement sont indéniables : backflips documentés, chorégraphies coordonnées à grande échelle. En revanche, l'investissement en IA incarnée (embodied AI) accuse un retard structurel. Lors d'une collaboration avec NVIDIA, c'est une main dextre tierce qui a été utilisée plutôt que la série DEX d'Unitree, ce qui révèle des lacunes en perception tactile. La croissance du chiffre d'affaires, qui dépassait 300 % en glissement annuel, est tombée à 68 % au premier trimestre 2026, tandis que le bénéfice net non-GAAP a chuté de plus de 50 % sur la même période. L'IPO en préparation prévoit d'allouer près de la moitié des 4,2 milliards de yuans levés à la R&D sur les modèles de robots intelligents, confirmant que la compétitivité IA reste le point faible à combler en priorité. Unitree s'est construit sur une base quadrupède, catégorie dans laquelle il a compressé les coûts sur plusieurs générations avant de pivoter vers l'humanoïde. La concurrence s'intensifie sur plusieurs fronts simultanément : Tesla avec Optimus, Xiaomi avec CyberOne, XPeng avec le PX5, et plus de 150 rivaux domestiques chinois, sans compter les acteurs américains comme Figure Robotics, Physical Intelligence ou Boston Dynamics. Les trois prochaines années seront déterminantes : l'avantage de coût actuel constitue une position défendable, mais seulement si Unitree parvient à combler son retard sur les modèles VLA (vision-language-action) et à convertir ses démonstrations en déploiements industriels réels et récurrents.

UELa structure de coûts d'Unitree (humanoïdes à ~20 000 $ avec marges de 67 %) constitue une pression indirecte sur les industriels européens et les startups françaises d'humanoïdes, contraints de se positionner face à des offres chinoises structurellement moins chères.

Chine/AsieOpinion
1 source