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FAULHABER conçoit le DualGear pour les systèmes logistiques autonomes
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FAULHABER conçoit le DualGear pour les systèmes logistiques autonomes

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FAULHABER, fabricant allemand de systèmes d'entraînement basé à Schönaich (Bade-Wurtemberg), a lancé cette semaine le DualGear, un système d'entraînement double conçu pour les environnements intralogistiques contraints en espace. Le principe central du produit : réaliser deux mouvements synchrones à partir d'un seul moteur. Concrètement, le DualGear associe un moteur sans balais de 32 mm de la gamme BX4, disponible en deux longueurs, 42 mm et 68 mm, avec deux réducteurs planétaires métalliques de la série GPT montés à chaque extrémité du moteur. Les réducteurs GPT sont disponibles jusqu'à trois étages, ce qui permet un dimensionnement précis selon les couples et vitesses requis. Des capteurs Hall à sorties sinus/cosinus assurent la détection de position du rotor pour une commutation et un positionnement exacts, à condition d'être couplés à un contrôleur de mouvement externe. Les assemblages reposent exclusivement sur des soudures, sans adhésifs, pour garantir la durabilité de la construction.

L'intérêt industriel de cette architecture réside dans la réduction du nombre de composants à intégrer : là où deux actionneurs séparés seraient normalement nécessaires pour entraîner deux axes synchronisés, un seul groupe moteur-réducteur suffit. Pour un intégrateur de systèmes de convoyage ou de robots mobiles autonomes (AMR) opérant dans des entrepôts à haute densité, cela se traduit par un gain d'encombrement, une réduction des coûts système et une simplification du câblage et de la maintenance. FAULHABER positionne le DualGear explicitement sur les entraînements de roues compactes des systèmes logistiques autonomes, un segment en forte croissance avec l'automatisation des entrepôts. La précision de positionnement annoncée reste à valider sur des cycles réels en conditions d'entrepôt, le communiqué ne fournit pas de métriques de précision ou de durée de vie en cycles.

FAULHABER est actif depuis plusieurs décennies dans la motorisation miniature et micro pour l'ingénierie de précision, avec des sites de développement et production en Suisse, aux États-Unis, en Roumanie et en Hongrie, ainsi que des partenaires commerciaux dans plus de 30 pays. Sur le segment des entraînements compacts pour AMR et convoyeurs, la concurrence inclut notamment Maxon (Suisse), Portescap, et des acteurs asiatiques comme Leadshine ou Nidec. Ce lancement s'inscrit dans une tendance plus large de densification fonctionnelle des actionneurs pour répondre aux contraintes mécaniques croissantes des robots mobiles de nouvelle génération. Aucune date de disponibilité commerciale ni grille tarifaire n'a été communiquée à ce stade.

Impact France/UE

FAULHABER étant une entreprise allemande, ce lancement renforce l'offre européenne en actionneurs compacts pour AMR et systèmes logistiques autonomes, avec un intérêt direct pour les intégrateurs européens cherchant à réduire l'empreinte mécanique de leurs plateformes mobiles.

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Comau et Aptiv s'associent pour développer des systèmes d'automatisation industrielle autonomes et de robotique basée sur l'IA
1Robotics & Automation News 

Comau et Aptiv s'associent pour développer des systèmes d'automatisation industrielle autonomes et de robotique basée sur l'IA

Comau, spécialiste italien de l'automatisation industrielle rattaché au groupe Stellantis, et Aptiv, entreprise technologique américaine issue de la scission de Delphi en 2017, ont signé un accord-cadre pour co-développer des systèmes d'automatisation industrielle intelligents. Les trois axes retenus sont la robotique avancée, les systèmes autonomes et l'intégration de l'IA dans les processus de production. Il s'agit à ce stade d'un protocole d'intention : aucun produit, aucun délai ni montant d'investissement n'a été communiqué. La complémentarité des deux acteurs justifie le rapprochement. Comau apporte son expertise en intégration robotique et en ingénierie de lignes de production, Aptiv ses capacités en architecture électronique embarquée et en logiciels pour systèmes autonomes, développées dans l'univers du véhicule connecté. Pour les intégrateurs industriels, cette convergence hardware-software reflète une tendance structurelle : les plateformes d'automatisation évoluent vers une adaptation autonome en environnement non structuré, réduisant la dépendance à la reprogrammation manuelle. Les deux entreprises s'inscrivent dans un secteur sous pression concurrentielle forte. FANUC, ABB Robotics et KUKA, filiale du groupe chinois Midea depuis 2017, investissent eux aussi dans l'IA appliquée à la robotique industrielle. Comau cherche à diversifier ses débouchés au-delà de l'assemblage automobile, tandis qu'Aptiv accélère sa transition des composants électroniques vers les couches logicielles. L'accord reste prudemment formulé, sans pilote client identifié ni roadmap précise, signe d'une collaboration encore en phase exploratoire.

UEComau (filiale Stellantis, groupe franco-italien) renforce sa position compétitive face à ABB et KUKA sur le marché européen de l'automatisation, mais l'accord reste un protocole d'intention sans pilote ni livrable identifié.

FR/EU ecosystemeActu
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Alfie : nouveau robot humanoïde autonome pour les tâches industrielles complexes
2Interesting Engineering 

Alfie : nouveau robot humanoïde autonome pour les tâches industrielles complexes

RobCo, startup allemande fondée à Munich, a dévoilé à la Hannover Messe 2026 un robot humanoïde industriel baptisé Autonomous Alfie, conçu pour des tâches de fabrication complexes impliquant une forte variabilité : kitting, palettisation, assemblage de précision et manipulation de matériaux sensibles. L'annonce intervient dans la foulée d'une levée de fonds Serie C de 100 millions de dollars, orientée vers le développement de ce que RobCo appelle la "Physical AI". Le robot embarque une manipulation bimanuels, c'est-à-dire une coordination à deux bras imitant la gestuelle humaine, couplée à un système de vision et de perception haptique permettant de gérer des pièces mal orientées ou des flux de travail changeants. Les premiers déploiements clients sont annoncés pour la fin 2026, sans précision sur les sites ou les secteurs ciblés. RobCo dispose déjà d'opérations à San Francisco et Austin, et l'essentiel de ce financement est clairement orienté vers le marché américain. Ce que RobCo met en avant, c'est le passage à ce qu'il nomme le "niveau 4 d'autonomie" en contexte industriel : un système capable d'apprendre par observation plutôt que par programmation explicite, et d'exécuter des tâches avec une intervention humaine minimale, même dans des environnements non structurés. C'est précisément le segment qui résiste encore à l'automatisation classique, dominée par les bras articulés répétitifs qui exigent des environnements stables et des fixtures précises. Si les performances annoncées se confirment en production réelle, Alfie s'attaquerait au "messy middle" de la chaîne industrielle, ce gisement de tâches manuelles à haute variabilité que ni les AMR ni les cobots traditionnels n'ont su automatiser à l'échelle. Le modèle Robotics-as-a-Service (RaaS) proposé en parallèle vise à supprimer le frein du capex initial, facilitant une adoption rapide sans engagement d'achat lourd. Il faut néanmoins noter qu'Alfie est décrit comme étant encore en "phase finale de développement" : les affirmations sur l'autonomie de niveau 4 restent à valider sur des lignes de production en conditions réelles, les vidéos de démo présentées à Hannover Messe ne constituant pas une preuve de déploiement industriel à l'échelle. RobCo n'est pas un nouvel entrant : la société était jusqu'ici positionnée sur les bras robotiques modulaires pour PME, avant de pivoter vers l'humanoïde et la Physical AI. Elle rejoint un champ concurrentiel désormais dense, où Figure (Figure 03), Tesla (Optimus Gen 3), Physical Intelligence (Pi-0), Boston Dynamics et 1X Technologies se disputent la même promesse d'un robot généraliste pour l'industrie. En Europe, des acteurs comme Enchanted Tools (Mirokaï) ou Wandercraft développent des approches parallèles, sans avoir encore atteint la phase de déploiement commercial annoncé. La prochaine étape décisive pour RobCo sera la publication de métriques de production vérifiables, notamment les temps de cycle en conditions non contrôlées et les taux d'erreur sur tâches à haute variabilité, seuls indicateurs capables de distinguer une démonstration convaincante d'un produit réellement opérationnel.

UERobCo, startup allemande basée à Munich, annonce un humanoïde industriel et lève 100M$ mais oriente son financement prioritairement vers le marché américain, limitant l'impact concret à court terme pour l'industrie européenne malgré la vitrine de Hannover Messe.

FR/EU ecosystemeActu
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Les robots IA de GFT Technologies passent de l'inspection à l'action pour les constructeurs automobiles
3Robotics Business Review 

Les robots IA de GFT Technologies passent de l'inspection à l'action pour les constructeurs automobiles

GFT Technologies SE, éditeur allemand de transformation digitale basé à Stuttgart, a annoncé le lancement d'une solution robotique intégrant l'IA directement dans l'action physique sur les lignes d'assemblage automobile. Là où la quasi-totalité des systèmes d'inspection visuelle existants se contentent de signaler une anomalie à un opérateur humain, GFT déploie désormais trois bras robotiques distincts capables, en séquence, de détecter et de retirer physiquement les pièces défectueuses sans intervention humaine. Le premier robot embarque une caméra fixée directement sur son préhenseur pour vérifier en temps réel le positionnement, les défauts visuels, ainsi que la lisibilité des étiquettes et numéros de série sur des pièces comme des pare-chocs, portières ou conduites. La solution est développée en partenariat stratégique avec Google Cloud dans le cadre d'un programme Industry 4.0, et s'appuie sur du matériel fourni notamment par NEURA Robotics. L'entreprise, qui emploie plus de 12 000 experts dans plus de 20 pays, cite Ford Motor Co. parmi ses clients en transformation des systèmes de production. L'enjeu est économique autant que technique. Un rappel de véhicule peut coûter plus de 500 dollars par unité à corriger, représentant des dizaines de millions de dollars pour un constructeur. Le principal blocage jusqu'ici n'était pas la détection, mais le délai entre l'alerte et la correction, incompatible avec la cadence d'une ligne moderne. GFT positionne sa solution comme une réponse directe à ce "gap insight-to-action". Sur le plan technique, la plateforme fusionne des données hétérogènes en temps réel : images de caméras d'inspection, vitesse de convoyeurs, signaux RFID de traçabilité des pièces. Brandon Speweik, responsable manufacturing chez GFT, note que les modèles actuels nécessitent désormais quelques centaines d'images pour l'entraînement, contre plusieurs milliers auparavant, ce qui réduit significativement le coût et le délai de personnalisation pour chaque constructeur. GFT Technologies revendique 35 ans d'expérience dans l'intégration pour l'industrie, avec une présence historique dans la banque, l'assurance et la manufacture. La solution robotique est présentée comme une extension naturelle de travaux antérieurs avec Google sur l'inspection visuelle assistée par IA. Sur le marché de l'inspection automatisée en milieu industriel, GFT se positionne face à des acteurs comme Cognex, Keyence ou des intégrateurs spécialisés, en misant sur une approche "clé en main" combinant software, robotique et connaissance métier. Le partenariat avec NEURA Robotics, startup allemande connue pour ses robots cognitifs, suggère une orientation vers des systèmes à capacités d'adaptation plus larges. L'article ne précise pas les volumes de déploiement actuels ni les timelines de généralisation, et la solution reste à ce stade une annonce commerciale sans chiffres de performance indépendants publiés.

UEGFT Technologies (Stuttgart) et NEURA Robotics (Allemagne) co-développent une solution d'inspection-action robotique pour l'automobile qui pourrait être adoptée par des constructeurs européens cherchant à réduire les coûts de rappel sur leurs lignes d'assemblage.

FR/EU ecosystemeActu
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Bosch Rexroth vs Festo vs SMC : Les leaders de l’automatisation et de la pneumatique
4Robot Magazine FR 

Bosch Rexroth vs Festo vs SMC : Les leaders de l’automatisation et de la pneumatique

Bosch Rexroth, Festo et SMC Corporation constituent aujourd'hui le triptyque dominant de l'automatisation industrielle et de la pneumatique mondiale. Filiale du groupe Bosch, Rexroth propose une architecture d'automatisation systémique couvrant le motion control, l'hydraulique, les servo-entraînements, l'automatisation électrique, les logiciels industriels et les plateformes connectées orientées Industrie 4.0, un portefeuille conçu pour les infrastructures lourdes et les lignes de production hautement intégrées. L'allemand Festo, fondé à Stuttgart en 1925, s'est imposé comme la référence en pneumatique de précision, avec une forte culture R&D appliquée : l'entreprise est notamment connue pour ses démonstrateurs biomimétiques (bras assistés, robots souples) qui anticipent les prochaines générations de composants industriels, et pour ses solutions de formation technique utilisées dans plus de 170 pays. SMC Corporation, groupe japonais créé en 1959 et coté à Tokyo, est aujourd'hui le premier fournisseur mondial de pneumatique industrielle par volume, avec une présence commerciale dans plus de 80 pays et un catalogue de plus de 12 000 références de vérins, vannes et systèmes de contrôle de fluides. Ces trois acteurs opèrent sur un marché où la distinction entre composant et solution devient le principal levier de différenciation. Pour un intégrateur ou un directeur industriel, le choix ne se résume plus à un catalogue de références : il engage une architecture complète. Bosch Rexroth cible les environnements où la convergence entre motion, hydraulique et données est critique, lignes automotive, presses, machines-outils CNC. Festo se positionne sur les applications nécessitant précision et flexibilité : assemblage, agroalimentaire, laboratoires, chaînes reconfigurables, avec un avantage compétitif sur l'efficacité énergétique des actionneurs pneumatiques. SMC répond à une logique de volume et de standardisation : délais courts, disponibilité mondiale, coût à l'unité optimisé. La vraie question pour un décideur B2B n'est pas laquelle est "meilleure", mais laquelle correspond au profil de son process : complexité intégrée (Rexroth), précision applicative (Festo), ou déploiement standardisé à grande échelle (SMC). Ces trois entreprises ont construit leur position sur plusieurs décennies, dans un marché longtemps fragmenté entre spécialistes régionaux. L'accélération de l'Industrie 4.0 et la montée des cobots et robots mobiles autonomes (AMR) ont rebattu les cartes : les pneumaticiens purs comme Festo et SMC investissent désormais dans les interfaces électriques et les protocoles connectés (IO-Link, OPC UA), tandis que Bosch Rexroth étend ses logiciels vers l'edge computing industriel. Les challengers européens, Parker Hannifin, Aventics (ex-Bosch pneumatique, désormais Emerson), ou encore Norgren, grignotent des parts sur des segments spécifiques. À noter : des acteurs français comme Joucomatic (groupe Asco/Emerson) ou Pneumax restent présents sur le marché européen, sans atteindre l'échelle mondiale de ce trio. La prochaine bataille se joue sur l'intégration logicielle et la data industrielle, terrain sur lequel Bosch Rexroth dispose aujourd'hui d'une longueur d'avance structurelle.

UEBosch Rexroth et Festo, tous deux allemands, sont des piliers de la chaîne d'approvisionnement industrielle européenne, et leurs stratégies logicielles (edge computing, IO-Link, OPC UA) influencent directement les choix d'architecture des industriels et intégrateurs français.

FR/EU ecosystemeOpinion
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